Les portables et les tablettes pour les moins de 13 ans : attention danger

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Alerte sur les dangers des radiofréquences pour les enfants

LE MONDE Pierre Le Hir

Technologies sans fil, prudence ! C’est l’avertissement que lance, à l’adresse des parents comme des pouvoirs publics, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) dans un rapport d’expertise sur l’exposition aux radiofréquences et la santé des enfants, publié vendredi 8 juillet. Elle pointe en particulier « des effets possibles sur les fonctions cognitives et le bien-être », qui la conduisent à préconiser « un usage modéré et encadré » de ces technologies.

En 2013, l’Anses avait déjà rendu un avis général dans lequel elle recommandait de réduire l’exposition des enfants aux radiofréquences émises par les téléphones mobiles. Elle va cette fois plus loin, en s’attachant aux effets potentiels des champs électromagnétiques émanant des multiples sources auxquelles sont soumis les plus jeunes : téléphones mobiles et tablettes tactiles pour enfants, mais aussi jouets radiocommandés (voitures, locomotives, peluches…), robots communicants, talkies-walkies, veille-bébés (babyphones) et autres dispositifs de surveillance (tels que les bracelets émettant un signal lorsque le bambin s’éloigne d’un périmètre donné).

Difficile de mesurer à quel point cette batterie d’objets est présente dans les chambres des enfants français. Il n’existe pas de chiffres sur le taux d’équipement des ménages en babyphones ou en jouets radiocommandés. Le pourcentage de fillettes et de garçonnets possédant un téléphone portable n’est pas non plus connu. On sait seulement que chez leurs aînés, de 12 à 17 ans, la part d’individus possédant un smartphone a bondi de 22 % en 2011 à 55 % en 2013.

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Usage de plus en plus précoce

Pour autant, souligne le rapport, « les données disponibles montrent une très forte expansion de l’usage des nouvelles technologies sans fil, notamment chez les très jeunes enfants. » Ceux-ci possèdent leur propre téléphone mobile « de plus en plus précocement, même si la première utilisation se situe rarement avant l’âge de sept ans. » En outre, « la multiplicité et la diversité des lieux fréquentés (domicile, école, lieux publics, installations sportives et culturelles) engendrent des situations d’expositions très variables. » Si bien que très tôt, et même « dès la phase de développement in utero », la plupart sont exposés à des sources « placées à proximité et parfois au contact du corps ».

Or, plus la source émettrice est proche – c’est le cas du portable collé à l’oreille ou du babyphone posé dans le berceau – et plus la quantité de rayonnement, c’est-à-dire d’énergie absorbée par la tête ou par les tissus du corps humain, est importante. Sans parler des éventuels effets autres que thermiques, et encore très mal connus, des champs électromagnétiques.

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Fonctions cognitives et bien-être

Le comité d’experts s’est focalisé sur les enfants de moins de six ans, au sujet desquels on trouve peu d’études dans la littérature scientifique internationale. Il a donc pris en compte les données disponibles sur l’exposition aux radiofréquences pendant toutes les phases du développement de l’individu, depuis la période in utero jusqu’à la fin de l’adolescence. Il a aussi considéré les travaux menés sur des animaux. Et il a passé au crible les différents effets sanitaires possibles, en évaluant, pour chacun, le « niveau de preuve ».

Il en ressort que « les données actuelles ne permettent pas de conclure à l’existence ou non d’un effet des radiofréquences chez l’enfant », pour ce qui est du comportement, des fonctions auditives, du développement, du système reproducteur, du système immunitaire et de la toxicité systémique (effet biologique non localisé). Il en va de même pour les effets cancérogènes et tératogènes (entraînant des malformations).

Cela ne signifie pas que de tels effets sont écartés, mais seulement que le niveau de preuve est insuffisant pour trancher. En 2011, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé les radiofréquences comme « peut-être cancérogènes pour l’homme ». Et l’Anses rappelle qu’en 2013, elle avait établi un « effet possible » des radiofréquences sur l’apparition de gliomes (tumeurs du cerveau) pour les utilisateurs intensifs de téléphone mobile. Les études publiées ne permettent cependant pas d’être affirmatif dans le cas spécifique des enfants.

