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Légion d’honneur : François Hollande critiqué pour avoir décoré le prince héritier d’Arabie saoudite

La Voix du Nord

Le président de la République François Hollande a remis, en toute discrétion, la Légion d’honneur au prince hériter saoudien, Mohammed ben Nayef. De quoi attirer les foudres des internautes… et du FN.

 François Hollande et le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed bin Nayef, sur le perron de l’Elysée. AFP / STEPHANE DE SAKUTIN AFP :

C’est quasiment dans le secret que François Hollande a décoré, vendredi 4 mars, le prince hériter d’Arabie saoudite. Mohammed ben Nayef, qui est également ministre de l’Intérieur dans son pays, a ainsi reçu la prestigieuse Légion d’honneur, à l’Elysée.

Si aucune communication de sa visite n’avait été faite par la présidence, et si les photos sur le site de l’Elysée n’indiquent pas que le prince a été décoré, la médaille a bien été remise à Mohammed ben Nayef. C’est l’Agence de presse saoudienne SPA qui en a fait mention sur son site : « Il a été question lors de cet entretien de l’évolution de la situation au Moyen Orient et de la position des deux pays amis. Après cela, le président français a remis à son altesse la médaille de l’ordre national de la Légion d’honneur qui est la plus haute distinction française pour tous ses efforts dans la région et dans le monde dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme ».

La présidence de la République a confirmé ce dimanche 6 mars que le prince avait bien été décoré, au titre de « personnalité étrangère, une pratique protocolaire courante. »

François Hollande a lui-même déjà été « décoré de l’ordre suprême du Royaume » à l’occasion de l’une de ses visites en Arabie saoudite, a indiqué cette même source.

La France et l’Arabie saoudite : deux pays très liés

La France et l’Arabie saoudite sont très liés, notamment par des contrats d’armement et par leur lutte commune contre le groupe Etat islamique en Syrie. De quoi susciter de vives critiques, le régime saoudien se distinguant par son piètre respect des droits de l’Homme. Ainsi, selon l’AFP, 153 personnes auraient été exécutées dans le pays en 2015, selon les chiffres officiels. Un niveau inégalé depuis vingt ans. Ce dimanche 6 mars, un Saoudien a également été décapité, portant à 70 le nombre d’exécutions en Arabie saoudite depuis le 1er janvier 2016.

Alors, évidemment, la remise de la légion d’honneur à un dignitaire du régime fait grincer quelques dents, les internautes fustigeant cette décision sur les réseaux sociaux. Comme le révèle le Lab,plusieurs membres du FN ont également exprimé leur mécontentement sur Twitter. Steeve Briois, maire d’Hénin-Beaumont, qui a par exemple parlé de « déshonneur ».

Pourquoi la France a accordé la légion d’honneur à un dirigeant d’Arabie saoudite

HOLLANDE ARABIE SAOUDITE

POLITIQUE – Première opération déminage pour Jean-Marc Ayrault. Le nouveau chef de la diplomatie française a justifié sur France Inter l’attribution de la légion d’honneur à un prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohammed ben Nayef ben Abdelaziz Al Saoud. Celle-ci a été décernée par François Hollande en catimini vendredi 4 mars à l’Elysée et révélée par une agence de presse saoudienne.

Cette décoration a créé un certain émoi en France, plusieurs personnalités s’étonnant notamment du timing puisque quelques heures avant, le chef de l’Etat se déclarait féministe dans une interview à Elle. Cette légion d’honneur choque d’autant plus que les valeurs de la France et celles de l’Arabie saoudite sont parfois en inadéquation, Ryad procédant par exemple à de multiples exécutions capitale.

Ces critiques ont dépassé les clivages politiques traditionnels. « L’Arabie saoudite n’est pas une démocratie, il y a des exécutions capitales (…). La France devrait être plus ferme, comme les autres grandes démocraties occidentales, à exiger un comportement différent », dit par exemple le député LR Thierry Solère. Au FN et à gauche aussi, certains se sont étranglés.

C’est donc le ministre des Affaires étrangères qui a du faire le service après-vente. « Nous discutons avec Riyad de la paix en Syrie. Cette légion d’honneur est une tradition diplomatique », a résumé Jean-Marc Ayrault. Il dit « comprendre les réactions » mais martèle. « Il y a parfois des traditions diplomatiques qui peuvent étonner, il faut le prendre comme tel ».

