Mettez les voiles!

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C’est quoi la « mode islamique » qui choque la ministre Laurence Rossignol ?

La ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, a dénoncé, mercredi 30 mars sur BFM TV, les marques comme H&M, Uniqlo ou Dolce & Gabbana qui lancent tour à tour des collections de vêtements dits « islamiques ». Elle juge en effet « irresponsables » ces enseignes qui « investissent ce marché (…) parce qu’il est lucratif » et qui « se mettent en retrait de leur responsabilité sociale, et d’un certain point de vue font la promotion de l’enfermement du corps des femmes ».

Francetv info vous explique ce qu’est la « mode islamique », encore très discrète en France.

A quoi ressemble cette « mode islamique » ?

Elle s’inscrit dans une tendance plus vaste appelée « mode pudique », traduction de l’anglais « modest fashion ». L’expression dérange tout autant Laurence Rossignol : « Cela veut dire que sur une plage, quand il y a quelques femmes habillées ainsi et puis toutes les autres qui sont en maillot une pièce ou deux pièces, ou en monokini (…) elles sont impudiques ? » Concrètement, cette mode « pudique » est un mouvement dans lequel les femmes, au nom de leurs croyances, s’habillent de façon à couvrir leur corps tout en suivant les évolutions de la mode : choix des matières, des coupes, des couleurs…

Les femmes qui adoptent et défendent cette mode veulent « honorer leurs traditions tout en exprimant leur style », décrit le Huffington Post (en anglais). Et la blogueuse Summer Albarcha, dont le compte Instagram (anciennement baptisé « Hipster Hijabis ») compte près de 250 000 abonnés, explique « que les vêtements religieux n’ont pas besoin d’être rétrogrades ou uniformes ».

Pour les femmes musulmanes, il s’agit notamment de s’éloigner de l’abaya, tunique large et simple ne laissant voir que le visage, souvent noire, portée par-dessus les vêtements et imposée aux femmes en Arabie saoudite. Plus répandu dans le monde, le hijab, simple voile islamique couvrant les cheveux et les épaules, devient également un véritable accessoire que les femmes peuvent assortir à leur tenue. Ce style « pudique » s’applique aussi aux vêtements de bain, depuis qu’une créatrice australienne a dessiné et commercialisé en 2007 un « burkini », maillot de bain couvrant l’ensemble du corps sauf les mains, les pieds et le visage. Aux yeux des musulmans intégristes, toutes ces tenues non traditionnelles restent indécentes.

Est-elle vraiment nouvelle ?

© Fournis par Francetv info Cette tendance s’installe depuis quelques années dans le paysage de la mode. Aux Etats-Unis, la « modest fashion » est même devenue « cool », rapporte The Atlantic (en anglais) depuis que des blogueuses mode et beauté s’en sont emparé. Leurs comptes Instagram ressemblent d’ailleurs à ceux de toutes les fashionistas : selfies, gros plans sur des sacs à main et autres accessoires, instantanés de défilés de mode…

L’Express Styles rappelle qu’avant les hijabs et abayas de luxe lancés par Dolce & Gabbana, d’autres marques ont proposé des collections similaires : « Les créateurs américains Donna Karan, Tommy Hilfiger et Oscar de la Renta, l’enseigne espagnole Mango et le site de vente en ligne de luxe Net-a-Porter. » La marque japonaise Uniqlo leur a emboîté le pas, avec la collaboration de la styliste anglo-japonaise et musulmane Hana Tajima.

Mais en France, c’est encore un bruissement à peine audible. Les médias s’y intéressent surtout depuis le lancement par l’enseigne H&M, en septembre 2015, d’un spot publicitaire dans lequel apparaît Mariah Idrissi, jeune Britannique voilée. Et dans l’Hexagone, seuls les « burkinis » de l’enseigne britannique Marks & Spencer sont disponibles (en ligne) sous l’appelation « combinaison de bain trois pièces ».

Est-elle réservée aux musulmanes ?

« Nous n’essayons pas de cacher le fait que cette marque est pour les femmes musulmanes », assume la créatrice de Haute Hijab, au site américain Today. Mais Melanie Elturk, 30 ans, précise qu’elle compte aussi parmi ses clientes des « femmes juives orthodoxes et chrétiennes traditionnelles qui cherchent une façon élegante de couvrir leur corps ».

A Brooklyn, deux sœurs juives orthodoxes ont d’ailleurs crée Mimu Maxi, en 2013, à destination d’abord de la communauté hassidique, très présente dans ce quartier de New York. Aujourd’hui, elles estiment que ce qu’elles ont « créé pour [elles]-mêmes a vraiment décollé et que des femmes de tous âges et de toutes origines s’identifient à ce besoin ».

Sur son blog MoMoMod, pour « More Modern Modesty », Chandra Leonardo, chrétienne apostolique originaire de Caroline du Nord (Etats-Unis), partage elle aussi ses tenues couvrantes. Si elle ne porte ni hijab ni abaya, la blogueuse publie régulièrement des photos de son look « élégant, fabuleux et pudique », composé majoritairement de robes longues.

Pourquoi les grandes marques s’en emparent-elles ?

