La honte doit changer de camp !

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FRANCE Selon des enquêtes auprès des victimes, 10 % des agressions donnent lieu à un dépôt de plainte…

 En France, une plainte pour viol toutes les 40 minutes

En France, seuls 10% des viols feraient l'objet d'une plainte.
En France, seuls 10% des viols feraient l’objet d’une plainte. – Rafael Ben-Ari/Cham/NEWSCOM/SIPA

L.C. avec AFP

Le nombre de viols dénoncés aux autorités françaises a augmenté de 18 % en cinq ans, de 10.762 faits répertoriés en 2010 à 12.768 en 2014, détaille ce mardi Le Figaro. Selon les chiffres examinés par le quotidien, « les viols sur mineurs ont grimpé, dans le même temps, de plus de 20 % (de 5 751 à 6 936 faits répertoriés) ».

Un viol dénoncé toutes les 40 minutes

Une hausse d’autant plus préoccupante que ces chiffres ne révèle que « la partie émergée de l’iceberg », écrit Le Figaro. il ne s’agit en effet que des cas de viols signalés à la police et transmises à la justice. Or « les enquêtes réalisées auprès des victimes attestent que 10 % seulement des agressions sexuelles donnent lieu à un dépôt de plainte ».

D’une part, toutes les victimes ne déposent pas plainte. D’autre part, certaines plaintes ne sont pas poursuivies, « faute d’aveux, de preuves ou d’indices suffisamment concluants ». Selon le journal, 33 viols sont déclarés chaque jour en France, « soit un toutes les quarante minutes en moyenne ».

600 viols déclarés à Paris en 2014

« La zone grise demeure considérable. Les enquêtes de victimation (ces sondages de grande ampleur réalisés par l’Insee auprès de victimes, NDLR), attestent que le taux de plainte pour viol est inférieur à 10 % », explique au journal Christophe Soullez, le directeur de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).

Le nombre de faits rapportés à la population place « la Guyane en tête des départements les plus exposés à ce type d’atteintes, statistiquement parlant : un viol annuel pour 2.000 habitants en moyenne. La Martinique et la Guadeloupe affichent également des taux de signalement particulièrement élevés », détaille le journal.

« Paris arrive juste en dessous dans le classement, avec plus de 600 viols déclarés en 2014. Ailleurs en métropole, ce sont les secteurs ruraux comme la Sarthe, l’Yonne, l’Orne ou le Loiret qui déclarent le plus d’affaires par habitants, » conclut Le Figaro.

Même s’il prend quelques coups, le tabou du viol perdure. L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) affiche une hausse du nombre de dépôts de plainte ces quatre dernières années, mais cette augmentation est essentiellement due à un changement de logiciel. En parallèle, le nombre de viols et de tentatives reste stable, mais les condamnations sont toujours aussi rares.

Combien de dépôts de plainte en France ?

En près de quatre ans, les dénonciations de viol ont sensiblement augmenté sur le territoire français. De juin 2011 à mai 2015, 12 185 viols ont été révélés aux autorités, contre 10 367 en 2011. Soit une hausse de près de 18 %. Une progression notamment perceptible chez les mineurs : les plaintes déposées sont passées de 5 242 à 6 470 sur la même période, soit une augmentation de plus de 23 %. Au total, 33 viols sont déclarés chaque jour en France, soit un toutes les quarante minutes. Pour Cyril Rizk, responsable des statistiques à l’ONDRP, cette augmentation s’explique principalement par un changement de logiciel, effectué par la gendarmerie en 2012 et par la police en 2013 : «La hausse n’est pas inquiétante, elle est liée à une meilleure comptabilité du phénomène. Le logiciel de la gendarmerie est beaucoup plus précis, ce qui permet de mieux répertorier les plaintes pour viol.» En effet, en gendarmerie, le nombre de plaintes a crû de 26 % entre 2011 (4 079 plaintes) et 2015 (5 066).

Et combien de viols en tout ?

