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Chasse à la baleine: le Japon envoie mardi des « navires de recherche » dans l’Antarctique

Version imprimableEnvoyer par courriel  Lundi, 30 Novembre, 2015 – 03:34
© 2015 AFP
Japon-environnement-pêche-baleines

Le Japon va envoyer mardi des baleiniers « de recherche » dans l’Antarctique, a annoncé lundi le gouvernement, bravant l’interdiction de l’ONU qui avait estimé l’an dernier que de telles activités cachaient une chasse commerciale.

« Les baleiniers de recherche partiront pour cette nouvelle mission de recherche dans l’Antarctique le 1er décembre 2015 », a indiqué l’Agence japonaise de la pêche dans un communiqué publié sur son site internet.

Le Japon choisit le début de la COP21 pour reprendre la chasse à la baleine

CHASSE BALEINE

BALEINE – C’est ce qui s’appelle avoir le sens du timing. Alors que la COP21, la grande conférence internationale sur le climat, a commencé au Bourget ce lundi 30 novembre, le Japon va envoyer des baleiniers « de recherche » dans l’Antarctique après un an de suspension. Il va ainsi braver l’interdiction de l’ONU qui avait estimé en 2014 que de telles activités cachaient une chasse commerciale.

« Les baleiniers de recherche partiront pour cette nouvelle mission de recherche dans l’Antarctique le 1er décembre 2015 », a indiqué l’Agence japonaise de la pêche dans un communiqué publié sur son site internet. La mission, qui s’étendra de fin décembre à début mars, comprendra un « bateau-mère » et trois autres navires pour des équipages de 160 personnes au total.

L’archipel avait été contraint de renoncer à la saison 2014-2015 de prises de cétacés après une décision en mars 2014 de la Cour internationale de justice (CIJ). Saisie par l’Australie, la CIJ avait jugé que le Japon détournait à des fins commerciales une activité présentée comme étant destinée à la recherche scientifique animale.

333 baleines de Mink par saison

Depuis, le Japon a présenté un nouveau plan à la Commission baleinière internationale (CBI) qui prévoit de capturer 3996 petits rorquals (ou baleines de Minke) en Antarctique dans les 12 prochaines années, soit 333 par saison contre environ 900 dans le cadre du précédent programme condamné.

Ce niveau de capture est jugé « nécessaire » par Tokyo pour collecter des informations sur l’âge de la population baleinière, données dont le Japon dit avoir besoin afin de définir un plafond de captures permettant de ne pas menacer la survie de l’espèce.

« Nous avons présenté notre dernier plan qui prend en compte les recommandations formulées dans le rapport du comité scientifique (de la CBI) de juin, et nous pensons que toutes les procédures nécessaires ont été effectuées », explique un responsable de l’Agence japonaise des pêches.

« Nous n’acceptons en aucune manière le concept de tuer des baleines à des fins prétendument scientifiques », avait déclaré le ministre de l’Environnement australien Greg Hunt dans un commentaire publié avant l’annonce officielle.

Le Japon chasse les baleines en divers lieux en exploitant une faille dans le moratoire mondial de 1986 qui tolère la recherche létale sur les mammifères. Mais Tokyo n’a jamais fait un secret du fait que la viande de l’animal marin finissait souvent dans les assiettes.

La consommation de baleine a une longue histoire au Japon, pays de pêcheurs où le cétacé a été chassé pendant des siècles mais où l’industrie baleinière n’a connu son essor qu’après la Seconde guerre mondiale, pour nourrir un pays affamé. Ces dernières années, les amateurs de viande de baleine se sont cependant faits plus rares.

Traditions ancestrales

Comme dans le cas de la controversée chasse aux dauphins qui se pratique chaque année dans le port de Taiji (sud-ouest). Les professionnels du secteur arguent que cette pratique fait partie de traditions ancestrales, mais les organisations de défense des animaux n’ont de cesse de dénoncer une activité cruelle.

L’association écologiste Sea Shepherd a d’ores et déjà annoncé que son bateau, le Steve Irwin, qui est amarré à Melbourne, prendrait la mer dans la semaine pour empêcher « toute activité illégale », même s’il lui faudra auparavant localiser la mission japonaise dans le vaste océan.