« Chaque personne est différente et la collection peut être portée avec n’importe quel style », assure un porte-parole de Uniqlo à L’Express Styles. De son côté, H&M invoque la diversité. Dans son clip, en effet, apparaît une femme voilée mais aussi un homme sikh portant un turban au milieu de mannequins de toutes tailles, anonymes ou célèbres, à l’image de Iggy Pop. Ces marques répondent ainsi à une demande, car « il y a quelque chose d’excessivement douloureux dans le fait d’être ignoré par la société de consommation », constate Reina Lewis, qui enseigne au London College of Fashion, pour le site International Business Times(en anglais).

Poussés par la multiplication de blogs consacrés à cette mode pudique, les créateurs comprennent donc, tardivement, que les femmes musulmanes aussi achètent des vêtements. Et si beaucoup d’entre elles s’en réjouissent, l’auteure Ruqaiya Haris, qui porte elle-même le hijab, pose un regard « plus cynique » sur la chose. Dans une tribune publiée en janvier sur le Guardian (en anglais), elle rappelle que « les ventes de produits de luxe ont atteint 8,7 milliards de dollars au Moyen-Orient l’année dernière et les musulmans ont dépensé 266 milliards de dollars dans ces produits à travers le monde en 2013 ». Des chiffres qui, selon elle, aident à comprendre « ce qui motive réellement ces marques ».

La population musulmane serait donc surtout une « nouvelle cible pour des marques de luxe qui stagnent de plus en plus et sont en manque de relais de croissance », explique Frédéric Godart, sociologue et auteur de Sociologie de la mode, àLibération.

Pourquoi cela peut-il poser problème en France ?

En France, la question du port du voile islamique provoque en effet régulièrement des crispations. Le sujet divise particulièrement les féministes. D’un côté, celles qui défendent le droit des femmes à porter ce qu’elles veulent et à exercer librement leur spiritualité, et donc à porter un voile, quel que soit son sens. De l’autre, celles qui, comme la ministre, y voient un symbole du « contrôle social du corps des femmes ».

Plus généralement, le port du hijab est régulièrement associé au fondamentalisme, voire au terrorisme, comme l’a montré récemment une caricature de Plantu qui a provoqué la colère de nombreux internautes, rapporte BuzzFeed.

Sur sa chaîne YouTube, la blogueuse voilée Asma Fares, qui publie des conseils beauté et lifestyle (maquillage, nutrition, mode, épilation…) reçoit régulièrement des commentaires insultants, aussi bien de la part d’internautes islamophobes dénonçant le port du voile que de musulmans radicaux qui lui « souhaitent l’enfer »,jugeant qu’elle est un mauvais exemple pour les jeunes musulmanes.

Polémique sur la mode islamique

LE MONDE | Gaëlle Dupont et Juliette Garnier

Deux modeles de « Burkini » en vente chez Marks & Spencer.

D’abord, des condamnations. Puis, des soutiens. Les propos tenus par Laurence Rossignol sur RMC à propos du voile islamique suscitent des réactions en chaîne. Mercredi 30 mars, la ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes est interrogée par Jean-Jacques Bourdin à propos d’un article du Parisien consacré aux « marques qui se mettent à la mode islamique ». Elle réagit comme suit :

« Bien sûr qu’il y a des femmes qui choisissent, il y avait aussi des nègres américains qui étaient pour l’esclavage. (…) Je crois que ces femmes sont pour beaucoup d’entre elles des militantes de l’islam politique. »

Elle avait aussi qualifié d’« irresponsables » des marques qui, « d’un certain point de vue, font la promotion de cet enfermement du corps des femmes ».

Lire aussi :   Laurence Rossignol compare les femmes choisissant de porter le voile aux « nègres qui étaient pour l’esclavage »

Mme Rossignol subit d’abord un concert de réprobations sur les réseaux sociaux. Elle concède rapidement une « faute de langage » à propos de l’emploi du mot « nègre », qu’elle situait dans le contexte historique de l’esclavage, mais maintient le reste de ses propos. Ceux-là continuent à provoquer des réactions indignées. Une pétition réclamant des sanctions, mise en ligne sur le site Change.org, a rassemblé près de 30 000 signatures.

« Otant aux concernées leur subjectivité, leur pouvoir d’agir et de raisonner par elles-mêmes, [Laurence Rossignol] les a réduites à des poupées de porcelaine nécessitant une aide extérieure pour savoir ce qui est bon et moins bon », écrivent ses auteurs. La comparaison avec l’esclavage est, selon eux, à la fois « anachronique et dénuée de tout sens historique et politique » et une « insulte à la mémoire des millions d’individus, de familles et de pays détruits par l’esclavage et ses conséquences ».

« Immense et juteux marché mondial »

Au sein du gouvernement et parmi les élus, les déclarations de Mme Rossignol provoquent un silence radio. Il est vrai qu’elles ont été faites le jour de l’abandon de la réforme constitutionnelle par le gouvernement, qui a mobilisé les esprits. En privé, au ministère de l’intérieur, on s’inquiète toutefois de la réaction des musulmans de France. Mais au lendemain de ses déclarations, la ministre reçoit de façon inattendue plusieurs soutiens. Dans un communiqué publié jeudi 31 mars, une dizaine d’associations féministes « se réjouissent que [la ministre] ait réagi avec force et indignation face à la banalisation du port du voile islamique, qui veut se faire beau et élégant à travers des défilés de mode visant un immense et juteux marché mondial ».