Le nombre de viols et tentatives de viol ne se limite pas au volume des plaintes. Il est même dix fois plus important, sans pour autant être en progression, selon Cyril Rizk. «Les estimations du nombre total de viols et de tentatives de viol restent stables, autour de 100 000 par an», assure-t-il. Le taux de dépôts de plainte demeure donc marginal : aux alentours de 10 % chaque année, contre plus de 90 % pour les vols de voiture ou près de 20 % pour les violences physiques hors ménage. Malgré des campagnes de sensibilisation, le viol reste donc l’atteinte la moins dénoncée aux forces de l’ordre. Un trou béant dans lequel disparaissent chaque année des dizaines de milliers de victimes.

Pourquoi si peu de plaintes ?

Même si elles décèlent une légère amélioration ces dernières années, les associations d’aide dénoncent la passivité de l’Etat et de la société. D’après Isabelle Aubry, présidente de l’Association internationale des victimes de l’inceste (AIVI), le viol est toujours «un sujet tabou» en France : «Il n’y a aucune politique volontariste de l’Etat, comme il peut y en avoir pour la sécurité routière. Le viol est banalisé, il n’est pas encore considéré comme une grande cause nationale.» La faute en revient également à la société, explique Emmanuelle Piet, présidente du Collectif féministe contre le viol (1) : «Les victimes sont toujours considérées comme responsables de leur agression, il y a beaucoup de stéréotypes à briser dans l’opinion publique.»

Cette chape de plomb est notamment liée au fait que, dans la majorité des cas, le violeur est un proche de la victime. Un frère, un oncle, un voisin… Un scandale de proximité qu’il est urgent d’étouffer. «Dans le cadre d’un inceste, les familles choisissent souvent le camp du violeur, dénonce Emmanuelle Piet. Et la victime est pénalisée quand elle ose parler de ce qu’elle a subi.» Après le traumatisme d’un viol, la violence d’un procès-verbal est également dissuasive. Quand il s’agit de porter plainte, «l’équation avantage-inconvénient est vite résolue», constate Isabelle Steyer, avocate au barreau de Paris et spécialisée dans le droit des femmes : «Elles sont en état de choc, et ont juste envie de se terrer chez elles. Alors quand elles doivent attendre cinq heures dans un commissariat, avec des gens qui hurlent, pour entendre un flic lui demander ce qu’elle faisait dehors à cette heure-là, ça donne pas très envie.» Sans parler des allers-retours entre l’hôpital et le poste de police (lire ci-contre). L’avocate tente tout de même de pousser ses clientes à dénoncer leur viol aux autorités. «Je leur répète sans cesse qu’elles doivent déposer plainte – même si elles ont peu de chances d’aboutir – parce qu’il est crucial d’exprimer ce phénomène.»

Mais il est souvent trop tard. «La plupart du temps, elles mettent vingt-quatre à quarante-huit heures avant d’atterrir, regrette Isabelle Steyer. Elles sont déjà allées aux toilettes, se sont lavées. Quand elles réalisent, c’est fini, elles se disent qu’il n’y a plus de trace, que personne ne va les croire.» Quand, par ailleurs, elles sont prises en charge, les victimes sont régulièrement confrontées à des policiers ou gendarmes mal formés. Les stages pour préparer les agents se font sur la base du volontariat. En général mal à l’aise, les forces de l’ordre font appel à leurs collègues féminins pour gérer la situation, explique un syndicat de police. Pour Isabelle Aubry, «il faudrait mettre en place des unités spéciales pour recueillir le témoignage des victimes».

Les auteurs de viols sont-ils souvent condamnés ?

