Essayez QWANT!!

Qwant récolte les fonds des mécontents de Google. Après Axel Springer, c’est l’Union européenne et ses subventions. L’ambition : créer une « alternative européenne crédible ».

Qwant est un moteur de recherche franco-allemand. Son pari : fournir des résultats de recherche assez satisfaisants pour se passer de Google. Mais aussi, proposer des remontées des réseaux sociaux – ce que fait peu le géant américain. Comme Duckduckgo, il s’engage à ne pas collecter et exploiter commercialement de données personnelles – un sujet sensible pour nombre d’internautes et qui suscite un vrai débat de société.

Dans le cadre de la première conférence franco-allemande sur le numérique, le 27 octobre, la BEI (Banque européenne d’investissement) a annoncé un investissement de 25 millions d’euros dans la start-up fondée en 2013. Un financement « innovant » dit l’institution, qui veut aider la jeune société à prendre son envol en Europe et, qui sait, devenir ce « Google européen » qu’appelait de ses vœux Jacques Chirac il y a 10 ans.

Le projet Quaero (« je cherche », en latin) accouchait trois ans après cette déclaration (en 2008), fort de 198 millions d’euros de fonds, dont une large part de subventions. Le projet de recherche n’a pas manqué d’innovations (traduction simultanée, reconnaissance faciale…) ni de brevets (31). Mais quand vint l’heure du bilan, cinq ans après, Quaero était « quand même un petit peu loin » de Google, selon les dires d’Oseo.

Il s’avéra en fait que Quaero était un catalyseur de R&D et n’avait pas prétendu être un Google européen.

Qwant

Un signal à Google ?

En dix ans, les relations entre Google et le Vieux Continent ont évolué : il y a eu une enquête pour abus de position dominante, l’idée de scinder l’entreprise en deux, sans parler de l’optimisation fiscale qui agace les États-membres. Sur un autre front, Google a aussi eu un différend avec le groupe de presse allemand Axel Springer, sur l’indexation de ses articles – il a d’ailleurs investi dans Qwant à hauteur de 20 % du capital.

Dans ce contexte, dur de ne pas voir ces investissements dans Qwant comme un symbole de la résistance européenne face à Google. Seulement, dans le viseur de l’américain, le concurrent le plus « crédible », ce serait plutôt Facebook. Depuis quelques mois, il multiplie les annonces : recherche, e-commerce, articles, vidéos… Son but : opposer à Google sa propre vision du Web, dans laquelle les données sont centrales.

À lire également : Qwant : derrière la page d’accueil du « Google français »

  • Qwant, l’anti-Google à la Française cartonne !

    qwant

    Le moteur de recherche français (et européen) Qwant subirait actuellement une ascension record. Alternative assumée aux Google, Bing et consorts, il profiterait, selon les données chiffrées de SimilarWeb, de 17,7 millions de visites mensuelles. Contre 8 millions « seulement » il y a 6 mois de cela. Et s’il était temps de s’y mettre ?

    Lancé en 2013, Qwant est en passe de s’affirmer comme un incontournable dans son secteur ! Désormais hissé au 133ème rang des sites les plus consultés en France – soit un gain de 209 places par rapport au mois d’octobre 2015 -, il promet à ses utilisateurs le respect de la vie privée et une neutralité assurée des résultats, tout en « défendant des valeurs européennes et éthiques au cœur du numérique », comme on nous l’explique.

    De belles promesses qui semblent plaire : le moteur de recherche (qui se prononce « kouante », au passage) a cette particularité de fournir des résultats de recherche incluant les contenus web, les médias sociaux, les actualités, les produits ainsi que les photos et les vidéos. Les résultats sont affichés sur différentes colonnes sur une même page, permettant aux utilisateurs d’affiner leur recherche dans la foulée. On a tenté le coup, on doit bien avouer que c’est là une fonction sacrément pratique.

    A côté de ça, Qwant profite également d’une déclinaison allégée baptisée Qwant Lite et d’une version sécurisé pour enfants, Qwant Junior.