Parmi les signataires figure la Coordination française pour le lobby européen des femmes, qui regroupe 75 associations. Autre intervention de poids, celle de la présidente du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, Danielle Bousquet. Mme Rossignol « n’a pas fui le débat et a eu raison de dénoncer l’irresponsabilité des grandes marques qui, au nom du profit, n’hésitent pas à reprendre à leur compte une stratégie fondamentaliste politico-religieuse », affirme l’ancienne députée dans un communiqué, qui prend tout de même soin de rappeler « qu’il n’y a pas une islamiste derrière toute femme voilée ».

Gilles Clavreul, délégué interministériel chargé de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, défend lui aussi la ministre, « dont le seul crime est de défendre la liberté et la dignité des femmes contre les noces barbares du cynisme marchand et de la bigoterie ».

Dans un entretien au Monde, la philosophe féministe Elisabeth Badinter estime que si la ministre a eu « un mot malheureux en parlant de “nègres” », elle a « parfaitement raison sur le fond » et appelle même au boycott de ces enseignes.

Lire aussi la tribune d’Elisabeth Badinter :   « Etre traité d’islamophobe est une arme que les islamo-gauchistes ont offerte aux extrémistes »

S’il est aujourd’hui à la source de ce débat, le phénomène de la mode destinée aux femmes musulmanes n’est pas tout à fait nouveau. Uniqlo a lancé une première collection de vêtements dits « pudiques » en Asie au cours de l’été 2015, puis tout dernièrement aux Etats-Unis. Ses hidjabs – voiles entourant le visage et masquant les cheveux – sont désormais en vente à Londres. Et, en janvier, Dolce & Gabbana a lancé sa collection Abaya. Marks & Spencer vend deux modèles de « Burkinis », une combinaison de bain composé de trois pièces (un legging, une tunique et un hidjab). « Et ce depuis plusieurs années », précise une porte-parole de l’enseigne britannique.

230 milliards de dollars en 2014

Au passage, la polémique emporte H&M. L’enseigne suédoise a fait appel à une mannequin voilée lors d’une campagne vidéo pour le recyclage de vêtements. Une photo extraite de ce film de la fin de 2015 a été présentée à tort comme le lancement d’une collection, explique une porte-parole.

Il n’empêche. Le débat anime le secteur. « Renoncez au fric, ayez des convictions. Vous êtes là pour embellir les femmes ! », a ainsi lancé mercredi 30 mars, l’homme d’affaires Pierre Bergé (coactionnaire du Monde), sur Europe 1, en s’adressant aux marques.

« Il s’agit d’une polémique misérable », a réagi à l’Agence France-presse (AFP) le blogueur musulman « orthodoxe » Fateh Kimouche, spécialiste de l’économie islamique. Selon lui, ces articles proposés par des marques généralistes « répondent tout simplement à un marché ». « La France a un retard sur la mode islamique », assure Hélène Agesilas, cocréatrice de la marque Fringadine, qui vend des vêtements longs typiques de cette mode dite « pudique ». « Il y a une réelle demande des femmes », souligne-t-elle dans un entretien à l’AFP, citant une étude selon laquelle le marché mondial de la mode islamique, évalué par un cabinet à 230 milliards de dollars (202 milliards d’euros) en 2014, pourrait atteindre plus de 320 milliards en 2020.

Lire aussi la tribune d’Elisabeth Badinter :   « Etre traité d’islamophobe est une arme que les islamo-gauchistes ont offerte aux extrémistes »

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Elisabeth Badinter plaide pour un boycott des marques se lançant dans la mode musulmane

BADINTER

POLÉMIQUE – Il n’y a pas que Laurence Rossignol qui exprime son opposition aux marques qui se lancent dans la « mode islamique » ou « musulmane ». Dans une interview au Monde, la philosophe Elisabeth Badinter a elle aussi fustigé ces enseignes, estimant « que la ministre du Droit des femmes a parfaitement raison sur le fond ».

« Je pense même que les femmes doivent appeler au boycott de ces enseignes », a ajouté cette figure historique du féminisme hexagonal. Dans un entretien à l’AFP, Elisabeth Badinter persiste et signe, jurant que « pour ce qui regarde (ces) marques vestimentaires qui veulent vendre la tenue islamique, il n’y a qu’une seule réponse: le boycott ». Elle considère en outre qu’on ne peut pas se dire féministe et défendre le port du voile. Les « dites ‘féministes islamiques’, elles oublient qu’en guise d’égalité elles doivent rester à la maison, que l’héritage est divisé par deux dans les pays musulmans et la polygamie admise dans le Coran dont elles se réclament », estime la philosophe.

Depuis la sorite de Laurence Rossignol qui a qualifié mercredi d' »irresponsables » les marques qui donnent dans la mode musulmane (Marks and Spencer, Uniqlo, Dolce&Gabbana ou encore Mango pour ne citer qu’elles), la polémique portant sur le choix de ces enseignes ne désenfle pas.

