IMMORTELLES ESCARMOUCHES

9294

3,8 millions de personnes sont mal-logées en France, selon la Fondation Abbé Pierre. Parmi elles, 900 000 n’ont pas de logement personnel

Deux décennies que la Fondation Abbé Pierre rend un volumineux rapport en forme de cri d’alarme sur le mal-logement. Un chiffre-choc en 2016 : la France compte 3,8 millions de mal-logés. La crise, rappelle l’association dans son enquête annuelle, publiée jeudi 28 janvier, s’est traduite par une forte hausse de la pauvreté au cours de la période 2008-2012 et le logement s’inscrit au cœur du décrochage des couches populaires. Au total, à des degrés divers, près de 14,5 millions de personnes sont victimes de cette crise du logement, selon la Fondation Abbé Pierre.

Plus de 140 000 personnes vivent sans domicile

Si l’association évalue à 3,8 millions le nombre de mal-logés, ce chiffre englobe deux grandes catégories. Il recense d’une part 2,9 millions de personnes qui vivent dans des conditions de logement très difficiles (privation de confort et/ou surpeuplement) et d’autre part 900 000 personnes privées de « logement personnel ».

© Fournis par Francetv info Sur ces 900 000 personnes, quelque 650 000 sont contraintes d’habiter chez un tiers, dont une partie croissante (+19% en dix ans) d’adultes retournant résider chez leurs parents, faute de moyens. Et 141 000, sans domicile, vivent dans la rue, dans des habitations de fortune ou hébergées dans des hôtels. Un chiffre en augmentation de 50% cette dernière décennie, selon l’enquête.

1,2 million de locataires sont menacés d’expulsion

Au-delà des 3,8 millions de mal-logés, plus de 12 millions de personnes sont fragilisées par la crise du logement, estime la Fondation Abbé Pierre. Qui regroupe-t-elle dans cette catégorie ? Elle recense d’abord les 1,12 million de propriétaires occupant un logement dans une copropriété en difficulté, avec des charges excessives pour une propriété dégradée. Elle compte ensuite 1,2 million de locataires en impayés de loyers ou de charges, encourant donc un risque d’expulsion.

L’association estime en outre que 4,2 millions de personnes vivent dans un logement en surpeuplement modéré, et donc qu’il leur manque une pièce par rapport à la norme admise. Elle ajoute enfin les 3,5 millions de personnes souffrant du froid pour des raisons de précarité énergétique, et 5,7 millions en situation d’effort financier excessif (consacrant plus de 35% de leurs ressources au logement). Au total, conclut-elle, « ce sont 14 466 000 personnes qui sont victimes de la crise du logement ».

La France « malade du mal-logement », pour la Fondation Abbé Pierre

Le Monde.fr avec AFP

Dans son rapport annuel publié jeudi 28 janvier, la Fondation Abbé Pierre dresse le tableau sombre d’une France « malade du mal-logement ». Hausse du nombre de personnes sans domicile, renonçant à se chauffer ou contraintes de vivre chez des tiers : de nombreux indicateurs sont dans le rouge.

  • Quinze millions de personnes concernées

Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre, précise que 3,8 millions de personnes sont mal logées et 12,1 millions de personnes sont « fragilisées », soit « 15 millions de personnes touchées, avec une intensité diverse, par la crise du logement ».

  • Augmentation du nombre de sans-domicile

Chiffre marquant, le nombre de personnes sans domicile : il a bondi de 50 % entre 2001 et 2012. Aujourd’hui, 141 500 personnes sont à la rue, logent à l’hôtel, sous un abri de fortune ou en centre d’hébergement.

  • Près d’un million de personnes en « surpeuplement »

Près de 2,9 millions de personnes vivent dans des conditions très difficiles, dont 2,1 millions ne possèdent pas d’eau courante, de WC intérieurs, de douche, de moyen de chauffage ou de coin cuisine, ou vivent dans un immeuble à la façade très dégradée. Et 934 000 personnes vivent en « surpeuplement accentué », c’est-à-dire qu’il leur manque deux pièces par rapport à la norme de peuplement.

Une manifestation contre le mal-logement, le 28 mars 2015 à Paris.
Une manifestation contre le mal-logement, le 28 mars 2015 à Paris. JACQUES DEMARTHON / AFP
  • Une aggravation qui touche les plus pauvres

Pour M. Robert, cette « aggravation du mal-logement touche avant tout les classes populaires ». Les ménages les plus pauvres consacrent à leur logement 55,9 % de leurs revenus, une part trois fois supérieure à la moyenne (17,5 %). « Le logement est le reflet des inégalités, mais il est aussi accélérateur des inégalités », souligne M. Robert.

  • Une extrême pauvreté en hausse

L’extrême pauvreté, c’est-à-dire les personnes touchant moins de 40 % du revenu médian (660 euros par mois et par unité de consommation), qui avait diminué entre 1996 et 2002, est repartie à la hausse.

  • Le mal-logement crée des problèmes de santé

Entre mal-logement et problèmes de santé, c’est un cercle infernal que constate chaque jour la Fondation Abbé Pierre. Une question qui touche la précarité sous toutes ses formes : dans la rue, le manque d’hygiène aggrave l’état de santé des personnes déjà fragiles. En bidonville, la mortalité néonatale est huit fois supérieure à la moyenne. Et dans les logements indignes (600 000 en France), les problèmes respiratoires, intoxications ou allergies sont monnaie courante.

