Les voies du seigneur sont impénétrables!

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Pédophilie : l’enquête visant le cardinal Barbarin classée sans suite

LE MONDE

Le cardinal Barbarin (à droite) avec le pape François (de dos), le 6 juillet au Vatican.

Le procureur de Lyon a rendu sa décision, lundi 1er août, dans l’affaire dite « Barbarin » en classant sans suite l’enquête préliminaire ouverte en février pour « non-dénonciation » d’agressions sexuelles sur mineurs.

Au terme d’une enquête préliminaire ordonnée en mars, le procureur Marc Cimamonti a estimé que les infractions visées n’étaient pas constituées.

Période couverte par la prescription

Des victimes du père Bernard Preynat, mis en examen pour des agressions sexuelles commises il y a plus de vingt-cinq ans, reprochaient, en particulier au cardinal Barbarin, de ne pas avoir dénoncé les agissements du religieux à la justice et de l’avoir laissé en poste trop longtemps, jusqu’en août 2015, dans une paroisse où il était au contact d’enfants.

Lire aussi :   Comment l’église de Lyon a couvert les actes de pédophilie du père Preynat

Depuis la révélation du scandale, Mgr Barbarin a dit avoir rencontré pour la première fois une victime du père Preynat en 2014. Il a ensuite déclaré avoir également entendu parler de l’affaire par un tiers dès 2007-2008.

Le parquet de Lyon a confirmé que les autorités diocésaines avaient eu connaissance de soupçons visant le père Preynat entre 2005 et 2010, mais que cette période était couverte par la prescription (qui est de trois ans en matière de non-dénonciation). Pour la période postérieure à 2014, le parquet a considéré qu’il n’y avait pas eu de volonté d’entraver l’action de la justice en cachant la vérité.

Faits commis entre 1986 et 1991

Un des plaignants, François Devaux, membre de l’association La Parole libérée, qui rassemble des victimes du père Peynat, a réagi à la décision du procureur, expliquant être « sur un débat moral, pas juridique » :

« Ce qui m’intéresse, c’est le débat de société. Combien de temps les citoyens français vont accepter que des prêtres pédophiles soient en lien avec des enfants ? »

M. Devaux n’a pas exclu l’éventualité de saisir directement un juge d’instruction en déposant une plainte avec constitution de partie civile.

Le père Bernard Preynat a été mis en examen le 27 janvier après avoir reconnu des faits commis entre 1986 et 1991, au moment où il encadrait un groupe scout à Sainte-Foy-lès-Lyon, dans la banlieue ouest de Lyon. Il avait été écarté du groupe après le signalement d’une famille, mais avait ensuite continué à être en contact avec des enfants, notamment en leur enseignant le catéchisme.

Il a également été placé sous le statut de témoin assisté pour des viols qu’il a avoués en garde à vue.

Lire aussi :   Affaire Barbarin : Lyon entre justice et miséricorde

Abandon des poursuites contre le cardinal Barbarin pour « non dénonciation » de faits pédophiles, l’enquête classée sans suite

CARDINAL BARBARIN

JUSTICE – L’enquête pour « non-dénonciation » d’agressions sexuelles sur mineurs et « non-assistance à personne en danger », dans laquelle le cardinal Philippe Barbarin a été mis en cause, a été classée sans suite, a indiqué lundi à l’AFP le procureur de la République de Lyon.

Des victimes du père Bernard Preynat, mis en examen fin janvier pour des agressions sexuelles commises sur des scouts lyonnais il y a plus de 25 ans, reprochaient en particulier au cardinal de ne pas avoir dénoncé les agissements du religieux à la justice et de l’avoir laissé en poste trop longtemps, jusqu’en août 2015, dans une paroisse où il était au contact d’enfants.

Au terme d’une enquête préliminaire ordonnée en mars, le procureur Marc Cimamonti a estimé que les infractions visées n’étaient pas constituées, notamment celle particulièrement sensible de la « non-dénonciation ».

Les suites de l’affaire Preynat

Plusieurs plaintes visant Mgr Barbarin, une des personnalités les plus influentes de l’Église catholique en France, et d’autres membres de l’Église avaient été déposées par des victimes du père Preynat, mis en examen pour des faits commis entre 1986 et 1991.