    Envie de faire des infidélités (même temporaires) à Google ? Suivez ce lien.

    qwant-visites

L’européen Qwant s’offre un lifting pour exister face à Google

LE MONDE ECONOMIE Anne Eveno

Qwant emploie actuellement 50 salariés, et a enregistré 1,5 million d'euros de chiffre d'affaires en 2013.

Pas facile d’exister face au tout puissant Google en Europe. Les dirigeants et fondateurs de Qwant peinent à faire de leur bébé l’alternative européenne au géant de Mountain View (Californie), dont ils rêvent depuis sa naissance, en 2011. Avec la présentation, mardi 14 avril, de la nouvelle version de ce moteur de recherche, apparu sur la toile en février 2013, Jean-Manuel Rozan et Eric Léandri, respectivement président et directeur général de Qwant, espèrent franchir une étape décisive.

Et cette fois, les planètes semblent plutôt bien alignées. Jamais la toute puissance de Google dans la recherche sur Internet n’a été autant questionnée. Au point que Bruxelles serait proche de communiquer au groupe américain une liste de griefs dans laquelle seraient formalisés les reproches de la Commission européenne quant aux pratiques du moteur de recherche. L’envoi des griefs signifierait que l’enquête pour abus de position dominante ouverte en 2010 entrerait dans une phase contentieuse.

Lire aussi   Bruxelles pourrait rappeler Google à l’ordre

Sur le marché des requêtes sur le Web, Google détient aujourd’hui, selon Statcounter, une part de marché en Europe de 92,3 %. Avec respectivement 2,6 % et 2,2 %, les américains Bing et Yahoo! occupent la deuxième et troisième place du podium. Le russe Yandex est le premier européen, avec une part de marché de 1,3 %. Les autres moteurs de recherche, dont Qwant, doivent donc se partager des miettes, 1,6 %.

Mais pas question pour autant pour le « petit » d’attaquer Google sur le front du droit. « Nous souhaitons juste démontrer aux autorités européennes que nous avons un produit qui fonctionne, qui est pertinent et les inciter à nous utiliser », souligne M. Léandri.

David contre Goliath

Dans les faits, l’opposition Qwant-Google a tout de celle de David contre Goliath. Le moteur européen indique avoir traité 1,6 milliard de requêtes en 2014. C’est peu ou prou le nombre de requêtes adressées à Google chaque… jour. Mais, affirme, M. Léandri « nous avons la conviction que Qwant a sa place ».

Cette foi se fonde sur des chiffres – chaque mois, Qwant enregistre 20 % de requêtes en plus – et sur une certitude, celle de proposer un modèle distinct. Cette différence est d’abord visuelle. Sur sa page d’accueil, Qwant présente ses résultats en colonnes : mettant d’un côté les sites Web, de l’autre les actualités, les sites d’e-commerce et les réseaux sociaux.

Présentation en colonnes et par thématiques des requêtes adressées à Qwant.
Présentation en colonnes et par thématiques des requêtes adressées à Qwant. DR

Cette dernière option n’est pas proposée pas les moteurs de recherche classiques. « Nous sommes attachés à l’idée de garder une vision ouverte du Web. Nous proposons un choix alors qu’ailleurs l’Internet a tendance à se fermer », argumente M. Léandri.

La deuxième différence entre Google et Qwant tient au modèle économique. L’américain a assis une partie de son succès sur la vente de mots-clés, qui permettent aux sites marchands d’apparaître en tête de la recherche. Le français se rémunère uniquement en percevant une commission à chaque fois qu’un utilisateur ouvre un site d’e-commerce à partir de sa colonne shopping.

« Forte viralité »

En 2013, Qwant, qui emploie aujourd’hui 50 personnes, a enregistré un chiffre d’affaires de 1,5 million d’euros, à comparer aux 60 milliards de dollars affichés par Google cette même année.

Mais « notre stratégie n’est pas axée sur le chiffre d’affaires », justifie M. Rozan. « Nous voulons d’abord construire l’audience et cela passe par un moteur qui soit pertinent, un bon produit à forte viralité ». Et d’espérer qu’avec la version plus simple et moins déboussolante pour l’internaute, présentée mardi 14 avril, ils approcheront de cet idéal.

