les lâchers de gibiers à plume interdits sur tout le territoire -Foie gras, tu gaves!

4Grippe aviaire : pourquoi le niveau de risque est «élevé» en France

Philippe Brochen
Un canard sauvageUn canard sauvage Photo DENIS CHARLET. AFP

Plusieurs foyers du virus H5N8 «hautement pathogène» pour les animaux ont été découverts dans des élevages du Sud-Ouest et dans la faune sauvage du nord du pays.

Pourquoi le niveau de risque a-t-il été relevé ?

Le ministère de l’Agriculture motive ce choix par «l’évolution rapide de la situation sanitaire en France et dans plusieurs pays d’Europe» et par «la dynamique de propagation du virus» transporté par des oiseaux migrateurs. De fait, plusieurs pays européens sont également touchés par ce virus dont la Suède, les Pays-Bas, l’Allemagne et la Suisse. Résultat, «tant que les flux migratoires ne sont pas terminés, on peut avoir des oiseaux migrateurs qui se posent et meurent dans les zones humides ou en dehors», risquant de disséminer la maladie, a expliqué à l’AFP Loïc Evain, directeur général adjoint de l’Alimentation au ministère de l’Agriculture. L’élévation du niveau de risque est liée au fait que la volaille domestique a été contaminée, y compris hors des zones humides, a-t-il ajouté.

(Carte du ministère de l’Agriculture)

Quelles sont les conséquences du relèvement du niveau de risque ?

Le risque «élevé» entraîne la mise en place de mesures de protection renforcées sur l’ensemble du territoire. A commencer par l’obligation de confinement ou de pose de filets permettant d’empêcher tout contact des élevages commerciaux de volailles et de toutes les basses-cours avec les oiseaux sauvages. Par ailleurs, tout «rassemblement» de volailles vivantes est interdit, en particulier sur les marchés. Cependant, des rassemblements peuvent avoir lieu sous dérogation, notamment si des dispositions sont mises en œuvre pour éviter tout risque de contamination par les oiseaux d’eau sauvages, susceptibles d’être infectés par l’influenza aviaire, et entre volailles issues de différents élevages.

Les éleveurs de volailles connaissent et appliquent généralement les mesures sanitaires d’urgence, mais il est plus difficile d’informer les autres personnes concernées : notamment, les particuliers possédant une basse-cour privée ou les chasseurs. Les préfets «ont fait passer des messages aux propriétaires de basses-cours par l’intermédiaire des maires», a expliqué Loïc Evain. Concernant la chasse, les lâchers de gibiers à plumes sont également interdits sur tout le territoire. Les lâchers de faisans et de perdrix peuvent être, eux, autorisés sous certaines conditions.

Quelles sont les conséquences de cette épizootie ?

Elles sont avant tout économiques. Car le virus ne présente aucun danger pour l’homme et les canards, le foie gras et les autres volailles restent consommables. Mais cette épizootie est un nouveau coup dur pour la filière qui n’est toujours pas sortie de la suspension de l’élevage au printemps. L’an passé, l’épisode de grippe aviaire qui avait touché le Sud-Ouest avait entraîné un vide sanitaire de plusieurs mois pendant lesquels les exploitations avaient cessé de fonctionner. Cette mesure avait permis de venir à bout du virus, au prix d’une perte de production de 25% pour la filière foie gras et d’un coût global estimé à 500 millions d’euros pour l’ensemble de la filière.

La France est le leader mondial de foie gras cru avec une production de 19 200 tonnes annuelles hors épizootie, dont 5 000 exportées. D’après le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras, la filière «contribue à l’excédent de la balance du commerce extérieur à hauteur de plus de 56 millions d’euros».

Epizootie de grippe aviaire: toute la France en risque « élevé »

Grippe aviaire

Un élevage de jeunes canards à Caupenne dans le Sud-Ouest de la France. - GAIZKA IROZ - AFP/Archives
Un élevage de jeunes canards à Caupenne dans le Sud-Ouest de la France. GAIZKA IROZ  /  AFP/Archives

La France a relevé mardi son niveau de risque de grippe aviaire à « élevé » après la découverte de nouveaux cas provoqués par des oiseaux migrateurs, ce qui entraîne de nouvelles mesures de restriction de mouvement et de confinement dans les élevages mais aussi pour les chasseurs.

