Les malheurs de bécassine

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Brexit. Marine Le Pen ira au Royaume-Uni pour promouvoir la scission

  • Marine Le Pen a prévu de se rendre au Royaume-Uni afin de faire campagne pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne au nom du Front national.
    Marine Le Pen a prévu de se rendre au Royaume-Uni afin de faire campagne pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne au nom du Front national. | AFP

Marine Le Pen a prévu de se rendre au Royaume-Uni afin de faire campagne pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne au nom du Front national.

Le porte-parole du Front national a déclaré mercredi l’intention de la présidente du parti.
Le parti d’extrême droite voit dans le référendum sur le « Brexit » qui aura lieu le 23 juin un banc d’essai pour la consultation qu’il veut organiser sur le maintien de la France dans l’UE s’il arrive au pouvoir en 2017.

« Marine Le Pen ira certainement, la date n’est pas encore fixée, fin mai ou début juin », a dit le porte-parole. « Elle fera campagne pour le Brexit. »

Il n’a pas précisé quels rendez-vous Marine Le Pen pourrait  avoir au Royaume-Uni, une possibilité étant une rencontre avec  Janice Atkinson, une ancienne députée du parti indépendantiste  UKIP avec laquelle elle est alliée au Parlement européen.

Des pro-Brexit veulent faire interdire l’entrée de Mme Le Pen au Royaume-Uni

Le camp favorable au Brexit a demandé à la ministre britannique de l’Intérieur Theresa May d’interdire d’entrée au Royaume-Uni la présidente du Front national français Marine Le Pen, selon une lettre officielle envoyée par la responsable de « Vote Leave ».

Dans ce courrier, dont l’existence a été révélée dimanche par la BBC et dont l’AFP a obtenu une copie, Gisela Stuart, la coprésidente de la campagne officielle « Vote Leave » en faveur du vote pour une sortie de son pays de l’Union européenne (UE) au référendum du 23 juin, demande à la ministre de « refuser l’entrée » de la dirigeante du parti français d’extrême droite, du fait de « ses opinions extrémistes ».

Elle évoque à cet égard une visite prévue pour « mai » de Mme Le Pen.

Interrogé par l’AFP, le numéro deux du Front national Florian Philippot a indiqué que Mme Le Pen avait été « sollicitée pour aller soutenir le camp du Brexit » et « étudie l’opportunité d’un tel déplacement ». « Le Royaume-Uni est un Etat de droit et une démocratie avancée et donc une Française, de surcroît élue, peut parfaitement y circuler librement », a-t-il ajouté.

La visite de Mme Le Pen « permettrait aux Britanniques qui souhaitent sortir de l’Union européenne de savoir qu’il y a des responsables européens de premier plan qui les soutiennent », a souligné M. Philippot.

Mme Stuart explique sa requête en écrivant que Marine Le Pen « a tenu dans le passé nombre de propos clivants et incendiaires, notamment en comparant les musulmans priant dans la rue à l’occupation nazie en France ».

« La présence de Madame Le Pen au Royaume-Uni ne contribuerait pas à l’intérêt général », poursuit-elle.

« Par conséquent, je vous exhorte à exercer vos pouvoirs, en vertu de la législation sur l’immigration, pour refuser son entrée dans le pays dans le cas où elle tenterait de se rendre au Royaume-Uni », conclut Gisela Stuart, qui est également députée travailliste.

Interrogée dimanche sur cette lettre au cours d’une interview sur la BBC, Theresa May a refusé de dire quelle suite elle allait lui donner, rappelant qu’elle ne s’exprimait pas « sur des cas individuels ».

Le fait que Mme Stuart « m’écrive pour empêcher quelqu’un d’entrer dans le pays suggère que nous avons le contrôle de nos frontières », a cependant déclaré la ministre, connue pour son euroscepticisme, mais qui a néanmoins rejoint le camp du Premier ministre David Cameron, militant du maintien de son pays dans l’UE.

L’un des principaux arguments des partisans d’une sortie de l’UE est la reprise du contrôle des frontières et de l’immigration.

Le chef du parti europhobe et anti-immigration Ukip Nigel Farage a, quant à lui, déclaré sur Sky News qu’il ne pensait pas qu’une intervention de Mme Le Pen serait utile à la campagne en faveur du Brexit, mais il s’est opposé à ce qu’elle soit interdite d’accès au territoire britannique.