Qwant – qui est disponible en 15 langues – a commencé à séduire hors des frontières hexagonales. En juin 2014, l’Allemand Axel Springer a pris 20 % du capital, portant à 10 millions d’euros les fonds levés par la start-up depuis sa création.

« Le groupe Axel Springer cherchait des solutions dans le domaine du search et voulait un partenaire qui savait indexer, classer, etc. Et comme, en plus, les Allemands sont attachés à l’idée de l’existence d’un moteur européen, Qwant les a intéressés », explique M. Léandri.

Nouveaux moyens financiers

Derrière l’émergence ou non de rivaux aux moteurs américains affleurent des questions de souveraineté. Qwant a élaboré son propre algorithme, envoie des robots fouiller l’Internet mondial (500 000 sites à l’heure) et constitue ainsi sa propre bibliothèque de l’Internet avec des serveurs situés en région parisienne précisément.

Avec l’arrivée d’Axel Springer, Qwant a obtenu de nouveaux moyens financiers pour son développement. Ce partenariat va lui permettre de devenir également le moteur natif des publications du groupe allemand, ce qui devrait mécaniquement lui assurer un surcroît de visites. Dès 2015, le moteur de recherche espère atteindre les 15 milliards de requêtes. « Le soutien d’Axel Springer devrait aussi nous être utile lors de notre prochain tour de table, sans doute cet été », indique M. Léandri.

La dernière différence entre Google et Qwant n’est sans doute pas la moindre puisqu’elle touche à la préservation de la vie privée. Les dirigeants de la start-up affirment que les résultats affichés en réponse une requête ne sont pas sélectionnés en fonction des données personnelles collectées lors d’une précédente navigation, au contraire de ce qui peut s’observer ailleurs.

« Pour gagner de l’argent, nous n’avons pas besoin de vous traquer », telle serait la promesse de Qwant. Un engagement qui pourrait faire mouche après l’affaire Snowden

Qwant, le moteur de recherche français qui veut défier Google

Qwant s'adresse aux internautes soucieux du respect de leur vie privée.

La start-up française vient d’obtenir un soutien de poids. Le géant allemand de l’édition, Axel Springer, vient d’acquérir 20% du capital de cette entreprise qui développe un moteur de recherche respectueux de la vie privée des internautes.

Qwant, nouveau moteur de recherche français : à quand son propre index et algorithme ?

Nous sommes nombreux à espérer qu’un concurrent sérieux à Google débarque en France, alors quand la presse parle de Qwant comme un Google killer, c’est attirant ! Voici une présentation rapide de ce nouveau moteur de recherche.

Présentation de Qwant

Développé par la société française Qwant SAS, qwant.com est un moteur de recherche disponible en version beta depuis le 12/02/2013 en 15 langues dans 35 pays. Selon les informations publiées dans le blog officiel de Qwant, ce moteur dispose de son propre index mais quand il n’a pas assez de résultats, il complète par des résultats issus d’ailleurs. Concrètement, je n’ai pas encore trouvé d’exemple où les résultats diffèrent de ceux de Bing, ce qui me fait penser qu’ils utilisent pour l’instant Bing dans 100% des cas. Il peut s’agir de l’API (voir les prix ici) ou d’un contrat spécifique.

Voici leurs explications :

Les moteurs d’indexation nécessitant non seulement de gigantesques puissances de calcul et de stockage, mais également un historique important, Qwant complète ses propres données avec des données obtenues auprès d’autres moteurs de recherches durant la phase de montée en puissance de son infrastructure. Ces mélanges disparaîtront dès lors que le déploiement sera finalisé et l’ensemble des résultats proposés proviendront dès lors du seul travail d’indexation et de ranking effectué par Qwant.

Nous verrons bientôt leur crawler passer sur nos sites (s’agit-il de Qwantbot ?). Pour ma part, en tant que professionnel du référencement, c’est ce qui m’intéresse le plus. Ensuite, je m’intéresserai à leur algorithme. Avant ça, passons au service proposé pour voir s’il peut séduire les internautes.