« J’espérais vraiment que la décision de la Cour internationale de justice offrirait une porte de sortie honorable au Japon », a réagi son directeur Jeff Hansen, fustigeant « une décision très décevante ». « Les eaux vierges de l’Océan austral devraient être ce à quoi elles sont destinées, un sanctuaire pour les baleines ».

Le Japon avait tué 251 petits rorquals dans l’Antarctique durant la saison 2013-2014 et 103 l’année précédente, bien en-deçà de son objectif en raison du harcèlement de Sea Shepherd.

Tokyo continue parallèlement de chasser les baleines « au nom de la science » dans le Pacifique Nord-Ouest, de même que dans ses eaux territoriales, qui n’entrent pas dans le cadre visé par la décision de la CIJ.

Chasse à la baleine : le Japon envoie des «navires de recherche» dans l’Antarctique

ILLUSTRATION. Le Japon va envoyer ce mardi des baleiniers «de recherche» dans l'Antarctique, a annoncé lundi le gouvernement, bravant ainsi l'interdiction de l'ONU qui avait estimé l'an dernier que de telles activités cachaient une chasse commerciale.
ILLUSTRATION. Le Japon va envoyer ce mardi des baleiniers «de recherche» dans l’Antarctique, a annoncé lundi le gouvernement, bravant ainsi l’interdiction de l’ONU qui avait estimé l’an dernier que de telles activités cachaient une chasse commerciale.
AFP/Institute of Cetacean Research
Vraie collecte d’informations sur les baleines ou nouvelle campagne de chasse déguisée ? Le Japon va envoyer ce mardi des baleiniers «de recherche» dans l’Antarctique, a annoncé lundi le gouvernement, bravant ainsi l’interdiction de l’ONU qui avait estimé l’an dernier que de telles activités cachaient une chasse commerciale. «Les baleiniers de recherche partiront pour cette nouvelle mission de recherche dans l’Antarctique le 1er décembre 2015», a indiqué l’Agence japonaise de la pêche dans un communiqué publié sur son site internet.

Le communiqué précise que la «période de recherche» s’étendra de fin décembre à début mars. La mission comprendra un «bateau-mère» et trois autres navires. Les équipages seront au total 160 personnes.

Une décision de la Cour internationale de justice

L’archipel avait été contraint de renoncer à la saison 2014-2015 de prises de cétacés après une décision en mars 2014 de la Cour internationale de justice (CIJ) qui, saisie par l’Australie, a jugé que le Japon détournait à des fins commerciales une activité présentée comme étant destinée à la recherche animale.

Le Japon reprend la chasse à la baleine pour « la science »

 LEXPRESS.fr avec AFP

une-baleine-decoupee-au-japon-juin-2008_5473606Une baleine découpée au Japon, juin 2008.    REUTERS/Toru Hanai

Le Japon lance une nouvelle mission de recherche scientifique dans l’Antarctique. Sous prétexte de mieux connaître les baleines, il se propose d’en tuer plusieurs centaines chaque année pendant douze ans.

C’est reparti. Mardi 1er décembre, le Japon lance une flotille de baleiniers dans l’Antarctique. Des navires censés collecter des informations sur l’âge de la population baleinière, afin de veiller à la survie de l’espèce. Mais qui doivent faire 333 victimes parmi les petits rorquals ou baleines de Minke, puisque le moratoire mondial sur la chasse à la baleine de 1986 tolère la recherche létale sur ces mammifères.

« Tuer des baleines à des fins soi-disant scientifiques »

Après un an de suspension, le Japon brave ainsi l’interdiction de l’ONU, pour qui ces activités dans l’Antarctique cachent une chasse commerciale. Mais le Japon a soumis un nouveau programme à la Commission baleinière internationale (CBI), prévoyant de capturer 3996 baleines dans les 12 prochaines années, soit 333 par saison, contre environ 900 dans le cadre du précédent programme. Tokyo continue également à chasser les baleines sous prétexte scientifique dans le Pacifique Nord-Ouest, de même que dans ses eaux territoriales.

