Quand des Français ouvrent leurs portes à des réfugiés

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Les inégalités sociales ont nettement reculé en 2013

Des passants dans une rue commerçante de Colmar. Crédit: flickr/spiterman.

INFOGRAPHIES – La réduction des inégalités amorcée en 2012 s’est accentuée, en raison d’une baisse des revenus financiers et d’une hausse des impôts pour les plus aisés. Les plus modestes ont bénéficié d’une revalorisation des prestations sociales.

Le niveau de vie des Français s’est stabilisé en 2013, selon les dernières données de l’Insee publiées ce mardi. Le revenu disponible* médian – c’est-à-dire que la moitié de la population se situe au dessus et l’autre en dessous – d’une personne vivant dans un ménage s’élève à 20.000 euros annuels, soit 1667 euros par mois. Il est quasiment inchangé en euros constants (- 0,1 %) par rapport à 2012. Pour une famille composée d’un couple avec deux enfants de moins de 14 ans, il se situe à 42.000 euros par an, soit 3500 euros par mois. Depuis le début de la crise, en 2008, le niveau de vie a diminué en moyenne de 0,2% par an, après avoir progressé à un rythme annuel moyen de 1,7 % entre 2004 et 2008.

En 2013, et pour la première fois en cinq ans, le niveau de vie des 10% de ménages les plus pauvres augmente (+1,1% en euros constants). Les personnes de cette tranche de population la plus modeste ont des revenus inférieurs à 10.730 euros. Les 10 % les plus aisées, pour leur part, ont un niveau de vie qui est 3,5 fois plus élevé, avec des revenus supérieurs à 37.200 euros. Leur niveau de vie a toutefois diminué. Résultat, les inégalités entre les plus pauvres et les plus riches se réduisent nettement, confirmant la tendance amorcée en 2012. L’indice de Gini **, qui mesure les inégalités de distribution des richesses, passe de 0,305 en 2012 à 0,291 en 2013.

«Ce repli, d’une ampleur inobservée depuis 1996, efface l’augmentation (…) enregistrée depuis le début de la crise, entre 2008 et 2011», souligne l’Insee. «La baisse des inégalités renvoie à l’évolution contrastée des composantes du revenu disponible», poursuit l’institut. Concrètement, les ménages aisés ont été frappés directement par le recul des revenus du patrimoine (revenus financiers tels que dividendes et intérêts perçus, ou encore loyers perçus par des propriétaires louant leur logement), qui pèsent 25,9% de leur revenu disponible. Ils ont aussi été les plus touchés par les hausses d’impôts. En 2013, les impôts directs atteignent 27,9% du revenu disponible des 10% les plus riches, soit 1,9 point de plus qu’en 2012.

Poids des impôts sur les ménages aisés

«Plusieurs mesures fiscales ont particulièrement concerné les revenus du haut de la distribution: le prélèvement forfaitaire obligatoire pour les capitaux mobiliers jusqu’ici soumis au prélèvement forfaitaire libératoire, la création d’une tranche supplémentaire d’imposition et le plafonnement de l’effet du quotient familial», rappelle l’Insee.

De leur côté, les familles les plus modestes ont vu leurs revenus salariaux augmenter. Même si le taux d’activité des personnes de cette tranche n’a pas progressé, le nombre d’heures travaillées sur l’année des actifs occupés a augmenté. Alors que le seuil de pauvreté monétaire s’élève à 1000 euros par mois en 2013, 8,6 millions de personnes vivent avec moins que cela. Le taux de pauvreté atteint 14% de la population. Un niveau en légère baisse par rapport à 2012 (14,3%). Les plus modestes ont en effet bénéficié d’une revalorisation de certaines prestations sociales, à commencer par le RSA (réformé en 2013) et l’allocation logement.

Définitions:

* Le revenu disponible comprend les revenus déclarés à l’administration fiscale (revenus d’activité, retraites et pensions, indemnités de chômage et certains revenus du patrimoine), les revenus financiers non déclarés, qui sont ici imputés (produits d’assurance-vie, livrets exonérés, plans d’épargne en actions, livrets d’épargne populaire, comptes épargne logement, plans épargne logement), les prestations sociales perçues et la prime pour l’emploi. Tous ces revenus sont nets des impôts directs.

** Le coefficient de Gini vaut 0 dans les cas d’égalité parfaite (tout le monde a le même revenu) et 1 dans une situation d’inégalité extrême (une personne détient tout le revenu, les autres n’ont rien).