  • Des engagements politiques « reniés »

Côté politique, si la Fondation Abbé Pierre se félicite de « certaines avancées », comme le chèque énergie, qui doit remplacer en 2018 les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz pour les ménages modestes, elle constate que certains engagements « ont été tout simplement reniés ».

C’est le cas de la garantie universelle des loyers, une des mesures phares de la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR), votée en 2014 puis abandonnée car jugée trop coûteuse. Quant à certains objectifs annoncés, comme la construction de 500 000 logements par an, dont 150 000 logements sociaux, ils « sont bien loin d’être atteints », souligne le rapport.

Lire aussi : Logements sociaux : un système à bout de souffle et difficile à réformer

  • Un appel à plus de « volontarisme politique »

La Fondation Abbé Pierre appelle une nouvelle fois les pouvoirs publics à agir, en particulier en construisant des logements, et surtout des logements sociaux accessibles aux ménages les plus modestes. Elle demande aussi que les pouvoirs publics logent les ménages reconnus prioritaires Dalo (droit au logement opposable), mènent une politique de prévention des expulsions locatives et des évacuations de terrain et régulent les marchés de l’immobilier.

« Engageons des politiques volontaristes !, propose M. Robert. Il reste un an et demi à ce gouvernement pour finir ce quinquennat. Il faut mettre à l’abri tous ceux qui sont en difficulté et il faut engager une véritable politique structurelle pour enrayer ce processus d’exclusion par le logement. »

  • Bilan et proposition de solutions avec Joaquim Suarez, porte-parole de la Fondation Abbé Pierre

Lire aussi : Encadrement des loyers à Paris : premiers litiges devant la commission de conciliation

Les chiffres alarmants de la Fondation Abbé Pierre sur la crise du logement

crise du logement

LOGEMENT – Plus de 15 millions de personnes touchées par la crise du logement: la Fondation Abbé Pierre dresse le tableau d’une France « malade du mal-logement » et appelle, dans son rapport annuel publié jeudi 28 janvier, à plus de « volontarisme politique ».

Hausse du nombre de personnes sans domicile, renonçant à se chauffer, ou contraintes de vivre chez des tiers: de nombreux indicateurs sont au rouge, indique ce bilan, issu de l’exploitation de la dernière édition de l’enquête nationale logement (Enl) 2013 de l’Insee, dont les principaux chiffres avaient été dévoilés en décembre.

Le nombre de sans-abri explose

Au total, 3,8 millions de personnes sont mal-logées et 12,1 millions de personnes « fragilisées », soit « 15 millions de personnes touchées, avec une intensité diverse, par la crise du logement », a souligné Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre, lors d’une conférence de presse.

Chiffre marquant, le nombre de sans-abri qui a bondi de 50% entre 2001 et 2012: 141.500 personnes se retrouvent à la rue, à l’hôtel, sous un abri de fortune ou en centre d’hébergement. En outre, près de 2,9 millions de personnes vivent dans des conditions très difficiles, dont 2,1 millions ne possèdent pas d’eau courante, de WC intérieurs, de douche, de moyen de chauffage ou de coin cuisine, ou vivent dans un immeuble à la façade très dégradée. Et 934.000 personnes vivent en « surpeuplement accentué » c’est-à-dire qu’il leur manque deux pièces par rapport à la norme de peuplement (+17% entre 2006 et 2013).

Pour Christophe Robert, « il y a une aggravation du mal-logement qui touche avant tout les classes populaires ». Le taux d’effort net moyen (loyer + charges – allocations logement) des ménages les plus pauvres atteint ainsi 55,9 %, plus de trois fois supérieur à la moyenne (17,5 %). Et l’extrême pauvreté, c’est-à-dire les personnes touchant moins de 40% du revenu médian (660 euros par mois et par unité de consommation), qui avait diminué entre 1996 et 2002, est repartie à la hausse. « Le logement est le reflet des inégalités mais il est aussi accélérateur des inégalités », souligne le délégué général de la Fondation Abbé Pierre.

La fondation dénonce des « reniements » politiques

Côté politique, si la fondation se félicite de « certaines avancées » comme le chèque énergie qui doit remplacer en 2018 les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz pour les ménages modestes, elle constate que certains engagements politiques « ont été tout simplement reniés ».

Ainsi de la garantie universelle des loyers, une des mesures phares de la loi Alur votée en 2014 puis abandonnée car jugée trop coûteuse. Quant à certains objectifs annoncés comme la construction de 500.000 logements par an, dont 150.000 logements sociaux, ils « sont bien loin d’être atteints », souligne le rapport.

Le besoin d’un « sursaut »

La Fondation Abbé Pierre appelle une nouvelle fois les pouvoirs publics à agir, en particulier en construisant des logements, et surtout des logements sociaux accessibles aux ménages les plus modestes. Elle demande aussi que les pouvoirs publics logent les ménages reconnus prioritaires Dalo (Droit au logement opposable), mènent une politique de prévention des expulsions locatives et des évacuations de terrain et régulent les marchés de l’immobilier.

