Protégeons les riches

co42Impôt sur le revenu: La réforme du prélèvement à la source reportée d’un an, annonce Edouard Philippe

MESURE PHARE C’est le Premier ministre qui l’a annoncé dans un entretien avec les lecteurs du « Parisien »…

Le Premier ministre Edouard Philippe
Le Premier ministre Edouard Philippe – JOEL SAGET / AFP
Laure Gamaury

Une mise en œuvre décalée. Le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, décidé pendant le quinquennat Hollande, devait être opérationnel dès le 1er janvier 2018. Mais le nouveau gouvernement en a décidé autrement :  Edouard Philippe a annoncé ce mardi aux lecteurs du Parisien que son équipe et lui planchaient sur le sujet, mais que la mesure ne rentrerait en vigueur que début 2019.

« C’est une bonne réforme car elle permet d’ajuster en temps réel la perception de l’impôt à l’évolution de vos revenus. Mais nous allons décaler sa mise en œuvre au 1er janvier 2019. Pour une raison simple : de juillet à septembre, nous allons tester le dispositif dans des entreprises volontaires et réaliser un audit. S’agissant de l’argent des Français et des recettes de l’Etat, je ne veux pas m’engager dans cette réforme sans avoir la certitude que, techniquement, tout se passera bien. On va utiliser l’année qui vient pour garantir que le dispositif sera opérationnel et simple pour les employeurs et notamment pour les petites entreprises », a déclaré le chef du gouvernement.

>> A lire aussi : Prélèvement à la source: Pourquoi ça semble plus compliqué en France qu’ailleurs?

Cette annonce n’est qu’une demi-surprise puisque le premier gouvernement du quinquennat Macron n’a jamais caché son intention de prendre son temps dans ce dossier complexe.

Les contrats d’avenir limités mais pas arrêtés

Le gouvernement va par ailleurs continuer à utiliser le mécanisme des emplois d’avenir, mesure-phare du quinquennat Hollande pour les jeunes chômeurs non qualifiés, mais « de façon maîtrisée », affirme le Premier ministre. « On a besoin de ce type de contrats utilisés depuis trente ans, par tous les gouvernements et particulièrement en période électorale. Le gouvernement précédent les a beaucoup utilisés les six derniers mois du quinquennat », critique Philippe. « Les contrats d’avenir coûtent cher et ils ne sont pas la seule solution. Nous y aurons recours mais de façon maîtrisée », affirme-t-il.

Enfin, le gouvernement va « évaluer » la réforme du tiers payant généralisé, mise en place sous le quinquennat Hollande. « Au moment du vote de cette réforme, j’étais dubitatif », fait valoir l’ancien député-maire LR du Havre, soulignant qu’elle « va dans le sens d’une forme de dématérialisation de ce que représente le coût de la santé ». « Mais je suis attaché à la simplicité du dispositif », ajoute-t-il en assurant : « nous allons l’évaluer ».

Impôt sur le revenu : le prélèvement à la source, reporté d’un an, entrera en vigueur le 1er janvier 2019

Le Premier ministre Edouard Philippe a précisé au « Parisien » que le dispositif sera d’abord testé auprès « d’entreprises volontaires », afin de réaliser un audit.

Le Premier ministre Edouard Philippe lors d\'une conférence de presse à Matignon, le 6 juin 2017 à Paris.
Le Premier ministre Edouard Philippe lors d’une conférence de presse à Matignon, le 6 juin 2017 à Paris. (ALAIN JOCARD / AFP)
avatarfranceinfoFrance Télévisions

Le prélèvement à la source sera mis en œuvre au 1er janvier 2019 et non plus en 2018. Edouard Philippe a annoncé le report d’un an de cette mesure phare, au cours d’un entretien accordé aux lecteurs du Parisien, mardi 6 juin. Pour expliquer ce report, le Premier ministre précise que le dispositif sera d’abord testé dans « des entreprises volontaires », afin de réaliser un audit. « C’est une bonne réforme car elle permet d’ajuster en temps réel la perception de l’impôt à l’évolution de vos revenus », a toutefois insisté Edouard Philippe.