« Nous avons présenté notre dernier plan qui prend en compte les recommandations formulées dans le rapport du comité scientifique de la CBI de juin, et nous pensons que toutes les procédures nécessaires ont été effectuées », a expliqué à l’AFP un responsable de l’Agence des pêches. Le gouvernement australien, qui avait obtenu en 2014 la condamnation du Japon par la Cour internationale de justice, a aussitôt condamné cette décision. « Nous gardons les options ouvertes sur la réponse à y apporter », a réagi une porte-parole du ministre de l’Environnement, Greg Hunt. « Nous n’acceptons en aucune manière le concept de tuer des baleines à des fins soi-disant scientifiques ».

Des mesures de sécurité pour protéger l’équipage

Tokyo n’a jamais fait un secret du fait que la viande du mammifère marin finissait souvent dans les assiettes, même s’il était tué à des fins scientifiques. La consommation de baleine a une longue histoire au Japon, pays de pêcheurs où le cétacé a été chassé pendant des siècles, et où l’industrie baleinière a pris son essor après la Seconde guerre mondiale, pour nourrir un pays affamé.

L’association écologiste australienne Sea Shepherd a d’ores et déjà annoncé qu’elle tenterait d’empêcher « toute activité illégale », même s’il lui faudra avant localiser la mission japonaise dans le vaste océan. Face à ces menaces, le gouvernement japonais a dit « renforcer les mesures de sécurité pour protéger son équipage ». Le Japon avait tué 251 petits rorquals dans l’Antarctique durant la saison 2013-2014 et 103 l’année précédente, bien en deçà de son objectif, en raison du harcèlement des écologistes.

Japon : la chasse à la baleine reprend en Antarctique malgré l’interdiction de l’ONU

Alors que la Cop21 s’ouvre aujourd’hui, le gouvernement japonais a annoncé qu’il allait à nouveau envoyer des baleiniers de « recherche » dans l’Antarctique. L’ONU avait estimé l’année dernière que ces activités déguisaient en réalité des activités commerciales qu’il avait interdites.

Baleine Les captures étaient jugées « nécessaires » par Tokyo pour collecter des informations sur l’âge de la population baleinière. (Sipa)

La Cour Internationale de Justice qui avait été saisie par l’Australie avait estimé que le Japon détournait à de fins commerciales les activités de recherche animale. L’agence japonaise de pêche indique que les baleiniers « partiront pour cette nouvelle mission de recherche dans l’Antarctique le 1er décembre 2015 ». La mission, qui s’étendra précisément de fin décembre à début mars, comprendra un « bateau-mère » et trois autres embarcations pour des équipages de 160 personnes au total. Les captures étaient jugées « nécessaires » par Tokyo pour collecter des informations sur l’âge de la population baleinière, données dont le Japon dit avoir besoin afin de définir un plafond de captures permettant de ne pas menacer la survie de l’espèce.

3.996 baleines de Minke devraient être tuées

3.996 baleines devraient être tuées d’ici 12 ans, c’est-à-dire, 333 par saison. L’association Sea Shepherd prévoit d’envoyer dans la semaine son navire amiral le Steve Irwin, patrouiller la zone dans le cadre d’une campagne anti braconnage. « Sea Shepherd condamne les décisions criminelles du Japon visant à reprendre la chasse à la baleine dans l’océan glacial antarctique. »

« J’espérais vraiment que la décision de la Cour internationale de justice offrirait une porte de sortie honorable au Japon », a souligné son directeur Jeff Hansen, fustigeant « une décision très décevante ». « Les eaux vierges de l’Océan austral devraient être ce à quoi elles sont destinées, un sanctuaire pour les baleines ».

Que deviennent ces baleines ?

Tokyo n’a jamais fait un secret du fait que la viande de l’animal marin finissait souvent dans les assiettes. La consommation de baleine a une longue histoire au Japon, pays de pêcheurs où le cétacé a été chassé pendant des siècles mais où l’industrie baleinière n’a connu son essor qu’après la Seconde guerre mondiale, pour nourrir un pays affamé.

Deux navires partent du Japon pour chasser la baleine en Antarctique

Le Monde.fr avec AFP et Reuters

Le Japon a précisé que ses prises de baleines de Minke seraient réduites des deux-tiers à 333 cétacés.Deux baleiniers japonais ont quitté Shimonoseki, un des principaux points de départ de la pêche à la baleine, mardi 1er décembre, à destination de l’Antarctique, selon l’agence gouvernementale japonaise chargée de la pêche.

