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Trop gros, trop maigre… l’appréciation est bien souvent affaire de mode et d’impression personnelle. L’indice de masse corporelle ou IMC est, lui, beaucoup plus fiable.

Surpoids et obésité stables en France, davantage de maigreur chez les filles ados

Chez les filles de 11 à 14 ans, le taux de maigreur a été quasiment multiplié par cinq en dix ans (de 4,3% à 19,6%).       © ROBYN BECK / AFP/Archives

 AFP

Surpoids et obésité sont stables chez les adultes et les enfants en France sur la période 2006-2015, marquée en revanche par une augmentation de la maigreur chez les filles de 11 à 14 ans, relève un rapport publié mardi.

Selon cette étude parue dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l’agence sanitaire Santé publique France, 49% des adultes étaient en surpoids en 2015 contre 49,3% en 2006. L’obésité n’a pas non plus connu d’évolution significative : 17,2% contre 16,9%.

Même stabilité chez les enfants de 6 à 17 ans. En 2015, 16,9% étaient en surpoids et 3,9% obèses, contre 17,6% et 3,3% en 2006.

En revanche, la maigreur a augmenté chez les enfants, passant de 8% à 13%. Cette hausse touche particulièrement les filles de 11 à 14 ans : dans cette catégorie, le taux de maigreur est quasiment multiplié par cinq en dix ans (de 4,3% à 19,6%).

« C’est un constat à nuancer. C’est essentiellement de la maigreur de grade 1 (juste sous les seuils de normalité, ndlr), ce n’est pas de la maigreur pathologique, pas de l’anorexie », souligne à l’AFP l’épidémiologiste Benoît Salanave, de l’unité de surveillance nutritionnelle de Santé publique France.

« Nous n’avons pas d’explication particulière, il faudrait creuser davantage et regarder par niveau socio-économique », a-t-il poursuivi.

Ce rapport est l’un des volets d’une vaste étude nommée Esteban (Étude de SanTé sur l’Environnement, la Biosurveillance, l’Activité physique et la Nutrition). Il est uniquement consacré à la corpulence des Français et sera prochainement complété par d’autres chapitres sur l’activité physique et les habitudes alimentaires.

Pour mesurer l’évolution de la corpulence en dix ans, les chiffres de l’étude Esteban (qui porte sur 2015) ont été comparés à ceux d’une autre étude de 2006.

« Chez les adultes, c’est la première fois qu’on atteint une stabilité (du surpoids et de l’obésité, ndlr). Chez les enfants, c’est une confirmation », a commenté M. Salanave, selon qui « on reste quand même à des niveaux importants » pour les deux catégories.

Surpoids et obésité sont mesurés selon l’indice de masse corporelle (IMC), qu’on obtient en divisant le poids par la taille au carré. Au-dessus de 24,5 on est en surpoids et à partir de 30, on parle d’obésité.

En France, surpoids et obésité sont moins élevés qu’aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, mais davantage qu’au Japon ou en Corée du Sud.

L’étude Esteban porte sur 2.467 adultes et 1.099 enfants.

Le surpoids et l’obésité stagnent en France, mais la maigreur chez les enfants progresse

franceinfo avec AFP
Le surpoids et l’obésité stagnent en France, mais la maigreur chez les enfants progresse

Esteban a dévoilé ses premières observations. Esteban est l’acronyme d’Etude de santé sur l’environnement, la biosurveillance, l’activité physique et la nutrition. L’un de ses volets est consacré à la corpulence des Français. Il sera prochainement complété par d’autres chapitres sur l’activité physique et les habitudes alimentaires. L’étude Esteban porte sur un échantillon de 2 467 adultes et 1 099 enfants.

Pour mesurer l’évolution de la corpulence en dix ans, les chiffres qui portent sur 2015 ont été comparés à ceux d’une précédente étude de 2006. Les conclusions ont été publiées dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l’agence sanitaire Santé publique France. Voici les principaux enseignements.