La réforme prévoit un prélèvement de l’impôt directement sur le salaire. L’impôt sera calculé sur les revenus de l’année en cours et non plus ceux de l’année précédente Chez les salariés, l’impôt sera prélevé par l’employeur. Chez les retraités, la collecte sera réalisée par la caisse de retraite. Les travailleurs indépendants verseront, quant à eux, un acompte mensuel ou trimestriel, calculé en fonction de leurs revenus des mois précédents.

Avoir « la certitude que tout se passe bien »

« S’agissant de l’argent des Français et des recettes de l’Etat, je ne veux pas m’engager dans cette réforme sans avoir la certitude que, techniquement, tout se passera bien, ajoute le Premier ministre. On va utiliser l’année qui vient pour garantir que le dispositif sera opérationnel et simple pour les employeurs et notamment pour les petites entreprises ».

Voté l’an dernier par le Parlement avec le projet de budget pour 2017, le prélèvement à la source devait en principe entrer en vigueur au 1er janvier 2018. Mais dès l’entre-deux-tours, Emmanuel Macron avait indiqué que cette mesure n’entrerait « en toute hypothèse » pas en vigueur à cette date. Il s’était alors inquiété du choc psychologique infligé aux Français lorsqu’ils verraient leurs salaires amputés sur leur fiche de paie.

A la une – Edouard Philippe : le prélevement à la source reporté «au 1er janvier 2019»

Le Parisien
Le Parisien: Hôtel de Matignon, Paris, ce mardi 6 juin. Moins d'un mois après avoir pris ses fonctions, Edouard Philippe s'est confronté aux lecteurs du Parisien-Aujourd'hui en France. © LP/Philippe de Poulpiquet Hôtel de Matignon, Paris, ce mardi 6 juin. Moins d’un mois après avoir pris ses fonctions, Edouard Philippe s’est confronté aux lecteurs du Parisien-Aujourd’hui en France. Il devait être mis en place dès le 1er janvier prochain. Mais on savait le gouvernement d’Emmanuel Macron peu enclin à se lancer immédiatement dans ce chantier d’une grande complexité, décidé et voté sous le précédent quinquennat. Finalement, le prélèvement à la source sera reporté d’un an, nous a révélé ce mardi le Premier ministre Edouard Philippe lors d’un entretien exclusif face aux lecteurs du parisien-Aujourd’hui en France.Interrogé par l’un de nos lecteurs, Daniel Sisso, sur la mise en oeuvre du prélèvement à la source, le chef du gouvernement a confirmé le report de cette réforme.

«C’est une bonne réforme car elle permet d’ajuster en temps réel la perception de l’impôt à l’évolution de vos revenus. Mais nous allons décaler sa mise en œuvre au 1er janvier 2019. Pour une raison simple : de juillet à septembre, nous allons tester le dispositif dans des entreprises volontaires et réaliser un audit. S’agissant de l’argent des Français et des recettes de l’Etat, je ne veux pas m’engager dans cette réforme sans avoir la certitude que, techniquement, tout se passera bien. On va utiliser l’année qui vient pour garantir que le dispositif sera opérationnel et simple pour les employeurs et notamment pour les petites entreprises».

Retrouvez l’intégralité de notre entretien avec Edouard Philippe dès 23h30 pour les abonnés numérique, et mercredi dans les colonnes du Parisien-Aujourd’hui en France ainsi que sur leparisien.fr

Le prélèvement à la source reporté en janvier 2019

Le prélèvement à la source reporté en janvier 2019

C’est le Premier ministre lui-même qui en a fait l’annonce auprès des lecteurs du Parisien.

Au final, ce n’est pas d’ici un an et demi que le prélèvement à la source verra le jour. Il a été reporté à début 2019et c’est Edouard Philippe lui-même qui en a fait l’annonce alors qu’il était interrogé par les lecteurs du Parisien. « C’est une bonne réforme car elle permet d’ajuster en temps réel la perception de l’impôt à l’évolution de vos revenus » déclare le locataire de Matignon. « Nous allons décaler sa mise en œuvre (…) pour une raison simple : de juillet à septembre, nous allons tester le dispositif dans des entreprises volontaires et réaliser un audit » ajoute Edouard Philippe.

A l’origine pensée par Michel Sapin et Christian Eckert sous François Hollande, la réforme devait déjà entrer en vigueur en janvier 2018, la réforme prévoit que l’impôt soit directement prélevé sur le salaire et calculé sur l’année en cours contrairement à l’année d’avant comme il est d’usage aujourd’hui.