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En revanche, les experts concluent à « un effet possible des radiofréquences sur les fonctions cognitives de l’enfant », telles que la mémoire, l’attention, les capacités psychomotrices ou le langage. Sur ce point, précisent-ils, « les résultats montrant des effets aigus [à court terme] se basent sur des études expérimentales dont la méthodologie est bien maîtrisée. »

Ils posent le même diagnostic d’« effet possible » sur le « bien-être » des enfants, un état défini par l’absence de troubles du sommeil ou de symptômes tels que fatigue, stress, anxiété, irritabilité, difficultés de concentration ou maux de tête. Toutefois, ils notent que « ces effets pourraient être liés à l’usage des téléphones mobiles plutôt qu’aux radiofréquences qu’ils émettent ». Autrement dit, cernes, migraines et problèmes de concentration résultent peut-être tout simplement du temps volé au sommeil par l’usage des portables.

Revoir la réglementation

Même si, pour la plupart des troubles ou pathologies envisagés, les résultats ne sont pas conclusifs, le comité d’experts appelle à redoubler de vigilance. « Les enfants ne sont pas des adultes miniatures, souligne Olivier Merckel, chargé des nouvelles technologies à l’Anses et coordinateur du rapport. Du fait de leur plus petite taille, de leurs spécificités anatomiques et morphologiques et des caractéristiques de certains de leurs tissus, ils sont davantage exposés. En particulier, les zones périphériques de leur cerveau sont plus exposées que celles des adultes aux radiofréquences. » Des études dosimétriques ont aussi mis en évidence une plus forte exposition de la moelle osseuse chez les enfants.

L’Anses préconise donc que tous les équipements radioélectriques, en particulier ceux destinés à la jeunesse, soient soumis « aux mêmes obligations réglementaires en matière de contrôle des niveaux d’exposition et d’information du public que celles encadrant les téléphones mobiles », ce qui n’est actuellement pas le cas. Elle prône également de « réévaluer la pertinence » de l’indicateur qui sert aujourd’hui à mesurer l’exposition des usagers – le débit d’absorption spécifique (DAS) – et de développer « un indicateur représentatif de l’exposition réelle, quelles que soient les conditions d’utilisation ».

De surcroît, s’agissant cette fois des radiofréquences générées par des sources lointaines (antennes-relais, émetteurs de radio et de télévision), elle recommande de « reconsidérer les valeurs limites d’exposition réglementaires », afin d’assurer « des marges de sécurité suffisamment grandes » pour protéger la santé des enfants. Des pays comme le Canada ou les Pays-Bas ont déjà baissé ces limites, mais les parlementaires français n’ont pas suivi cet exemple dans la loi sur les ondes de janvier 2015.

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Si de telles mesures relèvent de la législation française ou européenne, l’Anses prodigue des conseils aux parents :

« Inciter leurs enfants à un usage raisonné du téléphone mobile, en évitant les communications nocturnes et en limitant la fréquence et la durée des appels. »

« Pour une fois, les choses bougent dans le bon sens, se félicite Janine Le Calvez, présidente de l’association Pour une réglementation des antennes-relais de téléphonie mobile (Priartem). Le rapport pointe des questions sanitaires que nous soulevons depuis longtemps. Nous avons enfin le sentiment d’être écoutés. Reste à mettre en œuvre les recommandations, à commencer par la suppression des appareils sans fil dans les écoles primaires. »

Les ondes peuvent avoir un impact sur les fonctions cognitives des enfants

Le siège de l’Anses, l’Agence nationale de securité sanitaire de l?alimentation, de l?environnement et du travail à Maison-Alfort,le 7 juillet 2015

Les ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables, les tablettes tactiles ou les jouets connectés peuvent avoir des effets sur les fonctions cognitives – mémoire, attention, coordination – des enfants, indique vendredi un rapport de l’Agence sanitaire (Anses).

Les experts, qui recommandent de limiter l’exposition des jeunes populations, ont également recensé des effets négatifs sur le bien-être (fatigue, troubles du sommeil, stress, anxiété), qu’ils attribuent non pas aux ondes elles mêmes, mais à une utilisation intensive du téléphone portable.

Dans son état des lieux des connaissances, l’Agence nationale de sécurité sanitaire indique en revanche que « les données actuelles issues de la littérature internationale ne permettent pas de conclure à l’existence ou non d’effets chez l’enfant sur le comportement, les fonctions auditives, le développement, le système reproducteur ou immunitaire, ni d’effets cancérogènes ».