En 2013, sur 11 000 plaintes pour viol, seules 1 491 ont débouché sur une condamnation, selon l’ONDRP. Autrement dit, sur la centaine de milliers de viols et tentatives de viol commis en France, moins de 2% sont sanctionnés. Le viol comme crime comporte en effet, de façon intrinsèque, une dimension ambiguë qui joue rarement en faveur de la victime. «Face à l’absence de traces physique et d’ADN, il faut un élément moral. Or, comme dans trois dossiers sur quatre, la personne connaît son agresseur – un collègue, un voisin, quelqu’un qu’on vient de rencontrer en soirée – la condamnation devient quasi impossible, explique l’avocate Isabelle Steyer. Au tribunal, tout ce que j’entends, c’est : « Elle était consentante ! » Il est ainsi très facile de prouver que des gens ont discuté, sympathisé, ou se connaissaient simplement avant les faits. Comme le doute profite à l’accusé, il suffit d’une relation professionnelle, amicale, n’importe quel type de lien préalable pour annuler la procédure». Des cas de plus en plus courants, assure l’avocate : «Depuis Outreau, on assiste à une régression des condamnations. Ce qui rend notre travail de plus en plus difficile.»

Témoignage : «J’avais minimisé l’acte»

Orianne (2) a 20 ans quand elle débarque à Lyon. Un dimanche de septembre 2011, quelques jours après sa rentrée en fac, elle est suivie au retour d’une soirée. Jetée à terre, elle a à peine le temps d’apercevoir son agresseur. Elle rentre, hagarde, jusqu’à chez elle, où elle prend une douche avant d’appeler une amie. «J’avais minimisé l’acte, je n’ai même pas pensé que ça pouvait intéresser les autorités. Je n’allais pas déclarer quelque chose qu’ils allaient considérer comme anodin.» Le soleil se lève. Ne pouvant plus rester seule, elle rassemble quelques affaires et va s’installer chez une copine. Là, elle décide de se rendre «au commissariat du quartier». Mais l’agent refuse illégalement de prendre sa plainte, prétextant qu’elle ne se trouve pas dans l’arrondissement où les faits se sont déroulés. Orianne rentre chez elle, lave les vêtements qu’elle portait ce soir-là. Faute d’avoir été prise en charge à temps par les autorités, elle détruit ainsi les dernières traces d’ADN. Le lendemain, «en mode automatique», elle se rend péniblement à l’hôpital. On lui explique qu’il lui faut un papier de la police. «J’avais fait l’effort de me déplacer jusque-là. J’étais complètement perdue.» Elle croise le regard d’une infirmière, qui appelle la police. Deux brigadiers arrivent et lui demandent de raconter. Puis elle doit tout répéter au médecin légiste. Il faut prendre en photo ses ecchymoses, sur les cuisses et le vagin.«Eprouvant.» Trop tendue. Il faudra refaire des examens dans la journée, sous calmants. «Je me suis accrochée. Je savais que c’était important.» Retour au commissariat pour raconter «encore une fois». «Puis la psy est arrivée. Je voulais juste qu’on me foute la paix.» Quatre jours plus tard, la police lui téléphone alors qu’elle est en cours : «On a retrouvé votre agresseur.» En réalité, on lui présente quatre suspects. «Il n’en faisait pas partie mais leurs visages sont restés longtemps gravés dans ma tête.» Ils la rappellent. «Dans ma déclaration, j’ai dit qu’il n’était ni blanc ni noir, alors on a décidé qu’il était Arabe. On m’a montré 200, 300 photos d’Arabes.» Orianne ne le reconnaît pas. Après ça, plus rien. Quatre ans plus tard, la police ne l’a pas recontactée. Affaire classée «sans suite».

(1) Rens. : 08 00 05 95 95

(2) Le prénom a été modifié

Le nombre de viols dénoncés aux autorités a augmenté de 18% en cinq ans, rapporte le Figaro qui a «décortiqué les chiffres.» 

«Sur les cinq dernières années, les viols dénoncés aux autorités ont augmenté de 18% (de 10.762 faits en 2010 à 12.768 faits en 2014)», détaille ce mardi, le Figaro. Et de préciser : «Les viols sur mineurs ont grimpé, dans le même temps, de plus de 20% (de 5.751 à 6.936 faits répertoriés selon des données que le quotidien a pu consulter).