Pour les salariés, l’impôt sera prélevé par les employeurs, la caisse de retraite s’occupera des retraités et les travailleurs indépendants eux, verseront un acompte mensuel ou trimestriel.

« S’agissant de l’argent des Français et des recettes de l’Etat, je ne veux pas m’engager dans cette réforme sans avoir la certitude que, techniquement, tout se passera bien, ajoute le Premier ministre. On va utiliser l’année qui vient pour garantir que le dispositif sera opérationnel et simple pour les employeurs et notamment pour les petites entreprises » enfonce Edouard Philippe.

Impôts: le prélèvement à la source reporté à janvier 2019, annonce Philippe

LExpress.fr

Impôts: le prélèvement à la source reporté à janvier 2019, annonce Philippe

Interrogé par les lecteurs du Parisien, le Premier ministre a annoncé que la réforme mise en place par Michel Sapin nécessitait d’être testée.

Le prélèvement de l’impôt à la source ne va pas voir le jour d’ici un an et demi. Dans une interview accordée aux lecteurs duParisien-Aujourd’hui en France, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé que le gouvernement reportait sa mise en place au 1er janvier 2019.

À l’origine, le dispositif concocté par les ministres Michel Sapin et Christian Eckert sous la présidence de François Hollande devait entrer en fonctionnement le 1er janvier 2018.

« Une bonne réforme »

« C’est une bonne réforme car elle permet d’ajuster en temps réel la perception de l’impôt à l’évolution de vos revenus », affirme le locataire de Matignon. « Mais nous allons décaler sa mise en oeuvre (…) pour une raison simple: de juillet à septembre, nous allons tester le dispositif dans des entreprises volontaires et réaliser un audit » ajoute-t-il.

Précisons qu’Emmanuel Macron avait annoncé dès le mois de mars qu’il souhaitait « qu’on expérimente l’impôt à la source », tout en exprimant son refus « qu’il soit généralisé tout de suite » en raison des « loupés techniques » inévitables du mécanisme.

L’ex-maire du Havre estime que, « s’agissant de l’argent des Français et des recettes de l’Etat », il ne faut pas s’engager « dans cette réforme sans avoir la certitude que, techniquement, tout se passera bien ». « On va utiliser l’année qui vient pour garantir que le dispositif sera opérationnel et simple pour les employeurs et notamment pour les petites entreprises », annonce Édouard Philippe.

Patrons en France : l‘enquête qui renverse les clichés sur les chefs d’entreprise

Le Figaro

Elena Scappaticci
figarofr © Rue des Archives/©Rue des Archives/PVDE figarofr Qu’ont en commun un artisan et un grand dirigeant du Cac 40? A priori, pas grand-chose, si ce n’est d’appartenir tous deux à la catégorie des «patrons». Une catégorie «beaucoup plus fantasmée, vilipendée ou héroïsée que véritablement connue» pour Michel Offerlé, professeur à Normale Sup, qui lui consacre une enquête sociologique inédite* tant par son ampleur que par ce qu’elle nous apprend d’un statut souvent diabolisé. Aidé de 18 universitaires, ce spécialiste des organisations patronales a mené trente-six entretiens durant plusieurs années auprès des chefs d’entreprise de toute taille et de tout secteur. Son objectif? Réaliser un véritable portrait de groupe qui puisse représenter «dans sa diversité et son quotidien» le métier de chef d’entreprise en France.Le résultat, haut en couleur et très vivant, constitue un excellent contrepoint au récent Merci Patron! de François Ruffin. Là où le journaliste et militant d’extrême gauche ciblait son enquête sur le seul PDG Arnaud Lagardère, Michel Offerlé fait le pari – exigeant – de l’exhaustivité et de la nuance. Nourri des progrès récents de la recherche universitaire, auxquels il joint son expérience du «terrain», il tente l’impossible: cerner les contours d’une catégorie sociale extrêmement labile, dont les membres se définissent autant par ce qui les oppose que par leur rejet de la condition salariale. Comment faire tenir ensemble des trajectoires sociales aussi différentes que celles de Patrick Gouret, fils d’ouvrier pêcheur devenu artisan carreleur à son compte, et Jean-Louis Beffa, élevé dans un milieu bourgeois, devenu polytechnicien et élève de l’école des Mines avant d’accéder au rang de PDG de Saint-Gobain? Michel Offerlé note ainsi une quasi «incompatibilité» des pratiques et des représentations du rôle d’entrepreneur chez les 36 individus interviewés.