Samedi, Marine Le Pen a plaidé pour que chaque pays puisse, comme la Grande-Bretagne, décider s’il veut ou non rester dans l’UE, lors d’un déplacement en Roumanie.

« Brexit » : les Britanniques ne veulent pas d’une visite de Marine Le Pen

Europe 1 / M.B. et Antonin André 

Les comptes du FN corrigés de plus d’un million d’euros

La présidente du Front national a prévu de se rendre à Londres pour soutenir la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Mais les Britanniques ne souhaitent pas sa venue.

Elle court, elle court, Marine Le Pen, après une stature internationale. Après s’être rendue, lors d’un déplacement chaotique, au Canada au mois de mars, la présidente du Front national a décidé d’aller en Grande-Bretagne. Objectif : soutenir la campagne pour le « Brexit », la sortie du pays de l’Union européenne. Son entourage confirme que le principe d’une visite à Londres est maintenu avant le 23 juin, date du référendum britannique.

Interventionnisme. Il faut dire que le « Brexit » a de quoi fasciner Marine Le Pen, elle qui ne rêve que de cela pour la France. Cela apporterait, selon elle, la preuve qu’un peuple peut s’extirper des griffes de Bruxelles. Là où le bât blesse, c’est que les Anglais ne veulent pas de sa visite. Même le UKIP, parti nationaliste britannique, ne souhaite pas sa venue. D’abord parce que les Britanniques détestent l’interventionnisme. Pour les partisans du « Brexit », qui veulent retrouver leur souveraineté, voir une étrangère leur dire comment voter est un comble.

"Brexit" : les Britanniques ne veulent pas d'une visite de Marine Le Pen© Florence Cassisi / AFP « Brexit » : les Britanniques ne veulent pas d’une visite de Marine Le Pen La dédiabolisation n’a pas fonctionné. Mais les réticences de la Grande-Bretagne sont également justifiées par l’image que conserve le Front national outre-Manche. Pour les Britanniques, Marine Le Pen rime avec Jean-Marie Le Pen et FN, un parti raciste et xénophobe. La stratégie de la dédiabolisation, le rejet du père aux multiples sorties de route et le slogan de « La France apaisée », rien de tout cela n’a franchi la Manche. Au point que certains élus britanniques ont même demandé à leur ministre de l’Intérieur d’interdire à Marine Le Pen d’entrer sur leur territoire.

La stratégie de la présidentialisation compromise. Cette image du Front national ancienne version qui poursuit Marine Le Pen à l’étranger complique la stratégie de présidentialisation de la présidente frontiste. À chaque fois qu’elle se déplace, cela déclenche une polémique. Au lieu de récolter respectabilité et reconnaissance internationale, Marine Le Pen renvoie une image de provocation. Désormais, certains de ses proches lui déconseillent même de se rendre là où elle n’est pas la bienvenue. Ses prochains déplacements à l’étranger se feront donc dans le cadre restreint de son groupe politique au Parlement européen. La présidente du Front national se rendra en Belgique, à Ostende, à l’invitation d’un eurodéputé du Vlaams Belang, le parti nationaliste Belge. Il y aura aussi une visite en Autriche, où le FPÖ d’extrême droite, qui compte quatre eurodéputés dans le groupe de Marine Le Pen, est favori pour la présidentielle.

Des voyages entre amis politiques qui ne feront pas de vague, mais qui ne donneront pas non plus à la candidate à la présidentielle la stature recherchée. Celle d’une chef d’Etat potentielle, reçue par les plus hautes autorités à l’étranger.

Brexit : Marine Le Pen, persona non grata au Royaume-Uni ?

Brexit : Marine Le Pen, persona non grata au Royaume-Uni ?
Marine Le Pen. ((PATRICK HERTZOG/AFP))

Les pro-Brexit se passeraient bien du soutien de Marine Le Pen, dont une visite au Royaume-Uni est prévue en mai.

L’Obs / L.B. avec AFP

Marine Le Pen, figure de proue de l’extrême droite en Europe ? Rien n’est moins sûr. Selon la BBC, le camp favorable au Brexit a demandé à la ministre britannique de l’Intérieur Theresa May d’interdire l’entrée du Royaume-Uni à la présidente du Front national français.