Surpoids et obésité stables chez les adultes et les enfants

En France, surpoids et obésité sont moins élevés qu’aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, mais davantage qu’au Japon ou en Corée du Sud. Un peu moins de la moitié des adultes (49%) étaient en surpoids en 2015. Une statistique comparable à celle de 2006 (49,3%). L’obésité n’a pas non plus connu d’évolution significative : 17,2% en 2015 contre 16,9% en 2006. Même stabilité chez les enfants de 6 à 17 ans. En 2015, 16,9% étaient en surpoids et 3,9% obèses, contre 17,6% et 3,3% en 2006.

« Chez les adultes, c’est la première fois qu’on atteint une stabilité [du surpoids et de l’obésité]. Chez les enfants, c’est une confirmation », observe l’épidémiologiste Benoît Salanave, de l’unité de surveillance nutritionnelle de Santé publique France. Mais « on reste quand même à des niveaux importants » pour les deux catégories, souligne-t-il.

Surpoids et obésité sont mesurés selon l’indice de masse corporelle (IMC), obtenu en divisant le poids par la taille au carré. Au-dessus de 24,5 on est en surpoids et à partir de 30, on parle d’obésité.

Maigreur en progression chez les enfants et les filles

La maigreur a progressé chez les enfants, passant de 8% à 13%. Cette hausse touche particulièrement les filles de 11 à 14 ans. Dans cette catégorie, le taux de maigreur est quasiment multiplié par cinq en dix ans (de 4,3% à 19,6%).

« C’est un constat à nuancer. C’est essentiellement de la maigreur de grade 1 [juste sous les seuils de normalité], ce n’est pas de la maigreur pathologique, pas de l’anorexie », relève l’épidémiologiste Benoît Salanave. « Nous n’avons pas d’explication particulière, il faudrait creuser davantage et regarder par niveau socio-économique », ajoute-t-il.

Un tiers de la population mondiale est en surpoids ou obèse

Près de quatre millions de personnes sont mortes à cause de problèmes cardio-vasculaires, de diabète, de cancers et autres maladies liés à un surpoids en 2015.

Un tiers de la population mondiale est en surpoids ou obèse
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Près d’un tiers de la population mondiale est en surpoids ou obèse, d’après une étude publiée lundi dans la revue médicale américaine ‘New England Journal of Medecine’. En 2015, près de quatre millions de personnes sont mortes à cause de problèmes cardio-vasculaires, de diabète, de cancers et autres maladies liés à un surpoids. Ce nombre est en hausse de 28% depuis 1990.

Christopher Murray, un des auteurs de l’étude et directeur de l’Institute for Health Metrics and Evaluation à l’Université de Washington à Seattle, se montre très alarmiste. « Les personnes qui ignorent la prise de poids le font à leurs risques et périls », estime-t-il.

En 2015, le surpoids touchait 2.2 milliards de personnes, soit 30% de la population mondiale, selon l’étude qui s’est intéressée à 195 pays.

Plus d’obésité en Turquie, en Jordanie…

Près de 108 millions d’enfants et plus de 600 millions d’adultes sont déclarés obèses dans le monde, et ont par conséquent un indice de masse corporelle (IMC, le poids divisé par la taille au carré) supérieur à 30. On parle de surpoids quand l’IMC est compris entre 25 et 29.9.

Les chercheurs de l’Université de Washington notent que l’obésité augmente particulièrement chez les enfants dans des pays comme l’Algérie, la Turquie ou la Jordanie. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui n’hésite plus à parler d’épidémie, estime que l’obésité a plus que doublé depuis 1980.

Surpoids et obésité stables en France, tandis que l’extrême maigreur touche les enfants

Surpoids et obésité stables en France, tandis que l'extrême maigreur touche les enfants
Thinkstock

Selon Santé publique France, près d’un adulte sur deux en France est en surpoids, soit 52% des hommes et 40% des femmes. Cependant, malgré la malbouffe, les sodas ou encore le manque d’activité physique, l’obésité en France semble s’être stabilisée depuis ces dernières années, selon une étude publiée dans la revue médicale New England Journal of Medicine et le Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire (BEH).