Ce phénomène tient autant à l’extrême diversité des parcours, des capitaux et des ambitions qu’à la multiplication récente, aux marges du patronat, de nouvelles positions sociales qui brouillent encore davantage les cartes. L’économie collaborative contribue notamment à rendre de plus en plus floues les limites entre salariat et travail indépendant. Faut-il pour autant décréter la «mort» du patronat? Pas forcément, ne serait-ce que parce que cette dénomination continue d’être largement exploitée dans l’arène politique et médiatique. Alors, quel serait le dénominateur commun à ceux qui nous dirigent?

Un culte partagé de l’autonomie et de l’autorégulation

Être patron, c’est d’abord se situer hors du monde salarial. Derrière l’évidence se dissimule ce que le sociologue désigne comme une forme «d’ethnocentrisme entrepreneurial» spécifique. Construit majoritairement par opposition aux figures repoussoirs du salarié et du fonctionnaire, il se baserait sur le culte revendiqué de l’autonomie et de l’autorégulation, couplé à une sorte de «volontarisme de l’expérience» qui aurait permis à ces «patrons» de «s’en sortir». Autre caractéristique quasi unanimement partagée: une adhésion à l’esprit d’entreprise, à la liberté d’entreprendre et à l’exigence de profitabilité des entreprises. Mais gare aux clichés! Ce socle éthique ne recoupe pas forcément un engagement politique à droite. En témoigne le riche portrait de Bertrand Briche, ancien DG d’un centre d’appel à qui l’on doit d’avoir lancé, en 2012, l’initiative «Les patrons avec Mélenchon».

Contrairement à une idée reçue, ce (quasi) unanimisme idéologique n’est pas automatiquement associé à l’esprit de lucre. L’ouvrage tord le cou au cliché toujours très vivace du profit comme seule incitation à entreprendre. Si, au cours des entretiens, certains n’hésitent pas à revendiquer l’appât du gain comme principale motivation («Je veux gagner de l’argent! Moi, j’ai pas le temps, je suis comme ça!»), pour beaucoup, d’autres justifications entrent en ligne de compte, et s’avèrent souvent prioritaires: une peur réelle du déclassement, une volonté de «sauver» l’entreprise ou de «préserver l’avenir», le sentiment d’être investi d’une «mission sociale», la volonté de «devenir acteur de sa propre vie»…

Autre cliché mis à mal par la pratique: être patron serait une «vocation». Subsiste ainsi dans l’imaginaire collectif l’idée qu’il existerait une «bosse» du commerce, une «fibre» ou même un «gène» de l’entrepreneur. Si l’atavisme familial subsiste (7 des personnes interviewés sont des «héritiers»), pour Michel Offerlé, la condition patronale relève dans la majorité des cas de bifurcations au sein de trajectoires biographiques complexes et caractérisées par la multiplication des statuts et des positions sociales. L’exemple de Jean-Philippe Dubaniewicz, ancien technicien de l’usine Molex, est particulièrement révélateur de ces itinéraires sociaux mouvementés.

Le travail indépendant comme stratégie de lutte contre le chômage

Suite à la fermeture de l’usine, Jean-Philippe, devenu chômeur, a exploité sa prime de licenciement pour opérer sa reconversion professionnelle. Il s’est installé en tant que réparateur et vendeur de matériel d’entretien de parcs et de jardins. Comme nous l’explique Michel Offerlé, le cas de Jean-Philippe est loin d’être isolé. Depuis la fin des années 70, et l’émergence du chômage de masse, beaucoup d’ouvriers ont fait l’expérience de ce basculement d’une position sociale à l’autre, sans que leur situation matérielle s’améliore pour autant. Comme nous l’explique le sociologue, cette situation relève d’une stratégie des pouvoirs publics qui ont considéré qu’un des moyens de faire reculer le nombre de demandeurs d’emplois était de les encourager à développer leur propre activité…. Quitte à ce que l’acquisition de l’autonomie, et du statut de «patron», se traduise par davantage de précarité financière.