« Engageons des politiques volontaristes! », exhorte Christophe Robert. « Il reste un an et demi à ce gouvernement pour finir ce quinquennat. Il faut mettre à l’abri tous ceux qui sont en difficulté et il faut engager une véritable politique structurelle pour enrayer ce processus d’exclusion par le logement ». Alors que près de 500 décès de sans-abri sont dénombrés chaque année, la Fondation Abbé Pierre incite à un sursaut: « La sixième puissance du monde ne peut pas laisser crever autant de personnes à la rue comme cela se passe encore aujourd’hui. »

Illustration réalisée par NikoEko.

Né à la fin des années 70, en même temps que le mouvement Hip Hop, NikoEko dessine très tôt sur les murs au grand dam de ses parents, dans les marges de ses cahiers d’école, de ses partitions de flûte traversière, de ses cours de ciné… Après une première carrière dans le montage vidéo, il décide de reprendre des études et de dessiner pendant les cours sous le regard de professeurs aguerris au CESAN. Il affectionne plus particulièrement l’illustration, le dessin de presse, le rap et le rhum ambré.

Jeudi 28 janvier, à l’occasion de l’ouverture du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, toute la une du HuffPost est illustrée par des élèves du Cesan, première école de bande dessinée à Paris. Cliquez ici pour y accéder.

Lire aussi :

• Mickaël, jeune SDF, raconte sa nuit passée à dessiner dans la rue

• Ces anciens SDF ont trouvé le moyen de reloger des SDF

• Après avoir écouté cette conversation, vous regarderez les SDF autrement

La crise du logement en cinq questions

À Paris en 2011. REUTERS/Mal Langsdon.

À Paris en 2011. REUTERS/Mal Langsdon.

Le départ de Cécile Duflot du gouvernement, en avril dernier, est une bonne chose. Mais le chapeau que l’on veut désormais faire porter à l’ancienne ministre est un peu trop large: elle est loin d’être la seule responsable de la chute de la construction de logements en France. Résumé de la situation en cinq questions-réponses.

1.Duflot est-elle vraiment responsable de la baisse de l’activité dans le secteur de la construction?

Oui et non

Non, car cela fait des années que la construction de logements se situe nettement au-dessous des chiffres qu’il aurait été nécessaire d’atteindre pour mettre un terme à la pénurie de logements dans ce qu’il est convenu d’appeler les zones «tendues» (Ile-de-France, Paca, etc.).

La crise de 2008 n’a pas arrangé les choses. Dans la France entière, un sommet avait été atteint en 2006 avec près de 478.000 logements mis en chantier. En 2009, on est retombé à moins de 311.000. Malgré un rebond temporaire en 2010 et 2011 (jusqu’à 355.000), les chiffres sont ensuite repartis à la baisse.

Ainsi que le constate Catherine Carely, présidente de la chambre des notaires de Paris, qui n’a aucune raison d’être indulgente envers la gauche, surtout au moment où le gouvernement annonce une réforme de sa profession, «la faiblesse de l’activité immobilière est le reflet du marasme économique du pays».Mais si le chiffre des mises en chantier retombe cette année vers 300.000, on peut assurément penser que Cécile Duflot y est pour quelque chose.

Par chance, l’ex-ministre du Logement s’est montrée moins dogmatique que les militants de son parti, Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Elle a accepté de donner son nom à un mécanisme de réduction d’impôt pour ceux qui investissent dans la pierre. Le «Duflot» a été souvent critiqué, il n’a pas atteint tous ses objectifs, mais il a mieux marché qu’on ne le dit. Elle a aussi fait figurer dans la loi Alur un dispositif d’encadrement des loyers auquel à gauche on a reproché de permettre de nouvelles hausses pour les loyers les plus faibles alors qu’il aurait fallu, selon ces adversaires du texte, les bloquer carrément.

Mais, si le pire a été évité, la loi Alur a tout de même fait des dégâts. Dans l’absolu, Cécile Duflot n’avait pas tort de vouloir mettre un peu d’ordre dans des professions immobilières dont les pratiques sont souvent contestables, mais il y avait d’autres priorités à prendre en compte. Elle n’a pas mené la bonne politique au bon moment. Car elle n’était pas la bonne personne au bon endroit.

PUBLICITÉ

Confier ce ministère à l’ancienne secrétaire nationale d’EELV était une grossière erreur. Pour les Verts, les constructeurs de logements sont par définition des bétonneurs, donc des gens qu’il faut constamment surveiller, encadrer, brider. Pour eux, si beaucoup de gens n’arrivent pas se loger et si les loyers sont trop élevés, c’est d’abord et principalement de la faute des propriétaires. Avec des raisonnements de ce genre, on n’est pas près de résoudre le problème du logement en France.

2.Le détricotage de la loi Duflot suffira-t-il à relancer la machine?

Non, certainement pas

D’ailleurs, tout n’est pas à jeter dans la loi Alur. Par exemple, depuis le 15 septembre, les honoraires facturés par les agents immobiliers aux locataires pour la mise en location d’un logement sont plafonnés. On peut supposer que beaucoup de Français s’en réjouiront.