Les pauvres étaient (un peu) moins nombreux en France en 2013r LEXPRESS.fr avec AFP

le-taux-de-pauvrete-a-legerement-baisse-en-2013-en-france-pour-s-etablir-a-14-de-la-population-contre-14-3-un-an-plus-tot_5420087Le taux de pauvreté a légèrement baissé en 2013 en France pour s’établir à 14% de la population, contre 14,3% un an plus tôt afp.com/Joel Saget

Une nouvelle étude de l’Insee montre une très légère baisse du nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté en France en 2013. Parallèlement, la population la plus aisée a vu son niveau de vie légèrement diminuer, faisant baisser les inégalités dans le pays.

Le taux de pauvreté a légèrement baissé en 2013 en France, selon une étude de l’Insee publiée mardi. 14% de la population vivait alors sous le seuil de pauvreté. De leur côté, les foyers les plus aisés ont vu leur revenus diminuer, marquant une baisse des inégalités dans le pays.

Pour la première fois depuis la crise de 2008, la situation des personnes les plus modestes s’est donc un peu améliorée avec une baisse de 0,3 point du taux de pauvreté par rapport à l’année précédente. Pour autant, l’association ATD Quart Monde estime qu' »il s’agit surtout d’une diminution mathématique ». « Une baisse de 0,3% ne peut pas se constater sur le terrain, les pauvres n’ont pas du tout vu leur situation changer », a-t-elle réagi dans un communiqué.

Une augmentation des prestations sociales profite aux plus pauvres

L' »intensité » de la pauvreté a également diminué en 2013, note l’Institut national de la statistique. La revalorisation de certaines prestations sociales a permis une augmentation du revenu médian des personnes les plus pauvres. Près de 65% des ménages bénéficiaires du Revenu de solidarité active socle (RSA), et 46% des ménages qui touchent le minimum vieillesse vivent en-dessous du seuil de pauvreté, défini à 1000 euros par mois par l’Insee (soit 60% du niveau de vie médian).

C’est parmi les chômeurs et les adultes de moins de 30 ans que la pauvreté a le plus reculé (-1,4 point à 37,3% pour les premiers). L’Insee y voit un effet d’une augmentation des montants d’allocations chômage perçues. Cette amélioration du revenu des personnes au chômage s’explique par leur âge. Fin 2013, les personnes au chômage étaient en moyenne plus âgées que l’année d’avant. Elles avaient donc cotisé plus longtemps avant de perdre leur emploi et étaient par conséquent mieux indemnisées.

Baisse du taux de pauvreté chez les enfants

Après deux années consécutives de baisse, le taux de pauvreté des retraités a légèrement augmenté en 2013 (7,9% contre 7,7% en 2012), car la revalorisation du minimum vieillesse a été moindre que les années précédentes. Le taux de pauvreté chez les actifs occupés a légèrement diminué à 7,6% contre 8%.

Le taux de pauvreté chez les enfants de moins de 18 ans a fléchi pour la première fois depuis la crise de 2008 (-0,8 point à 19,6%). Cette baisse s’observe particulièrement chez les enfants vivant dans une famille monoparentale, dont le taux de pauvreté a diminué de 3,6 points à 39,6%.

Pour les plus riches, une hausse d’impôts et une baisse des revenus du patrimoine

Du côté des personnes les plus aisées, le niveau de vie médian a diminué. Selon l’organisme de statistique, il s’agit d’une conséquence de la baisse des revenus du patrimoine (comme les dividendes ou les intérêts) ainsi que d’une hausse des impôts. Ce qui fait que « la réduction des inégalités, amorcée en 2012, s’est accentuée en 2013 », selon l’étude Revenus fiscaux et sociaux de l’Institut national de la statistique.

Comme le niveau de vie a légèrement augmenté dans le bas de l’échelle, mais diminué dans le haut, le niveau de vie médian de l’ensemble de la population est resté quasiment inchangé par rapport à 2012, à 20 000 euros par an (1667 euros par mois): une moitié de la population gagne moins, la seconde gagne plus.