Depuis la révélation du scandale, le primat des Gaules a affirmé avoir rencontré pour la première fois une victime du père Preynat en 2014. Il a ensuite déclaré avoir également entendu parler de l’affaire, via un tiers, dès 2007-2008. Le parquet de Lyon a confirmé que les autorités diocésaines avaient eu connaissance de soupçons visant le père Preynat entre 2005 et 2010, mais que cette période était couverte par la prescription qui est de trois ans en matière de non-dénonciation.

Pour la période post-2014, le parquet a considéré qu’il n’y avait pas eu de volonté d’entraver l’action de la justice en cachant la vérité.

« Nous sommes sur un débat moral, pas juridique »

« C’est la décision du procureur de la République, elle lui appartient. Je ne suis pas positionné pour juger. Et nous, nous sommes sur un débat moral, pas juridique », a réagi François Devaux, l’un des plaignants et membre de l’association la Parole Libérée.

« Ce qui m’intéresse, c’est le débat de société. Combien de temps les citoyens français vont accepter que des prêtres pédophiles soient en lien avec des enfants? » a-t-il ajouté. François Devaux n’a pas exclu la possibilité de saisir directement un juge d’instruction via une plainte avec constitution de partie civile.

A la mi-mars à Lourdes, lors d’une assemblée des évêques de France plombée par l’affaire, le cardinal Barbarin avait assuré n’avoir « jamais couvert le moindre acte de pédophilie ».

Lire aussi :

» Quatre prêtres écartés du diocèse de Lyon pour des faits d’abus sexuels

» BLOG – Monseigneur Philippe Barbarin, il est temps que vous vous expliquiez

Affaire Barbarin: l’enquête pour « non-dénonciation » classée sans suite

Le cardinal Philippe Barbarin, le 15 mars 2016 à Lourdes

L’enquête pour « non-dénonciation » d’agressions sexuelles sur mineurs et « non-assistance à personne en danger », dans laquelle le cardinal Philippe Barbarin a été mis en cause, a été classée sans suite, a indiqué lundi à l’AFP le procureur de la République de Lyon.

Des victimes du père Bernard Preynat, mis en examen fin janvier pour des agressions sexuelles commises sur des scouts lyonnais il y a plus de 25 ans, reprochaient en particulier au cardinal de ne pas avoir dénoncé les agissements du religieux à la justice et de l’avoir laissé en poste trop longtemps, jusqu’en août 2015, dans une paroisse où il était au contact d’enfants.

Au terme d’une enquête préliminaire ordonnée en mars, le procureur Marc Cimamonti a estimé que les infractions visées n’étaient pas constituées, notamment celle particulièrement sensible de la « non-dénonciation ».

Plusieurs plaintes visant Mgr Barbarin, une des personnalités les plus influentes de l?Église catholique en France, et d’autres membres de l?Église avaient été déposées par des victimes du père Preynat, mis en examen pour des faits commis entre 1986 et 1991.

Depuis la révélation du scandale, le primat des Gaules a affirmé avoir rencontré pour la première fois une victime du père Preynat en 2014. Il a ensuite déclaré avoir également entendu parler de l’affaire, via un tiers, dès 2007-2008.

Le parquet de Lyon a confirmé que les autorités diocésaines avaient eu connaissance de soupçons visant le père Preynat entre 2005 et 2010, mais que cette période était couverte par la prescription qui est de trois ans en matière de non-dénonciation.

Pour la période post-2014, le parquet a considéré qu’il n’y avait pas eu de volonté d’entraver l’action de la justice en cachant la vérité.

« C’est la décision du procureur de la République, elle lui appartient. Je ne suis pas positionné pour juger. Et nous, nous sommes sur un débat moral, pas juridique », a réagi François Devaux, l’un des plaignants et membre de l’association la Parole Libérée.

« Ce qui m’intéresse, c’est le débat de société. Combien de temps les citoyens français vont accepter que des prêtres pédophiles soient en lien avec des enfants? » a-t-il ajouté.

M. Devaux n’a pas exclu la possibilité de saisir directement un juge d’instruction via une plainte avec constitution de partie civile.

A la mi-mars à Lourdes, lors d’une assemblée des évêques de France plombée par l’affaire, le cardinal Barbarin avait assuré n’avoir « jamais couvert le moindre acte de pédophilie ».

L’affaire secoue le diocèse de Lyon et l?Église de France depuis plusieurs mois.

Affaire Barbarin : l’enquête classée sans suite, les victimes « très déçues »

Francetv info avec AFP
Affaire Barbarin : l’enquête classée sans suite, les victimes « très déçues »

L’enquête pour « non-dénonciation de crime » visant le cardinal Barbarin après des accusations de pédophilie au sein du diocèse de Lyon a été classée sans suite, a indiqué le procureur de la République de Lyon, lundi 1er août.