Dans certains cas, comme pour le système reproducteur ou les cancers, « il n’y a pratiquement pas d’études disponibles pour les enfants », explique à l’AFP Olivier Merckel, chef de l’évaluation du risque lié aux nouvelles technologies à l’Anses.

Pour d’autres cas de figure, comme les fonctions auditives, « il n’y a rien de flagrant en matière d’effet négatif », dit-il.

Concernant les effets sur le bien-être (fatigue, anxiété), « l’effet observé pourrait être davantagé lié à l’usage fait des téléphones portables plutôt qu’aux radiofréquences elles mêmes », explique le spécialiste.

Certaines études semblent aussi associer « un usage intensif du téléphone portable par des jeunes et une santé mentale affectée », qui se traduit par des comportements à risque, de la dépression ou des idées suicidaires, relève l’Anses, en souhaitant que des travaux complémentaires soient faits pour vérifier la relation de cause à effet.

Sur la base de ces constats, l’Anses réitère sa recommandation de 2013 de s’en tenir à « un usage modéré » des téléphones portables et d’utiliser le plus souvent possible le kit mains-libres.

« Le téléphone mobile reste la source majeure d’exposition aux radiofréquences, c’est la plus intense », souligne Olivier Merckel.

Cela est du à la puissance intrinsèque des ondes émises par les téléphones et au fait qu’ils soient placés directement contre le corps (à l’oreille ou dans une poche).

– Les enfants plus exposés –

Ces conseils de modération, valables pour les adultes, ciblent particulièrement les enfants qui sont plus sensibles aux ondes que leurs aînés pour des raisons physiologiques.

« Nous sommes aujourd’hui certains que les enfants sont plus exposés que les adultes du fait de leurs différences morphologiques et anatomiques », explique Olivier Merckel. « Ce ne sont pas de petits adultes », insiste-t-il.

Au niveau du cerveau en particulier, certaines zones encore en transformation sont plus sensibles aux ondes.

Or, les très jeunes enfants – moins de six ans – sont aujourd’hui exposés très tot – même in utero – à de plus en plus d’ondes en raison du développement tous azimuts des technologies sans fil (tablettes, jouets connectés, wifi…).

D’où les recommendations de l’Anses d’appliquer à tous les dispositifs émetteurs d’ondes « les mêmes obligations réglementaires » que pour les téléphones. Principalement la mesure du débit d’absorption spécifique (DAS), qui correspond à la quantité d’énergie absorbée par le corps, et la publicité de cette information.

« Nous avons des interrogations sur les tablettes, notamment celles qui fonctionnent non pas en wifi mais en 3G ou 4G », confie l’expert de l’Anses.

L’agence sanitaire voudrait aussi que les conditions de ces mesures soient révisées pour être plus proches des conditions d’utilisation et que le niveau d’exposition générale aux ondes soit « reconsidéré » pour assurer des marges de sécurité plus importantes, en particulier pour les enfants.

Les experts ont en revanche écarté une interdiction des téléphones portables aux moins de six ans, votée en 2010 mais dont le décret n’est jamais paru.

« Il n’y pas de données sanitaires pour justifier une telle mesure », affirme Olivier Merckel. Si l’utilisation à un si jeune âge des téléphones portables est « heureusement rare », il préconise de « retarder l’âge de la première utilisation ».

Les ondes peuvent avoir un impact sur les fonctions cognitives des enfants

Les ondes peuvent avoir un impact sur les fonctions cognitives des enfants

Téléphone portable pour enfant., ISOPRESS / SIPA

ENFANCE – Les experts de l’Anses recommandent de limiter l’exposition des jeunes populations…

Les ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables, les tablettes tactiles ou les jouets connectés peuvent avoir des effets sur les fonctions cognitives – mémoire, attention, coordination – des enfants, indique vendredi un rapport de l’Agence sanitaire (Anses).

Les experts, qui recommandent de limiter l’exposition des jeunes populations, ont également recensé des effets négatifs sur le bien-être (fatigue, troubles du sommeil, stress, anxiété), qu’ils attribuent non pas aux ondeselles mêmes, mais à une utilisation intensive du téléphone portable.