Le Japon avait été contraint de renoncer à la pêche aux cétacés après une décision en mars 2014 de la Cour internationale de justice (CIJ), qui, saisie par l’Australie, a jugé que le Japon détournait à des fins commerciales une activité présentée comme étant destinée à la recherche animale.

En 2013, au nom de la recherche, les baleiniers japonais ont ainsi harponné 417 cétacés en Antarctique et 115 dans le Pacifique Nord-Ouest. Après la décision, les baleiniers japonais avaient repris la mer, mais sans harpons.

Depuis, le Japon a soumis un nouveau programme à la Commission baleinière internationale (CBI), lequel prévoit de capturer 3 996 petits rorquals en Antarctique dans les douze prochaines années, soit 333 par saison, contre environ 900 dans le cadre du précédent programme condamné.

« Ce n’est pas de la recherche scientifique mais bien du commerce »

Un petit rorqual sur un bateau de pêche japonais, en 2014.

Des associations de défense de l’environnement en Australie ont estimé que le Japon pouvait être traîné devant la justice internationale après sa décision de reprendre la chasse « scientifique » aux baleines. L’association Sea Shepherd a d’ores et déjà annoncé que son bateau, le Steve-Irwin, prendrait la mer dans la semaine pour empêcher « toute activité illégale ».

« Ce n’est pas de la recherche scientifique mais bien du commerce, et cela a été déclaré illégal par la Cour internationale de justice (CIJ). »

Le Fonds international pour la protection des animaux et la Société pour la conservation marine d’Australie ont expliqué avoir consulté des experts juridiques australiens et néo-zélandais sur la décision japonaise. Le panel a jugé qu’elle était contraire au droit international, ont dit ces associations.

Canberra a plaidé pour une solution diplomatique, promettant de porter cette affaire « au plus haut niveau » tandis que la Nouvelle-Zélande a réaffirmé son opposition historique et radicale à cette pêche.

JAPON. Reprise de la chasse à la baleine en Antarctique

Prétextant une recherche scientifique, le Japon va renvoyer des baleiniers en Antarctique.

Une baleine de Minke, attrapée pour des "recherches scientifiques", déposée dans le port de Kushiro (Japon). © kyodowc119103.JPG k/NEWSCOM/SIPAUne baleine de Minke, attrapée pour des « recherches scientifiques », déposée dans le port de Kushiro (Japon). © kyodowc119103.JPG k/NEWSCOM/SIPA

REPRISE. Le Japon va envoyer mardi 1er décembre 2015 des baleiniers « de recherche » dans l’Antarctique après un an de suspension, bravant l’interdiction de l’ONU qui avait estimé en 2014 que de telles activités cachaient une chasse commerciale. « Les baleiniers de recherche partiront pour cette nouvelle mission de recherche dans l’Antarctique le 1er décembre 2015« , a indiqué l’Agence japonaise de la pêche dans un communiqué publié sur son site internet. La mission, qui s’étendra de fin décembre à début mars, comprendra un « bateau-mère » et trois autres navires pour des équipages de 160 personnes au total. L’archipel avait été contraint de renoncer à la saison 2014-2015 de prises de cétacés après une décision en mars 2014 de la Cour internationale de justice (CIJ). Saisie par l’Australie, la CIJ avait jugé que le Japon détournait à des fins commerciales le programme JARPA II (Second Japanese Whale Research Program under Special Permit in the Antarctic) présenté comme destiné à la recherche scientifique animale. Depuis, le Japon a présenté un nouveau plan à la Commission baleinière internationale (CBI) qui prévoit de capturer 3.996 petits rorquals (ou baleines de Minke) en Antarctique dans les 12 prochaines années, soit 333 par saison contre environ 900 dans le cadre du précédent programme condamné. Ce niveau de capture est jugé « nécessaire » par Tokyo pour collecter des informations sur l’âge de la population baleinière, données dont le Japon dit avoir besoin afin de définir un plafond de captures permettant de ne pas menacer la survie de l’espèce. Une argumentation subtilement centrée sur la protection de l’espèce alors que le programme JARPA II prétendait étudier, depuis 2005, l’écosystème de l’Antarctique, ses stocks de baleines et la concurrence entre les espèces*. « Nous avons présenté notre dernier plan qui prend en compte les recommandations formulées dans le rapport du comité scientifique de juin, et nous pensons que toutes les procédures nécessaires ont été effectuées« , a expliqué à l’AFP un responsable de l’Agence japonaise des pêches. « Nous n’acceptons en aucune manière le concept de tuer des baleines à des fins prétendument scientifiques« , avait déclaré le ministre de l’Environnement australien Greg Hunt dans un commentaire publié avant l’annonce officielle.