Un collectif d’associations féministes ainsi que la présidente du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes, Danielle Bousquet, ont apporté jeudi 31 mars leur soutien à la ministre. La Clef (Coordination française pour le lobby européen des femmes), qui regroupe une cinquantaine d’associations féministes, s’est réjouie dans une lettre ouverte que la ministre des Droits des femmes ait « réagi avec force et indignation face à la banalisation du port du voile islamique ».

« Renoncez au fric, ayez des convictions ! »

Le sujet n’a d’ailleurs pas laissé les stars du luxe indifférents. « Je suis scandalisé. Moi qui ai été près de 40 ans au côté de Yves Saint Laurent, j’ai toujours cru qu’un créateur de mode était là pour embellir les femmes, pour leur donner la liberté, pas pour être le complice de cette dictature qui impose cette chose abominable qui fait qu’on cache les femmes, qu’on leur fait vivre une vie dissimulée », s’est emporté Pierre Bergé sur Europe 1. « Renoncez au fric, ayez des convictions ! », a lancé l’homme d’affaires aux enseignes tentées par l' »islamic fashion ».

« On ne doit pas banaliser un vêtement qui, quoi qu’on en pense, n’est pas anodin pour l’image de la femme », a confié la créatrice Agnès b. au Parisien. « La mode est laïque et universelle, porteuse de liberté et d’espoir. (…) Parler de mode et de religion me paraît discriminant », a réagi auprès de l’AFP Jean-Charles de Castelbajac, qui a dessiné des vêtements liturgiques catholiques.

Du côté des défenseurs de la mode islamique, on met en avant la réelle demande qui existe sur ce créneau ainsi que la dimension « multiculturelle » véhiculée par ces vêtements, qui pourraient (à long terme) faciliter le dialogue inter-religieux.

Lire aussi :• Au Brésil, la mode évangélique recouvre le corps des femmes

Elisabeth Badinter plaide pour le boycott des marques qui se lancent dans la mode islamique

« Je pense que les femmes doivent appeler au boycott de ces enseignes ». Dans un entretien accordé au journal Le Monde, Elisabeth Badinter a pris la défense de Laurence Rossignol, sous le feu des critiques après s’être dite « choquée » par les pratiques de certaines marques de prêt-à-porter, qui lancent des articles de mode islamique.

© Fournis par BFMNews La ministre des Droits des femmes avait qualifié mercredi d' »irresponsables » les marques et enseignes qui développent des collections incluant le « burkini » (maillot de bain intégral) ou le hijab (foulard encadrant le visage sans le dissimuler), jugeant qu’elles font la promotion de l’enfermement du corps des femmes ». L’enseigne suédoise H&M avait ouvert la voie il y a six mois, avec une campagne publicitaire montrant une femme voilée, suivie par Marks&Spencer, Uniqlo et la marque de luxe Dolce et Gabbana.

« Etre traité d’islamophobe est un opprobre »

Comparant les femmes qui choisissent de porter le voile aux « nègres qui étaient pour l’esclavage » sur RMC mercredi, la ministre des Droits des femmes a suscité une vive polémique.

« La ministre a eu un mot malheureux en parlant de « nègres », mais elle a parfaitement raison sur le fond », a rebondi ce samedi Elisabeth Badinter.

« Seule la loi peut protéger celles qui portent [le voile] sous cette pression [islamique]. Or lorsqu’on les soutient, on est considéré comme islamophobe », regrette encore la philosophe, qui estime que les Français sont « tétanisés par l’accusation d’islamophobie ».

« Etre traité d’islamophobe est un opprobre, une arme que les islamo-gauchistes ont offerte aux extrémistes », ajoute-t-elle.

Pétition appelant au départ de Laurence Rossignol

Après la sortie de Laurence Rossignol, de de nombreux internautes ont lancé le hashtag « #RossignolDemission » pour demander le départ de la ministre, qui a réagi dans la journée, sans rien enlever au fond de son propos. Une pétition lancée en ligne a déjà recueilli plus de 30.000 signatures.

Avant Elisabeth Badinter, la Coordination française pour le lobby européen des femmes et la présidente du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes, Danielle Bousquet, ont apporté leur soutien à Laurence Rossignol.

Elisabeth Badinter, mauvaise conscience de la gauche

En lançant son « Il ne faut pas avoir peur de se faire traiter d’islamophobe ! », Elisabeth Badinter a osé s’attaquer à cet interdit de « l’islamophobie », d’autant plus discutable que mal défini. Depuis trente ans, elle est la mauvaise conscience de la gauche sur cette question.
SOUVANT GUILLAUME/SIPA

Il y a ceux qui font semblant de ne pas l’avoir entendue. Et ceux qui font semblant d’avoir entendu autre chose. «» C’est clair. Elisabeth Badinter a rompu le ronron d’une commémoration interminable, plus suivie par les médias que par les Français, qui ont boudé Johnny, Hollande et cette répétition d’hommages tournant en rond. Ils se lassent des grandes phrases automatiques qui noient le poisson.

