BAUPIN ne saurait mentir!

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Denis Baupin accusé d’agressions sexuelles : sa femme Emmanuelle Cosse victime d’attaques odieuses sur la toile

Denis Baupin accusé d'agressions sexuelles : sa femme Emmanuelle Cosse victime d'attaques odieuses sur la toile
Alors que son mari Denis Baupin se retrouve accusé par plusieurs élues de harcèlement sexuel, son épouse Emmanuelle Cosse est ce matin la victime d’attaques très en-dessous de la ceinture…

C’est un nouveau scandale sexuel qui secoue la classe politique : Denis Baupin, le vice-président écologiste de l’Assemblée nationale est accusé par plusieurs femmes de harcèlement sexuel. A l’origine de la révélation de cette affaire, une enquête de Médiapart et France Inter. Ce matin, plusieurs victimes présumées de l’homme politique se sont exprimé dans les médias, dont Sandrine Rousseau, actuelle porte-parole de EELV mais aussi Annie Lahmer, conseillère générale de la région Ile-de-France. Dans leur témoignage, les deux femmes révèlent les gestes déplacés mais aussi les menaces qu’elles ont subies, leur déconseillant de parler…

Sur les réseaux sociaux, l’affaire fait évidemment beaucoup parler et relance le débat du sexisme en politique. Ce matin sur France Info , Valérie Pécresse a réagi à ces accusations, les qualifiant de  » pratiques tout à fait intolérables. Les hommes politiques devraient être vis-à-vis de ces pratiques de harcèlement sexuel totalement exemplaires ».

Victime collatérale de l’affaire, Emmanuelle Cosse, ministre du logement et épouse de Denis Baupin depuis 2015 est quant à elle la cible d’attaques tout aussi violentes. Si le couple reste silencieux, les internautes se déchaînent depuis plusieurs heures sur l’épouse du vice-président écologiste de l’Assemblée nationale.

– HONTE A DENIS BAUPIN QUI AGRESSE SEXUELLEMENT DES…
*découvre qu’il est marié à Emmanuelle Cosse*
-… non mais il faut pas l’accabler…

Affaire Baupin: la photo qui a convaincu les victimes de parler

Denis Baupin est au coeur d’un scandale sexuel. Huit femmes témoignent des violences et du harcèlement qu’elles ont subi de la part du député. Des faits qui remontent jusqu’au début des années 2000 pour l’une d’entre elles. Mais pourquoi le scandale éclate aujourd’hui?

© Fournis par BFMNews Les révélations sur Denis Baupin se multiplient. Dans une enquête conjointe, Mediapart et France Inter révèlent les témoignages de huit femmes qui ont travaillé, ou travaillent encore, avec le député écologiste. Elles racontent pour certaines les agressions sexuelles dont elles ont été victimes, pour d’autres le harcèlement que leur a fait subir l’élu. Certains faits remontent au tout début des années 2000.

Une photo au coeur du scandale

Pourquoi le scandale éclate aujourd’hui ? Tout est parti d’un cliché. Le 8 mars, Denis Baupin pose avec d’autres députés pour l’opération « Mettez du rouge », qui incite les hommes à porter du rouge à lèvres pour célébrer la Journée internationale des droits des femmes. Une photo que l’élu et vice-président de l’Assemblée nationale partage sur son compte Twitter dans la journée.

C’est trop, pour deux des victimes de Denis Baupin. Elles expliquent qu’à la vue de cette photo, leur sang n’a fait qu’un tour.

« Quand je l’ai découverte, cela a provoqué chez moi une vraie nausée », dit Elen Debost. « Je me suis dit qu’on ne pouvait pas continuer à se taire, parce qu’en se taisant, on est complice du fait que ça continue. Ce n’est pas la politique que je veux » explique l’élue du Mans, victime de harcèlement sexuel de la part du député.

Réagir face à l’hypocrisie

Même son de cloche chez Sandrine Rousseau, qui a subi une agression sexuelle pendant une convention EELV, en 2012. Elle raconte que Denis Baupin l’a « plaquée contre le mur en (la) tenant par la poitrine, et a cherché à (l’)embrasser ».