Pas d’effets cancérogènes identifiés

Dans son état des lieux des connaissances, l’Agence nationale de sécurité sanitaire indique en revanche que « les données actuelles issues de la littérature internationale ne permettent pas de conclure à l’existence ou non d’effets chez l’enfant sur le comportement, les fonctions auditives, le développement, le système reproducteur ou immunitaire, ni d’effets cancérogènes ».

Dans certains cas, comme pour le système reproducteur ou les cancers, « il n’y a pratiquement pas d’études disponibles pour les enfants », explique à l’AFP Olivier Merckel, chef de l’évaluation du risque lié aux nouvelles technologies à l’Anses. Pour d’autres cas de figure, comme les fonctions auditives, « il n’y a rien de flagrant en matière d’effet négatif », dit-il. Concernant les effets sur le bien-être (fatigue, anxiété), « l’effet observé pourrait être davantage lié à l’usage fait des téléphones portables plutôt qu’aux radiofréquences elles-mêmes », explique le spécialiste.

Un « usage modéré » recommandé

Certaines études semblent aussi associer « un usage intensif du téléphone portable par des jeunes et une santé mentale affectée », qui se traduit par des comportements à risque, de la dépression ou des idées suicidaires, relève l’Anses, en souhaitant que des travaux complémentaires soient faits pour vérifier la relation de cause à effet.

Sur la base de ces constats, l’Anses réitère sa recommandation de 2013 de s’en tenir à « un usage modéré » des téléphones portables et d’utiliser le plus souvent possible le kit mains libres. « Le téléphone mobile reste la source majeure d’exposition aux radiofréquences, c’est la plus intense », souligne Olivier Merckel. Cela est dû à la puissance intrinsèque des ondes émises par les téléphones et au fait qu’ils soient placés directement contre le corps (à l’oreille ou dans une poche).

Les ondes peuvent nuire au développement du cerveau des enfants

écran tablette enfants

Un rapport de l’Agence sanitaire estime que l’exposition aux radiofréquences a « des effets possibles sur les fonctions cognitives et le bien-être » des enfants.

Portables et tablettes. Leurs ondes nocives pour les moins de 13 ans

  • fatigue, troubles du sommeil, stress, anxiété, l'usage des tablettes et des téléphones portable n'est pas sans danger pour les enfants de moins de 13 ans.

Les ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables, tablettes tactiles et jouets connectés peuvent avoir des effets sur les fonctions cognitives – mémoire, attention, coordination – des enfants.

Un rapport de l’Agence sanitaire (Anses) indiquait vendredi que les ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables, tablettes tactiles et jouets connectés ne sont pas sans risque. En janvier une étude américaine pointaint déjà leurs effets sur les sommeil des plus jeunes.

L’Anses recommande de limiter l’exposition des jeunes populations et recense des effets négatifs sur le bien-être (fatigue, troubles du sommeil, stress, anxiété), qu’elle attribue non pas aux ondes elles-mêmes, mais à une utilisation intensive du téléphone portable.

L’Anses remarque toutefois que la « littérature internationale ne permet pas de conclure à l’existence ou non d’effets chez l’enfant sur le comportement, les fonctions auditives, le développement, le système reproducteur ou immunitaire, ni d’effets cancérogènes ».

Relation de cause à effet

Certaines études semblent aussi associer « un usage intensif du téléphone portable par des jeunes et une santé mentale affectée », qui se traduit par des comportements à risque, de la dépression ou des idées suicidaires, sans que la relation de cause à effet soit encore vérifiée.

Sur la base de ces constats, l’Anses réitère sa recommandation de 2013 de s’en tenir à « un usage modéré » des téléphones portables et d’utiliser le plus souvent possible le kit mains libres.

Usage intensif

« Le téléphone mobile reste la source majeure d’exposition aux radiofréquences, c’est la plus intense », souligne Olivier Merckel. Cela est dû à la puissance intrinsèque des ondes émises par les téléphones et au fait qu’ils soient placés directement contre le corps (à l’oreille ou dans une poche).

Ces conseils de modération, valables pour les adultes, ciblent particulièrement les enfants qui sont plus sensibles aux ondes que leurs aînés pour des raisons physiologiques. « Nous sommes aujourd’hui certains que les enfants sont plus exposés que les adultes du fait de leurs différences morphologiques et anatomiques », explique Olivier Merckel.Au niveau du cerveau en particulier, certaines zones encore en transformation sont plus sensibles aux ondes.