L’animal marin finit bien souvent dans l’assiette

Le Japon chasse les baleines en divers lieux en exploitant une faille dans le moratoire mondial de 1986 qui tolère la recherche létale sur les mammifères. Mais Tokyo n’a jamais fait un secret du fait que la viande de l’animal marin finissait souvent dans les assiettes. La consommation de baleine a une longue histoire au Japon, pays de pêcheurs où le cétacé a été chassé pendant des siècles mais où l’industrie baleinière n’a connu son essor qu’après la Seconde guerre mondiale, pour nourrir un pays affamé. Ces dernières années, les amateurs de viande de baleine se sont cependant faits plus rares. Comme dans le cas de la controversée chasse aux dauphins qui se pratique chaque année dans le port de Taiji (sud-ouest). Les professionnels du secteur arguent que cette pratique fait partie de traditions ancestrales, mais les organisations de défense des animaux n’ont de cesse de dénoncer une activité cruelle. L’association écologiste Sea Shepherd a d’ores et déjà annoncé que son bateau, le Steve Irwin, qui est amarré à Melbourne, prendrait la mer dans la semaine pour empêcher « toute activité illégale« , même s’il lui faudra auparavant localiser la mission japonaise dans le vaste océan. « J’espérais vraiment que la décision de la Cour internationale de justice offrirait une porte de sortie honorable au Japon« , a réagi son directeur Jeff Hansen, fustigeant « une décision très décevante« . « Les eaux vierges de l’Océan austral devraient être ce à quoi elles sont destinées, un sanctuaire pour les baleines« . Le Japon avait tué 251 petits rorquals dans l’Antarctique durant la saison 2013-2014 et 103 l’année précédente, bien en-deçà de son objectif en raison du harcèlement de Sea Shepherd. Tokyo continue parallèlement de chasser les baleines « au nom de la science » dans le Pacifique Nord-Ouest, de même que dans ses eaux territoriales, qui n’entrent pas dans le cadre visé par la décision de la CIJ.

© SYLVIE DAOUDAL / Sciences et Avenir n°807

*Source : Sciences et Avenir n°807

Le Japon reprend la chasse à la baleine dans l’Antarctique

ANIMAUX Malgré un tollé international, le Japon va envoyer des baleiniers en Antarctique, officiellement en mission de recherche…

Une baleine morte est lavée dans la baie d'Omura, à Nagasaki, au Japon, le 25 novembre 2015.
Une baleine morte est lavée dans la baie d’Omura, à Nagasaki, au Japon, le 25 novembre 2015. – /NEWSCOM/SIPA

20 Minutes avec AFP

Dans un esprit pas très COP21, le Japon va reprendre la chasse à la baleine dans l’Antarctique. Après un an de suspension, Tokyo va envoyer mardi des baleiniers « de recherche » dans l’Antarctique, malgré un tollé international.

Une mission scientifique ?

Officiellement, il s’agit d’une mission de recherche selon Tokyo. Mais les Nations unies avaient estimé en 2014 que ces activités cachaient en réalité une chasse commerciale. L’Agence japonaise de la pêche a précisé que les navires « partiront pour cette nouvelle mission de recherche dans l’Antarctique le 1er décembre 2015 ». La mission se déroulera de fin décembre 2015 à début mars 2016. Un « bateau mère » et trois autres embarcations embarqueront des équipages de 160 personnes au total.

En mars 2014, la Cour internationale de justice (CIJ), saisie par l’Australie, a jugé que le Japon détournait à des fins commerciales une activité présentée comme étant destinée à la recherche animale. Depuis, le Japon a soumis un nouveau programme à la Commission baleinière internationale (CBI). Le pays prévoit de capturer 3.996 petits rorquals (aussi appelés baleines de Minke) en Antarctique au cours des douze prochaines années, soit 333 par saison. Son précédent programme prévoyait d’en capturer 900 par saison.