Cette enquête avait été ouverte en mars dernier à la suite d’un signalement de victimes de Bernard Preynat. Après avoir reconnu les faits, ce prêtre lyonnais avait été mis en examen le 27 janvier pour des agressions sexuelles sur de jeunes scouts datant de 1986 à 1991.

Les victimes mettaient en cause plusieurs responsables du diocèse de Lyon et de l’Eglise qu’elles accusent de ne pas avoir dénoncé à la justice les agissements passés de ce prêtre. Le cardinal Barbarin avait été entendu par les autorités en juin dernier. Il avait alors assuré n’avoir « jamais couvert le moindre acte de pédophilie ».

« On est très déçus »

A l’annonce de la décision, les membres de l’association La Parole Libérée, qui a lancé l’affaire à l’automne dernier, ont fait part de leur leur déception. « On est très déçus. On était persuadés que le procureur allait instruire le dossier, parce qu’il est très volumineux », a réagi François Devaux, porte-parole de l’association, interrogé par francetv info.

« Cette décision clôt le débat alors qu’il est nécessaire sur le plan moral, regrette-t-il encore. Tous les foyers de France se sont posés la question. Cela peut se conclure par un non-lieu du fait des dates, mais il faut d’abord savoir si les chefs d’accusation sont justes ou pas. » François Devaux se félicite toutefois que « l’institution catholique [se soit] beaucoup remise en question ces derniers mois. C’est une bonne chose ».

« Nous allons nous orienter vers un dépôt de plainte avec constitution de partie civile, cela obligera le parquet à instruire le dossier pour que le peuple français puisse savoir », a également fait savoir le responsable de La Parole libérée.

L’enquête visant Mgr Barbarin classée sans suite

L’ENQUÊTE SUR MGR BARBARIN CLASSÉE SANS SUITE

Le parquet de Lyon a décidé lundi de classer sans suite l’affaire pour « non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs » et « non-assistance à personne en danger » visant le cardinal Philippe Barbarin. /Photo prise le 25 mars 2016/REUTERS/Robert Pratta

LYON (Reuters) – Le parquet de Lyon a décidé lundi de classer sans suite l’affaire pour « non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs » et « non-assistance à personne en danger » visant le cardinal Philippe Barbarin, a-t-on appris de source judiciaire.

Ces enquêtes avaient été ouvertes après le dépôt de plainte de six personnes contre l’archevêque de Lyon ainsi que des membres de son entourage et des représentants du Vatican.

Ces personnes disent avoir été victimes dans leur enfance, dans les années 70 et 80, d’attouchements sexuels de la part du père Bernard Preynat, prêtre dans le diocèse qui encadrait les réunions de jeunes scouts.

Elles reprochent au cardinal Barbarin de ne pas avoir dénoncé à la justice des gestes pourtant reconnus par leur auteur et de l’avoir laissé en poste jusqu’à l’été 2015.

« Le parquet a appliqué pleinement le droit dans cette affaire mais encore une fois, ceci ne fait pas oublier au cardinal les mois qui viennent de s’écouler qui étaient des mois certes sans doute de souffrance pour des gens qui ont été victimes naguère, mais également pour lui », a commenté sur BFM TV l’un des avocats de Mgr Barbarin, Me André Soulier.

« Ça n’est pas une décision que nous prenons comme une décision de revanche », a-t-il ajouté.

Les responsables de l’association « La Parole Libérée », qui a lancé l’affaire à l’automne dernier, ont dit leur déception et annoncé leur intention de poursuivre leur combat judiciaire.

« On est très déçus, choqués sur le plan moral, et un peu surpris par cette décision », a dit à Reuters François Devaud, porte-parole de « La Parole Libérée ». Il dit vouloir s’orienter « vers un dépôt de plainte avec constitution de partie civile pour pouvoir instruire ce dossier de façon sérieuse ».

« Le message envoyé par cette décision de classement sans suite qui consiste à se cacher derrière la prescription est regrettable », a-t-il encore commenté. « On sait que le cardinal Barbarin était au courant des faits et qu’il a menti sur les dates ».

Le cardinal Barbarin avait été entendu en audition libre pendant dix heures par les enquêteurs de la brigade de la famille le 8 juin. Le père Bernard Preynat a été mis en examen le 27 janvier dernier.