Lire aussi :• L’Arabie saoudite exécute 47 personnes pour entamer 2016

• Neuf femmes élues pour la première fois en Arabie saoudite

Arabie saoudite, la légion de la honte

ParisMatch

La remise de la Légion d’honneur, par le « pays des droits de l’Homme », au prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Nayef, fait scandale.

Arabie saoudite, la légion de la honte © REUTERS/Philippe Wojazer Arabie saoudite, la légion de la honte La décoration en toute discrétion vendredi par François Hollande du prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Nayef continuait lundi de faire polémique dans la classe politique française, malgré la « tradition diplomatique » invoquée par Jean-Marc Ayrault. « C’est honteux (…) La Légion d’honneur a valeur d’exemplarité, c’est censé être public. Cela montre que nous sommes otages de nos relations commerciales avec l’Arabie saoudite, comme avec le Qatar », a protesté auprès de l’AFP le porte-parole d’EELV Julien Bayou. Rappelant que le président de la République avait promis dans son discours du Bourget de « ne pas inviter les dictateurs en grand appareil à Paris », M. Bayou a estimé que l’attitude de M. Hollande était « presque pire » que celle de son prédécesseur Nicolas Sarkozy lorsqu’il « recevait les dictateurs de la Méditerranée ». « Presque pire, puisque c’est en catimini », a-t-il fustigé.

« Le faire en catimini, c’est la pire des choses »

Le député Pouria Amirshahi, qui vient de démissionner du PS, a aussi jugé « irresponsable et inadmissible de décorer de la plus haute distinction française un représentant de l’Arabie saoudite, pays tristement célèbre pour son manque de respect à l’égard des droits humains et ses liens étroits avec certains groupes radicaux du djihadisme armé ». Pour la porte-parole du parti Les Républicains Valérie Debord, « on peut comprendre qu’il y ait une real politique » mais « il faut assumer », car le faire « en catimini, c’est la pire des choses ». Le député Thierry Solère a aussi affirmé que la France devrait « être plus ferme » et « exiger un comportement différent » de l’Arabie saoudite.

« Si le président de la République fait ça discrètement, c’est peut-être qu’il a honte de son geste, ou peut-être qu’il considère que cette décoration n’est pas méritée », a ironisé la présidente du Front national Marine Le Pen. « Hollande décore de la Légion d’honneur le prince héritier d’Arabie Saoudite: doit-on parler de légion du déshonneur? Soumission des élites », a tweeté le vice-président Florian Philippot.

Evidemment, les ONG de défense des droits de l’Homme se sont également offusquées de cette récompense. A commencer par Amnesty International qui l’a fait savoir haut et fort sur Twitter.

« Une tradition diplomatique »

Le député PS Christophe Caresche (aile droite du parti) a pour sa part relativisé les critiques, y voyant « l’éternel débat (…) entre ceux qui pensent qu’il faut privilégier la dimension des droits de l’Homme » et « le réalisme ». De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, s’est efforcé de déminer la polémique en invoquant une « tradition diplomatique » et une cérémonie qui n’avait « rien de solennel », même s’il a dit « comprendre » les réactions négatives.

La remise de la Légion d’honneur au responsable saoudien, également ministre de l’Intérieur, s’est déroulée vendredi au Palais de l’Elysée, sans que la présidence en informe les médias. C’est l’agence de presse saoudienne SPA qui en a fait état. Les critiques ont immédiatement fusé sur les réseaux sociaux, alors que depuis le début de l’année le régime saoudien a procédé à 70 exécutions. En 2015, 153 personnes ont été exécutées en Arabie saoudite, selon un décompte de l’AFP basé sur des chiffres officiels, un niveau inégalé depuis 20 ans dans ce royaume ultra-conservateur régi par une interprétation rigoriste de la loi islamique.