Les 10% des personnes les plus modestes ont eu un niveau de vie inférieur à 10 730 euros par an (+1,1% en euros constants par rapport à 2012), la première augmentation depuis le début de la crise économique en 2008. Les actifs occupés ont bénéficié d’une hausse de leurs revenus salariaux, grâce à une augmentation des heures travaillées sur l’année. Les 10% des personnes les plus aisées ont eu un niveau de vie supérieur à 37 200 euros (-1,8%), soit 3,5 fois plus que le niveau de vie des 10% plus modestes (l’écart était de 3,6 en 2012).

Les données de 2012 ont été corrigées pour tenir compte de modifications introduites en 2013, prenant en compte l’impôt effectivement payé, des majorations de pensions de retraite et la participation des employeurs aux contrats de complémentaire santé.

Le taux de pauvreté baisse un peu en 2013, les inégalités se réduisent, selon l’Insee

Le taux de pauvreté a légèrement baissé en 2013 en France pour s’établir à 14% de la population et les personnes les plus modestes ont connu la première augmentation de leur niveau de vie depuis le début de la crise en 2008, selon une étude de l’Insee publiée mardi.

Les personnes les plus aisées ont de leur côté vu leur niveau de vie diminuer en raison d’une baisse marquée des revenus du patrimoine (dividendes, intérêts …) et de la hausse des impôts. Ce qui fait que « la réduction des inégalités, amorcée en 2012, s’est accentuée en 2013 », selon l’étude « revenus fiscaux et sociaux » de l’Institut national de la statistique.

A 14%, le taux de pauvreté est en baisse de 0,3 point par rapport à celui de 2012 (14,3%, corrigé à la hausse de 0,4 point).

Pour l’association ATD Quart Monde, « il s’agit surtout d’une diminution mathématique ». « Une baisse de 0,3% ne peut pas se constater sur le terrain, les pauvres n’ont pas du tout vu leur situation changer », a-t-elle réagi dans un communiqué.

L' »intensité » de la pauvreté a également diminué en 2013 selon l’Insee, en raison notamment de la revalorisation de certaines prestations destinées aux plus modestes (RSA et allocation logement): le niveau de vie médian des 8,6 millions de personnes pauvres a légèrement augmenté pour se rapprocher du seuil de pauvreté.

Ce seuil, qui correspond à 60% du niveau de vie médian de la population, s’est élevé à 1.000 euros par mois.

Près de 65% des ménages bénéficiaires du Revenu de solidarité active socle (RSA), et 46% des ménages qui perçoivent le minimum vieillesse vivent en dessous du seuil de pauvreté.

C’est parmi les chômeurs et les adultes de moins de 30 ans que la pauvreté a le plus reculé (-1,4 point à 37,3% pour les premiers), en raison notamment d’une augmentation des montants d’allocations chômage perçues. Car à la fin 2013, les personnes au chômage étaient plus âgées en moyenne que fin 2012, elles avaient davantage cotisé avant d’être au chômage et étaient donc mieux indemnisées.

– Baisse de la pauvreté des enfants –

Comme le niveau de vie a légèrement augmenté dans le bas de l’échelle, mais diminué dans le haut, le niveau de vie médian de l’ensemble de la population est resté quasiment inchangé par rapport à 2012, à 20.000 euros par an (1.667 euros par mois): une moitié de la population gagne moins, la seconde gagne plus.

Les 10% des personnes les plus modestes ont eu un niveau de vie inférieur à 10.730 euros par an (+1,1% en euros constants par rapport à 2012), la première augmentation depuis le début de la crise économique en 2008. Les actifs occupés ont bénéficié d’une hausse de leurs revenus salariaux, grâce à une augmentation des heures travaillées sur l’année.

Après deux années consécutives de baisse, le taux de pauvreté des retraités a légèrement augmenté en 2013 (7,9% contre 7,7% en 2012), car la revalorisation du minimum vieillesse a été moindre que les années précédentes. Le taux de pauvreté chez les actifs occupés a légèrement diminué à 7,6% contre 8%.

Le taux de pauvreté chez les enfants de moins de 18 ans a fléchi pour la première fois depuis la crise de 2008 (-0,8 point à 19,6%). Cette baisse s’observe particulièrement chez les enfants vivant dans une famille monoparentale, dont le taux de pauvreté a diminué de 3,6 points à 39,6%.

Les 10% des personnes les plus aisées ont eu un niveau de vie supérieur à 37.200 euros (-1,8%), soit 3,5 fois plus que le niveau de vie des 10% plus modestes (l’écart était de 3,6 en 2012).