Pour faire simple, le Figaro relève que c’est l’équivalent de 33 viols qui sont déclarés chaque jour, «soit un toutes les quarante minutes en moyenne.»

Il s’agit des affaires signalées aux autorités de police et transmises aux parquets. Toutes ne sont pas poursuivies «faute d’aveux, de preuves ou d’indices suffisamment concluants.»

Plus de 600 viols à Paris en 2014

Si l’on rapporte le nombre de faits dénoncés à la population, Paris est quatrième de ce triste classement, avec plus de 600 viols déclarés en 2014. Même si «la capitale reste un cas à part, étant donné l’importance des flux de population qui la sillonnent, des banlieusards aux touristes par millions.» Suivent la Sarthe, l’Yonne, l’Orne ou le Loiret.

C’est la Guyane qui se place «en tête des départements les plus exposés à ce type d’atteintes» avec «un viol annuel pour 2000 habitants en moyenne.» La Martinique et la Guadeloupe ne sont pas en reste et «affichent également des taux de signalement particulièrement élevés.»

Des résultats à nuancer

«La zone grise demeure considérable. Les enquêtes de victimisation (ces sondages de grande ampleur réalisés par l’Insee auprès de victimes, NDLR), attestent que le taux de plainte pour viol est inférieur à 10%», explique au Figaro Christophe Soullez, le directeur de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).

Le spécialiste nuance : «Il est difficile de dire aujourd’hui si ce sont les actes ou la révélation de ces actes qui explique l’inflation statistique de ces dernières années.»

Le nombre de viols en France en forte hausse

Les Echos
  • A Paris, 600 viols déclarés cours l’année 2014.

    A Paris, plus de 600 viols ont été déclarés au cours de l’année 2014. – AFP Photo/Patrick Kovarik

En l’espace de cinq ans, le nombre de viols en France a augmenté de 18 %. Chaque jour, cela représenterait en moyenne un viol toutes les quarante minutes.

Le nombre de viols dénoncés aux autorités a augmenté de 18% en cinq ans, en France, selon Le Figaro mardi. « Sur les cinq dernières années, les viols dénoncés aux autorités ont augmenté de 18% (de 10.762 faits en 2010 à 12.768 faits en 2014), tandis que les viols sur mineurs ont grimpé, dans le même temps, de plus de 20% (de 5.751 à 6.936 faits répertoriés) », écrit Le Figaro, selon des données que le quotidien a pu consulter.

«  Trente-trois viols sont déclarés chaque jour en France, soit un toutes les quarante minutes en moyenne! », note Le Figaro avant de souligner qu’ « il ne s’agit que des affaires signalées aux autorités de police et transmises aux parquets. »

600 viols déclarés à Paris en 2014

«  La zone grise demeure considérable. Les enquêtes de victimation (ces sondages de grande ampleur réalisés par l’Insee auprès de victimes, NDLR), attestent que le taux de plainte pour viol est inférieur à 10% », explique au journal Christophe Soullez, le directeur de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).

Le nombre de faits rapportés à la population place « la Guyane en tête des départements les plus exposés à ce type d’atteintes, statistiquement parlant: un viol annuel pour 2.000 habitants en moyenne. La Martinique et la Guadeloupe affichent également des taux de signalement particulièrement élevés », détaille le journal.

«  Paris arrive juste en-dessous dans le classement, avec plus de 600 viols déclarés en 2014. Ailleurs en métropole, ce sont les secteurs ruraux comme la Sarthe, l’Yonne, l’Orne ou le Loiret qui déclarent le plus d’affaires par habitants, » conclut Le Figaro.

Un viol déclaré toutes les quarante minutes en France

Edité par Y.T. avec AFP

Le nombre de viols dénoncés aux autorités a augmenté de 18% en cinq ans en France, écrit Le Figaro ce mardi, selon des données que le quotidien a pu consulter.