Mais il était nécessaire de donner un signal fort du retour à plus de pragmatisme. Dans les mesures annoncées le 29 août par Manuel Valls et Sylvia Pinel, on trouve un point 6 ainsi intitulé: simplifier et recentrer la loi Alur. L’objectif est précisé de façon lapidaire:

«Rétablir la confiance des investisseurs et combattre l’attentisme.»

On ne saurait être plus clair. La loi Alur a été validée le 20 mars; il n’a pas fallu plus de six mois pour constater qu’elle ne correspondait pas aux besoins du moment et qu’il était nécessaire d’en neutraliser les dispositions les plus néfastes. Mais cela n’implique pas qu’il faille tout jeter.

Les mesures annoncées le 29 août ne sont pas négligeables: aménagement du système d’imposition de la plus-value sur la cession de terrains à bâtir, du prêt à taux zéro et du dispositif Duflot (renommé Pinel) et diverses mesures de simplification des procédures et des normes. Mais il faut noter que certaines des dispositions fiscales adoptées ont un caractère temporaire. Or tous les professionnels concernés sont unanimes sur un point: l’investissement immobilier s’inscrit dans la durée. L’assurance d’une stabilité des règles fiscales à un horizon d’au moins quatre ou cinq ans est indispensable. Sur ce point essentiel, un doute demeure.

La question du foncier est également primordiale. Or les annonces faites jusqu’ici d’accords sur la libération de terrains par des entreprises publiques concernent des terrains dont l’existence est connue depuis longtemps, souvent pollués et parfois situés dans des zones où personne n’a envie d’habiter.

Seule bonne nouvelle en ce domaine: Sylvia Pinel a mis sur pieds fin juillet une commission nationale de l’aménagement, de l’urbanisme et du foncier qui est présidée par Thierry Repentin, un homme qui connaît bien le dossier. Mais il ne faut pas se faire d’illusions: même si cela va dans la bonne direction, cela prendra du temps.

3.Le nouveau dispositif Pinel est-il un cadeau fait aux riches?

Oui, mais pour la bonne cause!

Cécile Duflot ne cache pas son amertume face aux nouvelles mesures, notamment en ce qui concerne la disposition qui permet de profiter de l’aide fiscale pour un appartement loué à un ascendant ou à un descendant.

Il est vrai que, d’une façon générale, ces dispositifs ne sont pas très satisfaisants, et le Duflot ne faisait pas exception, puisque, en somme, c’est la collectivité qui aide des personnes disposant de revenus relativement élevés à se constituer un patrimoine. Mais, plutôt que de dénoncer aujourd’hui ces mesures, l’ancienne ministre ferait mieux de se demander pourquoi il est encore nécessaire d’y recourir, malgré tous les défauts qu’on leur connaît.

Si la location de logements était une activité toujours très rentable et sans risque, il n’y aurait pas besoins d’incitations fiscales particulières pour attirer les investisseurs. Mais ce n’est pas le cas. Donc, même si c’est discutable, il faut bien prendre des mesures fiscales attrayantes.

La vraie question concernant ces dispositifs est leur efficacité.

Ils comportent des différences selon la zone dans laquelle l’investissement est réalisé, mais cela n’empêche pas qu’ils incitent à «construire des logements là où les besoins sont inexistants», comme le dénonce aujourd’hui Cécile Duflot, qui ne disait pas cela quand le dispositif portait son nom. Et cette faiblesse des dispositifs conçus à l’échelle nationale énerve beaucoup les spécialistes des questions immobilières, à commencer par Gilbert Emont, conseiller à l’Institut de l’épargne immobilière et foncière (IEIF):

«Notre pays jacobin ne veut pas reconnaître les territoires et donc les mesures nationales ne marchent pas parce qu’elles ne répondent pas au problème tel qu’il se pose. On aura toujours des crises du logement tant qu’on n’organisera pas le pays en territoires socio-économiques ayant chacun une politique adaptée à ses besoins. Le logement n’est pas un problème national, mais le problème de cinq régions,  de dix départements et d’une trentaine d’agglomérations.»

La réforme en cours de l’organisation de la carte des régions permettra peut-être de réduire la taille du mille-feuille administratif et d’en atténuer le coût. Elle ne conduira pas à une meilleure gestion des réalités économiques, car les nouvelles régions sont construites à partir des anciennes, elles-mêmes bâties à partir des départements dont la forme et la taille avaient encore un sens dans la France rurale d’il y a un siècle, mais ne correspondent plus à rien.

Par exemple, souligne Gilbert Emont, «l’aire urbaine de Paris est supérieure à la région Ile-de-France; elle comporte des communes de Picardie, de Normandie ou du Centre». Autrement dit, la simplification en cours de la carte administrative n’a aucun sens sur le plan des territoires, la vraie réforme consisterait à organiser la vie administrative et économique autour des treize ou quatorze métropoles (agglomérations de plus de 400.000 habitants) recensées par Marylise Lebranchu dans sa loi de modernisation de l’action publique territoriale. Mais une telle révolution fait peur aux élus de droite comme de gauche; on veut bien moderniser, mais sur la base des bons vieux schémas et des fiefs politiques de chacun…

4.Manuel Valls a-t-il raison d’abandonner l’encadrement des loyers?