« Il y a eu un déclencheur qui a été cette photo du 8 mars, où j’ai vu non pas quelqu’un qui défendait les droits des femmes mais quelqu’un qui avait tenté d’embrasser une femme de force », se souvient l’élue.

Depuis la révélation de ce scandale sexuel, de nombreux tweets de Denis Baupin refont surface, montrant l’ambivalence de l’homme accusé de multiples cas de harcèlement et d’agression sexuels. Dans l’un d’eux, l’élu EELV se livre à une plaisanterie douteuse sur l’affaire DSK alors que dans l’autre il se félicite de l’adoption d’une loi pour lutter… contre le harcèlement sexuel. __________________________________________________________________________________________________
Accusé d’agressions sexuelles, Denis Baupin renonce à la vice-présidence de l’Assemblée nationale

LE MONDE

Le vice-président de l'Assemblée nationale et député EELV de Paris, Denis Baupin, le 2 décembre 2015.

Sandrine Rousseau, Isabelle Attard, Elen Debost, Annie Lahmer et quatre autres femmes témoignent, dans une enquête de Mediapart et France Inter, avoir été victimes, de la part du dirigeant historique des Verts, d’actes relevant du harcèlement sexuel, comme l’envoi répété de centaines de SMS au contenu déplacé, malgré les refus des collaboratrices ou salariées. Mais aussi des agressions sexuelles, comme une tentative de baiser forcé ou des attouchements. Selon ces témoignages, les faits ont couru sur une période allant de 1998 à 2014.

Denis Baupin a annoncé lundi avoir présenté sa démission de la vice-présidence de l’Assemblée nationale. Le président de l’Assemblée avait fait savoir un peu plus tôt dans un communiqué lui en avoir fait la demande. Les avocats de Denis Baupin ont toutefois assuré qu’il contestait les accusations formulées à son encontre et envisageait de porter plainte. Le député de Paris avait quitté le parti Europe Ecologie-Les Verts le 18 avril.

Aucune plainte déposée

Aucune des femmes ayant accepté de témoigner n’a porté plainte, par peur d’être pénalisée dans leur carrière, par culpabilité de n’avoir pu réagir, mais aussi parfois découragée, par leur propre parti, de s’exprimer publiquement, souligne Mediapart. L’épouse de Denis Baupin, la ministre du logement, Emmanuelle Cosse, est l’ex-secrétaire nationale d’EELV.

Le 4 mai 2015, après la publication par un collectif de femmes journalistes politiques d’une tribune dénonçant le sexisme en politique, la présidente de la commission féminisme du parti, Dominique Trichet-Allaire, aurait interpellé ses camarades sur des témoignages recueillis en interne. Une adresse e-mail a été créée quelques jours plus tard pour permettre aux journalistes de dénoncer certains comportements.

Mais, pour plusieurs victimes, l’élément déclencheur est un tweet de Denis Baupin, publié le 8 mars à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes :

Pour Elen Debost (EELV), adjointe chargée de la jeunesse de la mairie du Mans – qui dit avoir été victime de « plusieurs mois de SMS d’incitation sexuelle » de la part de Denis Baupin – et Sandrine Rousseau, porte-parole du parti – qui rapporte avoir été plaquée contre un mur et saisie par la poitrine par le député de Paris tentant de l’embrasser –, c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Sur Twitter resurgit un tweet de Denis Baupin exprimant sa fierté d’avoir voté en 2012 la loi contre le harcèlement sexuel, ou encore un autre, où il plaisante après le scandale de « l’affaire DSK », en mai 2011, affirmant qu’au moins, avec Dominique Strauss-Kahn, « les bourses n’étaient jamais en berne ».

Denis Baupin, ancienne figure d’EELV, accusé d’agressions et harcèlement sexuels

Le député et vice-président de l’Assemblée nationale Denis Baupin est accusé d’agressions et harcèlements sexuels à l’encontre de plusieurs femmes, dont des élues encore en fonction. Les témoignages recueillis par Mediapart et France Inter sont accablants.