« Retarder l’âge de la première utilisation »

Or, les très jeunes enfants – moins de six ans – sont aujourd’hui exposés très tôt – même in utero – à de plus en plus d’ondes en raison du développement tous azimuts des technologies sans fil (tablettes, jouets connectés, wifi…).

« Nous avons des interrogations sur les tablettes, notamment celles qui fonctionnent non pas en wifi mais en 3G ou 4G », confie l’expert de l’Anses.

Les experts ont en revanche écarté une interdiction des téléphones portables aux moins de six ans, votée en 2010 mais dont le décret n’est jamais paru. « Il n’y a pas de données sanitaires pour justifier une telle mesure », affirme Olivier Merckel. Si l’utilisation à un si jeune âge des téléphones portables est « heureusement rare », il préconise de « retarder l’âge de la première utilisation ».

Les ondes peuvent avoir un impact sur les fonctions cognitives des enfants

Les ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables, les tablettes tactiles ou les jouets connectés peuvent avoir des effets sur les fonctions cognitives – mémoire, attention, coordination – des enfants, indique vendredi un rapport de l’Agence sanitaire (Anses).

es experts recommandent de limiter l'exposition des jeunes populations aux ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables, les tablettes tactiles ou les jouets connectés. Photo Gordana Jovanovic/Istock.com

Les experts, qui recommandent de limiter l’exposition des jeunes populations, ont également recensé des effets négatifs sur le bien-être (fatigue, troubles du sommeil, stress, anxiété), qu’ils attribuent non pas aux ondes elles mêmes, mais à une utilisation intensive du téléphone portable.

Dans son état des lieux des connaissances, l’Agence nationale de sécurité sanitaire indique en revanche que « les données actuelles issues de la littérature internationale ne permettent pas de conclure à l’existence ou non d’effets chez l’enfant sur le comportement, les fonctions auditives, le développement, le système reproducteur ou immunitaire, ni d’effets cancérogènes ».

Dans certains cas, comme pour le système reproducteur ou les cancers, « il n’y a pratiquement pas d’études disponibles pour les enfants », explique à l’AFP Olivier Merckel, chef de l’évaluation du risque lié aux nouvelles technologies à l’Anses.

Pour d’autres cas de figure, comme les fonctions auditives, « il n’y a rien de flagrant en matière d’effet négatif », dit-il.

Concernant les effets sur le bien-être (fatigue, anxiété), « l’effet observé pourrait être davantagé lié à l’usage fait des téléphones portables plutôt qu’aux radiofréquences elles-mêmes », explique le spécialiste.

L’usage intensif du téléphone pose problème

Certaines études semblent aussi associer « un usage intensif du téléphone portable par des jeunes et une santé mentale affectée », qui se traduit par des comportements à risque, de la dépression ou des idées suicidaires, relève l’Anses, en souhaitant que des travaux complémentaires soient faits pour vérifier la relation de cause à effet.

Sur la base de ces constats, l’Anses réitère sa recommandation de 2013 de s’en tenir à « un usage modéré » des téléphones portables et d’utiliser le plus souvent possible le kit mains-libres.

« Le téléphone mobile reste la source majeure d’exposition aux radiofréquences, c’est la plus intense », souligne Olivier Merckel.

Cela est du à la puissance intrinsèque des ondes émises par les téléphones et au fait qu’ils soient placés directement contre le corps (à l’oreille ou dans une poche).

Les enfants plus exposés que les adultes

Ces conseils de modération, valables pour les adultes, ciblent particulièrement les enfants qui sont plus sensibles aux ondes que leurs aînés pour des raisons physiologiques.

« Nous sommes aujourd’hui certains que les enfants sont plus exposés que les adultes du fait de leurs différences morphologiques et anatomiques », explique Olivier Merckel. « Ce ne sont pas de petits adultes », insiste-t-il.

Au niveau du cerveau en particulier, certaines zones encore en transformation sont plus sensibles aux ondes.

Or, les très jeunes enfants – moins de six ans – sont aujourd’hui exposés très tot – même in utero – à de plus en plus d’ondes en raison du développement tous azimuts des technologies sans fil (tablettes, jouets connectés, wifi…).

