« Protégeons-nous, vaccinons-nous »

7Semaine de la vaccination :

EN BREF – Chaque année, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) organise la Semaine de la vaccination, destinée à informer et sensibiliser le public. L’événement a lieu du 23 au 29 avril 2017.

La rédaction d’Allodocteurs.frFrance Télévisions

Le thème de cette onzième Semaine européenne de la vaccination est la mobilisation autour de la vaccination au fil des âges et de la vie.

La Semaine de la vaccination est un temps de communication et d’action en direction du public et des professionnels de santé pour promouvoir la vaccination. Cet événement a été créée en 2005 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et a lieu dans près de 200 pays aujourd’hui. Cette année, la date a été fixée du 23 au 29 avril 2017.

En France, la Semaine de la vaccination est coordonnée au niveau national par le ministère de la Santé et Santé publique France, et piloté en région par les Agences régionales de santé (ARS).

En région, l’événement est organisé avec l’implication des professionnels de santé et de nombreuses structures : centres de vaccination, centres de protection maternelle et infantile, établissements de santé, organismes d’Assurance-maladie, mutuelles, collectivités territoriales et locales, autres services de l’État (Éducation nationale, Travail, Jeunesse et Sports…), associations, etc.

Rappel du calendrier vaccinal 2016

En France le calendrier vaccinal comporte dix vaccins.

La vaccination contre la tuberculose (BCG) est recommandée dès la naissance et jusqu’à l’âge de 15 ans pour les enfants fortement exposés au risque de contamination. Le DTP (Diphtérie, Tétanos, Poliomyélite) est obligatoire et doit s’effectuer à 2, 4 et 11 mois. Les rappels de l’adulte sont recommandés à âges fixes soit 25, 45, 65 ans et ensuite tous les dix ans.

Le vaccin contre la coqueluche doit se faire à l’âge de 2, 4 et 11 mois. Le rappel se fait à 25 ans. Les futurs parents sont particulièrement concernés car leur vaccin protège les nourrissons de moins de six mois dont la vaccination n’est pas complète. Pour l’hépatite B, la vaccination débute dès l’âge de 2 mois, mais peut être réalisée jusqu’à 15 ans. A partir de 16 ans, elle n’est recommandée que chez les personnes à risque. Le vaccin contre le pneumocoque commence à l’âge de 2 mois et se poursuit au-delà de 24 mois uniquement dans des situations particulières.

La vaccination contre la rougeole-oreillons-rubéole est recommandée pour tous les enfants à l’âge de 12 mois avec une deuxième dose entre 16 et 18 mois. Pour le papillomavirus, le vaccin concerne les jeunes filles âgées de 11 à 14 ans avec un rattrapage jusqu’à 19 ans inclus.

La vaccin contre la grippe est recommandé chaque année pour les personnes à risque y compris les enfants à partir de 6 mois, les femmes enceintes et pour toutes les personnes âgées de 65 ans et plus. La vaccination contre le zona concerne les personnes âgées de 65 à 74 ans inclus.

Afrique: premier test à grande échelle pour un vaccin antipaludique

L'OMS souhaite vacciner au moins 120.000 enfants dans chacun des pays participant au programme pilote. - RelaxNews - Juanmonino / Istock.com
L’OMS souhaite vacciner au moins 120.000 enfants dans chacun des pays participant au programme pilote. RelaxNews  /  Juanmonino / Istock.com

(AFP) – Le vaccin antipaludique le plus avancé, mais à l’efficacité limitée, va être testé pour la première fois à grande échelle au Kenya, au Ghana et au Malawi, a annoncé lundi l’Organisation mondiale de la santé, qui ambitionne d’y vacciner au moins 360.000 enfants au total entre 2018 et 2020.

L’Afrique est de très loin le continent le plus touché par le paludisme, comptant pour 92% des 429.000 personnes tuées dans le monde en 2015 par cette maladie transmise par des moustiques et également appelée malaria, selon des chiffres de l’OMS. Les enfants de moins de cinq ans représentent plus des deux tiers de ces décès.

Mis au point par le géant pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK) en partenariat avec l’ONG Path malaria vaccine initiative, le vaccin Mosquirix (aussi appelé RTS,S) a été créé pour les enfants en bas âge.

Combiné avec des méthodes de diagnostic, traitements et mesures de prévention éprouvées, telles les moustiquaires imprégnées de répulsifs anti-moustique, « ce vaccin pourrait sauver des dizaines de milliers de vies en Afrique », a déclaré à l’AFP Matshidiso Moeti, directrice Afrique pour l’OMS.

Le projet pilote doit notamment permettre d’évaluer l’efficacité du vaccin « dans le contexte d’un usage routinier » ainsi que les éventuels obstacles logistiques, selon Mme Moeti. Il s’agira notamment de sensibiliser les parents à un nouveau cycle de vaccination qui ne correspond pas au cycle traditionnel de vaccination des enfants (DTP, rougeole, etc).

Quatre doses du vaccin doivent être inoculées à l’enfant: lorsqu’il est âgé de 5 mois, 6 mois, 7 mois et 2 ans.

Le paludisme est caractérisé par des épisodes cycliques de fièvre plus ou moins graves pouvant être notamment accompagnés de diarrhées, vomissements, migraines ou douleurs musculaires.