Oui, complètement

En France, les loyers sont déjà encadrés de diverses manières. Comme partout, ils se heurtent d’abord aux réalités économiques, et en premier lieu à la capacité financière des locataires.

Si les loyers sont en hausse faible depuis le début de l’année, voire en légère baisse dans certaines villes, les locataires ne le doivent pas aux responsables politiques ou administratifs, mais tout simplement à l’impossibilité pour les propriétaires d’obtenir des loyers supérieurs compte tenu de la réalité économique locale.

Les loyers sont par ailleurs régulés dans le secteur social, ce qui n’est pas négligeable: 17,5% des ménages sont locataires dans le secteur social (avec des pourcentages de plus du double dans les grandes agglomérations) contre 21,7% dans le secteur privé. Et, pour les locataires du privé, la hausse des loyers est strictement réglementée: elle doit se faire au rythme de l’IRL, indice de référence des loyers. En fait, les hausses ne peuvent se faire que pour les appartements qui changent de locataires.

Un autre encadrement se fait également par le biais des plafonds prévus pour les loyers des appartements construits dans le cadre des plans de défiscalisation (Pinel, Duflot, etc.). La liberté des propriétaires est donc toute relative.

Un encadrement plus strict qui concernerait uniquement les relocations supposerait des bases de données complètes et fiables. Après la publication de la loi Alur, il est apparu très vite qu’on allait au-devant de grandes difficultés pour définir des loyers médians comme le réclamait la loi dans 28 agglomérations. C’est essentiellement cette considération pratique qui a poussé Manuel Valls à abandonner cette idée et à ne maintenir l’encadrement qu’à titre d’expérience pilote à Paris. D’autres collectivités, comme Lille, Grenoble ou la région Ile-de-France souhaitent mettre en place un tel encadrement. Pourquoi pas? On verra ce que ce que donnent ces expériences.

Même si l’encadrement tel qu’il était voulu par la loi Alur semble avoir eu pour principal effet de faire fuir les investisseurs, il peut être intéressant, partout où cela est possible, de dresser un panorama des loyers aussi précis que possible. Un marché ne fonctionne correctement que si acheteurs et vendeurs ont une information correcte sur les prix, sachant que la constitution de telles bases de données a un coût.

L’ancienne ministre a jugé «inouïe» la décision de Manuel Valls et elle cite volontiers en exemple l’Allemagne qui a un tel dispositif d’encadrement. Cécile Duflot oublie deux choses: l’Allemagne a une population qui n’augmente plus, à la différence de la France qui a une démographie dynamique, et elle ne connaît pas de pénurie de logements comme en France; ce n’est pas l’encadrement des loyers qui explique leur faiblesse par rapport à ceux qui sont pratiqués en France, mais le fait qu’il n’y a pas le décalage entre offre et demande que nous connaissons ici dans certaines zones. Près de 58% des Français sont propriétaires de leur logement contre 46% en Allemagne. Ce pays a un marché locatif plus profond et plus fluide que le nôtre et les investisseurs institutionnels y sont très présents. Cela explique beaucoup de choses.

Un encadrement des loyers peut être utile pour éviter des abus, mais son rôle ne peut être que marginal; l’important, c’est de mettre sur le marché le nombre d’appartements correspondant aux besoins réels.

5.Les prix vont-ils chuter dans l’immobilier?

Ce n’est ni évident, ni vraiment souhaitable

C’est un des débats du moment. Il est alimenté par des travaux d’économistes montrant que la forte hausse des prix au cours des quinze dernières années a conduit à des niveaux excessifs, sans rapport avec la réalité économique, et donc qu’une chute brutale est inévitable. Elle serait même souhaitable, car elle permettrait à plus de Français d’acquérir un logement et aurait pour conséquence de stabiliser les loyers. Ces travaux sont intéressants et menés avec sérieux; on pense en particulier au livre de Jean-Luc Buchalet et Christophe Prat[1]. Mais leur conclusion paraît excessive.

Premier point: encore une fois, on ne peut pas raisonner comme si la France constituait un seul marché immobilier. Les écarts sont considérables selon les régions et les agglomérations. Tous les prix n’ont pas flambé et ce qui se passe à Paris (en gros, 200% de hausse des prix en quinze ans et de 40% des loyers, pour une hausse de 35% des revenus) n’est pas représentatif de ce qui se passe ailleurs dans le pays.

Second point: l’immobilier constitue une part essentielle du patrimoine des Français. Une chute de 30% des prix dans les années à venir, outre qu’elle n’a aucune signification (sur la plupart des marchés locaux, une telle baisse n’a aucune raison de se produire) aurait pour première conséquence d’entretenir le climat de déflation que la Banque centrale européenne et les gouvernements tentent de combattre. Ce serait une mauvaise nouvelle pour tout le monde.

Que des ajustements doivent avoir lieu, compte tenu de la conjoncture nationale et locale, c’est une évidence. D’ailleurs, ils se font, ainsi que le montrent les dernières statistiques de prix dans l’ancien recueillies par les notaires, avec des différences selon les marchés: la baisse de 1,9% entre le premier trimestre 2013 et le premier trimestre 2014 dans la France métropolitaine cache une baisse supérieure à 3% du prix des maisons dans plusieurs départements et une nouvelle hausse, même faible, du prix des appartements dans certaines agglomérations. Mais il ne faut pas attendre d’un effondrement général la solution de tous nos problèmes.