Note : pour compléter cet article, ne ratez pas la discussion sur le lancement de Qwant, avec son chef de projet membre de WebRankInfo vous pouvez lui poser des questions !

Les résultats de Qwant : mon avis en tant qu’internaute

Qwant propose à l’internaute tous les types de résultats affichés en même temps sur la même page :

  • d’abord 2 lignes d’images et de vidéos
  • ensuite 5 colonnes :
    • web : des résultats classiques de pages web
    • live : des résultats dans l’actualité
    • Qnowledge graph : des résultats issus (exclusivement) de Wikipédia
    • Social : des résultats issus de Facebook, Twitter et Google+
    • Shopping : des résultats issus de sites ecommerce

qwant-serp

Mon avis général est que l’interface est trop remplie et très difficile à lire. Déjà qu’avec les 2 colonnes de l’affichage journal de Facebook j’ai du mal (surtout quand c’est censé être chronologique), là je ne sais plus assez bien où regarder. Je préfère un système qui détecte selon la requête le ou les moteur(s) vertical (verticaux) à afficher. Comme le fait Google ? Oui, mais par exemple ça pourrait s’afficher à un endroit précis de la page de résultats, toujours le même et non pas mélangé comme sur Google (ce qui nuit à la lisibilité je trouve). Dans le même ordre d’idées, il faudrait pouvoir désactiver certains moteurs verticaux dans des options.

Visuellement, à moins d’utiliser un écran de 27″ (ce que j’ai testé…), la largeur des 5 colonnes reste trop étroite pour afficher correctement le snippet (titre, résumé et URL). Quand on voit en plus que la colonne Wikipédia est souvent vide, c’est dommage.

  • Les résultats images et vidéos semblent issus de Bing. Je ne les trouve pas assez pertinents et trop imposants.
  • Les résultats web semblent issus de Bing. Je ne trouve pas ça si mal, mais encore en-dessous de la pertinence de Google selon mon humble avis.
  • Les résultats live ont rarement été pertinents pour les exemples que j’ai testés. Eux aussi semblent issus de Bing.
  • Les résultats Qnowledge graph sont une copie de Wikipédia – ou bien vides dans de nombreux cas. Je ne vois pas bien l’intérêt pour l’internaute. Tant qu’à faire, ils auraient dû utiliser une autre expression, celle-ci a une trop grande connotation « suiveur » du Knowledge Graph de Google.
  • Les résultats social ne m’intéressent pas du tout puisque les posts sont tous issus de comptes que je ne connais pas. Je ne vois donc pas en quoi c’est intéressant (car on voit passer tout et n’importe quoi). S’il s’agissait de tous ceux avec qui je suis en contact sur l’ensemble de Facebook, Twitter et Google+, étendu à N degrés de contacts, ça deviendrait bien plus intéressant. Peut-être est-ce possible quand on se connecte avec son compte Qwant ? Je n’ai pas essayé.
  • Les résultats shopping mettent trop en avant Amazon (c’est le principal site de ces résultats). Etant donné qu’il s’agit dans ce cas de liens sponsorisés, je suis étonné de ne pas trouver de mention « lien publicitaire » (ce qui est exigé il me semble des moteurs de recherche en Europe au moins), surtout que les résultats sont totalement mélangés avec d’autres qui semblent naturels. Ca viendra sans doute après, mais pour l’instant ça ne va pas dans le sens de créer de la confiance.

L’accès à la page 2 de résultats sans avoir besoin d’autre chose qu’un scroll est assez plaisant, même si normalement l’internaute ne devrait que rarement en avoir besoin.

Concernant les moteurs verticaux (moteurs spécialisés), je note la grande absence de la recherche locale.

Par contre je note aussi la grande absence de la publicité, pour le plus grand plaisir de nos yeux fatigués par les pubs AdWords. Mais cela ne pourra certainement pas durer si Qwant veut survivre.