En moyenne, l’indice de masse corporelle (IMC) des Français serait entre 25 et 26 et qui indique un léger surpoids qui touche plus les hommes que les femmes. Cependant, 17% de la population est touchée par l’obésité, même si la plupart du temps elle ne semble pas dangereuse. L’âge est un facteur non négligeable dans le développement du surpoids et de l’obésité : les seniors de 55-74 ans seraient deux fois plus touchées que les jeunes (18-39 ans). Cependant, cette étude montre qu’en 10 ans les personnes plus âgées ont fait reculer leur surcharge pondérale de 14%. Avec ces bons résultats, la France se situe dans la moyenne des pays d’Europe occidentale, et a même obtenu de meilleurs résultats que le Royaume-Uni ou la Hongrie. Il est à noter par ailleurs que chez les femmes après 40 ans la prise de poids se stabilise et que passé cet âge la corpulence évolue peu.

Obésité ou extrême maigreur chez les enfants

Mais ces bons résultats pour les adultes ne se retrouvent pas du côté des enfants. Parmi les 6-17 ans, 17 % de la population est en surpoids ou obèse. Et même si leur surcharge pondérale n’augmente pas, ce n’est pas suffisant au vu des objectifs nationaux, car le Programme national nutrition santé avait fixé comme objectif de faire reculer l’excès de poids chez les plus jeunes. Pour cette tranche d’âge, la France fait moins bien en moyenne que les autres pays d’Europe. Ces résultats ont de quoi être alarmants puisque de nombreuses études ont déjà montré que chez les plus jeunes, la surcharge pondérale affecte les artères et le cœur, et favorise ainsi les maladies cardiovasculaires et leurs complications. Les enfants en surpoids sont aussi plus à risque de diabète et de troubles musculo-squelettiques.

À l’inverse de ce phénomène, la maigreur chez les enfants et plus particulièrement des jeunes filles inquiète. Le taux de jeunes filles entre 11 et 14 ans considérées comme « maigres » est passé de 8 à 13% ces dix dernières années. On ne parle alors pas d’anorexie (qui représente un stade 3), mais de maigreur relative (stade 1, sous les seuils de normalité) calculée grâce à l’indice de masse corporelle.

A lire aussi : Boire des sodas light pendant la grossesse favoriserait l’obésité infantile

Obésité : un adulte français sur deux est en surpoids, un chiffre stable

C’est la première fois que cette courbe se stabilise en France, contrairement à d’autres pays comme les États-Unis et la Chine. Néanmoins, elle reste à un niveau élevé.

Si un dixième de la population mondiale est obèse, l’obésité et le surpoids des adultes se stabilisent en France pour la première fois, selon une étude publiée lundi dans la revue médicale américaine New England Journal of Medicine. Une évolution positive, mais qui reste fragile.

Une courbe stable. Contrairement aux États-Unis où le nombre de personnes en surpoids a bondi de plus de 10 points en trente ans (passant de 16% à 26,5%), la courbe française de surpoids s’est stabilisée. Selon une étude parue dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l’agence sanitaire Santé publique France mardi, 49% des adultes étaient en surpoids en 2015 contre 49,3% en 2006, soit un sur deux.

Les nombreux plans de santé publique type « 5 fruits et légumes par jour » ou « mangez, bougez » y sont sans doute pour quelque chose, bien que leur impact ne soit pas connu précisément. D’autres mesures ont été prises par les pouvoirs publics comme l’interdiction des fontaines de soda dans les restaurants et établissements scolaires, effective en janvier 2017. Le surpoids des enfants est lui aussi stable avec 16,9% des 6-17 ans en surpoids en 2015 et 3,9% obèses, contre 17,6% et 3,3% en 2006.

Des inégalités sociales. Mais la prise de conscience des conséquences de l’obésité sur la santé, responsable de quatre millions de décès par an, sera encore longue. D’ailleurs, les messages de santé publique semblent avoir plus d’effets dans les couches aisées de la population que dans les catégories défavorisées. Par exemple, un médecin de santé publique a dépisté un adolescent de 15 ans qui pesait plus de 100 kilos et qui n’avait pas vu de médecin depuis des années, a-t-il raconté à Europe 1. Sans avis médical, le jeune garçon n’avait jamais pris conscience de son poids.

Selon le rapport 2017 sur « l’état de la santé de la population en France », 12,7% des enfants de cadres étaient en surpoids ou en situation d’obésité quand c’était le cas de 20% des enfants d’employés et 21,5% pour ceux des ouvriers.

