HYMNE A LA JOIE

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La Hongrie après passage des migrants…  la fermeture de leurs frontières expliquée en quelques photos . Vous remarquerez la nourriture, les jouets, les vêtements etc… jetés …. et certaines associations qui demandent à  ce que l’on fasse des dons !

Quand ils arriveront chez nous, ce qui ne saurait tarder, nous aurons droit au même spectacle + les actes de délinquance qui ne manqueront pas de suivre !!

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Des migrants en grève de la faim dans un centre d’hébergement parisien

Une trentaine de personnes relogées après les évacuations des campements du nord parisien protestent contre leurs conditions de vie.

Certains sont arrivés début juillet, après les évacuations des campements de migrants du nord de Paris. Cela fait trois mois qu’ils vivent dans ce centre d’hébergement d’urgence situé à deux pas de la place de Clichy, dans le XVIIIe arrondissement. Adam, un Soudanais de 20 ans, en a assez. Comme une trentaine de ses camarades, demandeurs d’asile pour la majorité, il a cessé de boire et de s’alimenter depuis dimanche. «Nos démarches pour avoir le statut de réfugié n’avancent pas, on n’a pas de tickets pour prendre le métro et personne ne nous a donné de cours de français», résume-t-il.

La grève s’est déclenchée après un incident survenu au cours du week-end dans ce centre géré par l’association Aurore. Selon un occupant, un des employés travaillant à la cafétéria «a eu des mots très durs» samedi soir envers l’un des migrants. «Vous êtes des réfugiés, vous venez de la rue, vous n’avez pas à vous plaindre. Moi, j’ai un travail, des papiers et je suis meilleur que vous», leur aurait-il lancé. L’homme poursuit : «Il a insulté et tenté d’agresser un de nos camarades.»

Mise à pied

Du côté de la direction du centre, on affirme avoir eu connaissance de cette altercation, mais dans une version quelque peu différente : «Le salarié dit avoir été agressé. On est en train de faire une enquête», affirme Isabelle Talabard-Piot, chef de service. François Morillon, directeur du pôle Urgences d’Aurore, précise : «Si le salarié doit être sanctionné, il le sera. Mais il faut caractériser les faits. Il y a une procédure, des délais à respecter.» La personne mise en cause a toutefois été mise à pied à titre conservatoire ce mardi matin, «ce qui ne préjuge en rien des résultats de l’enquête», prévient Isabelle Talabard-Piot.

La direction du centre d’hébergement de la rue de Saint-Pétersbourg travaille également à la rédaction de lettres individuelles qui seront remises à chaque gréviste de la faim. Objectif : améliorer les conditions d’accueil et favoriser le dialogue avec les occupants. Les cours de français devraient reprendre d’ici peu, une fontaine à eau supplémentaire sera mise en service dans un espace commun et un migrant pourra intégrer prochainement le conseil de vie sociale de l’établissement.

Impuissance

Parallèlement, l’association Aurore se fait l’écho des occupants et relaie auprès des pouvoirs publics leur demande d’obtenir des titres de transport et de voir les procédures d’asile s’accélérer. Car c’est bien là le cœur du problème. Après plusieurs semaines d’attente, les migrants se demandent si cet hébergement, qui devait être temporaire, n’a pas déjà duré trop longtemps.

«Certains d’entre nous n’ont toujours pas eu leur rendez-vous à la préfecture, explique un Soudanais. Pendant la journée, on n’a rien à faire. Du coup, on va jusqu’au lycée Jean-Quarré (un établissement inoccupé transformé en «maison des réfugiés» autogérée) pour suivre des cours de français.» Un autre s’emporte : «Je ne peux pas circuler librement. Depuis que je suis arrivé ici, j’ai cumulé plus de 15 amendes dans les transports, car je n’ai pas de quoi me payer un ticket de métro.»

Face à ces revendications, le responsable d’Aurore, François Morillon, s’avoue désemparé : «Je n’ai pas l’argent pour acheter des titres de transport», a-t-il par exemple lâché lundi soir, lors d’un échange improvisé sur le trottoir avec les grévistes de la faim et leurs soutiens. Une impuissance qui irrite les militants venus en solidarité avec les migrants : «Vous recevez 40 euros par jour pour chaque personne hébergée, et celles-ci disent qu’elles n’ont pas de quoi se déplacer et qu’elles n’ont pas d’accompagnement administratif. A quoi servez-vous ?»

Vous êtes blanc ? Vous êtes probablement raciste, c’est la science qui le dit !

Morgan Fromentin Il y a 3 heures
© Morgan Fromentin, übergizmo (FR)Si vous êtes blanc, il se pourrait que vous soyez raciste. Cela ne signifie pas pour autant que vous êtes une mauvaise personne, ou que vous traitez mal les gens de couleur, ou même que vous vous sentiez « meilleur » qu’eux, mais votre cerveau réagit, inconsciemment, à ces nombreux stéréotypes sociaux.

Ces dernières années, les études se sont multipliées sur le sujet. En 2007, 2,5 millions de sujets ont passé le test d’association implicite (IAT) pour démontrer justement ces stéréotypes inconscients. 68% des participants avaient montré des attitudes négatives envers les gens noirs. En 2010, après l’élection de Barack Obama, rien, ou si peu, avait changé.

Il ne s’agit pas non plus de dire que les convictions personnelles n’ont aucune influence. C’est juste que notre cerveau doit outrepasser notre réponse initiale. Et aux États-Unis, les gens sont plus enclins à avoir des stéréotypes négatifs envers les gens de couleur dans leur inconscient. Une situation notamment due aux nombreux messages diffusés dans les media, etc, autant de signaux internalisés par le cerveau.

Et si nous ne voulons pas être raciste, si nous ne voulons pas croire que les gens qui ont l’air différent sont différent, nous ne pouvons rien faire contre cela. Selon Nayeli Chavez, psychologue : « Je pense que cela empêche les gens de grandir, à toujours penser ‘Je ne suis pas raciste, je n’ai aucune pensée raciste’, parce que c’est impossible… […] Il faudrait que vous veniez d’une autre planète pour ne pas être raciste et blanc dans ce pays. »  « La race a toujours son importance […] parce qu’elle a été établie comme critère de qui est humain et qui ne l’est pas… La race a façonné l’histoire de tout individu qui a mis un pied dans ce pays. »

Et ces préjugés raciaux ont des effets implicites à tous les niveaux. Des recherches ont montré qu’ils affectent les soins médicaux, les tarifs de vente, les opportunités d’emploi, les décisions judiciaires et bien davantage. Nous sommes tous racistes, c’est un fait, et il faut l’admettre.

Cela ne veut pourtant pas dire que l’on ne puisse rien y faire. C’est un processus en trois étapes : avoir conscience de ces préjugés, se sentir concerné par les conséquences de ces préjugés et enfin, apprendre à corriger ces réponses automatiques par d’autres qui correspondent à vos véritables opinions.

Passer le test IAT est une première étape. Vivre aux côtés de gens de couleur, apprendre à voir le monde selon leurs yeux en est une autre. C’est un travail de tous les instants.

Admettons-le, faisons attention, véritablement, à l’autre, acceptons que ces préjugés, conscients et inconscients ont un impact réel, et allons de l’avant !

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