Mon avis en tant que professionnel du webmarketing

J’attends avec impatience des acteurs pouvant challenger Google en France, afin de rétablir des parts de marché moins hégémoniques que les +90% dont dispose Google depuis si longtemps. Avec ce que je peux voir actuellement (attention, il ne s’agit que d’une version beta, même si c’est l’aboutissement de 2 ans de travail), je ne pense pas que ce sera suffisant pour intéresser un grand nombre d’internautes.

Le site n’interdit aucun moteur à crawler ses pages (cf. sont fichier http://www.qwant.com/robots.txt) et n’interdit pas non plus l’indexation (par des balises meta noindex). Résultat : on va se retrouver avec de nombreuses pages de résultats de recherche dans les autres moteurs (1340 pages de résultats de recherche déjà indexées par Google). Je veux bien espérer qu’ils corrigent rapidement ce problème, mais j’ai du mal à y croire étant donné qu’ils font tout pour faire indexer le maximum de pages en mettant en page d’accueil des liens vers les dernières recherches (on ne fait pas mieux pour maximiser le nombre de pages indexées…) :

qwant-liens-recherches

Notez que mon article ne fait aucun lien vers leur site, conformément à leur étonnante interdiction vue dans leurs CGU :

Les utilisateurs du site http://www.qwant.com ne peuvent en aucun cas mettre en place un lien hypertexte en direction du Site sans l’autorisation écrite et préalable de QWANT. Toute demande tendant à cette fin doit être adressée au directeur de la rédaction du Site http://www.qwant.com.

Ils ont précisé récemment que c’était une erreur, que cette partie avait été imposée par leurs avocats pendant la phase de beta privée et que désormais qu’elle est publique, cette mention allait disparaître.

Au fait, pour un challenger de Google, ne trouvez-vous pas étonnant qu’ils utilisent Google Analytics (en plus des polices de fonts.googleapis.com) ? Quand je lis (sur Challenges) qu’il s’agit d’un moteur qui déclare être « Google free et sans cookies », je me demande si les journalistes savent ouvrir un code source pour vérifier en 30 secondes ?

Je lis encore que :

Qwant, entreprise française, respecte les recommandations de la CNIL de même que le droit à l’oubli.

C’est génial ! Mais pourtant sur le site je ne vois aucune mention à ce sujet. Je ne vois aucune instruction pour leur demander que mon nom n’apparaisse pas, que mes données soient effacées ou que mon site ne sorte pas dans les résultats. J’ai lu dans les CGU que leurs cookies ne durent que le temps de ma session (« des témoins de connexion (cookies) sont susceptibles d’être installés sur votre ordinateur (dans le navigateur) uniquement durant la durée de la session »). J’ai pourtant des jolis « locale », « ci_session » et autres cookies Google Analytics qui me tracent. Pour ma part ça ne me gène pas du tout, par contre qu’on n’aille pas dire qu’ils sont cookies free par opposition aux méchants concurrents qui ne le sont pas.

Conclusion

A part l’amélioration de l’interface utilisateur, je n’ai qu’une hâte : voir passer leur robot sur mes sites, analyser mon indexation et le trafic généré, puis tenter de décrypter leur algorithme. Alors, à ce moment-là je n’hésiterai pas à les promouvoir afin de réduire le monopole de Google.

Qwant lance un moteur de recherche français

Enguérand Renault

Jean Manuel Rozan, co fondateur de Qwant, est l’invité du Buzz Média Orange Le Figaro. Ce moteur de recherche français a l’ambition de réunir le meilleur de Google et des réseaux sociaux.

Aujourd’hui, dans le secret le plus absolu, Qwant, un moteur de recherche français se lance aujourd’hui dans 15 langues à travers 35 pays. Ce moteur de recherche a été co fondé par Jean-Manuel Rozan, un financier, par la société Pertimm qui développe des moteurs de recherche professionnels et par Éric Leandri, spécialiste de la sécurité informatique. La société a travaillé sur le développement du moteur et a investi quelques millions d’euros.