La solution, notamment en région parisienne, passe d’abord par la construction de logements, sachant que le problème des prix à Paris intra muros est un cas particulier, celui d’un hyper-centre: dans un périmètre qui ne peut plus s’étendre et où on ne peut construire que quelques milliers d’appartements par an, avec une présence notable d’acheteurs étrangers et des contraintes d’urbanisme très fortes, laisser entrevoir une baisse importante des prix, c’est entretenir des illusions.

L’avenir, c’est évident, est au Grand Paris et c’est dans ce cadre qu’il faut raisonner.

1 — Immobilier, comment la bulle va se dégonfler, Jean-Luc Buchalet et Christophe Prat, Editions Eyrolles Retourner à l’article

Les clefs pour en finir avec la crise du logement

Bruno de La Loge / Directeur général de RRP, groupe Solendi
  • Les clefs finir crise logement

    Les clefs pour en finir avec la crise du logement

Il faut orienter la politique de logements vers les classes moyennes pour rééquilibrer l’offre en France, et plus particulièrement en région parisienne. Encore faut-il pour cela offrir plus de l’attitude aux élus locaux.

Pour rééquilibrer l’offre et mieux répondre aux attentes des populations dans une zone aussi tendue que l’Île-de-France, le logement intermédiaire est une carte maîtresse. Un cadre réglementaire et fiscal stabilisé en fait l’un des outils majeurs pour favoriser la nécessaire émergence de véritables politiques locales de l’habitat.

Lire aussi :
Construction : fin de l’embellie dans le logement neuf

Bien plus qu’une véritable pénurie de logements, la France souffre avant tout, de fortes disparités territoriales qui voient alterner des régions où une demande de logement dans le secteur social est satisfaite en trois jours, quand d’autres affichent des listes d’attentes de plusieurs années. La conséquence de politiques nationales qui balayent large, sans tenir compte des spécificités locales, là où il faudrait des actions ciblées répondant aux besoins réels.

Redonner la parole aux territoires

Le résultat aussi de la frilosité de nombreux élus, alimentée par la crainte de ne pouvoir disposer des ressources suffisantes pour construire les infrastructures et équipements liés aux programmes immobiliers, et ravivée par l’opposition des populations aux trop fortes densifications urbaines, a fortiori quand elles sont à caractère social et dans leur voisinage. Un cocktail détonnant auquel s’ajoute en Île-de-France un manque certain de terrains à bâtir.

Pour véritablement changer la donne dans cette région où les tensions du marché sont les plus fortes, il devient urgent de redonner la parole aux territoires et d’initier à la faveur de la mise en œuvre de nouvelles communautés d’agglomération du Grand Paris, de vraies politiques locales de l’habitat, ouvrant la voie à une offre plus diversifiée.

S’installer près de son lieu d’emploi

La volonté affichée des élus locaux, mairie de Paris et Région en tête, de rééquilibrer les politiques du logement en faveur des classes moyennes souvent oubliées par les plans de relance nationaux augure bien d’un changement d’époque qui entend faire une plus large place à une offre adaptée à leurs besoins particuliers. Il s’agit d’offrir aux actifs qui disposent de revenus trop importants pour prétendre au logement social, mais insuffisants pour accéder au marché privé, l’opportunité de demeurer ou de s’installer au plus près de leur lieu d’emploi.

Le moyen d’améliorer non seulement leurs conditions de vie, mais aussi leur pouvoir d’achat avec des loyers inférieurs de 15 à 20 % à ceux du marché. Le statut accordé au logement intermédiaire par l’ordonnance du 19 février 2014, associé à un cadre réglementaire et fiscal stabilisé, est de nature à rassurer et attirer les investisseurs et personnes morales.

Des dispositifs favorables

Le marché a vu la mobilisation d’investisseurs institutionnels (sociétés d’assurances, Caisses de retraite…) qui se sont positionnés sur ce secteur notamment sous la conduite de la Caisse des Dépôts qui a créé un fonds de logement intermédiaire (FLI) doté d’une capacité d’investissement de 1,8 milliard d’euros.

Lire aussi :
> Les mesures qui devraient faire de 2016 un tournant sur le marché du logement

Parallèlement, les assouplissements apportés par le dispositif Pinel : fin de l’obligation de louer le bien acquis pendant neuf ans pour bénéficier de la réduction d’impôt – la possibilité de louer le bien entre ascendant et descendant – sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) et particuliers jouissant des mêmes prérogatives, se sont traduit par un retour des investisseurs personnes physiques en 2015.

Ces deux dispositifs ont permis de relancer l’investissement locatif privé en 2015 encore faut-il veiller à ce que ces projets soient concentrés sur les zones les plus tendues et non disséminés dans des communes où il n’existe pas de fossé entre le loyer HLM et le loyer de marché.

Assouplir l’objectif de 25%

En matière de logement, c’est au niveau local que tout se joue. Ce sont les maires qui délivrent les permis de construire, ce sont donc eux qui doivent plus largement reprendre la main sur ce dossier. Certaines municipalités montrent la voie à l’exemple de Paris ou de Rueil-Malmaison qui développent une politique de l’offre redonnant toute sa place au logement intermédiaire.