La bataille n’est pas gagnée. Selon certains nutritionnistes, il ne faut pas crier victoire trop vite. La pollution atmosphérique semble être un facteur de prise de poids, selon des études encore en cours, de même que les perturbateurs endocriniens. Si elle s’est stabilisée depuis 2010, la courbe pourrait donc repartir à la hausse dans les années à venir.

Une augmentation de la maigreur des enfants. À l’inverse de ce phénomène, la maigreur enfants et tout particulièrement des jeunes filles inquiète. Selon l’étude de l’agence Santé publique France, le taux de jeunes filles entre 11 et 14 ans considérées comme « maigres » est passé de 8 à 13% ces dix dernières années. On ne parle alors pas d’anorexie (qui représente un stade 3), mais de maigreur relative (stade 1, sous les seuils de normalité) calculée grâce à l’indice de masse corporelle. Des chiffres qui sont préoccupants.

L’influence des défis sur Internet ? « Nous n’avons pas d’explication particulière, il faudrait creuser davantage et regarder par niveau socio-économique », a déclaré Benoît Salanave, épidémiologiste de l’unité de surveillance nutritionnelle de Santé publique France. On peut néanmoins entrevoir l’influence de certains éléments comme des comportements alimentaires liés à la pauvreté ou à l’image de la femme déformée par les magazines ou encore des réseaux sociaux.

Les défis de maigreur ont fleuri sur Internet ces dernières années. C’était le cas par exemple du « A4 challenge » où les jeunes filles essayaient d’avoir la taille aussi fine qu’une feuille de papier de format A4 ou encore la mode du « thight gap », le fait d’avoir les cuisses qui ne se touchent pas.

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Hausse alarmante de l’obésité et du surpoids

En 2015, le surpoids touchait 2,2 milliards de personnes, soit 30 % de la population mondiale, selon cette étude menée depuis trente-cinq ans dans 195 pays et territoires.

Le Monde.fr avec AFP et Reuters

Les Etats-Unis (79,4 millions) et la Chine (57,3 millions) avaient en 2015 le plus grand nombre d’adultes obèses.

Près d’un tiers de la population mondiale est en surpoids ou obèse, d’après une étude publiée, lundi 12 juin, dans la revue médicale américaine New England Journal of Medicine.

Un indice de masse corporelle (IMC) élevé (le poids divisé par la taille au carré), supérieur à 24,5, signale un surpoids. A partir de 30 on parle d’obésité. En 2015, le surpoids touchait 2,2 milliards de personnes, soit 30 % de la population mondiale, selon cette étude menée depuis trente-cinq ans dans 195 pays et territoires.

L’excès pondéral est responsable d’un net accroissement des maladies cardio-vasculaires, du diabète et de certains cancers à l’origine d’une augmentation de la mortalité. En 2015, près de 4 millions de personnes sont mortes à cause de problèmes cardio-vasculaires, de diabète, de cancers et autres maladies liées à un surpoids, un nombre en hausse de 28 % depuis 1990.

Les Etats-Unis (79,4 millions) et la Chine (57,3 millions) avaient en 2015 le plus grand nombre d’adultes obèses. Parmi les vingt pays les plus peuplés, les Etats-Unis comptent le taux d’obésité le plus élevé pour les enfants et les jeunes adultes, avec près de 13 %, tandis que l’Egypte est en tête pour la prévalence des adultes obèses, avec environ 35 % de cette population.

Les incidences les plus faibles d’obésité des adultes ont été constatées au Bangladesh et au Vietnam avec seulement 1 %. La Chine et l’Inde comptaient le plus grand nombre d’enfants obèses avec 15,3 millions et 14,4 millions.

195 pays étudiés

Le surpoids et l’obésité tuent 4 millions de personnes par an

Selon les pays, jusqu’à 35 % des adultes souffrent aujourd’hui d’obésité. Une proportion qui a doublé, depuis 1980, dans beaucoup d’Etats.

Le surpoids et l'obésité tuent 4 millions de personnes par an Tony Alter/Flickr

Plus de 2,2 milliards. C’est le nombre de personnes, enfants et adultes, concernées par le surpoids et l’obésité. « L’excès de masse corporelle est l’un des problèmes de santé publique actuels les plus difficiles à relever : il affecte presque une personne sur trois dans le monde ». Le Dr Ashkan Afshin, épidémiologiste au département de santé mondiale de l’université de Washington, s’inquiète de ces chiffres.