Un seul cliché résiste encore et toujours aux analyses pointues de Michel Offerlé et de son équipé: le patronat reste l’une des fonctions les moins féminisées en France. Alors, comment parvenir à s’imposer dans un milieu dont les codes ont été construits par et pour les hommes? Françoise Gri, ancienne PDG de Manpower (branche France et Europe du Sud), explique avoir fait le choix de cultiver cette différence. «Dans une assemblée de costumes gris, si vous avez une veste rose, vous vous faites repérer. Et c’est utile», explique-t-elle. «À mon avis, une femme n’a de succès que lorsqu’elle accepte d’avoir ses propres codes et ses propres façons de faire. Ce qu’on ne réalise qu’au bout de quelques années.»

* Patrons en France, sous la direction de Michel Offerlé, Éditions La Découverte, mai 2017, 25 euros.

Le gros bobard de Jean-Luc Mélenchon sur la hausse de la CSG de Macron

Le leader de la France Insoumise a aligné les contre-vérités sur les effets de la réforme des cotisations sociales envisagée par le gouvernement, estimant à tort qu’elle pénaliserait les travailleurs et retraités aux revenus modestes. Le gros bobard de Jean-Luc Mélenchon sur la hausse de la CSG de Macront © Augustin LE GALL/HAYTHAM-REA Le gros bobard de Jean-Luc Mélenchon sur la hausse de la CSG de Macront Mais quelle mouche a piqué Jean-Luc Mélenchon ? Voulant dénoncer la hausse de la Contribution sociale généralisée (CSG) voulue par Emmanuel Macron, le leader de la France Insoumise a dénoncé le fait que cela affecterait lourdement les salaires et retraites modestes. Sauf que ses calculs sont complètement faux…

“Jusqu’à 1.200 euros de revenus mensuels, ce qui est beaucoup, vous allez vous faire délester de 250 euros dans l’année. (…) Les hauts salaires vont gagner plus tandis que les bas salaires vont gagner moins”, a ainsi indiqué Jean-Luc Mélenchon lors du “Grand Rendez-Vous”, organisé par CNews, Europe 1 et Les Echos le 4 juin.

Les journalistes lui rappelant que les chiffrages du gouvernement affirment l’inverse, le candidat aux législatives dans les Bouches-du-Rhône a ajouté : “Si vous partez du fait que ce que dit le gouvernement est vrai, faites un autre métier, faites porte-parole du gouvernement”.

Alors, qui dit vrai dans cette histoire ? Refaisons les comptes. Pour rappel, Emmanuel Macron a annoncé une hausse de 1,7 point de la CSG. Celle-ci étant calculée sur 98,25% du salaire brut, cela fera grimper la note de 1,67%. Mais cette augmentation sera compensée par la suppression des cotisations salariales maladie, qui représentent 0,75% du salaire brut, et celles pour l’assurance chômage (2,4%), soit 3,15% de baisse. Au final, le gain sur le salaire sera de 1,48% pour un salarié classique.

Ainsi, pour un smicard, touchant 1.480,27 euros brut par mois en 2017, le gain sera de 21,9 euros par mois. Soit environ 263 euros par an. Tout l’inverse de ce qu’affirme Jean-Luc Mélenchon. L’économie annuelle se chiffrera à 533 euros pour une personne rémunérée 3.000 euros brut par mois, à 888 euros pour une autre touchant 5.000 euros brut.

Quant aux très gros salaires, Jean-Luc Mélenchon se plante encore : ils seront, en fait, perdants dans le cadre de cette réforme. Les cotisations chômage ne sont en effet prélevées que jusqu’à un certain niveau de rémunération brute, équivalent à 4 fois le plafond de la Sécurité sociale, soit 13.076 euros par mois en 2017. La CSG, de son côté, est prélevée sur 100% du salaire au-delà de ce plafond. Du coup, à partir de 13.076 euros par mois l’économie se réduira… et se transformera même en perte au-delà d’un certain niveau.