D’où les recommandations de l’Anses d’appliquer à tous les dispositifs émetteurs d’ondes « les mêmes obligations réglementaires » que pour les téléphones. Principalement la mesure du débit d’absorption spécifique (DAS), qui correspond à la quantité d’énergie absorbée par le corps, et la publicité de cette information.

Pas d’interdiction du téléphone pour les moins de 6 ans

« Nous avons des interrogations sur les tablettes, notamment celles qui fonctionnent non pas en wifi mais en 3G ou 4G », confie l’expert de l’Anses.

L’agence sanitaire voudrait aussi que les conditions de ces mesures soient révisées pour être plus proches des conditions d’utilisation et que le niveau d’exposition générale aux ondes soit « reconsidéré » pour assurer des marges de sécurité plus importantes, en particulier pour les enfants.

Les experts ont en revanche écarté une interdiction des téléphones portables aux moins de six ans, votée en 2010 mais dont le décret n’est jamais paru.

« Il n’y pas de données sanitaires pour justifier une telle mesure », affirme Olivier Merckel. Si l’utilisation à un si jeune âge des téléphones portables est « heureusement rare », il préconise de « retarder l’âge de la première utilisation ».

Les ondes peuvent avoir un impact sur les fonctions cognitives des enfants

L'Anses réitère sa recommandation de 2013 de s'en tenir à

L’Anses réitère sa recommandation de 2013 de s’en tenir à « un usage modéré » des téléphones portables et d’utiliser le plus souvent possible le kit mains-libres / AFP/Archives

Les ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables, les tablettes tactiles ou les jouets connectés peuvent avoir des effets sur les fonctions cognitives – mémoire, attention, coordination – des enfants, indique vendredi un rapport de l’Agence sanitaire (Anses).

Les experts, qui recommandent de limiter l’exposition des jeunes populations, ont également recensé des effets négatifs sur le bien-être (fatigue, troubles du sommeil, stress, anxiété), qu’ils attribuent non pas aux ondes elles mêmes, mais à une utilisation intensive du téléphone portable.

Dans son état des lieux des connaissances, l’Agence nationale de sécurité sanitaire indique en revanche que « les données actuelles issues de la littérature internationale ne permettent pas de conclure à l’existence ou non d’effets chez l’enfant sur le comportement, les fonctions auditives, le développement, le système reproducteur ou immunitaire, ni d’effets cancérogènes ».

Dans certains cas, comme pour le système reproducteur ou les cancers, « il n’y a pratiquement pas d’études disponibles pour les enfants », explique à l’AFP Olivier Merckel, chef de l’évaluation du risque lié aux nouvelles technologies à l’Anses.

Pour d’autres cas de figure, comme les fonctions auditives, « il n’y a rien de flagrant en matière d’effet négatif », dit-il.

Certaines études semblent associer

Certaines études semblent associer « un usage intensif du téléphone portable par des jeunes et une santé mentale affectée », selon l’Anses / AFP/Archives

Concernant les effets sur le bien-être (fatigue, anxiété), « l’effet observé pourrait être davantagé lié à l’usage fait des téléphones portables plutôt qu’aux radiofréquences elles mêmes », explique le spécialiste.

Certaines études semblent aussi associer « un usage intensif du téléphone portable par des jeunes et une santé mentale affectée », qui se traduit par des comportements à risque, de la dépression ou des idées suicidaires, relève l’Anses, en souhaitant que des travaux complémentaires soient faits pour vérifier la relation de cause à effet.

Sur la base de ces constats, l’Anses réitère sa recommandation de 2013 de s’en tenir à « un usage modéré » des téléphones portables et d’utiliser le plus souvent possible le kit mains-libres.

« Le téléphone mobile reste la source majeure d’exposition aux radiofréquences, c’est la plus intense », souligne Olivier Merckel.

Cela est du à la puissance intrinsèque des ondes émises par les téléphones et au fait qu’ils soient placés directement contre le corps (à l’oreille ou dans une poche).

– Les enfants plus exposés –

Ces conseils de modération, valables pour les adultes, ciblent particulièrement les enfants qui sont plus sensibles aux ondes que leurs aînés pour des raisons physiologiques.