Elisabeth Badinter a osé s’attaquer à cet interdit de l’«islamophobie» d’autant plus indiscutable que mal défini, comme l’a bien résumé Michel Houellebecq, s’assumant «islamophobe», tout en rappelant : «Le mot « phobie » signifie « peur » plutôt que « haine ».» Peur d’une religion perçue comme «intolérante» par 75 % des Français. Une peur partagée à gauche, 70 % des électeurs de Mélenchon estimant que l’islam cherche «à imposer son mode de fonctionnement aux autres». Et cette peur n’étant ni entendue ni traitée, les attentats «ont conforté l’opinion populaire dans l’idée qu’il y a un problème avec l’islam que les élites ne veulent pas voir», analyse le philosophe Marcel Gauchet.

Lâcheté des élites qui a laissé les islamistes et leurs alliés assimiler l’islamophobie au racisme pour «fermer le bec de toute discussion sur l’islam», explique Elisabeth Badinter qui veut trancher ce nœud coulant idéologique. «A partir du moment où les gens auront compris que c’est une arme contre la laïcité, peut-être qu’ils pourront laisser leur peur de côté pour dire les choses.» En quelques phrases sont résumés l’objectif et la méthode du concept militant d’islamophobie ainsi que son résultat, en grande partie atteint : accorder à l’islam un statut dérogatoire lui épargnant la mise au pas qu’ont subie judaïsme et christianisme. Depuis trente ans, droit et pouvoirs publics font plus montre d’islamophilie que d’islamophobie.

Et, depuis trente ans, Elisabeth Badinter est la mauvaise conscience de la gauche, principale responsable de cette régression. «La laïcité, devenue synonyme d’islamophobie, a été abandonnée à Marine Le Pen. Cela, je ne le pardonne pas à la gauche.» Dans les années 80, la philosophe se faisait accuser d’«ethnocentrisme» par Jack Lang parce qu’elle combattait l’acceptation de la polygamie et de l’excision alors prônée à gauche au nom du respect de la différence. Elle alertait sur l’installation du communautarisme, «cette idée que tous les rituels culturels ou religieux, y compris les plus intégristes, sont respectables et doivent être respectés». Elle dénonçait le sabotage d’une tradition universaliste portée depuis un siècle par la gauche. Pourquoi ? Hier, «par manque de courage». Aujourd’hui, «par électoralisme». Comment ? Par le «déni : pour avoir la paix, on pense qu’il suffit de nier les problèmes».

L’intimidation à l’islamophobie clôt tout débat. Il y a treize ans, les Territoires perdus de la République, recueil de témoignages d’enseignants révélant l’ampleur de l’antisémitisme d’importation musulmane, avaient été qualifiés d’«islamophobes». Aujourd’hui, et malgré ce qui s’est passé, Charlie Hebdo subit toujours la même accusation. Cette escroquerie est aidée par des sociologues pensionnés par le CNRS qui ont inventé le concept de «musulman facilitateur d’islamophobie», l’attribuant à Malek Boutih, Mohamed Sifaoui, Soheib Bencheikh, Abdennour Bidar, aux militantes algériennes des droits de la femme en exil à Paris, et plus généralement aux musulmans appelant à un islam respectant les droits de l’homme. Elle profite aussi de la paresse des médias acceptant de se faire enfumer par des associations islamistes qui dressent des «statistiques» d’«actes islamophobes» incluant des condamnations pour entreprise terroriste, des expulsions d’imams antisémites, des fermetures de salles de prière illégales et des provocations contre la loi sur les signes religieux à l’école, elle-même qualifiée d’islamophobe…

Mais, comme le disait Charb, ces militants œuvrant à l’islamisation font moins peur que les idiots utiles qui leur donnent du crédit. Outre le Parti socialiste, qui les reçoit rue de Solferino, le comble est la légitimité que leur apporte le très officiel Observatoire de la laïcité, dont le premier réflexe a été de donner une interview à ces manipulateurs pour répliquer à Elisabeth Badinter. Cet Observatoire qui n’observe rien est présidé par Jean-Louis Bianco, lequel avait étrenné sa sinécure en expliquant qu’«il n’y a pas de problème de laïcité en France» tout en appelant ensuite avec le Parti socialiste au «développement de l’enseignement confessionnel musulman»… Il a laissé son second , cette fine équipe pensant avoir ainsi identifié l’ennemi principal du moment. Pour se désolidariser de cette dinguerie, trois des membres de l’Observatoire de la laïcité, l’ancien ministre socialiste Jean Glavany, la sénatrice radicale de gauche Françoise Laborde et l’ancien grand maître du Grand Orient Patrick Kessel ont suspendu leur participation à cet organisme qui dépend de… Matignon ! Manuel Valls, qui considère que «l’islamophobie est le cheval de Troie des salafistes» et dit vouloir défendre la laïcité, pourrait commencer par là : trancher clairement entre la gauche Bianco et la gauche Badinter.

Violente passe d’armes entre Valls et le président de l’Observatoire de la laïcité

Manuel Valls devant les Amis du Crif, le 19 janvier 2016.

LE SCAN POLITIQUE – Invité des Amis du Crif lundi soir, le premier ministre a fustigé la tribune cosignée par Jean-Louis Bianco et des cadres du très controversé «Collectif contre l’islamophobie en France».