Autre égarement de Jean-Luc Mélenchon, son analyse pour les retraités. D’après lui, les petites pensions seront elles aussi affectées par la hausse de la CSG. Or Emmanuel Macron a promis que les retraités modestes, bénéficiant d’un taux de CSG réduit ou nul (40% d’entre eux selon les chiffrages d’En Marche !), ne seront pas concernés par cette augmentation de la pression fiscale. En revanche, les retraités aisés seront bien, eux, touchés de plein fouet par cette hausse de la CSG, puisqu’ils ne paient pas de cotisation chômage ou maladie sur leur pension de base.

Les épargnants subiront eux aussi une revalorisation de 1,7 point des prélèvements sociaux. Mais cela doit être nuancé puisque le président compte mettre en place un taux unique de taxation des revenus de l’épargne de 30%, ce qui allégera significativement la note des plus hauts revenus.

Enfin, pour vraiment savoir qui sera pénalisé ou non par les réformes fiscales d’Emmanuel Macron, il faut prendre en compte ses autres projets, tels que l’exonération de taxe d’habitation pour 80% des ménages, la limitation de l’ISF à l’immobilier… Nos simulations l’ont démontré : globalement, la plupart des ménages seront gagnants, en particulier les petits revenus qui bénéficieront à la fois de la baisse de cotisations et de l’exonération de taxe d’habitation. Seule exception : les retraités aisés…

Le report du prélèvement à la source étrillé par Christian Eckert

Christian Eckert, artisan de la réforme du prélèvement à la source, à Paris, le 24 mars 2017

Paris (AFP) – L’ancien secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert, artisan de la réforme du prélèvement à la source, a dénoncé mercredi le report de son entrée en vigueur, jugeant les arguments avancés pour justifier cette décision « dérisoires » et « contestables ».

Les « procès faits au prélèvement à la source pour 2018 sont en fait dérisoires » et « contestables », écrit le député PS, candidat à sa réélection en Meurthe-et-Moselle, dans un billet au ton acide (« Pourquoi reporter une bonne réforme? ») publié sur son blog.

« Jamais un texte n’a été aussi concerté, rarement une étude d’impact n’aura été si conséquente. Le crash-test évoqué comme nécessaire a toujours été prévu par l’administration pour cet été et l’audit annoncé ne sera qu’un rapport de plus », prédit-il.

Le Premier ministre Edouard Philippe a précisé mardi dans un entretien au journal Le Parisien que la réforme de prélèvement à la source, consistant à collecter l’impôt sur le revenu lors du versement du salaire, entrerait bien en vigueur, mais le 1er janvier 2019 et non plus le 1er janvier 2018.

« S’agissant de l’argent des Français et des recettes de l’Etat, je ne veux pas m’engager dans cette réforme sans avoir la certitude que, techniquement, tout se passera bien », a justifié le chef du gouvernement, confirmant la mise en place d’un audit, avec une phase d’expérimentation entre juillet et septembre.

Pour Christian Eckert, « reporter d’une année le prélèvement à la source ne relève pas des prérogatives du président ou du gouvernement ». « En matière d’impôts, notre Constitution précise que l’assiette, les modalités de calcul et de recouvrement relèvent du Parlement et de lui seul », écrit l’élu.

En outre, « la loi étant connue depuis sa promulgation, les contribuables ont certainement souvent adapté leur comportement fiscal ou leur comportement tout court aux modalités de l’année de transition », ajoute le député, qui dénonce une « rétroactivité fiscale » susceptible de pénaliser tous les contribuables.

Selon Christian Eckert, qui s’était opposé à plusieurs reprises à Emmanuel Macron lorsque ce dernier était en poste à Bercy, le report annoncé par le gouvernement s’explique en réalité par une raison politique: faire en sorte que le prélèvement à la source ne rende pas invisible la baisse de cotisations salariales prévue au 1er janvier 2018.

« La priorité donnée aux éléments de communication est très « tendance » et n’honore pas la vie politique », conclut l’élu, pour qui ce report n’est pas dans « l’intérêt des contribuables ».