« Nous sommes aujourd’hui certains que les enfants sont plus exposés que les adultes du fait de leurs différences morphologiques et anatomiques », explique Olivier Merckel. « Ce ne sont pas de petits adultes », insiste-t-il.

Au niveau du cerveau en particulier, certaines zones encore en transformation sont plus sensibles aux ondes.

Or, les très jeunes enfants – moins de six ans – sont aujourd’hui exposés très tot – même in utero – à de plus en plus d’ondes en raison du développement tous azimuts des technologies sans fil (tablettes, jouets connectés, wifi…).

Le siège de l'Anses, l'Agence nationale de securité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail à Maison-Alfort,le 7 juillet 2015 / AFP/Archives

Le siège de l’Anses, l’Agence nationale de securité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail à Maison-Alfort,le 7 juillet 2015 / AFP/Archives

D’où les recommendations de l’Anses d’appliquer à tous les dispositifs émetteurs d’ondes « les mêmes obligations réglementaires » que pour les téléphones. Principalement la mesure du débit d’absorption spécifique (DAS), qui correspond à la quantité d’énergie absorbée par le corps, et la publicité de cette information.

« Nous avons des interrogations sur les tablettes, notamment celles qui fonctionnent non pas en wifi mais en 3G ou 4G », confie l’expert de l’Anses.

L’agence sanitaire voudrait aussi que les conditions de ces mesures soient révisées pour être plus proches des conditions d’utilisation et que le niveau d’exposition générale aux ondes soit « reconsidéré » pour assurer des marges de sécurité plus importantes, en particulier pour les enfants.

Les experts ont en revanche écarté une interdiction des téléphones portables aux moins de six ans, votée en 2010 mais dont le décret n’est jamais paru.

« Il n’y pas de données sanitaires pour justifier une telle mesure », affirme Olivier Merckel. Si l’utilisation à un si jeune âge des téléphones portables est « heureusement rare », il préconise de « retarder l’âge de la première utilisation ».

Les ondes des téléphones portables peuvent impacter les fonctions cognitives des enfants

ONDES PORTABLES ENFANTS

SANTÉ – Les ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables, les tablettes tactiles ou les jouets connectés peuvent avoir des effets sur les fonctions cognitives –mémoire, attention, coordination– des enfants, indique vendredi 8 juillet un rapport de l’Agence sanitaire (Anses).

Les experts, qui recommandent de limiter l’exposition des jeunes populations, ont également recensé des effets négatifs sur le bien-être (fatigue, troubles du sommeil, stress, anxiété), qu’ils attribuent non pas aux ondes elles mêmes, mais à une utilisation intensive du téléphone portable.

Dans son état des lieux des connaissances, l’Agence nationale de sécurité sanitaire indique en revanche que « les données actuelles issues de la littérature internationale ne permettent pas de conclure à l’existence ou non d’effets chez l’enfant sur le comportement, les fonctions auditives, le développement, le système reproducteur ou immunitaire, ni d’effets cancérogènes ».

Dans certains cas, comme pour le système reproducteur ou les cancers, « il n’y a pratiquement pas d’études disponibles pour les enfants », explique à l’AFP Olivier Merckel, chef de l’évaluation du risque lié aux nouvelles technologies à l’Anses. Pour d’autres cas de figure, comme les fonctions auditives, « il n’y a rien de flagrant en matière d’effet négatif », dit-il.

Comportements à risque, de la dépression ou des idées suicidaires

Concernant les effets sur le bien-être (fatigue, anxiété), « l’effet observé pourrait être davantage lié à l’usage fait des téléphones portables plutôt qu’aux radiofréquences elles-mêmes », explique le spécialiste.

Certaines études semblent aussi associer « un usage intensif du téléphone portable par des jeunes et une santé mentale affectée », qui se traduit par des comportements à risque, de la dépression ou des idées suicidaires, relève l’Anses, en souhaitant que des travaux complémentaires soient faits pour vérifier la relation de cause à effet.

Sur la base de ces constats, l’Anses réitère sa recommandation de 2013 de s’en tenir à « un usage modéré » des téléphones portables et d’utiliser le plus souvent possible le kit mains-libres.

« Le téléphone mobile reste la source majeure d’exposition aux radiofréquences, c’est la plus intense », souligne Olivier Merckel. Cela est du à la puissance intrinsèque des ondes émises par les téléphones et au fait qu’ils soient placés directement contre le corps (à l’oreille ou dans une poche).