La réglementation doit les y inciter. Un assouplissement de l’objectif fixé par la loi SRU de 25 % de logement social, pour y instiller par exemple 5 % de logement intermédiaire, pourrait avoir un effet d’entraînement en offrant davantage de latitude aux élus locaux.

D’autant qu’en Île-de-France, la constitution de nouvelles intercommunalités, toutes de plus de 300.000 habitants, ayant compétence en matière de politique locale de l’habitat depuis la réforme territoriale, leur offre une vraie légitimité pour intervenir avec un regard affiné sur les réalités du marché.

Millefeuille administratif

L’opportunité de rééquilibrer l’Ouest Parisien où les prix sont trop élevés et l’Est de la région qui accueille trop de logements sociaux. On ne peut dès lors, que regretter que la constitution du Grand Paris n’ait pas été l’occasion d’instaurer davantage de clarté dans la gouvernance de la région.

Les cinq niveaux qui coexistent actuellement risquent d’être synonymes de lourdeurs administratives là où il faudrait impulser une dynamique d’ensemble. Les professionnels de l’habitat sont prêts à travailler de concert pour proposer des solutions qui répondent aux grands enjeux de développement de la région et aux évolutions sociétales et d’usages, aux politiques de leur proposer une vision globale et cohérente du devenir de ce territoire.

15 millions de personnes touchées par la crise du logement, selon la Fondation Abbé Pierre

15 millions de personnes touchées par la crise du logement, selon la Fondation Abbé Pierre
© JACQUES DEMARTHON / AFP
359 partages

Selon un rapport publié jeudi, 2,9 millions de personnes ont un logement présentant des conditions de vie très difficiles.

Plus de 15 millions de personnes touchées par la crise du logement : la Fondation Abbé Pierre dresse le tableau d’une France « malade du mal-logement ». Elle appelle, dans son rapport annuel publié jeudi, à plus de « volontarisme politique ». De nombreux indicateurs sont au rouge, indique ce bilan, issu de l’exploitation de la dernière édition de l’enquête nationale logement (Enl) 2013 de l’Insee.

Les SDF ? +50% en dix ans. Au total, 3,8 millions de personnes sont mal-logées et 12,1 millions de personnes « fragilisées », soit « 15 millions de personnes touchées par la crise du logement », a souligné Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre. Le nombre de sans-abri, lui, a bondi de 50% entre 2001 et 2012 : 141.500 personnes se retrouvent à la rue, à l’hôtel, sous un abri de fortune ou en centre d’hébergement.

Pas d’eau courante, ni de WC. En outre, près de 2,9 millions de personnes vivent dans des conditions très difficiles, dont 2,1 millions ne possèdent pas d’eau courante, de WC intérieurs, de douche, de moyen de chauffage ou de coin cuisine, ou vivent dans un immeuble à la façade très dégradée. Et 934.000 personnes vivent en « surpeuplement accentué », c’est-à-dire qu’il leur manque deux pièces par rapport à la norme de peuplement (+17% entre 2006 et 2013). Pour Christophe Robert, ce mal-logement s’aggrave et « touche avant tout les classes populaires ». Et l’extrême pauvreté, qui avait diminué entre 1996 et 2002, est repartie à la hausse.

Des engagements « reniés » par les politiques. Côté politique, si la fondation se félicite de « certaines avancées » comme le chèque énergie qui doit remplacer en 2018 les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz pour les ménages modestes, elle constate que des engagements « ont été tout simplement reniés ». La garantie universelle des loyers, une des mesures phares de la loi Alur votée en 2014, a été par exemple abandonnée. Quant à l’objectif de construire 500.000 logements par an, dont 150.000 logements sociaux, ils « sont bien loin d’être atteints », souligne le rapport.

Droit au logement et mixité, objectifs incompatibles ?

 Tonino Serafini
810724-hlm-de-la-cite-des-bosquets-a-montfermeil-pres-de-paris-en-avril-2006HLM de la cité des Bosquets à Montfermeil près de Paris, en avril 2006 Photo Eric Feferberg. AFP

Comment concilier ces deux exigences alors qu’elles n’obéissent ni aux mêmes impératifs ni aux mêmes temporalités ? L’attribution de HLM répond à des besoins immédiats, alors que la mixité sociale nécessite une action publique au long cours.

L’opulence immobilière de Marine Le Pen épinglée par « Le Canard enchaîné »

Le Monde

Depuis le 7 janvier, une enquête préliminaire du parquet national financier vise Marine Le Pen, soupçonnée d’avoir sous-évalué son patrimoine en 2014 dans sa déclaration de députée européenne déposée auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Selon nos informations, Marine Le Pen et son père ont sous-évalué leurs propriétés de plus de deux tiers de leur valeur.

Dans son édition du 26 janvier, Le Canard enchaîné s’est penché sur la question, et révèle que Marine Le Pen est copropriétaire de « quatre belles maisons» manifestement très sous-évaluées.