Pour Tokyo, ce programme est «nécessaire» afin de collecter des informations sur l’âge de la population baleinière, données dont le Japon dit avoir besoin afin de définir un plafond de captures permettant de ne pas menacer la survie de l’espèce.

Une décision très critiquée

Mais le gouvernement australien a aussitôt condamné ce plan. «Nous gardons les options ouvertes sur la réponse à y apporter», a réagi une porte-parole du ministre de l’Environnement, Greg Hunt. «Nous n’acceptons en aucune manière le concept de tuer des baleines à des fins soi-disant scientifiques», avait auparavant assuré Greg Hunt.

Les organisations de défense des animaux n’ont de cesse de dénoncer cette chasse à la baleine. L’association Sea Shepherd a déjà annoncé que son bateau, le Steve Irwin, amarré à Melbourne, prendrait la mer dans la semaine pour empêcher «toute activité illégale», même s’il lui faudra avant localiser la mission japonaise dans le vaste océan. «J’espérais vraiment que la décision de la Cour internationale de justice offrirait une porte de sortie honorable au Japon», a souligné le directeur de Sea Sheperd, Jeff Hansen, qui fustige «une décision très décevante».

Face aux menaces de l’ONG, le gouvernement japonais a dit «renforcer les mesures de sécurité pour protéger son équipage».

Chasse à la baleine: une société japonaise condamnée à un million de dollars australiens d’amende

Par AFP
678318-l-equipage-d-un-baleinier-verifie-son-harpon-avant-son-depart-en-mer-du-port-d-ayukawa-a-ishinomaki-L’équipage d’un baleinier vérifie son harpon avant son départ en mer du port d’Ayukawa, à Ishinomaki, au Japon, le 26 avril 2014 Photo Kazuhiro Nogi. AFP

Une entreprise japonaise a été condamnée mercredi par la justice australienne à un million de dollars australiens d’amende (666.000 euros) pour avoir tué des petits rorquals de l’Antarctique dans un sanctuaire australien de l’océan Austral.

La Cour fédérale a estimé que la société Kyodo Senpaku Kaisha avait violé plusieurs dispositions de la loi sur la protection de l’environnement et de la biodiversité pendant quatre campagnes de pêche au petit rorqual de l’Antarctique, également appelé baleine de Minke, entre 2008 et 2013.

L’entreprise a été condamnée à quatre amendes de 250.000 pour chacune de ces campagnes en violation d’une interdiction de pêche à la baleine dans cette zone datant de 2008.

«Aux termes de la loi australienne, les baleines présentes dans le sanctuaire baleinier australien des eaux australiennes de l’Antarctique bénéficient d’une protection totale», a commenté Michael Kennedy, directeur de l’ONG Humane Society International (HSI) à l’origine du recours en justice.

Il a précisé que la Cour fédérale a estimé que Kyodo avait violé l’interdiction de pêche de manière «délibérée, systématique et durable» et tué des dizaines, voire des centaines, de baleines.

La consommation de viande de baleine a une longue histoire au Japon, pays de pêcheurs où le cétacé a été chassé pendant des siècles mais où l’industrie baleinière n’a connu son essor qu’après la Seconde guerre mondiale, pour nourrir un pays affamé.

Au cours des récentes décennies, le Japon a contourné l’interdiction de la chasse en utilisant l’exception qui autorise les prises à des fins scientifiques.

Le Japon avait été contraint de renoncer à chasser la baleine en Antarctique pour la saison 2014-2015 suite à un arrêt de la Cour internationale de Justice (CIJ).

L’association HSI appelé le gouvernement australien a saisir l’occasion pour redoubler d’efforts diplomatiques afin de s’assurer que Tokyo est bien conscient des condamnations qui ne manqueraient pas de tomber en cas de reprise de cette chasse dans l’océan Austral.