Ils sont issus d’une étude internationale qu’il a dirigée, parue ce lundi dans le New England journal of medicine, au cours de laquelle les chercheurs ont analysé l’évolution de la prévalence du surpoids entre 1980 et 2015. Et le constat est sévère : dans plus de 70 pays sur les 195 de l’étude, l’obésité a doublé. Dans la plupart des autres, elle a cru de manière continue.

L’obésité pèse sur la planète

Plus inquiétant encore, si l’obésité reste plus fréquente chez les adultes, c’est chez les enfants qu’elle a le plus augmenté. Aux États-Unis, elle s’établit par exemple à 13 % des enfants et des jeunes adultes.

En tout, 2,2 milliards d’êtres humains sont en surpoids. Ce nombre inclut les 108 millions d’enfants et les 600 millions d’adultes obèses, ce qui représente une personne sur dix.

En tête de cortège, l’Égypte. Avec 35 % de sa population adulte ayant un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 30, elle domine le classement des pays les plus gros. La Chine (15,3 millions) et l’Inde (14,4 millions) sont les deux pays qui comptent le plus d’enfants obèses, alors que les États-Unis (79,4 millions) et la Chine (57,3 millions) décrochent la timbale chez les adultes.

De l’autre côté du classement, le Bengladesh et le Vietnam en comptent à peine 1 %.

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Pire que la faim

Quels effets sur la population mondiale ? En 2015, 4 millions de décès pouvaient être attribués au surpoids. C’est trois fois plus que les personnes qui meurent de faim. « Ceux qui ne se méfient pas du gain de poids le font à leurs risques et périls. Risques cardiovasculaires, diabète, cancers et autres maladies mortelles, avertit le Dr Christopher Murray, l’un des auteurs de l’étude. Ces résolutions à moitié sérieuses de perte de poids formulées à l’occasion du nouvel an devraient se transformer en engagements permanents. »

Et les personnes obèses ne sont pas les seules à risque : 40 % des 4 millions de décès prématurés interviennent chez des personnes ne souffrant que de surpoids, dont l’IMC est donc compris entre 25 et 30. Ainsi, un homme avec une légère surcharge pondérale mesurant 1m75 et pesant 80 kg (IMC = 26) n’est pas hors de danger.

Un plan décennal

Pour l’instant, sur le plan de la prévention, les résultats tardent à se faire sentir. « Au cours de la dernière décennie, de nombreuses mesures ont été testées, mais peu de données montrent leur efficacité à long terme, poursuit le Dr Afshin. Pour les 10 années à venir, nous allons évaluer de près les progrès des différents pays dans le contrôle du surpoids de leur population, en collaboration avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). »

La période 2016-2015 sera, pour l’ONU, la « Décennie d’action sur la nutrition ». Elle vise à réduire le poids des maladies non transmissibles et liées à l’alimentation. Elle visera à la fois la réduction de la faim dans le monde, mais aussi du surpoids et de l’obésité.

Un Français sur deux demeure en surpoids

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Un Français sur deux demeure en surpoids – AFP

Malgré les sodas, la malbouffe, la passivité devant les écrans, la balance ne s’est pas affolée ces dix dernières années en France. Les Français n’ont ni grossi ni perdu leurs kilos en trop, selon une étude publiée ce mardi par Santé publique France, qui se fonde sur la mesure de l’indice de masse corporelle. En 2015, le taux de surpoids des adultes s’est stabilisé à 49 %, et leur taux d’obésité à 17,2 % de la population, contre respectivement 49,3 % et 16,9 % en 2006. Les chercheurs ne sont pas surpris : « Bien que l’obésité continue d’augmenter dans le monde (notamment aux Etats-Unis et en Nouvelle-Zélande) pour atteindre, selon les projections, 18 % des hommes et plus de 21 % des femmes d’ici à 2025, on observe une tendance à une stabilisation entre 2006 et 2014 dans certains pays comme l’Irlande, le Royaume-Uni, le Luxembourg, la Corée et le Japon. »