Le Mosquirix, qui avait reçu en juillet 2015 un avis positif de l’Agence européenne du médicament (EMA), n’empêche pas toute infection par le parasite plasmodium, responsable de la maladie. Il permet surtout de réduire de 40%, et ce pendant une période d’au moins quatre ans et demi, le nombre d’épisodes paludiques, selon des tests menés sur 15.000 personnes entre 2009 et 2014.

« Ce n’est pas un taux d’efficacité très élevé, mais vu le nombre de personnes touchées par la malaria, l’impact sera quoi qu’il arrive énorme », assure à l’AFP Mary Hamel, responsable pour l’OMS de la coordination du programme de vaccination.

L’OMS souhaite vacciner au moins 120.000 enfants dans chacun des pays participant au programme pilote. Les zones les plus touchées seront prioritaires.

Ce programme s’inscrit dans la lignée des efforts déployés depuis les années 90 pour éradiquer le paludisme. Entre 2000 et 2015, le nombre de personnes décédées de cette maladie a diminué de 62%.

Vaccin contre le paludisme : premier test à grande échelle en Afrique

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé, lundi, le lancement du premier test à grande échelle du premier vaccin contre le paludisme – Shutterstock

Quelques 360.000 enfants africains de moins de 2 ans sont concernés par ce vaste plan grandeur nature dévéloppé au Ghana, au Kenya et au Malawi.

L’annonce n’est pas fortuite en ce premier jour de la Semaine mondiale de la vaccination  : l’Organisation mondiale de la santé a annoncé, ce lundi, le lancement du premier test à grande échelle du premier vaccin contre le paludisme. Quelques 360.000 enfants africains de moins de 2 ans -du Ghana, du Kenya et du Malawi- seront concernés par ce vaste plan grandeur nature qui se déploiera de 2018 à 2020 pour tenter d’enrayer une des maladies les plus mortelles au monde. Et dont 40 % de la population mondiale vit sous la menace permamente.

Transmis par des moustiques femelles, le parasite qui en est la cause a tué 429.000 personnes en 2015 -dont 92 % en Afrique où 114 millions de personnes sont infectées-, et les 2/3 de ses victimes sont des enfants de moins de 5 ans.

Un parasite redoutable

La piqûre d’un anophèle femelle à la nuit tombée peut faire basculer une vie. Car le moustique va transmettre à sa victime un parasite qu’il a capté sur un autre être humain et « retraité » dans son propre organisme. Une fois inoculé, le Plasmodium va rapidement se multiplier dans le foie, migrer vers les globules rouges, qu’il va détruire par éclatement, et provoquer une obstruction des capillaires qui alimentent le cerveau ou les organes vitaux.

La malaria laisse en particulier de graves séquelles, neurologiques, pulmonaires et rénales chez les enfants, ses principales victimes.

Des décennies de recherches

Ce programme pilote est un -important- pas supplémentaire sur un très long chemin : malgré des décennies de recherches intensives, il n’existe toujours pas aujourd’hui de vaccin antipaludique disponible sur le marché. La difficulté étant la formidable capacité de mutation du parasite qui est capté sur un être humain par un moustique, qui le « retraite » à sa manière dans son propre organisme, avant de l’inoculer. Résultat : mettre au point un vaccin contre ce parasite « est extraordinairement compliqué. Au moins autant que le VIH », a expliqué un chercheur.

C’est donc le « vaccin candidat » antimalaria existant le plus avancé, le « Mosquirix » ou RTS/S, mis au point par le géant pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK), et dont des tests à plus petite échelle ont déjà été effectué dans ces trois pays, qui va y être injecté. Plus de 20 autres projets de vaccins sont actuellement en cours d’évaluation dans des essais cliniques ou en phase de développement préclinique, mais le Mosquirix a pour lui d’agir contre le plasmodium falciparum, la variante la plus mortelle du parasite responsable du paludisme, et d’avoir reçu en juillet 2015 un avis favorable le l’Agence européenne des médicaments (EMA) suivi de la décision de l’OMS de mettre en oeuvre l’étape des projets pilotes.

Pas une panacée

Ce vaccin n’est toutefois pas une panacée, reconnaît elle-même l’OMS, qui souligne « un taux d’efficacité qui n’est pas très élevé ». Le Mosquirix ne garantit pas en effet une immunisation. Il permet essentiellement de réduire de 40 % le nombre d’épisodes paludiques, mais principalement les épisodes « graves » nécessitant une hospitalisation, pendant au moins quatre ans et demi.

L’organisation internationale insiste d’ailleurs, conformément à sa politique « multi-approches » contre le paludisme, sur la nécessité de continuer à combiner le vaccin avec des méthodes de diagnostic, des traitements disponibles (comme ceux à base d’armoise, une plante dont on extrait l’armétisine qui a permis de faire face au phénomène de résistance à la chloroquine et même aux produits de deuxième génération), et des systèmes de prévention, comme la très abordable et efficace moustiquaire imprégnée d’insecticide à long terme.

D’énormes progrès

La lutte contre le paludisme a depuis le début des années 2000 fait d’énormes progrès, à tel point qu’à son propos le terme d’« éradication » n’est désormais plus tabou : la création du Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme a permis de brutalement mobiliser des financements très importants, et les fondations privées (Gates, Clinton, …) sont à leur tour entrées en lice, avec un dynamisme et des moyens nouveaux. Entre 2000 et 2015, le nombre de personnes décédées de cette maladie dans le monde a ainsi diminué de 62%. L’objectif de l’OMS est de réduire le nombre de personnes tuées par la malaria de 90% d’ici 2030.

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