Un million de dollars d’amende pour une société japonaise de chasse à la baleine

Pendant six ans, une entreprise japonaise a chassé la baleine dans des eaux australiennes protégées. La société nippone a donc été condamnée à payer une amende d’un million de…
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Pendant six ans, une entreprise japonaise a chassé la baleine dans des eaux australiennes protégées. La société nippone a donc été condamnée à payer une amende d’un million de dollars australiens.

La société japonaise Kyodo Senpaku Kaisha a chassé illégalement la Baleine de Minke au cours de quatre campagnes de chasse successives entre 2008 et 2014 dans les eaux territoriales australiennes, dans des zones où l’on protège la biodiversité.

Selon l’Environment Protection and Biodiversity Conservation Act voté en 1999, l’intégralité des cétacés (baleines, dauphins, marsouins) est totalement protégée dans les eaux australiennes. La société japonaise aurait donc contourné cette législation en allant pêcher dans les eaux australes au sud de l’Australie, en déclarant la pêche de certaines prises dans un but de recherche scientifique.

L’amende a donc été chiffrée à un million de dollars australiens, soit 666.000 euros. Ce jugement a été rendu par la Cour fédérale australienne qui a estimé que la société nippone avait violé l’interdiction de pêche de façon « délibérée, systématique et durable “se rendant responsable de la mort de dizaines ou centaines de baleines.

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Selon l’International Fund for Animal Welfare (IFAW), la pêche scientifique est désormais un prétexte pour contourner la législation en vigueur, et ce depuis 1986 lorsque la Cour internationale de Justice (CIJ) avait décidé de proscrire la chasse commerciale.

Ce prétexte de pêche scientifique est utilisé par le Japon, mais également l’Islande ou encore la Norvège, tandis que les résultats ne donneraient pas grand-chose. Au passage, l’IFAW indique que de nos jours, l’homme maitrise l’ADN et n’a aucunement besoin de tuer les cétacés pour les étudier. En effet, les chercheurs peuvent prélever des morceaux de peau perdus par les baleines, ou encore de la graisse et des matières fécales.

Ce moyen de contournement des législations de protection des baleines permettrait au Japon de tuer près d’un millier de baleines chaque année.

Sources : KonbiniSciences et Avenir

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@Erikan:                                   Les japonais vont devoir s’expliquer sur ce chiffre de prélèvement effarant car si le but est uniquement scientifique comme expliquer 250 prélèvements ???? Je pense que là, personne ne va les laisser faire et à priori la riposte va être immédiate , du moins je l’espère . Demandez aux pêcheurs tahitiens ce qu’ils font quant ils aperçoivent un bateau de pêche japonais s’approcher un peu trop près de leurs zones de pêche , quand ils ne sont pas en pleine zone d’ailleurs .hé bien ça finit à l’arme automatique pour les repousser mais ça personne ne le dit dans les journaux .

Erickan

@BODIN:                                 Vous avez parfaitement raison et on a encore en mémoire les effroyables chasses à la baleine au Japon, un vrai carnage, une véritable horreur, un bain de sang, des baleines massacrées, torturées, non plus jamais cela. Il y a urgence à ne plus tolérer un tel carnage. Ces baleines sont plus que jamais en danger.

BODIN                                        Il ne faut pas être très futé pour comprendre que les japonais veulent sous couvert de la science remettre le couvert avec la chasse à la baleine qu’ils ont à eux seuls quasiment décimée , comme le reste d’ailleurs .( voir mon post précédent)

Erickan                                    Une mobilisation forte s’impose pour faire interdire rapidement la chasse à la baleine même à des fins prétendument scientifiques (idem pour les dauphins). L’océean et la mer doivent rester un sanctuaire pour ces cétacés.

BODIN                                      Les japonais ne respectent rien en terme de lois sur la pêche , il suffit de regarder la surpêche du thon rouge et j’oublie certainement d’autres races de poissons .C’est abominable surtout quand on pense que près de 30% des prélèvements finiront dans les poubelles des pseudos consommateurs .

Chif                                          Boycotons les produits japonais et aussi les voyages aux Feroés !

ISA9311                                     Ils font quoi les prétendus écolos ? Ils marchent pour sauver une magnifique espèce animale ? Silence assourdissant !!!!!!

Hookinou                                il commence bien le sauvetage de la planète et la protection des animaux………..