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Vos réactions 

Graphisto                                            Manifestement, la justice n’est pas indépendante. Et quand Barbarin dit : » La majorité des faits, grâce à Dieu, sont prescrits, mais certains peut-être pas », c’est un cardinal qui dit ça !! Elle est belle la religion, avec des dirigeants aussi cyniques. Les victimes, qu’elles se débrouillent avec leur détresse et leurs vies brisées.

untel                                                    Affaire classée. L’actualité est assez riche pour ne pas perdre notre temps à persécuter des innocents.

Vincent D.                                           Les commentaires sur Internet sont à vomir. Cela est d’autant plus incroyable qu’ils émanent de personnes n’ayant manifestement jamais ouvert un Code de procédure pénale et qui souhaitent faire du droit leur métier. Ces personnes se permettent de juger alors qu’ils n’ont qu’un compte rendu édulcoré par une presse toujours plus à la recherche de scoop et en aucun cas un accès au dossier. Vous avez des propositions ? Nous attendons votre candidature aux prochaines élections, des motivé(e)s?

 Cynique du Bon Sens et Raison  C’est toujours si simple et facile de classer ! Nous avons là une expertise juridique française

  • défroqué                                              « Dieu merci, les faits sont prescrits » Barbarin ne pouvait être inquiété par la justice que pendant 3 ans. Il a malgré tout laisser un pédophile en présence d’enfants, qu’attend il pour démissionner ?                                                             martine s                                               le primat des gaules ne pouvait que protéger les prètres violeurs !!! démission monsignore !!! pour l’honneur …………………………

     

  • Avatar

    Avatar Selon que vous serez puissant ou misérable,

    Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. (Jean de la Fontaine – Les animaux malades de la peste)     Pour sa défense, il a eut un argument en béton:<<le seigneur= » » n’a= » » t’il= » » pas= » » dit= » » « laissez= » » venir= » » à= » » moi= » » les= » » petits= » » enfants »?= » »>>

  • Avatar

    Avant de parler de complot il faut analyser sereinement la chose. la loi est la même pour tout le monde. Le Procureur ne fait qu’appliquer la loi. Si les faits sont trop anciens il y a prescription et on n’est pas tenu de dénoncer un crime prescrit. Il faut aussi connaitre le degré de connaissance du crime qu’avait la personne pour laquelle l’enquête est ouverte, si les éléments ne sont pas assez probant (détails, dates), il n’est pas possible de poursuivre X ou Y pour non dénonciation si on ne peut prouver (et je dis bien « prouver ») que X ou Y avait connaissance de faits nouveaux (certains était déjà jugés) et non prescrits. Ce qui lui était surtout reproché, c’est d’avoir laissé en poste un homme déjà condamné pour les même faits. Mais là aussi, la décision de maintien en poste est antérieur à sa nomination à ce poste et c’est donc à son prédécesseur qu’il aurait fallu faire ces reproches. Tout n’est pas pourri. Il faut juste appliquer la logique de la loi qui n’est bien sur pas parfaite mais qui permet de garantir la liberté de tous et aussi éviter l’arbitraire. Quand on entend certains parler, ça fait peur. On se retrouve plongé dans le moyen age, jugé en place publique à coup de pierres.

  •  
  • dans toutes les religions il y a des pourris malheureusement …..
  • … ma parole, c’est même plus une justice, c’est carrément un jackpot !
  • Il est bien qu’il ait été reconnu innocent .

    Le Cardinal n’a pas manqué à ses devoirs.

  • Si c’était Durand, plombier il serait déjà incarcéré, mais la devise ce ce gouvernement c’est : tout pour l’obscurantisme. 
  • Avatar
  • Il suffit de voir dans quel bordel elles nous ont mises ces religions sur toute la surface du globe!
  • bon d’accord, c’est des pas-beaux-très-vilains, mais dans le cas précis le pb. est bien du côté de la justice…
  • Ne vous laissez pas tromper ainsi.

    Si dans l’Eglise, certains Prêtres commettent des choses ignobles,
    ce n’est pas de la faute de l’Eglise, mais de l’homme qui les commet.      Par contre passez voir, dans d’autres religions où ces choses ignobles sont considérées comme normales !!!

  • Avatar Dégueulasse !!! Les plus pourris sont les plus protégés dans ce monde !!!
  • AvatarPunaise !!! Ce n’est pas normal… il est autant coupable de savoir, de ne rien avoir dit, que les auteurs eux-même…
  • De toute façon l’église catholique n’est jamais condamnée pour ses exactions.

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