« Des services rendus à la France » des causes partagées…

Il y a moins de deux semaines, le Parlement européen avait adopté à une large majorité une résolution demandant un embargo sur les livraisons d’armes à l’Arabie saoudite, critiquant ses frappes aériennes au Yémen et le blocus maritime imposé à ce pays, qui ont fait « des milliers de morts ». La France entretient des relations très suivies avec l’Arabie saoudite, allié important en Syrie dans la lutte contre le groupe Etat islamique, et avec qui Paris a conclu d’importants contrats d’armement. Déjà en septembre dernier, la désignation d’un Saoudien à la présidence du Groupe consultatif du Conseil des droits de l’Homme – qui nomme les experts déterminant les standards des droits de l’Homme et rapportent les violations commises dans le monde- avait provoqué un tollé.

La Légion d’honneur est attribuée chaque année à environ 3.000 personnes, dont quelque 400 étrangers. Pour ces derniers, elle peut être attribuée quand ils « ont rendu des services (culturels, économiques…) à la France ou encouragé des causes qu’elle défend (défense des droits de l’Homme, liberté de la presse, causes humanitaires…) », selon le site de la Légion d’honneur. « Les visites d’Etat sont également l’occasion d’attributions de la Légion d’honneur aux personnalités officielles, faites au titre de la réciprocité diplomatique et soutenant ainsi la politique étrangère de la France », selon le site. D’autres décorations de la Légion d’honneur ont suscité des protestations, notamment celle de Vladimir Poutine en 2006 ou celle du patron du contre-espionnage marocain Abdellatif Hammouchi en 2015.

La France décore le prince héritier d’Arabie saoudite de la Légion d’honneur

Le Monde.fr avec AFP

La décoration s’est faite dans la discrétion. François Hollande a remis, vendredi 4 mars, la Légion d’honneur au prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed Ben Nayef, également ministre de l’intérieur, reçu à l’Elysée. Cette visite, inscrite à l’agenda présidentiel, n’avait fait l’objet d’aucune communication de l’Elysée. Elle a été confirmée dimanche à l’Agence France-Presse (AFP).

Cette décoration n’a pas manqué de susciter de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux alors que, depuis le début de l’année, le régime saoudien a procédé à 70 exécutions, la dernière ayant eu lieu ce dimanche avec la décapitation d’un Saoudien condamné à mort pour meurtre.

L’Agence de presse saoudienne SPA avait pour sa part rendu compte de cette visite, signalant qu’elle avait été l’occasion de cette décoration.

Lire notre analyse:   Le fils du roi Salman, un héritier pressé et ambitieux en Arabie saoudite

Hollande lui aussi décoré en Arabie saoudite

Le prince héritier a reçu cette décoration « au titre de personnalité étrangère, une pratique protocolaire courante », a souligné l’entourage de François Hollande à l’AFP. Le président de la République avait lui-même été « décoré de l’ordre suprême du Royaume » lors d’une de ses visites en Arabie saoudite.

La France entretient des relations très suivies avec l’Arabie saoudite, avec lequel la France a conclu d’importants contrats d’armement et qui est allié important en Syrie dans la lutte contre l’organisation djihadiste Etat islamique (EI).

Lire aussi :   La subversion djihadiste, principale inquiétude des Saoud

Peine de mort dissuasive, selon Riyad

Le 2 janvier, 47 personnes avaient été mises à mort en une seule journée pour « terrorisme » dans le royaume, notamment le dignitaire et opposant chiite saoudien Nimr Al-Nimr, dont l’exécution a provoqué une crise diplomatique entre Riyad et Téhéran.

Lire notre décryptage :   Qui était le cheikh Al-Nimr, exécuté par l’Arabie saoudite ?

En 2015, 153 personnes ont été exécutées en Arabie saoudite, selon un décompte s’appuyant sur des chiffres officiels, un niveau inégalé depuis vingt ans dans ce royaume ultraconservateur régi par une interprétation rigoriste de la loi islamique. Les autorités invoquent la dissuasion pour justifier la peine de mort dans des affaires de terrorisme, de meurtre, viol, vol à main armée et trafic de drogue.

Lire aussi :   Riyad embarrasse ses alliés occidentaux

Hollande décore en catimini le prince héritier saoudien de la Légion d’honneur

© Stéphane de Sakutin, AFP | François Hollande salue le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed Bin Nayef à son arrivée à l’Élysée, le 4 mars 2016.

 FRANCE 24 

Mohammed Nayef, le prince héritier d’Arabie saoudite, a été décoré de la Légion d’honneur par François Hollande vendredi, suscitant de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux, en raison de la situation des droits de l’Homme dans le pays.