L’ensemble du territoire est concerné après la découverte de foyers d’influenza aviaire H5N8, « hautement pathogène » pour les oiseaux, dans des élevages du Sud-Ouest et de cas dans la faune sauvage dans le Pas-de-Calais et en Haute-Savoie, a annoncé le ministère de l’Agriculture.

Ce choix a été motivé par « l’évolution rapide de la situation sanitaire en France et dans plusieurs pays d’Europe, et par la dynamique de propagation du virus », transporté par des oiseaux migrateurs, a précisé le ministère dans un communiqué.

Plusieurs pays européens ont déjà été touchés par le virus H5N8, dont la Suède, les Pays-Bas, l’Allemagne et la Suisse, qui ont pris des mesures similaires, prévues par le droit européen.

« Tant que les flux migratoires ne sont pas terminés, on peut avoir des oiseaux migrateurs qui se posent et meurent dans les zones humides ou en dehors », risquant de disséminer la maladie, a expliqué à l’AFP Loïc Evain, directeur général adjoint de l’Alimentation au ministère de l’Agriculture.

L’élévation du niveau de risque est liée au fait que la volaille domestique a été contaminée, y compris hors des zones humides, a-t-il ajouté.

Le risque « élevé » déclenche l’instauration de mesures de protection renforcées sur l’ensemble du territoire national dont l’obligation de confinement ou de pose de filets pour empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages pour tous les élevages commerciaux de volailles et les basses-cours, et l’interdiction de tout rassemblement de volailles vivantes est interdit, en particulier sur les marchés.

Pour M. Evain, « il y a deux fronts en parallèle: il faut protéger les élevages d’une contamination par la faune sauvage, et une fois que la contamination est avérée sur la volaille domestique, il faut absolument éviter qu’elle ne se propage de volaille domestique à volaille domestique. C’est pour cela qu’on a pris des mesures très fortes ce week-end pour cantonner la diffusion ».

mobilisation et engagement

Les éleveurs de volailles connaissent et appliquent généralement les mesures sanitaires d’urgence, la difficulté est de réussir à informer les autres personnes concernées: les particuliers possédant une basse-cour privée ou les chasseurs.

Les préfets « ont fait passer des messages aux propriétaires de basse-cour par l’intermédiaire des maires », a expliqué M. Evain.

Concernant la chasse, les lâchers de gibiers d’eau à plume sont également interdits sur tout le territoire national.

Les lâchers dans la nature de faisans et de perdrix d’élevage (qui ne sont pas des gibiers d’eau) destinés à la chasse peuvent être autorisés à condition que cela soit fait à une distance raisonnable de plans d’eau. De même pour l’utilisation des appelants (oiseaux d’élevage servant d’appâts vivants pour les oiseaux sauvages de même espèce).

« La gestion de ce nouvel épisode d’influenza aviaire dépend de la mobilisation et l’engagement de tous les acteurs du secteur », a souligné le ministère.

Même si le virus ne présente aucun danger pour l’homme et que canards et autres volailles restent consommables, cette épizootie est un nouveau coup dur pour la filière déjà frappée par une épidémie et une suspension de l’élevage au printemps dernier.

L’épizootie de grippe aviaire qui avait touché le Sud-Ouest avait entraîné un vide sanitaire de plusieurs mois pendant lesquels les exploitations avaient cessé de fonctionner.

Cette mesure drastique avait permis de venir à bout du virus, au prix d’une perte de production de 25% pour la filière foie gras et d’un coût global estimé à 500 millions d’euros pour l’ensemble de la filière.