Denis Baupin, député de Paris, est accusé d'avoir eu un comportement délictuel à l'égard de plusieurs femmes, dont des élues EELV.© afp.com/ERIC FEFERBERG Denis Baupin, député de Paris, est accusé d’avoir eu un comportement délictuel à l’égard de plusieurs femmes, dont des élues EELV. « Il m’a plaquée contre le mur en me tenant par la poitrine et a cherché à m’embrasser. » Voilà l’un des nombreux témoignages édifiants rapportés ce lundi par France Inter et Mediapart dans une enquête mettant en cause Denis Baupin. Ancienne figure du parti EELV, qu’il a récemment quitté, l’actuel député de Paris et vice-président de l’Assemblée nationale est accusé d’avoir eu durant des années, au moins de 1998 à 2014, des comportements relevant de l’agression et du harcèlement sexuel à l’encontre de plusieurs femmes.

Parmi les victimes présumées figurent des personnes anonymes mais aussi, fait rare, des élues ou militantes encore en fonction qui ont accepté de témoigner avec leur nom.

  • Sandrine Rousseau. 44 ans, porte-parole d’EELV, ancienne vice-présidente du conseil régional du Nord-Pas de Calais.
  • Isabelle Attard. 46 ans, députée apparentée écologiste du Calvados.
  • Elen Debost. Adjointe au maire du Mans, secrétaire régional EELV du Pays de la Loire.
  • Annie Lahmer. Conseillère régionale d’Île-de-France.

Gestes déplacés et SMS salaces

Selon leurs récits, Denis Baupin, par ailleurs compagnon de la ministre du Logement Emmanuelle Cosse, s’est livré à des gestes déplacés, voire délictuels, à leur égard. Outre la tentative d’embrassade à une réunion d’EELV rapportée par Sandrine Rousseau, l’élu aurait « pincé les fesses » d’une salariée de l’Assemblée nationale.

Surtout, l’écologiste aurait pris l’habitude d’envoyer de nombreux SMS salaces et crus à ses « proies », des invitations sexuelles insistantes. « Au total, j’ai reçu une centaine de messages. Du type ‘Je suis dans un train et j’aimerais te sodomiser en cuissarde’. ‘J’adore les situations de domination. Tu dois être une dominatrice formidable' », raconte ainsi Elen Bost à Mediapart. Une collaboratrice anonyme rapporte de son côté avoir reçu des messages du type: « Tu es vraiment très belle, qu’est-ce tu fais ce soir? »

Le vice-président de l’Assemblée nationale se serait également adonné au chantage. L’élue Annie Lahmer assure avoir reçu des menaces après avoir repoussé les avances de Denis Baupin. « Toi, tu n’auras jamais de poste au sein du parti », lui aurait lancé l’homme politique.

Des faits potentiellement repréhensibles

Plusieurs responsables politiques, aussi bien à l’Assemblée nationale qu’à EELV, reconnaissent avoir eu vent de ces accusations. « Nous avons été saisis par une collaboratrice qui nous a parlé de propos équivoques envoyés par SMS par Denis Baupin », admet l’actuel co-président du groupe EELV à l’Assemblée, François de Rugy. Mais les affaires n’ont jamais dépassé le stade des explications avec l’élu. L’ancienne ministre et secrétaire générale d’EELV Cécile Duflot explique elle aussi avoir été « alertée » mais justifie le manque de réaction du parti par la « zone de flou » qui entourait les agissements du député.

Sollicité à maintes reprises par les deux médias, Denis Baupin a refusé de réagir à ces accusations. Selon le site d’investigation, les faits rapportés tomberaient à coup sûr sous le coup de la loi. Mais aucune plainte n’a encore été déposée, soit parce que les victimes présumées ont ressenti à un moment une certaine culpabilité et se sont senti isolées, soit parce qu’elles redoutaient des conséquences sur leur carrière politique. Pour une partie d’entre elles, les faits sont désormais prescrits.