Marco54115                             La France est très mal placée pour donner la leçon au japonais sur la protection de la faune. Notre pays est très en retard sur ces questions en comparaison de nos voisins d’Europe, cela vient du très fort lobbying pratiqué par les très puissantes fédérations de chasse ou syndicat d’éleveurs, un exemple, le loup !!! Il faudra m’expliquer comment font les 300 loups français pour autant créer la polémique comparé aux 2500 loups espagnoles, 3000 loups italiens qui eux ne créent pas de polémique chez eux ? (un exemple parmi tant d’autre). De plus en France, les peines sont dérisoires pour le braconnage en comparaison de nos voisins. Bref, qu’on fasse déjà le ménage chez nous.

OM                                                Une fois que toutes les baleines auront été tuées, les baleinières se retrouverons gros jean comme devant. C’est vraiment de la courte vue. Les humains ne sont pas capables de s’entendre sur un sujet aussi simple et évident. Comment pourraient-ils le faire sur le climat ou sur la Syrie ?

ricardo uztarroz                         Non, les baleines ne sont plus menacées et ce n’est pas ce prélèvements de 333 unités/an qui risquent d’inverser la tendance. En revanche le grand scandale écologique sont les bateaux-usines américains, chinois, russes et autres nationalités, ancrés en permanence dans le Pacifique sud et qui se livrent avec leur flottille de gros chalutiers pélagiques à un sac des réserves halieutiques sans que personne ne trouve rien à redire.

 

  • caroline                                  l’homme le pire des prédateurs, les photos suffisent , on dit quoi à la cop21 ? cette tuerie et celles des dauphins par le Japon , celle des rhinocéros et des éléphants et tout ce qui peut apporter aux petits hommes ( jaunes ) une illusion de performance sexuelle…ne parlons pas de tous ces tarés posant devant leur trophées acquis sans gloire, ceux là viennent de partout la connerie est internationale et pour cette extermination programmée pas besoin de réchauffement climatique juste cette pulsion des hommes à détruire et posséder , la disparition de l’homme la seule chance pour cette planète…..alors les écolos on se réveille 
  •  morjim                                  Les états industrialisés sont complices. Que l’on arrête l’hypocrisie. Il suffit de menacer les Japonais qui sont les plus grands prédateurs de la mer de rétorsions économiques. Ils comprendront vite que la chasse illégale de la baleine leur coûtera beaucoup trop cher. Le Japon a un besoin vital des pays importateurs et ces derniers peuvent s’approvisionner ailleurs. Le Japon n’a pas de pétrole, pas de gaz, pas de matières premières dont nous avons un besoin vital. Tout ce qu’ils fabriquent peut s’acheter ailleurs, la fête est finie pour eux aussi. 
  • JBH                                            pathétique ! Totalement irresponsables, mais que veulent ils prouver ? à part leur connerie de tuer des baleines !! on se fout de leurs recherches, s’il y en a ?, et alors même qu’elles n’ont aucun intérêt ! CQFD
  •  Yesterday                            ces scientifiques alimentaires japonais savent-ils que les baleines ne sont pas des lapins, des chats, des cochons; il n’ y a pas de portée; un seul bébé ! faut-il injecter un produit inoffensif pour la baleine pour rendre la chair incomestible ???? 
  •  bemoas                                  voila comment les pays respectent les accords ! 
  • Yesterday                              quand il n’ y aura plus de baleines ? ils chasseront quoi ces japonais ???

 

Marty NathalieMarty Nathalie    Bienvenue à la COP 21 !… C’est vrai que quand il fait jour à Paris…
  • RUDY40000                         Tuer une baleine pour étudier son âge, etc…ben voyons. Stoppons le massacre! Honte au Japon, qui n’assume même pas cette extermination pour une cause économique. Bravo à l’organisation SEA Shepeard, qui elle agit, quotidiennement, et sans relâchés, pendant que d’autres sont à la COP 21…en train de blablater et manger des petits fours.

  • Lgdu92                                  C’est pas en ce moment qu’on fait quelque chose pour la nature ?? La honte oui

  • Jarjarbinks                            La honte de l’humanité !

    • mamstras                    c’est sur !

    • theblues                      Oui, on l’a bien fait pour les indiens et les incas, merci Christophe

       

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