Passage en risque « élevé » de grippe aviaire : « Il s’agit d’aller plus vite que le virus »

ÉLEVAGE – Le niveau de risque d’épizootie de grippe aviaire a été relevé de « modéré » à « élevé », une mesure qui vise surtout à accélérer les moyens de lutte contre la propagation du virus H5N8. Explications.

Aller vite pour éradiquer l’épizootie. Le niveau de risque concernant le nouvel épisode de grippe aviaire, qui a touché récemment des élevages du Sud-Ouest, a été relevé mardi de « modéré » à « élevé » sur l’ensemble du territoire, a annoncé le ministère de l’Agriculture. Ce choix a été motivé par « l’évolution rapide de la situation sanitaire en France et dans plusieurs pays d’Europe et par la dynamique de propagation du virus », transporté par des oiseaux migrateurs, a précisé le ministère dans un communiqué.

Plusieurs foyers du virus H5N8, qualifié de « hautement pathogène » par les autorités, ont en effet été détectés dans le Sud-Ouest, ainsi que des cas au sein de la faune sauvage dans le Nord. Concrètement, les deux arrêtés pris au regard de l’évolution de l’épizootie entraînent des mesures de protection et de confinement des élevages, ainsi que l’interdiction de rassemblement de volailles vivantes, en particulier sur les marchés afin d’éviter toute contamination.

« Les éleveurs sont plus que prêts pour ce nouvel épisode »

Pour les éleveurs, notamment du Sud-Ouest, ce nouvel épisode de grippe aviaire est un coup dur après celui particulièrement contraignant qui s’était déclaré en décembre 2015, se traduisant par un vide sanitaire dans la région. La nature du virus n’entraîne pas cette fois une telle mesure, mais les contraintes sont réelles.

« Les éleveurs sont plus que prêts pour ce nouvel épisode, explique à LCI Marie-Pierre Pé, secrétaire général du comité interprofessionnel du foie gras. Cette fois, la présence du virus au sein d’un élevage peut être facilement repérée par les éleveurs. Et l’un des deux arrêtés qui vient d’être pris est essentiel pour lutter contre l’épizootie car il permet de ne pas attendre la confirmation d’un cas de H5N8 pour définir un périmètre de confinement des volailles sur un rayon de 10 km. Les risques de transmissions devraient ainsi être fortement réduits. Il s’agit d’aller plus vite que le virus. »

« Les restrictions d’exportations relancées pour quatre mois »

Le passage en niveau élevé permet en outre aux éleveurs disposant du Label rouge, qui implique de faire sortir les volailles, qu’ils conservent celui-cil malgré les mesures de confinement. Quant aux basses-cours de particuliers, l’information diffusée sur le risque de contamination leur permet de prendre les mesures adéquates, à commencer par l’installation de filets de protection pour éviter le contact avec des animaux sauvages.

Toujours est-il que ce nouvel épisode de grippe aviaire intervient au plus mauvais moment pour les éleveurs. En effet, si celui-ci n’a aucune incidence sur les produits mis en vente pour les fêtes, il n’en n’est pas de même pour les exportations. Alors que la France aurait dû retrouver le 3 décembre un statut de pays préservé de la grippe aviaire, les foyers détectés relancent les embargos décrétés par les pays les plus stricts en matière sanitaire, comme le Japon, grand consommateur de foie gras tricolore. Et ce alors même que la consommation de foie gras ne comporte aucun risque en termes sanitaires. Sur ce plan, « les restrictions d’exportations sont relancées pour quatre mois », déplore Marie-Pierre Pé.

La France placée en risque « élevé » de grippe aviaire


 AFP
Le virus de la grippe aviaire est transporté par les oiseaux migrateurs.Le virus de la grippe aviaire est transporté par les oiseau… Photo archives N-M

La France a relevé mardi son niveau de risque de grippe aviaire à « élevé » après la découverte de nouveaux cas provoqués par des oiseaux migrateurs, ce qui entraîne de nouvelles mesures de restriction de mouvement et de confinement dans les élevages et des limitations pour la chasse.