La photo qui a libéré la parole des femmes qui accusent Baupin

POLITIQUE – C’est la photo qui a tout déclenché. Le cliché qui a décidé plusieurs femmes à publiquement accuser le député Denis Baupin de harcèlement sexuel.

“Un jour j’ai entendu parler d’une photo de députés en rouge à lèvre pour la journée des droits des femmes. Je l’ai vu lui sur la photo avec du rouge à lèvre et ça m’a provoqué une vraie nausée. Je suis même allée vomir et j’ai fait un post FB”, explique sur France Inter Elen Debost, adjointe à la mairie du Mans.

“Je me sentais coupable de recevoir ces SMS d’incitation sexuelle alors que je lui avais dit que je n’étais pas intéressée. Des propos plus que graveleux”, rapporte l’élue écologiste. “Puisque les refus polis n’étaient pas entendus, j’ai été très mal à l’aise sur la façon de conduire les choses. Cela a commencé en 2011, ça a duré plusieurs mois et il y a eu plus de 150 SMS. Du type, ‘je suis dans un train et j’aimerais te sodomiser en cuissardes’, ‘j’ai envie de voir ton cul’, des choses comme ça”, se souvient-elle avant d’expliquer ce qui l’a décidée à parler aux médias.

C’est également le déclencheur pour Sandrine Rousseau. “Je ne voyais pas quelqu’un qui défendait le droit des femmes mais quelqu’un qui avait forcé une femme à l’embrasser. Ça m’a fait l’effet d’un électrochoc. Je me suis dit que ce n’était plus possible de tenir ça”, déclare l’actuelle porte-parole d’EELV

La photo, c’est celle-ci. On y voit huit députés représentant toutes les tendances politiques avec du rouge sur les lèvres pour une campagne de communication contre les violences faites aux femmes. Denis Baupin (deuxième à gauche) pose avec Olivier Falorni, Jean-Christophe Lagarde ou Benoist Apparu.

Retrouvez cet article sur le Huffington Post

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Vos réactions

Odette de Crécy                     Il faudrait cesser de pisser du vinaigre dans cette discussion, et, en s’inscrivant dans la durée comme on dit à France-Cultchure, s’en tenir à la morale fort ancienne des versets conclusifs de « Janeton » : la morale de cet’ histoire, et la morale de cet’ morale

FE                                              Pouvoir et sexe sont toujours allés de pair (sans « e »). Chirac était bien connu pour ça. C’est inacceptable, évidemment. Encore davantage d’un élu écologiste, censé gouverner différemment. Quelle hypocrisie, mettez du rouge etc. Cela dit, lui, il démissionne direct. pas besoin de l’arracher au démonte-pneu, comme certains de ses collègues de droite lorsqu’ils sont pris la main dans le pot à confiture…

 Anne M                      Il semble quand même assez indispensable que les instances des partis politiques convoquent leurs élus et responsables soupçonnés de tels agissements et les mettent en demeure de cesser immédiatement de s’y adonner (et de se faire éventuellement soigner) sous peine d’exclusion.

Julio                                     Il me semble qu’il y a un taux de délinquants sexuels, falsificateurs, fraudeurs plus élevé dans le personnel politique que dans le reste de la population. On peut faire l’hypothèse que c’est l’exercice du pouvoir qui conduit à ça. S’ils n’avaient le droit qu’à un seul mandat en même temps, renouvelable une seule fois, ils seraient peut-être plus apaisés.

Dan Rann

@YM:                                 1ers faits dénoncés datant de 98, vous trouvez ça rapide ?

lucifer                              Où avez-vous vu que les premiers faits ont été dénoncés en 98? Il est dit qu’ils remontent à cette date. Remonter n’est pas synonyme de dénoncer. A part ça, pour l’instant il n’y pas de dénonciation. Il est dit que les présumées victimes témoignent, bien témoignent, pas dénoncent. Il est dit aussi qu’il n’y a aucune plainte. Donc pour l’instant, il n’y a aucune procédure ouverte à son encontre. C’est troublant qu’elles aient attendu qu’il y ait prescription pour témoigner, non?

 

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