Selon une lettre officielle envoyée par la responsable de « Vote Leave », dont l’existence a été révélée dimanche par la BBC, Gisela Stuart, la coprésidente de la campagne officielle en faveur du vote pour une sortie de son pays de l’Union européenne (UE) au référendum du 23 juin, demande à la ministre de « refuser l’entrée » de la dirigeante du parti français d’extrême droite, du fait de « ses opinions extrémistes ».

Elle évoque à cet égard une visite prévue pour « mai » de Marine Le Pen.

Propos clivants et incendiaires

La stature internationale que Marine Le Pen cherche à obtenir depuis plusieurs mois a bien du mal à prendre forme. Après le Canada, où la classe politique lui avait réservé un accueil plus que frileux, le Royaume-Uni semble à son tour compliquer les ambitions internationales du FN.

Gisela Stuart explique sa requête en écrivant que Marine Le Pen « a tenu dans le passé nombre de propos clivants et incendiaires, notamment en comparant les musulmans priant dans la rue à l’occupation nazie en France ».

« La présence de Madame Le Pen au Royaume-Uni ne contribuerait pas à l’intérêt général », poursuit-elle.

« Par conséquent, je vous exhorte à exercer vos pouvoirs, en vertu de la législation sur l’immigration, pour refuser son entrée dans le pays dans le cas où elle tenterait de se rendre au Royaume-Uni », conclut Gisela Stuart, qui est également députée travailliste.

Interrogée dimanche 24 avril sur cette lettre au cours d’une interview sur la BBC, Theresa May a refusé de dire quelle suite elle allait lui donner, rappelant qu’elle ne s’exprimait pas « sur des cas individuels ».

Le fait que Gisela Stuart « m’écrive pour empêcher quelqu’un d’entrer dans le pays suggère que nous avons le contrôle de nos frontières », a cependant déclaré la ministre, connue pour son euroscepticisme, mais qui a néanmoins rejoint le camp du Premier ministre David Cameron, militant du maintien de son pays dans l’UE.

L’un des principaux arguments des partisans d’une sortie de l’UE est la reprise du contrôle des frontières et de l’immigration.

Même le chef du parti europhobe et anti-immigration Ukip Nigel Farage a, quant à lui, déclaré sur Sky News qu’il ne pensait pas qu’une intervention de Marine Le Pen serait utile à la campagne en faveur du Brexit, mais il s’est opposé à ce qu’elle soit interdite d’accès au territoire britannique.

Embarras au FN

Face à cette nouvelle polémique, le numéro deux du Front national Florian Philippot a assuré depuis Nanterre que Marine Le Pen avait été « sollicitée pour aller soutenir le camp du Brexit » et « étudie l’opportunité d’un tel déplacement ». Non sans ironie, il en appelle même à la libre circulation des personnes entre « démocraties » :

« Le Royaume-Uni est un Etat de droit et une démocratie avancée et donc une Française, de surcroît élue, peut parfaitement y circuler librement », a-t-il ajouté.

La visite de la présidente du FN « permettrait aux Britanniques qui souhaitent sortir de l’Union européenne de savoir qu’il y a des responsables européens de premier plan qui les soutiennent », a-t-il souligné.

Ce lundi matin, sur France 2, Marine Le Pen s’est défendue de vouloir  faire de « l’ingérence » au Royaume-Uni, contrairement, dit-elle, à Barack Obama, qui a plaidé pour un maintien des Britanniques dans l’UE :

« Je m’étonne qu’elle n’ait rien dit pour la venue de M. Obama qui, lui, est venu faire de l’ingérence dans les affaires de la Grande-Bretagne. Je ne vais pas faire d’ingérence. Si j’y vais, j’irais pour parler de la nécessité pour les peuples de se déterminer par rapport à l’Union européenne », a-t-elle expliqué.

Royaume-Uni: Des pro-Brexit veulent faire interdire l’entrée de Marine Le Pen

POLITIQUE

Marine Le Pen, présidente du FN, le 19 février 2016 à Paris.
Marine Le Pen, présidente du FN, le 19 février 2016 à Paris. – CHAMUSSY/SIPA

20 Minutes avec AFP

Le camp favorable au Brexit a demandé à la ministre britannique de l’Intérieur Theresa May d’interdire d’entrée au Royaume-Uni la présidente du Front national français Marine Le Pen, selon une lettre officielle envoyée par la responsable de «Vote Leave».