La visite, inscrite à l’agenda de François Hollande, devait rester discrète. L’Élysée n’avait d’ailleurs pas communiqué sur l’événement. Et pour cause, le chef de l’État a décoré de la Légion d’honneur vendredi 5 mars le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Nayef, également ministre de l’Intérieur,

Cette décoration a suscité de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux en raison de la situation des droits de l’Homme dans le pays. Plusieurs internautes ont notamment dénoncé le manque de respect des droits des femmes saoudiennes alors que François Hollande a accordé une interview au magazine féminin « Elle » dans lequel il assure être « féministe ».

Depuis le début de l’année, le régime saoudien a procédé à 70 exécutions, la dernière ayant eu lieu ce dimanche avec la décapitation d’un Saoudien condamné à mort pour meurtre. Il avait été reconnu coupable du meurtre d’un compatriote, tué à coups de pierres sur la tête à la suite d’un différend, a indiqué le ministère de l’Intérieur, précisant dans un communiqué que l’exécution a eu lieu à Jeddah (ouest).

Le prince héritier a reçu cette décoration « au titre de personnalité étrangère, une pratique protocolaire courante », a souligné l’entourage de François Hollande. Le président de la République avait lui-même été « décoré de l’ordre suprême du Royaume » lors de l’une de ses visites en Arabie saoudite, a-t-on rappelé de même source.

Contrats d’armement

La France entretient des relations très suivies avec l’Arabie saoudite, allié important en Syrie dans la lutte contre l’organisation de l’État islamique et avec lequel la France a conclu d’importants contrats d’armement.

>> À lire sur France 24 : « Riyad ou Téhéran ? Entre les deux rivaux, les intérêts de la France balancent »

Le 2 janvier, 47 personnes avaient été mises à mort en une seule journée pour « terrorisme » dans le royaume, notamment le dignitaire et opposant chiite saoudien Nimr al-Nimr, dont l’exécution a provoqué une crise diplomatique entre Riyad et Téhéran.

>> À lire sur France 24 : « Crise Iran – Arabie saoudite : la presse reproche à la France sa discrétion »

En 2015, 153 personnes ont été exécutées en Arabie saoudite, selon un décompte de l’AFP basé sur des chiffres officiels, un niveau inégalé depuis 20 ans dans ce royaume ultra-conservateur régi par une interprétation rigoriste de la loi islamique.

Les autorités invoquent la dissuasion pour justifier la peine de mort dans des affaires de terrorisme, de meurtre, viol, vol à main armée et trafic de drogue.

Hollande a discrètement décoré de la légion d’honneur le prince héritier d’Arabie saoudite

Cette décoration a suscité de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux et de la part du Front national.

Le président français François Hollande et le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Nayef, à l'Elysée à Paris le 4 mars 2016. 
Le président français François Hollande et le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Nayef, à l’Elysée à Paris le 4 mars 2016.  (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Francetv info avec AFP

La médaille lui a été épinglée à l’Elysée. Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Nayef, également ministre de l’Intérieur, a été décoré de la légion d’honneur vendredi 6 mars par le président François Hollande. Cette visite, inscrite à l’agenda présidentiel comme un « entretien », n’a fait l’objet d’aucune communication de l’Elysée.

L’Agence de presse saoudienne SPA a pour sa part rendu compte de cette visite, signalant qu’elle avait été l’occasion de cette décoration. Le prince héritier a reçu cette décoration « au titre de personnalité étrangère, une pratique protocolaire courante », a souligné l’entourage de François Hollande.

70 exécutions depuis le début de l’année en Arabie saoudite

Cette décoration a suscité de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux, alors que depuis le début de l’année, le régime saoudien a procédé à 70 exécutions, la dernière ayant eu lieu ce dimanche avec la décapitation d’un Saoudien condamné à mort pour meurtre.

D’importants contrats d’armement conclus avec Ryad

Comme le relève le Lab, le Front national s’est également insurgé contre cette décoration. Pour le secrétaire général du parti, Nicolas Bay, François Hollande « inflige une nouvelle humilation à la France ». Un avis partagé sur Twitter par le vice-président du FN, Steeve Briois.

La France entretient des relations très suivies avec l’Arabie saoudite, allié important en Syrie dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI) et avec lequel la France a conclu d’importants contrats d’armement.