Ce moteur de recherche d’un genre nouveau donne les résultats des requêtes dans quatre grandes verticales: ce qui se dit sur le web, ce qui se dit sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter et LinkedIn, les live et enfin la partie shopping. Il présente aussi les résultats photos et vidéos de la requête. Ce moteur tente donc de réunir les deux grandes familles de la recherche: celle des algorithmes (Google Microsoft) et celle de la recommandation (Facebook et Twitter)

@erenault : Pourquoi avoir gardé le secret sur ce moteur?

Jean-Manuel Rozan. Nous avons fait exprès de développer discrètement, pendant deux ans, ce moteur de recherche pour éviter de donner nos bonnes idées à nos concurrents. Notre équipe est composée de gens qui ont un passé dans les technologies. Ainsi, la société Pertimm est un moteur de recherche professionnel utilisé par Auchan, Meetic et PagesJaunes et Eric Leandri est un spécialiste de la sécurité informatique. Moi même j’ai participé à la création de fonds d’investissement qui a financé l’opérateur brésilien GVT revendu à Vivendi

Les géants de l’Internet Yahoo! et Microsoft ont tenté, sans grand succès, de contrer la suprématie mondiale de Google dans le secteur de la recherche sur Internet. Comment Qwant va-t-il percer?

«Nous adoptons une démarche différente. Nous montrons tout le Web sur une seule page. Nous montrons toutes les photos, les vidéos, ce qui se dit sur le web, sur les réseaux sociaux et dans les médias. Google a arrêté de tout montrer depuis quelques années, ainsi, il occulte ce que dit Facebook. Et ce dernier ne dit que ce que se passe à l’intérieur de son réseau social. Nous, nous affichons ce que les gens disent sur les réseaux sociaux et nous permettons aux internautes de répondre aux questions d’autres internautes. Ainsi, si vous posez une question ouverte «qu’est ce qui se passe ce soir à Paris? vous devez chercher sur Google puis sur des réseaux sociaux mais aucun des deux ne communique entre-eux. Nous nous rassemblons les réponses et nous les organisons»

Votre modèle économique est-il semblable à celui de Google qui lie la recherche à la vente de mots clés publicitaires?

«Nous appelons notre service publicitaire AdPeople. Nous partons de mots clés et nous arrivons à des gens dont nous savons ce qu’ils aiment, ce qu’ils disent et ce qu’ils font. Cela nous donne un modèle économique B to B avec la capacité de renseigner des marques et donc des annonceurs sur ce que disent les gens sur elles. Et dans la partie shopping nous pourrons faire de l’affiliation en liant l’acte d’achat à un reversement pour notre compte. Mais nous ne gardons pas les données personnelles»

Personne ne connaît Qwant. Comment rassembler une audience ?

Nous misons sur le buzz. Nous avons la possibilité de nous adresser directement aux gens qui laissent des commentaires sur les réseaux sociaux en leur adressant une notification dans laquelle nous montrons tout ce que l’internaute à dit sur Twitter. Du coup, nous espérons que cette personne sera interpellée et viendra sur Qwant.

==============

commentaires

Hervé S.                         C’était un peu long pour mme Eveno de créer un lien dans son article, mais le voici: https://www.qwant.com/

SpoS                                Connaissez-vous un plugin / module Chrome ou Firefox pour afficher les résultats Google à côté de ceux de la recherche Qwant ? Un peu comme ce que fait le plugin Officiel Qwant avec la recherche Google.
lapineige

@SpoS                               DuckDuckGo agrège les résultats de Google, Yahoo et Bing. Ça pourrait t’intéresser.

MomozemionMomozemion     Mettre Google et Qwant dans un article pour parler fonctions pourquoi pas.