Dans ce courrier, dont l’existence a été révélée dimanche par la BBC et dont l’AFP a obtenu une copie, Gisela Stuart, la coprésidente de la campagne officielle «Vote Leave» en faveur du vote pour une sortie de son pays de l’Union européenne (UE) au référendum du 23 juin, demande à la ministre de «refuser l’entrée» de la dirigeante du parti français d’extrême droite, du fait de «ses opinions extrémistes».

Réponse de Florian Philippot

Elle évoque à cet égard une visite prévue pour «mai» de Le Pen. Interrogé par l’AFP, le numéro deux du Front national Florian Philippot a indiqué que Marine Le Pen avait été «sollicitée pour aller soutenir le camp du Brexit» et «étudie l’opportunité d’un tel déplacement». «Le Royaume-Uni est un Etat de droit et une démocratie avancée et donc une Française, de surcroît élue, peut parfaitement y circuler librement», a-t-il ajouté.

La visite de Le Pen «permettrait aux Britanniques qui souhaitent sortir de l’Union européenne de savoir qu’il y a des responsables européens de premier plan qui les soutiennent», a souligné Philippot. Stuart explique sa requête en écrivant que Marine Le Pen «a tenu dans le passé nombre de propos clivants et incendiaires, notamment en comparant les musulmans priant dans la rue à l’occupation nazie en France». «La présence de Madame Le Pen au Royaume-Uni ne contribuerait pas à l’intérêt général», poursuit-elle.

«Par conséquent, je vous exhorte à exercer vos pouvoirs, en vertu de la législation sur l’immigration, pour refuser son entrée dans le pays dans le cas où elle tenterait de se rendre au Royaume-Uni», conclut Gisela Stuart, qui est également députée travailliste. Interrogée dimanche sur cette lettre au cours d’une interview sur la BBC, Theresa May a refusé de dire quelle suite elle allait lui donner, rappelant qu’elle ne s’exprimait pas «sur des cas individuels».

>> A lire aussi : Brexit: Qu’a obtenu David Cameron dans l’accord avec l’UE?

Le fait que Stuart «m’écrive pour empêcher quelqu’un d’entrer dans le pays suggère que nous avons le contrôle de nos frontières», a cependant déclaré la ministre, connue pour son euroscepticisme, mais qui a néanmoins rejoint le camp du Premier ministre David Cameron, militant du maintien de son pays dans l’UE.

L’un des principaux arguments des partisans d’une sortie de l’UE est la reprise du contrôle des frontières et de l’immigration. Le chef du parti europhobe et anti-immigration Ukip Nigel Farage a, quant à lui, déclaré sur Sky News qu’il ne pensait pas qu’une intervention de Mme Le Pen serait utile à la campagne en faveur du Brexit, mais il s’est opposé à ce qu’elle soit interdite d’accès au territoire britannique.

Samedi, Marine Le Pen a plaidé pour que chaque pays puisse, comme la Grande-Bretagne, décider s’il veut ou non rester dans l’UE, lors d’un déplacement en Roumanie.

Marine Le Pen n’est pas la bienvenue dans la campagne pour le Brexit

LE MONDE

Le déplacement de Marine Le Pen au Royaume-Uni sera tout sauf triomphal. Gisela Stuart, une des leaders de la campagne en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne a fait parvenir, vendredi 22 avril, à la ministre de l’intérieur, Theresa May, une lettre réclamant l’interdiction de l’entrée sur le territoire de la dirigeante du Front national.

La coprésidente – travailliste – de Vote Leave, la principale coalition militant pour le Brexit, a fait valoir auprès de la ministre de l’intérieur que les opinions « clivantes et incendiaires » de Mme Le Pen ne sont pas « favorables à l’intérêt public », un motif invoqué par les autorités 72 fois entre 2010 et 2014 pour prononcer des interdictions de territoire.

Le ministère de l’intérieur ne s’exprime pas

Faisant référence à certains propos de la dirigeante frontiste, notamment sur les prières de rues musulmanes, Mme Stuart a pressé Mme May « d’exercer [ses] pouvoirs dans le cadre des lois sur l’immigration et de lui refuser l’entrée dans le pays si et quand elle tente de se rendre au Royaume-Uni ». Sollicité par la BBC, le ministère de l’intérieur a expliqué ne pas s’exprimer sur des cas individuels.

L’entourage de Marine Le Pen avait annoncé, il y a quelques jours, un déplacement au Royaume-Uni afin d’y soutenir la campagne en faveur du Brexit lors du référendum du 23 juin, une consultation qu’elle appelle de ses vœux en France.