Exposés in utero

Ces conseils de modération, valables pour les adultes, ciblent particulièrement les enfants qui sont plus sensibles aux ondes que leurs aînés pour des raisons physiologiques. « Nous sommes aujourd’hui certains que les enfants sont plus exposés que les adultes du fait de leurs différences morphologiques et anatomiques », explique Olivier Merckel. « Ce ne sont pas de petits adultes », insiste-t-il.

Au niveau du cerveau en particulier, certaines zones encore en transformation sont plus sensibles aux ondes. Or, les très jeunes enfants –moins de six ans– sont aujourd’hui exposés très tot –même in utero– à de plus en plus d’ondes en raison du développement tous azimuts des technologies sans fil (tablettes, jouets connectés, wifi…).

D’où les recommendations de l’Anses d’appliquer à tous les dispositifs émetteurs d’ondes « les mêmes obligations réglementaires » que pour les téléphones. Principalement la mesure du débit d’absorption spécifique (DAS), qui correspond à la quantité d’énergie absorbée par le corps, et la publicité de cette information.

« Nous avons des interrogations sur les tablettes, notamment celles qui fonctionnent non pas en wifi mais en 3G ou 4G », confie l’expert de l’Anses. L’agence sanitaire voudrait aussi que les conditions de ces mesures soient révisées pour être plus proches des conditions d’utilisation et que le niveau d’exposition générale aux ondes soit « reconsidéré » pour assurer des marges de sécurité plus importantes, en particulier pour les enfants.

Les experts ont en revanche écarté une interdiction des téléphones portables aux moins de six ans, votée en 2010 mais dont le décret n’est jamais paru. « Il n’y pas de données sanitaires pour justifier une telle mesure », affirme Olivier Merckel. Si l’utilisation à un si jeune âge des téléphones portables est « heureusement rare », il préconise de « retarder l’âge de la première utilisation ».

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Pierre de Beaucorps                       Qu’est ce que c’est encore que ce protocole absurde tenant les effets de l’utilisation d’un smartphone pour ceux des seules ondes radio téléphoniques ? Il a déjà été prouvé que l’utilisation fréquente d’un écran peut induire des troubles du sommeil, en particulier chez l’enfant. Ça ne me semble pas compliqué de tester l’électrosensibilité proprement en double aveugle (avec une antenne activée ou non chez la personne par exemple). Principe de précaution oui. Études en carton moins.

 

 Philémon Frog                      Les OGM ne modifient pas la biosphère, les pesticides sont d’une totale innocuité, le nucléaire est une énergie parfaitement sécurisée, facteur d’indépendance et peu onéreuse, les moteurs diésel protègent mieux notre environnement et nos poumons, l’exploitation des gaz de schiste est maîtrisée et ne génère aucun risque, les ondes traversent l’organisme sans produire d’effet ; le bio n’est pas beau, le solaire c’est galère et l’éolien ne rime à rien… Allez, répétons tous ensemble, 1-2-3…

 Jean-Pierre Bourgeois        Pour l’instant, il ne s’agit que de magie ou de superstition. Quand va-t-on enfin mettre en oeuvre une étude scientifique sérieuse sur l’influence des ondes électromagnétiques sur l’homme ?

 Tignous84                           Nous baignons dans une soupe de radiofréquences et les habitudes sont prises. Qui accepterait de se passer de son Smartphone ? tout comme de sa voiture ,c’est la rançon du progrès ; Seuls les mieux armés génétiquement survivront .

 Edith                                    Mais le ministère de l’éducation nationale veut mettre des tablettes connectées dans les mains de tous les collégiens! L’ignorance au pouvoir ou la simple soumission aux géants de l’informatique?

 

  • La semaine dernière on a eu un article qui disait exactement l’inverse

  • Peut être que c’est la raison qui fait que parfois des ondes agiraient sur des points de faiblesses de la partie autre que notre corps physique dense ?                                      Cette autre partie étant ce que l’on nomme souvent de l’énergie DONC des ondes et les ondes « extérieures » à nous comme les téléphones portables, les tablettes tactiles ou les jouets connectés agiraient sur notre corps ‘énergie’ en ondes quand il y a un point de faiblesse?

 

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