Ces données tranchent avec les prévisions alarmantes du « New England Journal of Medecine » paru la veille, faisant état d’un doublement du nombre d’obèses dans le monde depuis 1980 dans 73 pays. En 2015, 107,7 millions d’enfants et 603,7 millions d’adultes souffraient d’obésité. Le surpoids a été lié à quatre millions de décès durant l’année : maladies cardio-vasculaires, diabètes, cancers…

Face à la montée des risques, la France a mis en place des plans d’action depuis 2001. L’objectif du 3e Programme national nutrition santé (2011-2015) était de « stabiliser la prévalence de l’obésité et de réduire le surpoids chez les adultes ». La mission n’est qu’à moitié accomplie, puisque la moitié des Français demeurent en surpoids. La prise de conscience des dangers de la « junk food » sera longue. Il a fallu attendre janvier 2017 pour que les fontaines à soda soient interdites dans les établissements publics et les restaurants, suite au vote de la loi santé en 2015.

Maigreur en progression

Heureusement, la corpulence des enfants n’a pas augmenté ces dix dernières années : le surpoids s’est effrité de 17,6 % à 16,9 %, et l’obésité a légèrement gagné du terrain, de 3,3 % à 3,9 %. La proportion d’enfants trop gros est toutefois supérieure à la moyenne européenne, qui est de 13 % selon l’OMS. Quant au taux d’obésité infantile, il est faible en comparaison des plus de 10 % observés en Amérique du Nord.

Au passage, on note la progression de 4,3 % à 19,6 % sur dix ans de la population de filles de 11 à 14 ans jugées trop maigres. Là encore, la loi santé de 2015 a prévu des dispositions. Le délit d’incitation à la maigreur initialement prévu à l’encontre des sites « pro-anorexie » n’a pas été adopté. Mais, depuis le mois de mai 2017, les mannequins de mode doivent produire un certificat attestant qu’ils ne sont pas excessivement maigres. Par ailleurs, dans les magazines, l’indication « photo retouchée » est obligatoire lorsqu’une silhouette de mannequin a été affinée ou épaissie, sous peine d’amende.

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réactions

Santiago                                                      Une maladie évitable, c’est là tout le problème : Comme pour les maladies dues au tabac et autres mauvaises habitudes de la prise de plaisir facile. Alors ne pas stigmatiser les victimes ok, bienveillance avant tout, mais rappel tout de même que la solution est dans eux-même. Évidemment ils ne pourront compter sur aucune aide d’un environnement marchand cynique et tentateur.

Je m’en fous                                               Toute mon enfance, on m’a toujours dit de me forcer à finir mon assiette, même si c’était pas bon, même si j’avais plus faim. Résultat : après des décennies à me forcer à manger, je suis capable de manger beaucoup, sans faim. Aujourd’hui je suis obèse, je ne me demande pas pourquoi.

untel                                                             Personnellement je pense que c’est une punition. Je ne prend pas en charge les obèses. Mes raisons sont les suivantes : Soit ils on péché et je ne suis pas un confessionnal. Soit ils cherchent à obtenir des cures ou un régime pris en charge aux frais du contribuable. Bref, ça ne m’intéresse pas.

Jonquille                                                      Les conséquences « pour le contribuable » de leur obésité tout au long de leur vie (maladies cardiovasculaires, prothèses de genou/hanche etc etc) sont peut être plus lourdes qu’un traitement de leur obésité.

untel 

@Jonquille                                                    beaucoup simulent leur obésité.

Martou Myriam                                          Tout dans nos sociétés pousse à la prise de poids : apports de plus en plus riches (fast foods, plats cuisinés, livraison de repas, marketing agressif de l’industrie agro alimentaire,etc) et dépenses de + en + faibles (automatisation du travail, voiture, transports en commun, progrès technologique ). Le métabolisme de base ne peut que baisser. Difficile de l’enrayer. Perdre du poids durablement est très difficile par expérience personnelle…

Marie                                                                 Trop drôle pragmatique ! J’arrive de Carcassonne où dans la cité, les boutiques de mal bouffe sont à touche-touche , la honte ! Même chose au Mont st Michel et partout et les gens se gobergent voracement alors la génétique à bon dos !!

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