Elle avait qualifié ce référendum, le 16 avril lors d’une conférence en Roumanie, de « moment clé de l’histoire européenne » et disait espérer que « les Français auront eux aussi sans trop attendre une occasion semblable », à l’instar de « chaque peuple » de l’Union européenne.

« L’antisémitisme est dans l’ADN » du Front national

Si elle parvient à traverser la Manche, Marine Le Pen devrait apporter son soutien à Janice Atkinson, une transfuge du parti eurosceptique Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), militant pour le Brexit, qui a rejoint le groupe du Parlement européen présidé par la députée française.

Même l’UKIP, par la voix de son leader, Nigel Farage, a pris ses distances avec la venue de Mme Le Pen. Tout en excluant une interdiction de territoire, ce dernier a dit « préférer qu’elle ne vienne pas », considérant sa venue inutile. « L’antisémitisme est dans l’ADN du [Front national] », avait estimé le même M. Farage lorsque s’était posée la question d’une alliance avec le parti d’extrême droite français à l’issue des élections européennes de 2014.

Lire aussi :   Une pétition contre la venue de Donald Trump suscite un débat au Parlement britannique

Brexit : persona non grata au Royaume-Uni, Marine Le Pen contre-attaque

«Si j'y vais, j'irais pour parler de la nécessité pour les peuples de se déterminer par rapport à l'Union européenne», a expliqué Marine Le Pen. 
«Si j’y vais, j’irais pour parler de la nécessité pour les peuples de se déterminer par rapport à l’Union européenne», a expliqué Marine Le Pen.  France 2

Persona non grata au Royaume-Uni pour promouvoir une sortie de l’UE, Marine Le Pen contre-attaque.

La présidente du Front national, que le camp favorable au Brexit veut faire interdire d’entrée outre-Manche, s’est défendue de vouloir y faire de «l’ingérence» contrairement, dit-elle, à Barack Obama, qui a plaidé pour un maintien des Britanniques dans l’UE. Le référendum sur cette question doit avoir lieu le 23 juin.

Gisela Stuart, coprésidente de la campagne officielle «Vote Leave» en faveur d’une sortie de son pays de l’UE, a écrit à la ministre de l’Intérieur Teresa May pour lui demander de «refuser l’entrée» de la présidente du parti français d’extrême droite, qui soutient le Brexit, à cause de «ses opinions extrémistes». Le chef du parti europhobe et anti-immigration Ukip a, quant à lui, déclaré qu’il ne pensait pas qu’une intervention de Marine Le Pen serait utile à la campagne en faveur du Brexit, mais s’est opposé à ce qu’elle soit interdite d’accès au territoire britannique.

«Elle reste une socialiste»

«Je lui pardonne beaucoup, parce qu’elle est pour la sortie de l’Union européenne, elle est contre l’Union européenne. Mais enfin, elle reste une socialiste. Les socialistes ont toujours eu un léger problème avec la démocratie», a ironisé ce lundi sur France 2 Marine Le Pen.

«Je m’étonne qu’elle n’ait rien dit pour la venue de Barack Obama qui, lui, est venu faire de l’ingérence dans les affaires de la Grande-Bretagne. Je ne vais pas faire d’ingérence. Si j’y vais, j’irais pour parler de la nécessité pour les peuples de se déterminer par rapport à l’Union européenne», a expliqué Marine Le Pen.

Une visite prévue en mai ?

«Je plaide pour que chaque peuple de l’Union européenne ait la possibilité d’avoir accès à un référendum, de pouvoir dire ce qu’il pense de ce qu’est devenue l’Union européenne. Alors que Barack Obama est venu pour menacer la Grande-Bretagne, ce qui semble-t-il n’a choqué personne», a-t-elle insisté.

Le président des Etats-Unis a plaidé pour le maintien des Britanniques dans l’UE lors d’une visite à Londres la semaine dernière. Le vice-président du FN Florian Philippot avait alors dénoncé une «ingérence» du chef de l’Etat américain. Interrogé dimanche sur les propos de Gisela Stuart, Florian Philippot a indiqué que Marine Le Pen avait été «sollicitée pour aller soutenir le camp du Brexit». Une visite serait prévue en mai.


Départementales : les comptes du FN corrigés de plus d’un million d’euros


Les comptes de campagne du FN pour les élections départementales de 2015 ont été corrigés et relevés de plus d’un million d’euros, par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP).