L’ensemble du territoire est concerné après la découverte de foyers d’influenza aviaire H5N8, « hautement pathogène » pour les oiseaux, dans des élevages du Sud-Ouest et de cas dans la faune sauvage dans le Pas-de-Calais et en Haute-Savoie, a annoncé le ministère de l’Agriculture.

>> RELIRE. Un premier cas de grippe aviaire détecté en France

« dynamique de propagation »

Ce choix a été motivé par « l’évolution rapide de la situation sanitaire en France et dans plusieurs pays d’Europe, et par la dynamique de propagation du virus », transporté par des oiseaux migrateurs, précise le ministère dans un communiqué.

Plusieurs pays européens ont déjà été touchés par le virus H5N8, dont la Suède, les Pays-Bas, l’Allemagne et la Suisse, qui ont pris des mesures similaires, prévues par le droit européen. « Tant que les flux migratoires ne sont pas terminés, on peut avoir des oiseaux migrateurs qui se posent et meurent dans les zones humides ou en dehors », risquant de disséminer la maladie, a expliqué à l’AFP Loïc Evain, directeur général adjoint de l’Alimentation au ministère de l’Agriculture.

L’élévation du niveau de risque est liée au fait que la volaille domestique a été contaminée, y compris hors des zones humides, a-t-il ajouté.

Mesures de protection renforcées

Le risque « élevé » déclenche l’instauration de mesures de protection renforcées sur l’ensemble du territoire national: obligation de confinement ou de pose de filets pour empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages pour tous les élevages commerciaux de volailles et les basses-cours, interdiction de tout rassemblement de volailles vivantes, en particulier sur les marchés.

>> RELIRE. Nouvelle épidémie de grippe aviaire, la France ne peut toujours pas exporter de foie gras

Pour M. Evain, « il y a deux fronts en parallèle: il faut protéger les élevages d’une contamination par la faune sauvage, et une fois que la contamination est avérée sur la volaille domestique, il faut absolument éviter qu’elle ne se propage de volaille domestique à volaille domestique ».

Grippe aviaire: l’ensemble du territoire placé en risque « élevé »

Grippe aviaire: l'ensemble du territoire placé en risque "élevé"
AFP / charentelibre.fr

Des mesures de protection renforcée sont mises en place.

Le niveau de risque concernant la grippe aviaire a été relevé mardi de « modéré » à « élevé » sur l’ensemble du territoire après la découverte de plusieurs foyers du virus H5N8 « hautement pathogène », dans des élevages du Sud-Ouest et de cas dans la faune sauvage dans le Nord, a annoncé le ministère de l’Agriculture.

Ce choix a été motivé par « l’évolution rapide de la situation sanitaire en France et dans plusieurs pays d’Europe et par la dynamique de propagation du virus« , transporté par des oiseaux migrateurs, a précisé le ministère dans un communiqué.

Le risque « élevé » entraîne la mise en place de mesures de protection renforcées sur l’ensemble du territoire national dont l’obligation de confinement ou de pose de filets permettant d’empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages pour tous les élevages commerciaux de volailles et toutes les basses-cours.

Par ailleurs, tout rassemblement de volailles vivantes est interdit, et en particulier sur les marchés. Les rassemblements peuvent avoir lieu sous dérogation, si notamment des dispositions sont mises en oeuvre pour éviter tout risque de contamination par les oiseaux sauvages d’eau, susceptibles d’être infectés par l’influenza aviaire, et entre volailles issues de différents élevages.

Concernant la chasse, les lâchers de gibiers à plume sont également interdits sur tout le territoire national. Les lâchers de faisans et de perdrix peuvent être, eux, autorisés sous certaines conditions, tout comme l’utilisation des appelants (oiseaux servant d’appâts vivants).

« La gestion de ce nouvel épisode d’influenza aviaire dépend de la mobilisation et l’engagement de tous les acteurs du secteur« , a souligné le ministère.
Même si le virus ne présente aucun danger pour l’homme et que canards et autres volailles restent consommables, cette épizootie est un nouveau coup dur pour la filière qui n’est toujours pas sortie de la suspension de l’élevage au printemps dernier.