Pour parler pognon, c’est du grand n’importe quoi!!! D’un côté, une entreprise privée qui génère des bénéfices, de l’autre une pompe à subventions, si jamais Qwant devait prendre un tout petit peu d’ampleur, voilà les tirs de torpille qu’il prendrait par l’OMC!                   On peut essayer de faire un truc sérieux en Europe dans le domaine de l’informatique? Dans l’aéronautique et l’armement, on sait…

 @Momozemion            D’un autre cote, niveau pompe à subventions, l’aéronautique et l’armement Europeen, c’est pas vraiment un bon exemple.
 @667 @Momozemion   La part de subventions dans Airbus, Eurocopter (Airbus Hélicoptères maintenant), Thales, Thomson, Arianespace… par rapport au chiffre d’affaire, ça doit pas être énorme. Là, si c’est pas 100% on doit pas être loin. Et ça ne décollera jamais tant que la situation durera.

@Momozemion @667       DuckDuckGo est déjà rentable. Qwant a le potentiel de l’être aussi.Il faut bien des fonds pour démarrer / grossir.

SamGold                             Mouai, si ils veulent concurencer Goog, va falloir proposer un éco système de base. Moteur de recherche, Mail+agenda, stockage cloud, c’est le minimum syndical.

@SamGold                          Rapport entre un moteur de recherche et le reste???
« c’est le minimum syndical. »   Exact, le minimum syndical de l’exploitation de tes Big Data pour encore mieux exploiter financièrement ton identité virtuelle…
Il y a d’autres modèles… Après bon, si du jour au lendemain on passait tous sur des solutions Open Source ou Libre… Bonjour les serveurs qui tomberaient tous en carafe ^-^ »
Et c’est toute l’économie du Web 2.0 qui tomberait à terre!!!
Donc disons tous en coeur: Merci à vous qui vous faites pomper toutes vos données et qui mettaient tous vos oeufs dans le même panier sans même prendre la peine de surveiller le dit panier… surtout que pour le coup, c’est le « dit » panier qui vous surveille… X’D

1AdminOfPlaygroup
EuratomEuratom              Je suis passé sur Qwant depuis qq mois déjà et je suis rarement retourné sur Google depuis… faut dire que dans l’aspect recherche de sites, il fait son job. Il y a des petits plus niveau ergonomie intéressants dans la partie vidéo par exemple.

Sur l’usage je le considère comme un bon moteur. Il a de bons atouts techniques, une bouille sympathique, une certaine éthique concernant la vie privée et il a du sang de coq gaulois qui coule dans ses veines. Et s’il reste perfectible (notamment dans la partie images/photos), on se rappellera volontiers que Rome ne s’est pas faite en un jour, ni Google d’ailleurs. Ce qui compte se font les fondations, et pour le coup je les trouve assez solides. Alors pourquoi pas en faire un moteur européen. Ca nous fera pas de mal de faire un peu la nique aux USA.

walker17xwalker17x              Moi ya juste un truc que je comprend pas , Qwant tout comme Duckduckgo prétendent apporter un systéme de cryptage ainsi que l’anonymat pour le respect de la vie privée , mais je me demande comment ça peut faire ça alors que les recherches que vous faites apparaissent dans le lien du site , du coup il suffit que le gouvernement/hacker/Adware regarde votre historique pour tout savoir

@walker17x                    Tu parles de quel historique? Celui du Navigateur? Des trackers + Cookies? De ceux qui « peuvent » être enregistré par le serveur du moteur de recherche (pour DDG, StartPage ou Qwant, on doit un peu les croire sur parole à ce sujet…)?

 @GolgothBe                 Je parle de l’historique des lien visible depuis ton navigateur , ainsi que pour ton FAI , ton windows , tes extensions…etc

A titre d’exemple je recherche clubic sur qwant et j’ai ça : https://www.qwant.com/?q=clubic&t=all on voit clairement ma recherche dans le titre du lien , alors je ne comprends pas à quoi sert le cryptage a part si tu l’utilises avec TOR ça n’a aucun intérêt , ou est donc le fameux anonymat ?

@walker17x @GolgothBe  Là le problème vient d’ailleurs, pas du moteur de recherche, mais des lois renseignement et compagnie.