En mars 2015, le parti frontiste a présenté plus de 1 900 binômes homme-femme au scrutin départemental et environ 95% d’entre eux ont eu recours à un kit de campagne qui leur était facturé par le parti Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen. Le total des dépenses dont le FN demandait le remboursement s’élevait à plus de 9,5 millions d’euros.

Mais « des dépenses de conception de documents nous ont paru excessives », indique le président de la commission, François Logerot. Il évoque notamment un document électoral de huit pages, avec une seule page concernant le candidat. « Jeanne n’a pas de ressources propres et sert d’intermédiaire entre un intermédiaire privé et un candidat », ajoute-t-il.

Le FN n’est pas la seule formation concernée

Le 9 septembre dernier, le FN a été mis en examen pour « recel d’abus de biens sociaux » et « complicité d’escroquerie » dans une enquête sur le financement de plusieurs de ses campagnes. Les enquêteurs soupçonnent le FN, Jeanne et l’imprimeur du parti, Riwal, d’avoir mis en place un système d’enrichissement frauduleux avec de l’argent public.

© Fournis par Francetv info Fin octobre, un cadre du FN avait annoncé le dépôt de « 1 900 recours », soit autant que de binômes engagés par le parti aux départementales. Finalement, un seul recours a été initié par un candidat, selon François Logerot. En effet, un proche de Marine Le Pen précise que le dépôt de 1 900 recours aurait « coûté une fortune (…) Interrompu le remboursement des candidats ».

Le FN n’est pas la seule formation concernée par ces modifications de la CNCCFP. En effet, les « réformations » se sont élevées à un montant global de 2,18 millions d’euros pour les dépenses, selon le rapport annuel

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Vos réactions

Bloom                                 Il faut que ce soit les Anglais qui disent clairement qui est MLP, car en France on a depuis longtemps cessé de parler de la réalité des choses et des êtres, à force de circonlocutions qui s’apparentent à de la langue de bois. Farage n’aura peut-être dit qu’une seule chose sensée: le FN fut, est et sera, un parti antisémite.

Paco                                     Madame Le Pen devrait aller à Calais rejoindre les candidats à l’émigration, eux-mêmes non désirés en GB: ils pourraient lui donner des conseils pour y arriver quand même.

René B.                               jamais politicien français à fait une telle unanimité à l’étranger. on ne pas parler de carrure internationale ! c’est un vrai costard

Fabrice Donati                  MLP est indésirable partout où elle va. Au Québec, le pays de l’immigration par excellence comme tout le Canada, elle a fait chou blanc. Elle n’a rien compris, ne comprend rien et ne comprendra jamais rien. Arrêtons de parler de cette bonne femme et de son clan qui n’existent que pour falsifier, détruire. Ce sont des imposteurs, on ne le dira jamais assez.

Jeannot                              C’est la dure loi de la vie : dès qu’elle prend le large, la mère Lapine fait beaucoup   moins de petits…

C.T.                                        Excellent !

Guy SGuy S       Ils sont « bien » ces Anglais ! LOL
cali 44cali 44      Précisons: accord avec Erwitt sur la liberté de circulation. Faut pas exagérer quand même
ben les modos? Philippe pp à 11 38, no souci??!!

philippe pp                      quand on NEZ bobo il faut assumer et assumer cali feu
Daniel 60Daniel    Il faut être franco franchouillard pour l’apprécier … quelle tristesse, quelle médiocrité.
cali 44cali 44
@philippe pp.                  Toujours en difficulté avec la langue , la grammaire et l orthographe français…sinon, pour une fois d accord avec Erwitt

gilbert coutal                     Les campagnes de dénigrement contre le FN ne fonctionnent plus très bien en France mais ont encore le vent en poupe à l’international. L’affaire de l’occupation des prières musulmanes a conduit à la relaxe de MLP par la justice mais la calomnie passe aisément les frontières…

Quoiqu’il en soit, avec une telle campagne de désinformation, la venue de MLP serait une aubaine pour les anti brexit: ils présenterait le Brexit comme un mouvement de nazis.