De 1,8 à 3,5 millions d’euros

Des Hauts-de-Seine aux Pyrénées-Orientales en passant par Rueil-Malmaison et La Trinité-sur-Mer, l’hebdomadaire a fait le tour du propriétaire. Il explique ainsi que par l’intermédiaire d’une société civile immobilière, la présidente du Front national est propriétaire de 12,5 % de la propriété familiale de Montretout, à Saint-Cloud, son père, Jean-Marie Le Pen, détenant les 75 % restants. Dans leurs déclarations respectives, les Le Pen ont estimé la valeur de la propriété à 1,8 million d’euros, les parts de Marine Le Pen représentant donc un patrimoine de 225.000 euros. « Un gag», note Le Canard, qui relève que selon la HATVP, « le manoir vaut plutôt 3,5 millions d’euros».

Idem à Rueil-Malmaison, où la demeure familiale, ravagée par un incendie il y a un an, couvrait 200 m² au sol, accompagnée d’un jardin de 1 200 m². Un bien évalué 350.000 euros dans la déclaration des Le Pen… alors qu’après enquête il vaudrait dix fois plus.

Le code pénal punit d’une peine de trois ans de prison, de 45.000 euros d’amende et de dix ans d’inéligibilité le fait d’omettre de déclarer une partie substantielle de son patrimoine ou de fournir une évaluation mensongère.

+++++====

commentaires

kawaii                         Une question qui n est pas assez débattue, celle des illégaux : l’état loge à ses frais (à travers les associations) des centaines de milliers d’illégaux (à l’aide de la loi qui oblige l’état à donner un toit à quiconque). Pourquoi y a t il si peu de débat sur cette question ? Pourquoi maintenir une population sans droit en France, à un coût astronomique ?

Taraxacum                 Fondation Abbé-Pierre.

Jean-Pierre Huber        Mais il y a des logements vides en France, pas seulement dans la région parisienne. Le DAL devrait s’appeler DALIF (droit au logement en Ile-de-France). On trouve à Mulhouse par exemple des logements au quart du prix des logements « IdF », en bon état, dans des quartiers « corrects » en plus. Une connaissance y a trouvé un 104 m2 bien rénové pour 117000euros dans un bel environnement. Evidemment ce n’est pas Paris mais on peut aussi y trouver du travail. Et je ne parle que de ce que je connais…

shackleton                   Et elle a pu acheter le logement. Donc elle n’est pas précaire ni miséreuse. Votre exemple tombe à l’eau. Ce n’est pas encourager la propriété qui va éradiquer le mal-logement. Mais comme est en période de socialisme féodal, à savoir le maintien des privilèges quitte à précariser un bon nombre de citoyens, on n’est pas près d’en sortir.

kickaha                         Ça n’est pourtant pas difficile de construire des HLM et des foyers Sonacotra pour les plus pauvres… il seront en plus forcement amortis sur long terme par les loyers et les bénéfices sociaux qu’ils apporteront…. l’état démissionnaire essentiellement occupé à compliquer la vie des gens au lieu de la faciliter ? A se perdre dans des débats byzantins sans intérêt genre déchéance de nationalité ?

le belge                          la réglementation va plutôt en faveur des locataire » préavis désormais à un mois et caution à rendre à la minute si absence de réserve notifiée. voilà. donc le locataire a tous les droits. en Belgique c’est le contraire: indemnité due au propriétaire en cas de départ anticipé même pour cause professionnelle et la caution peut être gardée pour l’indemniser !

Eric Dhannaberg ·      Ben tant que divers politiques auront accès aux HLM à la place de ceux qui devraient y être, on aura ce genre de problèmes sans solutions. Et puis la bulle immobilière peut continuer à gonfler, avec ses bakchichs.
ERIC999–                             Problème de logement .. pourquoi je suis le seul à dénoncer le problème des éclatements de famille qui se traduisent aussi par le besoin de deux habitations pour les parents séparés , et ce qui coûte aussi une fortune en aides sociales ?? Et pourquoi je suis le seul à dénoncer aussi le relatif problème du célibat dont je fais parti ?? Dans mon immeuble composé de 10 appartements nous étions un moment donné 5 hommes célibataires à occuper seul notre logement, et alors si 5 autres logement ailleurs sont occupés par 5 femmes célibataires, c’est alors au total 10 logements qui pourraient se traduire par le besoin de 5 logements, mais bon sans doute pas la même taille quoique…. l’argent, et notre mode de vie qui nous pousse à vivre à toute vitesse jusqu’à nous rendre malade et donc invivables en un sens, ont vraiment pourri les relations hommes femmes, mais personne n’en parle, pourquoi, le sujet tabou sans doute .

  • Des milliers de femme battues qui se retrouvent parfois seules avec leur enfants à charge, mais aussi des millions d’éclatement de famille, et des million de divorcés, ce qui se traduit par des problèmes de précarité et de mal logement, … et bien heureusement que nos merveilleuses écoles nous apprennent le vivre ensemble, n’est ce pas Europe 1 ?? je suis MDR
  • elonais                               c’est pas encore assez puisque ils faut encore plus de migrants
  • Publicités
    Cet article a été publié dans Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

    Laisser un commentaire

    Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

    Logo WordPress.com

    Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

    Image Twitter

    Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

    Photo Facebook

    Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

    Photo Google+

    Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

    Connexion à %s

    %d blogueurs aiment cette page :