François Hollande a décoré de la légion d’honneur le prince héritier d’Arabie saoudite

Reçu vendredi à l’Elysée par François Hollande, le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Nayef, a été décoré de la légion d’honneur.

Une légion d’honneur offerte en cachette au prince d’Arabie saoudite fait débat

T.J. avec AFP

François Hollande a remis une haute distinction sans en faire publicité.

François Hollande aurait préféré que ça ne s’ébruite pas. Mais l’agence de presse saoudienne SPA a annoncé que le président français avait remis la légion d’honneur au prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Nayef, également ministre de l’Intérieur. Un événement qui n’avait fait l’objet d’aucune communication de la part de l’Elysée. Au vu des réactions de ses opposants politiques et de la toile, on comprend mieux pourquoi.

Beaucoup ont critiqué ce choix, visant l’Arabie saoudite pour son manque de respect des droits humains ou ses liens avec certains groupes armés proches d’al-Qaïda.

Cette décoration a suscité de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux, alors que depuis le début de l’année, le régime saoudien a procédé à 70 exécutions, la dernière ayant eu lieu ce dimanche avec la décapitation d’un Saoudien condamné à mort pour meurtre.

« Pratique protocolaire »

Le prince héritier a reçu cette décoration «  au titre de personnalité étrangère, une pratique protocolaire courante  », s’est défendu l’entourage de François Hollande. Le président de la République avait lui-même été «  décoré de l’ordre suprême du Royaume  » lors d’une de ses visites en Arabie saoudite, a-t-on rappelé de même source.

La France entretient des relations très suivies avec l’Arabie saoudite, allié important en Syrie dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI) et avec lequel la France a conclu d’importants contrats d’armement.

Une livraison d’armes

Le journal en ligne Mediapart souligne cette «  coïncidence  » : «  On a aussi appris samedi que la France allait livrer à l’Arabie saoudite des armes destinées à l’origine au Liban, qui devait financer ce contrat de trois milliards de dollars grâce à une aide de Riyad. C’est ce qu’a fait savoir le ministre saoudien des affaires étrangères.  » Les autorités saoudiennes, déçues par l’attitude de Beyrouth dans l’affrontement géopolitique qui les opposent à l’Iran, ont suspendu le mois dernier ces financements, ainsi qu’une autre aide d’un milliard de dollars, rapporte l’agence Reuters.

Le 2 janvier, 47 personnes avaient été mises à mort en une seule journée pour «  terrorisme  » dans le royaume, notamment le dignitaire et opposant chiite saoudien Nimr al-Nimr, dont l’exécution a provoqué une crise diplomatique entre Ryad et Téhéran.

En 2015, 153 personnes ont été exécutées en Arabie saoudite, selon un décompte de l’AFP basé sur des chiffres officiels, un niveau inégalé depuis 20 ans dans ce royaume ultra-conservateur régi par une interprétation rigoriste de la loi islamique.

Les autorités invoquent la dissuasion pour justifier la peine de mort dans des affaires de terrorisme, de meurtre, viol, vol à main armée et trafic de drogue.

Hollande décoré le prince héritier d’Arabie saoudite en toute discrétion et ça fait polémique

HONNEUR Le prince héritier Mohammed ben Nayef, également ministre de l’Intérieur, a été décoré de la légion d’honneur…

François Hollande et Mohammed ben Nayef à l'Elysée.
François Hollande et Mohammed ben Nayef à l’Elysée. – STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

20 Minutes avec AFP

Une décoration qui risque de faire jaser. Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Nayef, également ministre de l’Intérieur, a été décoré de la légion d’honneur vendredi par le président François Hollande, qui l’a reçu à l’Elysée, a indiqué la présidence de la République, interrogée dimanche par l’AFP.

Cette visite, inscrite à l’agenda présidentiel, n’avait fait l’objet d’aucune communication de l’Elysée vendredi.

70 exécutions depuis janvier

Cette décoration a suscité de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux, alors que depuis le début de l’année, le régime saoudien a procédé à 70 exécutions, la dernière ayant eu lieu ce dimanche avec la décapitation d’un Saoudien condamné à mort pour meurtre. Ainsi, cette responsable de de Human Right Watch a-t-elle tweeté:

Le FN a aussi beaucoup critiqué cette remise de distinction:

L’Agence de presse saoudienne SPA avait pour sa part rendu compte de cette visite, signalant qu’elle avait été l’occasion de cette décoration.