Il a été chaudement applaudi à de nombreuses reprises. Invité des Amis du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) ce lundi soir, le premier ministre Manuel Valls s’est longuement exprimé sur les attentats terroristes qui ont mortellement frappé la France aux mois de janvier et novembre 2015. «On n’a pas voulu voir suffisament la montée de l’antisémitisme qui est à l’avant-garde de tout ce que l’on connaît aujourd’hui», a-t-il notamment estimé. «Les mouvements dans la société n’ont pas été à la hauteur de ce que l’on pouvait en attendre après les tueries perpétrées à Toulouse par Mohamed Merah (en mars 2012, NDLR)», a-t-il encore ajouté, citant par ailleurs les «Mort aux juifs» entendus lors de manifestations pro-Gaza organisées à Paris à l’été 2014. «Beaucoup se disent que s’il n’y avait eu que l’attaque de l’HyperCacher l’année dernière, nous n’aurions pas connu une réaction de cette ampleur…», a-t-il déploré, jugeant ce constat «insupportable».

Le chef du gouvernement a ainsi déploré que «les critiques de la politique d’Israël se (soient) transformées en un “antisionisme” dissimulant presque systématiquement de l’antisémitisme. Il y a dans la haine d’Israël un paravent de ce nouvel antisémitisme, c’est incontestable». Selon lui, de nombreuses «organisations participent de ce climat nauséabond», à commencer par la campagne internationale de boycott d’Israël «BDS». Réagissant à la manifestation organisée par le collectif le 5 janvier dernier afin de protester contre un ballet de la compagnie israélienne «Bat Sheva», Manuel Valls a déploré qu’il s’agisse là de «la négation du rôle même de la culture». «J’en ai déjà parlé et j’en reparlerai avec le ministre de l’Intérieur. Les pouvoirs publics doivent changer d’attitude vis-à-vis de ce genre de manifestions. Ça suffit, on ne peut pas tout se permettre dans ce pays!», a-t-il finalement lancé.

Valls veut rencontrer Bianco «le plus vite possible»

Autre polémique sur laquelle le premier ministre s’est prononcé: la tribune que le président de l’Observatoire de la laïcité, Jean-Louis Bianco, a signée le 15 novembre dernier. Intitulé «Nous sommes unis» et publié dans Libération, l’appel réunissait notamment Samy Debah et Yasser Louati, respectivement directeur et porte-parole du très controversé Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), et Nabil Ennasri, proche du courant des sulfureux Frères musulmans. «L’Observatoire de la laïcité – qui est placé sous ma responsabilité – ne peut pas être quelque chose qui dénature la réalité de cette laïcité. Il doit être clair sur les appels que l’on signe: on ne peut pas signer des appels, y compris pour condamner le terrorisme, avec des organisations que je considère comme participant d’un climat (nauséabond), ça n’est pas possible».

Manuel Valls a ensuite poursuivi, revenant sur les propos du rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité, Nicolas Cadène. Excédé par la sortie d’Élisabeth Badinter sur France Inter le 6 janvier dernier, selon qui «il ne faut pas avoir peur de se faire traiter d’islamophobe», ce dernier a cru bon de déplorer sur Twitter «un travail de pédagogie de trois ans détruit par une interview». «Un collaborateur d’un observatoire de la République ne peut pas s’en prendre à une philosophe comme Élisabeth Badinter – pas parce qu’elle est philosophe ni parce qu’elle s’appelle Élisabeth Badinter, mais à partir de ses propos: c’est une défense intransigeante, que je partage d’ailleurs, de la laïcité dans bien des domaines. Et ça, ça doit être rappelé à chacun. L’observatoire est indépendant, mais là il y a des lignes qui ont été dépassées et je le rappellerai à chacun», a fermement martelé le chef du gouvernement, précisant au Figaro qu’il rencontrerait Jean-Louis Bianco «le plus vite possible».

«Je découvre avec stupeur les propos tenus hier soir par le premier ministre à mon encontre et à l’encontre de Nicolas Cadène», a réagi Jean-Louis Bianco, dans un communiqué acerbe publié ce mardi en fin de matinée. «Premièrement, le premier ministre reproche au rapporteur général un tweet qu’il n’a manifestement pas lu dans lequel Nicolas Cadène se bornait à rappeler le droit existant», a-t-il d’abord estimé. Deuxième point abordé par le président de l’organisme: les autres cosignataires du fameux appel «Nous sommes unis», parmi lesquels figure notamment «la présidente de la commission nationale consultative des droits de l’Homme (…)». «Troisièmement, (Manuel Valls) méconnaît la réalité des institutions indépendantes dans la République. L’Observatoire de la laïcité n’est pas placé sous sa responsabilité. Quatrièmement, sur le plan humain, un minimum de respect aurait justifié qu’il m’appelle avant qu’il s’exprime publiquement», assène-t-il.