Les données de 2012 ont été corrigées pour tenir compte de modifications introduites en 2013, prenant en compte l’impôt effectivement payé, des majorations de pensions de retraite et la participation des employeurs aux contrats de complémentaire santé.

#Eco Le taux de pauvreté a légèrement baissé en 2013  

(CHARLY TRIBALLEAU/AFP)

Le taux de pauvreté a légèrement baissé en 2013 en France pour s’établir à 14% de la population. Pour la première fois depuis le début de la crise en 2008, les personnes les plus modestes ont connu une augmentation de leur niveau de vie, selon une étude de l’Insee publiée aujourd’hui.

Les personnes les plus aisées ont de leur côté vu leur niveau de vie diminuer en raison d’une baisse marquée des revenus du patrimoine (dividendes, intérêts …) et de la hausse des impôts. Ce qui fait que « la réduction des inégalités, amorcée en 2012, s’est accentuée en 2013 », selon l’étude « revenus fiscaux et sociaux » de l’Institut national de la statistique.

A 14%, le taux de pauvreté est en baisse de 0,3 point par rapport à celui de 2012 (14,3%, corrigé à la hausse de 0,4 point). Pour l’association ATD Quart Monde, « il s’agit surtout d’une diminution mathématique ». « Une baisse de 0,3% ne peut pas se constater sur le terrain, les pauvres n’ont pas du tout vu leur situation changer », a-t-elle réagi.

L' »intensité » de la pauvreté a également diminué en 2013 selon l’Insee, en raison notamment de la revalorisation de certaines prestations destinées aux plus modestes (RSA et allocation logement) : le niveau de vie médian des 8,6 millions de personnes pauvres a légèrement augmenté pour se rapprocher du seuil de pauvreté. Ce seuil, qui correspond à 60% du niveau de vie médian de la population, s’est élevé à 1.000 euros par mois.

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  • marie  •                                                     c’est vraiment n’importe quoi ce genre d’article, non ça ne se ressent pas sur le terrain, oui ce sont des données purement mathématiques qui se jouent à 0,x points donc du vent.
    Les personnes les plus aisées, ils y vont fort, c’est la catégorie au dessus des plus pauvres, donc pas plus aisées. mais moins pauvres à part la tranche des 10% qui se trouvent dans les 37000. Il faut gagner très peu pour ne plus être considéré comme pauvre et être fiscalisé.
    Il faudrait qu’ils fassent des études plus sérieuses afin de faire ressortir la proportion des salariés pauvres et qui paient des impôts, parce qu’avec une augmentation dérisoire des salaires minimums par rapport à l’augmentation des prix depuis l’euro….à peine 1000 euros de plus pour le smic et certains prix même d’alimentation basique multipliés par 6, on a juste remplacé francs par euros. Le smic aurait dû se placer au moins à 3000 euros. Belle arnaque que cette Europe et son euro. Catho  •                                                      « les inégalités se réduisent, selon l’Insee »
    Les riches sont partis ?
  • Charlotte  •                                               Les « vrais pauvres » sont toujours pauvres…. mais le BAS DE LA CLASSE MOYENNE est de plus en plus pauvre et tiraillée vers le bas avec les impôts qui sont pour elle une lourde charge. Quand inclura t’on les allocations, nombreuses, que touchent les ménages, au montant total de leurs revenus ? car la vérité, c’est LA SOMME TOTALE QUE TOUCHENT LES MENAGES dits pauvres !
  • Ainardi  •                                                    nous sommes presque fin 2015 il serait intéressant d’avoir des chiffres plus récents !!!!
  • thibault  •                                                   on se moque de qui avec ce sondage?????
  • pedro  •  Je suis de plus en plus impatient de commencer le ménage dans cette vieille Europe et d’incinérer ce tas d’immondices constituée de politique , ONG et autres institutions puantes .
  • Ninou  •                                                       N’importe quoi !!! « sondages » orientés avant des élections… mais qui espèrent-ils tromper ?
    roger s  •                                                     Le niveau de vie médian des 8,6 millions de personnes pauvres a légèrement augmenté pour se rapprocher du seuil de pauvreté. Les inégalités baissent. 8,6 millions de personne vont pouvoir profiter des joies de la survie.
    olivia  •                                                         Je n’ai rien remarqué, le gagne de moins en moins et je paie de plus en plus de taxes. Qu’on m’explique.
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