Allié important contre l’Etat islamique

Le prince héritier a reçu cette décoration «au titre de personnalité étrangère, une pratique protocolaire courante», a souligné l’entourage de François Hollande. Le président de la République avait lui-même été «décoré de l’ordre suprême du Royaume» lors d’une de ses visites en Arabie saoudite, a-t-on rappelé de même source.

La France entretient des relations très suivies avec l’Arabie saoudite, allié important en Syrie dans la lutte contre l’organisation Etat islamique  et avec lequel la France a conclu d’importants contrats d’armement.

153 personnes exécutées en 2015

Le 2 janvier, 47 personnes avaient été mises à mort en une seule journée pour «terrorisme» dans le royaume, notamment le dignitaire et opposant chiite saoudien Nimr al-Nimr, dont l’exécution a provoqué une crise diplomatique entre Ryad et Téhéran.

En 2015, 153 personnes ont été exécutées en Arabie saoudite, selon un décompte de l’AFP basé sur des chiffres officiels, un niveau inégalé depuis 20 ans dans ce royaume ultra-conservateur régi par une interprétation rigoriste de la loi islamique. Les autorités invoquent la dissuasion pour justifier la peine de mort dans des affaires de terrorisme, de meurtre, viol, vol à main armée et trafic de drogue

Légion d’honneur : Hollande a décoré le prince héritier d’Arabie saoudite

Le prince Mohamed ben Nayef (à gauche) et François Hollande lors d'un entretien à l'Elysée le 28 mais 2013. 
Le prince Mohamed ben Nayef (à gauche) et François Hollande lors d’un entretien à l’Elysée le 28 mais 2013.  ETIENNE LAURENT / POOL / AFP

Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Nayef, également ministre de l’Intérieur, a été décoré de la légion d’honneur vendredi par le président François Hollande, qui l’a reçu à l’Elysée, a indiqué la présidence de la République.

Cette visite, inscrite à l’agenda présidentiel, n’avait fait l’objet d’aucune communication de l’Elysée vendredi.

Le prince héritier a reçu cette décoration «au titre de personnalité étrangère, une pratique protocolaire courante», a souligné l’entourage de François Hollande. Le président de la République avait lui-même été «décoré de l’ordre suprême du Royaume» lors d’une de ses visites en Arabie saoudite, rappelle-t-on de même source. La France entretient des relations très suivies avec l’Arabie saoudite, allié important en Syrie dans la lutte contre le groupe jihadiste Daech et avec lequel la France a conclu d’importants contrats d’armement.

Cette décoration a suscité de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux, alors que depuis le début de l’année, le régime saoudien a procédé à 70 exécutions (voir encadré ci-dessous). L’Agence de presse saoudienne SPA avait pour sa part rendu compte de cette visite, signalant qu’elle avait été l’occasion de cette décoration

Jeddah : 70ème exécution de l’année en Arabie saoudite
Un Saoudien condamné à mort pour meurtre a été décapité au sabre ce dimanche, portant à 70 le nombre des exécutions en Arabie saoudite depuis le début de l’année. Alaa al-Zahrani avait été reconnu coupable du meurtre d’un compatriote, Yassine al-Soumairi, tué à coups de pierres sur la tête à la suite d’un différend, a indiqué le ministère de l’Intérieur, précisant dans un communiqué que l’exécution a eu lieu à Jeddah (ouest).Le 2 janvier, 47 personnes avaient été mises à mort en une seule journée pour «terrorisme» dans le royaume saoudien, notamment le dignitaire et opposant chiite saoudien Nimr al-Nimr, dont l’exécution a provoqué une crise diplomatique entre Ryad et Téhéran. En 2015, 153 personnes ont été exécutées en Arabie saoudite, selon un décompte de l’AFP basé sur des chiffres officiels, un niveau inégalé depuis 20 ans dans ce royaume ultra-conservateur régi par une interprétation rigoriste de la loi islamique. Les autorités invoquent la dissuasion pour justifier la peine de mort dans des affaires de terrorisme, de meurtre, viol, vol à main armée et trafic de drogue.

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