Le nombre de viols dénoncés aux autorités a augmenté de 18% en cinq ans, en France, selon Le Figaro mardi. « Sur les cinq dernières années, les viols dénoncés aux autorités ont augmenté de 18% (de 10.762 faits en 2010 à 12.768 faits en 2014), tandis que les viols sur mineurs ont grimpé, dans le même temps, de plus de 20% (de 5751 à 6936 faits répertoriés) », écrit Le Figaro, selon des données que le quotidien a pu consulter.

« Trente-trois viols sont déclarés chaque jour en France, soit un toutes les quarante minutes en moyenne! », note Le Figaro avant de souligner qu' »il ne s’agit que des affaires signalées aux autorités de police et transmises aux parquets. » « La zone grise demeure considérable. Les enquêtes de victimation (ces sondages de grande ampleur réalisés par l’Insee auprès de victimes, NDLR), attestent que le taux de plainte pour viol est inférieur à 10%+ », explique au journal Christophe Soullez, le directeur de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).

La Guyane, département le plus exposé

Le nombre de faits rapportés à la population place « la Guyane en tête des départements les plus exposés à ce type d’atteintes, statistiquement parlant : un viol annuel pour 2.000 habitants en moyenne. La Martinique et la Guadeloupe affichent également des taux de signalement particulièrement élevés », détaille le journal.

« Paris arrive juste en-dessous dans le classement, avec plus de 600 viols déclarés en 2014. Ailleurs en métropole, ce sont les secteurs ruraux comme la Sarthe, l’Yonne, l’Orne ou le Loiret qui déclarent le plus d’affaires par habitants, » conclut Le Figaro.

La honte doit changer de camp !

Clip Manifeste viol par campagne_contre_le_viol

CHAQUE ANNEE EN FRANCE, PLUS DE 198 000 FEMMES SONT

VICTIMES DE VIOL OU DE TENTATIVE DE VIOL.

75 000 SONT VIOLEES.

Nombre de viols en France

Combien de viols en France ? 10.885 viols / an

10 885 viols sont déclarés en France.

Leur nombre réel serait très supérieur puisqu’on estime, à partir d’enquêtes de victimation, que 75 000 personnes sont victimes de viols chaque année.  La majorité des personnes attaquées sont des femmes mais pas uniquement.

Combien d’agressions sexuelles en France ? 26.783 agressions sexuelles / an

En 2012, quelque 198.000 tentatives et 26 783 violences sexuelles abouties ont été enregistrées en France. 10 885 sont des viols.  4963 sont commis sur des personnes majeures et 5922 sur des mineures.

En 2012, 26 783 violences sexuelles ont été enregistrées en France. 10 885 sont des viols. 4963 sont commis sur des personnes majeures et 5922 sur des mineures.

De nombreux viols sont déclarés comme « agression sexuelle« , ce qui explique la faiblesse du nombre de viols déclarés.

Comparer à 2011, on constate une évolution inversée des agressions sur mineures par rapport à celles perpétrées sur les majeures :

  • Le nombre de viol enregistrés sur majeurs a diminué de -0,7% (en Police et Gendarmerie) soit – 20 viols par rapport à 2011.
  • Les viols sur mineurs ont, quant à eux, considérablement augmenté : 500 viols en plus en 2011 dont 482 enregistré en Gendarmerie, une augmentation de 20% (19% en Gendarmerie).

Attention : Il ne faut pas confondre nombre de viols enregistrés et nombre de viols perpétués en France. On ne peut pas, hélas, connaître avec exactitude (comme vu précédement)le dernier : le nombre de plaintes étant nettement inférieur au nombre de crime commis.

Par ailleurs, il y aurait 198 000 tentatives de viols par an.  L’ENVEFF estime que seul 1 viol sur 11 fait l’objet d’une plainte. Depuis quelques années, le nombre de plaintes augmente régulièrement car les victimes hésiteraient moins à déclarer le viol. (le nombre de déclarations de viols a plus que doublé de 1985 à 1995, avec un ralentissement de l’augmentation depuis) .

Nombre de Violences sexuelles (viols,harcélements sexuels et autres agressions) contre des personnes majeures et mineures enregistrées en France entre 2007 et 2012.