L’an passé, l’épizootie de grippe aviaire qui avait touché le Sud-Ouest avait entraîné un vide sanitaire de plusieurs mois pendant lesquels les exploitations avaient cessé de fonctionner. Cette mesure drastique avait permis de venir à bout du virus, au prix d’une perte de production de 25% pour la filière foie gras et d’un coût global estimé à 500 millions d’euros pour l’ensemble de la filière.

Grippe aviaire : passage à un niveau de risque élevé

 destinationsante.com

PHOTO/destinationsante.com

Des cas de grippe aviaire H5N8 ont été observés dans des élevages du Sud-Ouest et dans la faune sauvage (Pas-de-Calais et la Haute-Savoie). Le choix de passer à un niveau de risque « élevé » a été motivé par l’évolution rapide de la situation sanitaire en France et dans plusieurs pays d’Europe, ainsi que par la dynamique de propagation du virus.

Le risque « élevé » entraîne la mise en place de mesures de protection renforcées sur l’ensemble du territoire national :  l’obligation de confinement ou de pose de filets permettant d’empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages pour tous les élevages commerciaux de volailles et toutes les basses-cours ; l’interdiction de tout rassemblement de volailles vivantes, et en particulier des marchés de volailles vivantes ; l’interdiction de lâchers de gibiers à plume sur tout le territoire national. Les lâchers de faisans et de perdrix peuvent être, eux, autorisés sous certaines conditions, tout comme l’utilisation des appelants.

Enfin, le ministère rappelle qu’en parallèle de ces dispositions, des mesures de biosécurité strictes doivent être respectées dans toutes les exploitations de volailles. Mais également par toutes les personnes susceptibles de rentrer dans les élevages de volailles du territoire national.

Grippe aviaire: l’épizootie n’affecte pas le foie gras

  AFP
La nouvelle épizootie de grippe aviaire dans des élevages de canards en France n’affecte en rien le foie gras déjà produit ou en cours de fabrication, mais risque d’affecter les exportations hors de l’Union européenne, estime un responsable du ministère de l’Agriculture Photo GAIZKA IROZ. AFP

Grippe aviaire: l’épizootie n’affecte pas le foie gras

La nouvelle épizootie de grippe aviaire dans des élevages de canards en France n’affecte en rien le foie gras déjà produit ou en cours de fabrication, mais risque d’affecter les exportations hors de l’Union européenne, estime Loïc Evain, directeur général adjoint de l’Alimentation au ministère de l’Agriculture.

QUESTION: Les foies gras actuellement commercialisés ou en cours de préparation ont-ils pu être contaminés par le virus de grippe aviaire ?

REPONSE: Premièrement, le virus de l’influenza aviaire ne se transmet pas par voie alimentaire mais uniquement par voie respiratoire. En outre, le virus H5N8 n’est pas transmissible à l’homme, donc il n’y a pas de risque que les foies gras puissent être à la source d’un risque sanitaire.

On a également une série de barrières et de protections qui font que les foies gras actuellement en préparation ou qui vont être commercialisés ne présentent pas de risques pour la santé humaine.

Lorsqu’on présente à l’abattage des animaux, quels qu’ils soient, une inspection vétérinaire avant et après leur mise à mort est réalisée afin d’écarter de la chaîne alimentaire des animaux qui ne seraient pas en bonne santé. Et tous les canards abattus jusqu’à présent ont subi ces inspections ante et post mortem.

Q: A l’étranger, les exportations de foie gras vont-elles être interdites ?

R: Côté Union européenne, nous sommes dans un marché unique sans frontière avec des règles sanitaires communes.

On a une confiance réciproque entre services vétérinaires européens qui déclarent les mesures prises dans leurs pays. Donc les mesures de zonage, interdisant toute circulation de volailles sur un périmètre de 10 kilomètres autour des foyers de contamination sont notifiées à la Commission européenne et à l’ensemble des 27 autres Etats membres.