Les arguments des défenseurs de la mode musulmane

Voile en Iran : les salariées d’Air France veulent pouvoir dire « non »

La reprise prochaine des vols entre Paris et Téhéran implique le port du voile pour les personnels féminins d’Air France à leur arrivée sur le sol iranien, selon les consignes de la compagnie. Une destination et des obligations qu’elles ne peuvent refuser, sous peine de sanctions.
Les personnels navigants féminins d’Air France ont habituellement le choix entre deux tenues, tailleur pantalon ou jupe. – TRAVERS ERIC/SIPA

Le retour de l’Iran sur la scène du grand commerce international ravit les entreprises multinationales, françaises notamment. Et soulève des problématiques singulières. Alors que la ligne Paris-Téhéran va rouvrir le 17 avril, après la signature d’un en juillet dernier levant les sanctions commerciales qui touchaient l’Iran, Air France demande à ses salariées de porter le voile dès la sortie de l’appareil sur le sol iranien. Selon , la compagnie française a envoyé un document à ses personnels de bord « où il est spécifié que les femmes seront obligées de porter un pantalon, une veste longue, et de se voiler les cheveux dès la sortie de l’avion ».

Problème : s’il n’est pas question pour les syndicats de personnels de la compagnie de contester la loi en vigueur dans les pays desservis par leur employeur, le refus de la direction d’Air France d’accepter le principe du volontariat pour cette destination dérange. Car en l’état actuel, si les personnels féminins – donc en premier lieu les femmes pilotes et hôtesses de l’air – refusent les vols vers Téhéran, elles s’exposent à des sanctions professionnelles, pénalité sur salaire ou mention dans leur dossier professionnel.

« Le personnel féminin ne souhaite pas se voir imposer de contraintes vestimentaires notamment l’obligation – dès la sortie de l’avion – du port du foulard Air France recouvrant intégralement les cheveux », explique Christophe Pillet, secrétaire général adjoint du Syndicat national du personnel navigant commercial (SNPNC) au Parisien. Et le syndicat de proposer « la possibilité d’un principe de volontariat au nom du respect des libertés individuelles ».

Selon Christophe Pillet, « il ne s’agit en aucun cas de remettre en cause la loi ou les coutumes en Iran. Ce volontariat éviterait le refus de mission et toutes les conséquences que cela peut avoir pour les personnels ». Pour le moment, la direction d’Air France n’a pas réagi. Se brouiller avec un nouveau client avant même l’exécution du premier contrat ferait sans doute mauvais genre.

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commentaires

Béatrice Gabriot ·  « La mode est laïque et universelle, porteuse de liberté et d’espoir. »

ce qui s’appelle prendre des vessies pour des lanternes et cultiver au delà de toute raison une vision du monde totalement européano-centrée

Pat Dupont    On parle de l’Europe, ailleurs ils évoluent à leur rythme cela m’est égal

Ella Lao                         Les femmes des années 50 étaient vraiment très élégantes et tout était dans la suggestion avec des vêtements qui ne devoilaient pas tout. Maintenant des gamines de 12ans se maquillent comme des voitures volées et portes des mini jupes et des micros shorts mais apparemment tout vas bien. Ben franchement j’appelle pas ça une évolution.

Maintenant une femme qui ne montre pas son corps à tout le monde ce n’est pas normal.
Je pense que les femmes ont le choix de s’habiller comme elles l’entendent. C’est ça la liberté.
Alors que des femmes qui se battent justement pour que les femmes soient libres de faire leurs choix aillent réprimander ça. C’est juste ridicule, contre productif et va à l’encontre de ce pour quoi elles se battent. Réduire les femmes musulmanes et autres à de simples chiffon, femmes soumises c’est vraiment le monde a l’envers. Il y a des femmes musulmanes avocate, chirurgien et autre et elles sont toutes très respectables.
Alors mesdames respectez vous et respectez les car elles le méritent. Et vous semblez avoir perdu de vu votre combat pour les femmes.

Si dans certains pays des choses sont imposées c’est un tout autre sujet. Mais le port de voile est le choix de la femme uniquement. Donc qui êtes vous pour dénigrer ces femmes. Vous vous croyez supérieures ?

Après… les marques veulent exploiter un nouveau marché et se faire de l’argent sur le dos d’une religion…. se faire de l’argent sur le dos d’une religion ça se fait déjà beaucoup avec le christianisme mais pas avec des vêtements…
alors leur décision est sans doute discutable mais bon ce type de vêtements existent déjà depuis des décennies…. on en parle uniquement car ce sont des marques connues… bref… beaucoup d’encre pour encore dénigrer une religion et les femmes je trouve ça désolant.

Il y a plus grave…

Joc Joccad         Je n’ai jamais vu ma grand mère sortir sans son foulard, elle était pourtant catho en provence profonde. C’est quand même un peu fort de café d’imposer au monde nos traditions. Qui à le droit de dire comment on doit se sentir bien?