Abdul Archiduc                  Les démocrates sont encore à l’œuvre…

L’Angleterre…
Si le PS avait réussi sa politique depuis qu’il est au pouvoir, ce genre de question, gratta ou non gratta ne se poserait pas.
Malheureusement une certaine gauche a gangréné le pays et comme un champignon la représentante du FN s’est développée sur ce terreau de déconfiture permanent
Il faut dire et c’est un euphémisme que les résultats ne sont pas au rendez-vous et quand il y en a un peu la cause est à chercher à l’étranger…
Pétrole bas, taux d’intérêts bas.
Rien ne découlant d’une quelconque action concertée gouvernementale.
C’est ça qu’il faut écrire.
Maintenant il est un peu tard pour réagir.
Le FN est le fils illégitime d’un certain PS obsolète et borné.
Lui ne le reconnait pas, mais beaucoup, dont moi, le font pour lui.

  • ilssontdevenusfous           n’oublions pas quand même que le parti dit d’extrême droite en grande bretagne avait refusé de s’allier à MLP au parlement européen la jugeant trop raciste et extrémiste ! savoureux quand même !

  • JANCAP                                 Il est normal que la patronne du Parti fasciste National-Socialiste français soit indésirable pour les démocrates britanniques. Les Britanniques auraient été plus inspirés d’avoir eu la même position, entre 1933 et 1940, concernant « Mr le Chancelier du Reich ».
    Cependant et à titre privé, Mme Le Pen doit pouvoir circuler à sa guise sur tout le territoire de la Grande Bretagne, comme tout autre citoyen français.

  • DJMAI5                                  Comme quoi le FN et M.LE PEN ne sont que des trublions, ce qui est le cas depuis toujours!
    Et à moins d’un miracle utopique, elle ne sera pas élue présidente de notre république du fait de la versatilité des français et la peur du FN et de l’extrême droite encore bien ancrée dans l’esprit des français !
    D’ailleurs les élections régionales en ont été un exemple, beaucoup de cinéma et au 2eme tour (car c’est le défaut des élections à 2 tours, dont le 1er sert à protester, seul le suivant sert à vraiment voter sérieusement) résultat pas de régions gagnées par le FN et des alliances perverses en le PS et LR pitoyables !
    Conséquences en 2017 : on rejouera le 21 avril 2002 et en plus on reverra au final peut être F.HOLLANDE et qui sait un SARKOZY (s’il n’est pas rattrapé par ses affaires)
    Il est désolant de voir la naïveté des français qui se laissent manœuvrer par ces politiciens médiocres !

  • mimitour                                 Certains peuvent dire ce qu’ils veulent ! , en attendant le front national sera bel et bien qualifié au premier tour des présidentielles en 2017; y en a qui peuvent trembler !
    La faute à qui me direz-vous ?…

  • coucou C moi                        Marine est favorable au Francexit. Mais elle profite quand même de son traitement de député européen.

    • Arbalette                   Qu’elle en profite, elle aura peut être bientôt besoin d’un visa pour aller en Angleterre ;))) (quoique député européen, ça passe partout pour peut être gueuler non à L’Europe Loll)

      1871                             obama est venu pour « menacer »…. et elle, que va t’elle faire ? Donner des conseils ? Elle parle d’ingérence d’Obama, mais elle, elle y va pas pour faire du tourisme ?!

      MonsieurdeLaFaillette      Elle se met sur le même plan qu’Obama. C’est cool.

      1871

      @dom16 :                   7 millions d’électeurs sur 45 millions d’électeurs…

      Dom16

      @1871:                          Mme Le Pen représente les idées et les convictions de 7 Millions d’électeurs , vous avez une drôle de conception de la « démocratie » !

      1871                                en fin de compte, où est t’elle la « bienvenue » ? Dans les dictatures comme la Russie et la Syrie et puis en Autriche par le parti fasciste de Norbert Hofer avec lequel elle n’hésite pas à faire quelques pas de valse…..! allez, ouste, hors de France !

      Dom16

      @Dude 64:                     rétablir les frontières , ne veut pas dire , vivre reclus , sans sortir , avant Shengen , la France faisait du libre échange avec le reste du monde , et les frontières existaient déjà , et personne ne s’en plaignait .

      Dude.64                          La Marinade veut fermer nos frontières et se plaint que les autres fassent la même chose . Pas très logique la-bas du front !!! C’est d’ailleurs un excellent exemple de ce qui arriverait avec un FN au pouvoir où tous les marchés seraient fermés à nos entreprises et où le chômage serait la généralité .

      1871                                     c’est plutôt chez les vieux « nostalgiques » que le fn recrute !

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