Les zones situées au-delà de ce périmètre de sécurité de 10 kilomètres et non affectées par le virus peuvent continuer à commercer librement avec tous les pays de l’UE.

Une nouvelle réunion est prévue mercredi durant laquelle la France et la quinzaine d’autres pays européens concernés par ce virus feront le point sur la situation.

Q: Qu’en est-il pour les exportations hors Union Européenne ?

R: Là, il s’agit d’expliquer et de montrer que la situation est maîtrisée pour convaincre certains pays tiers d’accepter nos mesures de zonage. Les négociations peuvent parfois être plus complexes avec certains.

Nous espérions recouvrir notre statut de pays indemne après l’épisode douloureux d’influenza aviaire subi par la France il y a un an. Ce statut, défini par l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), prévoit qu’un Etat membre puisse être reconnu indemne de l’influenza aviaire trois mois après le nettoyage et la désinfection du dernier foyer de contamination.

Nous devions récupérer ce statut aujourd’hui. Nous espérions ainsi rouvrir des marchés d’exportation qui avaient été fermés, en particulier en Asie, où nous avions connu les plus gros problèmes, essentiellement en Chine et au Japon où les importations de nos produits, sauf ceux stérilisés, ont été bloquées.

Si le dernier foyer de contamination avéré est celui du Tarn, suspecté ce matin, alors nous aurons traité les choses assez vite et nous pourrions récupérer notre statut d’ici mars ou avril. Mais l’urgence du moment, c’est de contrôler la propagation du virus et de l’éradiquer.

Le Sud-Ouest en alerte face à la grippe aviaire

Centre Presse Aveyron avec AFP

La présence de la grippe aviaire dans les élevages de canards va impacter les ventes de foie gras.
La présence de la grippe aviaire dans les élevages de canards va impacter les ventes de foie gras. (AFP)

Le Lot-et-Garonne est venu s’ajouter samedi aux trois départements déjà touchés : le Tarn, le Gers et les Hautes-Pyrénées. Un nouveau foyer de contamination a ainsi été confirmé dans un élevage de Monbahus (Lot-et-Garonne). Plus de 2 000 canards provenant de cette salle de gavage ont déjà été abattus vendredi afin d’éviter toute propagation du virus, qui n’impacte en rien les foies gras ou canards déjà en vente.

Dans le Tarn, d’où est partie l’épizootie, une suspicion de contamination a été détectée dans un troisième élevage, à Lacapelle-Ségalar, entraînant l’extension des périmètres de sécurité. Ce nouveau foyer probable s’ajoute aux deux exploitations déjà touchées par le virus H5N8, qualifié de « hautement pathogène » par les autorités. Parallèlement, une vaste campagne d’abattage se poursuivait samedi dans les trois élevages du Gers touchés. Après l’abattage de 690 animaux vendredi dans un élevage, plus de 3 200 autres ont été tués samedi après-midi dans deux autres exploitations gersoises.

Les trois élevages gersois concernés, à Beaumont, Eauze et Monlezun, ont été livrés le 30 novembre de canards contaminés en provenance d’une ferme du Tarn voisine de celle où le H5N8 a été détecté le 1er décembre. Les mille animaux d’une exploitation d’Ibos, dans les Hautes-Pyrénées, également livrés de canards infectés, ont eux aussi été abattus.

« Nous appelons les éleveurs à se mettre en mode guerre », avait résumé vendredi le président de la Chambre d’agriculture du Gers, Bernard Malabirade. Le virus responsable de l’actuelle épizootie est « hautement pathogène et foudroyant dans sa propagation, ce qui entraîne un taux de mortalité extrêmement important de 50 % dans les 72 heures ». Mais cette virulence pourrait favoriser une éradication rapide : le virus responsable de la précédente épizootie du printemps dernier n’était pas mortel pour les canards qui pouvaient ainsi voyager contaminés sans que cela soit su. Les préfectures restent donc confiantes d’éradiquer le virus sous huit jours, objectif fixé par le ministère de l’Agriculture.

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