Le viol est un crime dont l’ampleur est donc bien plus grande que celle des meurtres , par exemple.

Quelques chiffres clés sur le viol en France

– Selon Amnesty international (2007),  90 % des violeurs ne présentent aucune pathologie mentale et 90 % des condamnés sont issus de classes populaires

Selon les statistiques de la permanence téléphonique nationale Viols Femmes Informations : 96 %

– 96 % des auteurs de viol sont des hommes et 91 % des victimes sont des femmes.         On ne connait pas le nombre exact d’hommes victimes de viol, on estime à 7-10 % le nombre d’hommes qui ont ubi des violences sexuelles au cours de leur vie en France. La  plupart de ces agressions sont commises par d’autres hommes. Les cas les plus fréquents se retrouvent dans la pédophilie ou le viol en prison.

  •  1 femme sur 10 a été violée ou le sera au cours de sa vie.
  • -Dans 80% des cas, l’agresseur est connu de la victime, et un tiers des viols a lieu au sein du couple
  • 74 % des viols sont commis par une personne connue de la victime
  • 25 % des viols sont commis par un membre de la famille
  • 57 % des viols sont commis sur des personnes mineures (filles et garçons)
  • 51% des viols sont des viols aggravés
  • 67 % des viols ont lieu au domicile (de la victime ou de l’agresseur)
  • 45 % des viols sont commis la journée et non la nuit.

============

Commentaires

Simon  •                      dans quelques temps il ne prendront que les chiffres de la métrople….et ils diront on a fait baisser le nombre de viols……..

  • suzanne  •                    Pas assez sanctionné.
  • Rogge  •                        çà VEUT DIRE QUOI EXACTEMENT le tableau final, que les blacks agressent plus facilement que les blancs. Mais la tête est quand même oh! surprise le Pays de Madame Tubira
  • Francis  •                   « le viol c’est quand on veut pas »  « moi j’voulais » Coluche.
  • MICHEL L  •              première la Guyane une bonne raison pour que Mme taubira l’a quittée – mais entre nous qui voudrait la violer
  • Le Chêne Et Le Roseau  • sale temps pour les femmes !!!
  • Paul Ferrat  •          FAUT AVOIR DE LA SANTÉ !!! toutes les 40 mn …
  • Choupinette  •         N’importe quoi, ces chiffres ne sont basés sur rien de fiable… Si c’était vrai on verrait soi-même des viols en permanence…
  • Alfred  •                     C’est l’horreur pour celles qui le subissent.
    rouecool  •               L’art et la manière pour les journalistes de mentir en permanence. Les statistiques disent qu’il y a un « dépôt de plainte » pour viol toutes les 40 minutes, et non un viol.
    Pour ce qui est des viols (avec ou sans plainte), l’étude indique qu’il y en a au moins 10 fois plus, soit au minimum un toutes les 4 minutes (330 par jour, et non 33). J’ignore si les résultats de l’étude reflètent la réalité (qui est catastrophique si c’est le cas), mais il est évident que M6 ne peut pas se tromper, mais veut délibérément tromper ses spectateurs. La question est de savoir pourquoi.
  • biogeoxy                  Comment certains d’entre vous, peuvent vous laisser entendre que les femmes sont responsables? Ce sont les violeurs les responsables et coupables.

  • machine                  il faudrait que les jeunes femmes et filles rallonge un peut leur jupes et robes un homme reste un animal qu il ne faut pas attiser

    • Anta2                J’espère que c’est du second degré…

    • Nailo                  Je reste mitigée. D’un côté les hommes devraient savoir se tenir et d’un autre côté si c’était des mecs bien roulés à moitié à poil se baladant dans les rues je reste persuadée que certaines femmes auraient les comportements de ces hommes actuellement. Donc au final je pense quand même un peu que bien qu’on soit libre de s’habiller comme on l’entend il y a des vêtements qui se portent dans certaines circonstances et d’autres non. Et quand je vois des filles mineur se balader à moitié à poil je suis franchement choquée. Mais si tout le monde trouve ça normal…..