Oui, la place da la femme dans la culture musulmane est à moderniser.
Mais certainement pas en lui imposant une mode utra sexiste suspendue sur des manequins anorexiques.
Notre société a aussi ses gros travers avec l’image de la femme..
Inégalité salariale, sexualisation des prés ado, harcèlement de rue…
Et puis je la trouve plutot élégante moi Hipster Hijabis

Marion Prunet

La mode religieuse se dévellope partout. On voit fleurir des marques de mode chrétienne aux États Unis, de la mode qui ne montre pas de decolleté, ni les genoux, ni les épaules, et que des jupes, pas de pantalon… Il y a aussi des marques de mode juive, du même style. Alors la mode islamique est juste une partie de cela, de cette tendance à réduire la liberté des femmes au nom de la religion.
L’été dernier au square alors qu’il faisait hyper chaud, il y avait une petite fille en teeshirt à manches longues, avec par dessus une robe plutôt longue, des collants blancs totalement opaques, des chaussures fermées et les cheveux couverts d’un foulard. A côté, ses petits frères étaient en shorts et en sandales. Elle restait assise sur un banc à l’ombre alors que ses petits frères jouaient en courant partout. Voilà comment la religion restreint la liberté de la femme et ce dès l’enfance, juste en lui imposant une tenue.

Jean Marc Lamaze          Parfaitement juste. On ne cesse de jouer avec le feu avec cette religion. Les femmes musulmanes méritent mieux que des marchands de fringues qui veulent se faire de l’argent avec ce sujet

Marie Bourel ·                  quand on pense à toutes ces femmes qui voudraient supprimer le voile, pour vivre tête nue, libres de se sentir libres de leurs mouvements et de leurs gestes ! croyez-vous mesdames que cela soit une femme qui ait pu créer le voile et l’imposer!

Valou L’Arche de Noésis ·

je comprends aisément la démarche, dans un pays laîc, Mme Badinter est une femme très brillante et juste dans ses convictions de liberté!
Genevieve Boukobza ·   ce n’est pas de la mode ,c’est de l’opportunisme ,du mercantilisme.Bravo Mme Badinter.

Béatrice Gabriot ·   elle vieillit mal Mme Badinter. On l’a connue plus pertinente

 

Caroline H                            Les dames qui se couvrent de la racine des cheveux à la pointe des orteils ne devraient pas oublier d’ingurgiter très régulièrement leur ampoule de vitamine D.

Polémique frileuse        Une polémique sur la mode c’est, par définition de la mode, une polémique saisonnière qui ne dure que le temps d’une saison. C’est ne pas avoir compris la puissance de broyage qu’est notre société de consommation , qui avale tout, digère tout, annihile tout. Faire entrer la tenue islamique dans la mode c’est la banaliser, la vulgariser, la consommer, détruire son image…. Civilisation d’images qui servent certes des oppressions. Mais en cassant le lien supprime t-on l’oppression ?

Henrouille                        Bravo à E.Badinter pour appeler un chat un chat,ce que bcp de quotidiens,y compris « du soir » n’osent pas . »E pur,si muove ».Ne sont-ils pas chargés d’informer? Peur de représailles ou idéologisme persistant. Il y a heureusement, et de plus en plus, d’intervenants qui transcendent le »gauche/droite » et analysent les faits sui- generis. La lecture de l’essai: »Contre la bienveillance » d’Yves Michaud est à cet égard roboratif.

PIERRE-MARIE MURAZ  Nageuse de combat ! … La fascination pour l’Islamisation de la société est une sorte de capitulation … Ah ! ma chère, ils ont de beaux uniformes et quelle discipline ! … Le salafisme n’est pas une mode vestimentaire ! Mais une idéologie religieuse et politique !

MICHEL BRUNET              Je croise la dame pas souriante de la photo dans la rue, que me signifie t-elle si elle croise mon regard? Je n’appartiens pas à votre société, je n’adhère pas à votre mode de vie car je dois respecter des rites et des interdits. Communautarisme voulu et revendiqué.

Alexandre Fronsacq ·Dakar

Cette polémique est incroyable. Se couvrir ou se découvrir est en effet de la seule responsabilité des femmes ou des hommes que cela concerne. Mais il n’est pas question de pudeur. Il est question d’éducation.
Si les garçons étaient mieux éduqués, plus respectueux des personnes, ces discussions n’existeraient pas.
Qaund je me promène dans la rue, je n’ai pas envie de me jeter sur la première femme légèrement vétue qui passe tout simplement parce que je suis capable de contrôler mon comportement. Et si je suis capable de le faire c’est parce que mes parents m’ont éduqué.
Alors arrêtons de parler de pudeur ou d’impudeur et de longueur des jupes ou des manches. Parlons d’éducation des garçons et des filles et de respect des personnes. Mais pour ça il faut des personnes responsables, intelligentes et courageuses et pas des démagogues.

Philippe Engammare ·  Allez, chiche: on doit pouvoir nager dans la tenue de son choix, et dorénavant, il est autorisé de nager nu(e) à la piscine municipale.

Jeremy Antonio Sanchirico ·

Couvrir le corps des femmes ou l’exposer: combat de deux patriarcats qui s’opposent, se combattent, se déchirent pour s’accaparer le corps des femmes.
Ella Lao                              Qu’une femme décide de porter un 2 pièces un 1 pièce ou un burkini ne va pas changer ma vie. Elles sont libres de choisir, c’est le but du mot liberté normalement…
JM Les Gerbes      Oui! et pour se faire de l’argent dessus, en le couvrant ou en le dénudant, peu importe.

Pat Dupont

@Ella Lao!                        si ce n’était pas symbolique d’une religion qui soumet les femmes
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