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    • L’argument de l’adaptation aux revenus ne tient, en cas de baisse ou de hausse significative, on peut très bien demander à l’administration fiscale de modifier les prélèvements mensuels
  • Avatar                                    « Macron s’était alors inquiété du choc psychologique infligé aux Français lorsqu’ils verraient leurs salaires amputés sur leur fiche de paie. »

    Il faut donc en conclure qu’il ne s’en inquiète plus.

    et 30% de prélèvement sociaux sur vos comptes bancaires DE PLACEMENT
  • Avatar

  • Avatar heureusement qu’il y a nos impôts pour leur permettre de dilapider l’argent en frais de jets privés…
    Deux questions.

    A partir de janvier 2019 mon salaire sera donc imputé du montant de mes revenus de l’année 2019 . Qui peut dire en janvier quels seront mes revenus des 11 mois suivants?

    En 2019 nous allons donc payer nos impots sur nos revenus de 2018 ? et aussi sur ceux supposés pour 2019 ? Si c’est le cas en 2019 va falloir se serrer la ceinture .

    un sacré Pays la France, moi je vis aux Pays bas et cela fait 15 ans qu’on prélève à la source, et 20 ans que les chèques n existent plus. En marche à reculons!
    Et si on en profitait pour voir ce qui se fait ailleurs?

                                                        Quel choc ??? Franchement, les Francais sont réellement aussi bêtes pour comprendre et les Chefs d’Entreprises aussi réactionnaires? Je peine à le croire, mais il faut se rendre à l’évidence. On continue à nous prendre pour des bétas. ….
  •                                                      Quid de l’année blanche ? Une déclaration ne vaut pas force de Loi. Il est important de vite connaître le détail de cette mesure. La Loi de Finances a été publiée au Journal Officiel.
  • Avatar La seule réforme qui nous mettait enfin à égalité avec les autres pays européens… Pffff
    Et encore une faute du nouveau goyvernenent. Cette initiative était excellente pour que les Francais qui « oubliaient » de déclarer leurs revenus… paient…

    c’est facile de faire le prélèvenent sur les salaires… l’Allemagne le fait depuis longtemps et les salariés respectent et tous paient leurs impôts.

    dominiquedominique                                                   Cela fera tout drôle de voir le montant qu il reste en bas de la feuille NET A PAYER
  • G 2                                                                        aller!!,  premier report , et çà ne sera pas le dernier , promesse de campagne ; promesse de mon cuuullllllllllllllllll
    AlexandreAlexandre                                              Le compteur Linky de l’impôt, en somme…
  • austinpoweraustinpower                                           Menteur ! suffit de prendre les décla d’impôts on est obligé de mettre ses comptes bancaires pour être pomper direct ! faites comme moi..cocher la case en dehors SEPA..çà va les occuper !
    • PauloPaulo                                                  Donc il ne revient pas dessus.

      Encore un mensonge de macro.
      Pour l’instant, que des mensonges et pas un seul engagement de tenu !

  • AnneAnne                                                        Ce pr.ministre fera miieux de se raser et s’habiller avec des vêtements mieux coupés. il a l’air d’un épouvantail.

  • francoisefrancoise                                                 Cette débilité ne verra pas le jour, et tant mieux.

  • videonautvideonaut                                                 Merci Emmanuel, un an plus de liberté!

  • caleniecalenie                                                      ça tombait sous le sens…..

  • aroaro                                                            Selon Christian Eckert, qui s’était opposé à plusieurs reprises à Emmanuel Macron lorsque ce dernier était en poste à Bercy, le report annoncé par le gouvernement s’explique en réalité par une raison politique: faire en sorte que le prélèvement à la source ne rende pas invisible la baisse de cotisations salariales prévue au 1er janvier 2018. »

    Là-dessus, il a entièrement raison !!!!!

    LyséaLyséa                                                           M. Eckert a raison !

    Nombre de contribuables ont adapté leur comportement à cette année de transition !
    De plus, il est vrai que les arguments avancés pour retarder la mise en place, sont fallacieux!
    C’est fou quand même ! Les Elus changent …. mais en réalité, rien ne change pour ponctionner votre porte-monnaie.

 

  • RoquevertRoquevert                                                   Vu ce type une fois à la tv, un vrai hystérique, limite gros k.on.
  • Baroufff                                                                 Je ne serais content que lorsqu’ils enterreront définitivement cette reforme inepte !

  • JackieJackie                                                              Un socialiste mauvais perdant ……

  • jojojojo                                                                  Panique à bord :bientôt allons nous voir sauve qui peut

 

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