    • Nailo                  Après il n’y a pas que des femmes légèrement habillées qui se font violer…

    • @ machine:        Quand on vous lit, on retrouve bien là les commentaires d’un macho (ou d’une femme soumise). Encore quelques lignes et vous allez nous sortir que si ces femmes se font violer, c’est de leur faute

  • mougeot                  Dormez tranquilles, braves gens, pépère Cazeneuve veille sur vous. La délinquance diminue de jour en jour grâce à la politique de sévérité de la Taubira ! De qui se moque-t-on? Tout le monde sait que la « justice » fait libérer les délinquants arrêtés par la police.

    • machine            je suis d’accord avec vous mais que fait l’opposition???
      que des paroles sans suites d’effets!!

  • Lyana                      Positivons, la hausse est une bonne chose, ça signifie que les victimes portent davantage plainte qu’avant

  • mougeot                La main au panier est-elle considérée comme une agression sexuelle ou viol ?
    Le problème est que maintenant on n’appelle plus un chat, un chat.

    • Lyana              En France le viol implique une pénétration sexuelle, sans ça c’est une agression sexuelle.

Reddust75                                   possible que cela vient du fait que les gens ont moins peur de porter plainte. ce qui serait bien c’est de faire de la prévention en dénonçant le profil des agresseurs, çà pourrait limiter les dégâts. car il y a bien un profil n’est ce pas ? et puis dénoncer aussi le viol masculin bien plus nombreux qu’on ne le pense et bien réel. faut briser les tabous, faut donner les profiles des agresseurs dans la presse.

Elle                                            bonsoir,  pour combien de non dénoncés? on ne le saura jamais! bonne soirée

Zazouwa                                  la question que je me pose c’est: est ce que les responsable de la magistrature minimisent les peines pour le cas où certains d’entre eux se feraient attraper ??? c’est juste une supposition, je n’affirme rien ….

Ladyliberty

@Alain.ropar:                       la prostitution existe depuis la nuit des temps, ça va aller lol rassurer vous .

Vonschmut                           600 viols en 2014 ! La réforme pénale de mamie Nova fait un tabac chez les délinquants !

Cricri                                   Souvent évoqué ……jamais traité en profondeur ( pourtant , les alertes , les constats des médecins sont faits et déclarés aux « autorités ».) au commentaire de « unpointdevue  » (excellent .) me permet de rajouter ….. les obsessions , peuvent être traitées en milieu spécialisé !

55c9c646e76f9

@S.H.                                  Ce pays est devenu invivable et extrêmement dangereux. Savez vous pourquoi ???? Moi je le sais mais chut !!!!il ne fait rien dire et laisser faire……. Allez brave gens votez bien si vous en avez encore envie. S.H.

Capitaine26                        Ça ne me surprend pas ! Avec toute la faune qui traine dans les villes , un machisme de bourrin qui progresse tous les jours , des crimes impunis , les femmes ont du souci à se faire . Tous ces primaires ( primates ?) ne savent plus draguer , alors ils se servent …

Queniart.563878              normal les violeurs et pédophiles ne sont pas punis comme ils devraient qu’ils soient

Cestmoi0                            Et quid des dénonciations calomnieuses et des plaintes fantaisistes ??? Y a t il des statistiques aussi ? Je ne parle pas de stats de féministes bornées, mais de vraies statistiques sérieuses hein…

pascalcaen                           ce qui aurait été intéressant, c’est d’avoir la proportion de viols dans le cadre familial et amical, qu’on se rende compte que le fantasme du violeur multirécidiviste caché dans un parking sombre est infime statistiquement.

chocaramel                          Bizarrement c’est un problème qui n’intéresse que les victimes et en aucun cas le ministre de la justice! Nous ne sommes pas parvenus à ce chiffre du jour au lendemain et cette progression aurait mérité qu’on s’en préoccupe depuis longtemps!

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