Pour les liens sur ton navigateur, tu vides ton historique, tu le désactives, etc.
Pour windows… Bon on relancera pas le débat

GolgothBeGolgothBe               Notez l’existence de Qwant Lite si le coté actualité/vidéo/réseaux sociaux n’est pas votre truc, ce dernier offre une interface plus « classique »…
  • C’est vrai que sur Google, c’est impossible de voir des résultats de recherche incluant les contenus web, les médias sociaux, les actualités, les produits ainsi que les photos et les vidéos. C’est même tellement impossible qu’il n’y a pas du tout d’onglets Web, Actualité, Shopping, Photo, Vidéo quand on fait une recherche sur Google.
    Et pour ce qui est du respect de la vie privée, à quoi ça sert si ça réduit la pertinence des résultats. Je suis content de pouvoir avoir des résultats en fonction de ma position, par exemple, quand je fais des recherches sur Google ou que des publicités me proposent d’acheter des produits qui pourraient m’intéresser. Alors, comme je peux bénéficier de services gratuits et de très bonne qualité contre des données qui seront examinées par des algorithmes pour me faciliter la vie, je ne vois pas pourquoi il faudrait nous faire croire que Google c’est le méchant qui nous espionne pour gagner de l’argent et qu’il faut aller chez le gentil Qwant, qui me dit « La météorologie est une science qui a pour objet l’étude des phénomènes atmosphériques tels que les nuages, les précipitations ou le vent dans le but de comprendre comment ils se forment et évoluent en fonction des paramètres mesurés tels… » quand je lui demande la météo, et qui n’est pas capable de me dire quand s’est fait couronné Napoléon.

    1. Hello @Sandriano     tu aurais des exemples de logs ? moi je vois du Qwant bot passer des fois, leur crawler , c’est peut être ça ?

      1. @Fredo               Voici le genre d’extrait de log, l’adresse IP du visiteur qui cherche « PRIM’FRUIT BRETAGNE » … n’est autre que l’adresse IP de Qwant lui-même…
        Logweb_D20150928T50447909.txt:189: 194.187.171.145 « https://www.qwant.com/?q=prim%27fruit%20bretagne&t=all » « Qwantify/1.0 » GET / 2015-09-23 12:53:52 12:53:52

        Un robots, ca ne pose pas de requêtes web, ça cherche une page, sauf si l’on obtient des résultats venant d’une API de Bing et que pour chaque lien, on veut obtenir les petits fichier ICO pour chaque lien… Si l’on apris la peine de crawler réellement tous les sites, non pas avec des spiders fictifs, on a déjà depuis longtemps ces fichiers .ICO.

        L’entreprise Française qui veut des chiffres réalistes et sérieux en terme d’audience fait en général appel à médiamétrie. Et n’envoie pas ses robots simuler des visiteurs sur des requêtes web. Depuis le premier jour, Qwant, c’est la plus grosse esbrouffe du web, et la presse n’a jamais expertisé ces infos.

        Qwant est un méta-moteur, c’est tout. Et enfumer l’ensemble des médias et des acteurs web par de savantes phrases n’enlève pas les faits.

        Après, rien n’empêche de dire que Qwant est sûrement le meilleur méta-moteur réalisé (sous API de Bing), le plus agréable, et qu’il peut finir par prendre sa petite place.
        Bing a dépensé 5 millards de dollars, et n’arrive pas à concurrencer raisonnablement Google, alors que peut faire Qwant sauf psssicht le jour o* Qwant fermera son API…

  • Ces chiffres ne sont pourtant qu’une estimation. N’est-il pas étrange qu’une société diffuse un communiqué se félicitant de sa croissance en utilisant des chiffres estimés par une société (sans préciser qu’un s’agit d’une estimation) ?
    Similarweb permet aux entreprises qui veulent faire preuve de transparence, de revendiquer leur site afin d’y afficher leurs statistiques réelles. Qwant n’a manifestement pas voulu pousser la transparence si loin …

    1. Il faut « Google Analytics » pour ça ^^ Et Qwant n’en a pas 😉                                      17M de visites, avec 20% de bounce, ça fait 13,6M de recherches, mais similarweb ne dis rien sur le nombre de visiteurs uniques ;/

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