Le Livre de la jungle

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Un employé de SeaWorld aurait infiltré une association de défense des animaux

Le Monde.fr avec AFP

Parc SeaWorld à San Diego, le 19 mars 2014.

L’entreprise américaine de parcs aquatiques SeaWorld a suspendu un de ses employés accusé par une association écologiste de s’être infiltré dans ses rangs, sur fond de bataille sur le traitement des orques, dont la vie en captivité fait polémique.

L’organisation de défense des animaux PETA, qui est vent débout contre l’entreprise de parcs à thème, a affirmé en début de semaine que SeaWorld avait envoyé un agent infiltré dans ses rangs pour participer à des rassemblements et inciter les défenseurs des animaux à mener des actions violentes. Des actions qui auraient discrédité l’organisation.

« Ces allégations à l’égard […] d’un employé de SeaWorld sont très préoccupantes. Ces allégations, si elles s’avèrent vraies, ne sont pas cohérentes avec les valeurs de SeaWorld et ne seront pas tolérées, a réagi le groupe basé à Miami dans un communiqué. Nous avons placé cet employé en question en congé administratif le temps de mener notre enquête. »

« Espionnage », « embauche de manifestant »…

Mais PETA avance que « SeaWorld n’a pas limité ses efforts d’espionnage aux activités » de cet employé. SeaWorld a « embauché des manifestants pour assister à des rassemblements [contre les parcs à thèmes], et PETA enquête actuellement sur deux autres hommes qui seraient des employés de SeaWorld recrutés pour infiltrer PETA en tant que volontaires”, et la liste va s’allonger », affirme l’association.

« Suspendre vos propres agents est une bonne vieille technique, souvent accompagnée d’ententes secrètes avec des compensations et la promesse de les réintégrer lorsque les choses se calmeront », a poursuivi l’association.

SeaWorld avait reconnu l’année dernière que ses revenus avaient diminué en partie en raison de campagnes dénonçant les spectacles avec des orques. En 2013, la diffusion par une chaîne nationale du documentaire acclamé Blackfish (L’orque tueuse, en France) avait alimenté le débat sur les dangers de la vie captivité pour les orques. SeaWorld a depuis entamé des travaux d’agrandissement de ses delphinariums, qui doivent être terminés en 2018.

Lire : « Blackfish » lève le voile sur les conditions de vie des orques en captivité

Un employé de SeaWorld aurait infiltré une association écologiste

LEXPRESS.fr avec AFP

l-orque-tilikum-qui-avait-tue-un-dresseur-lors-d-une-representation-le-30-mars-2011-au-parc-aquatique-seaworld-a-orlando-en-floride_5012981Selon l’organisation de défense des animaux PETA, SeaWorld a envoyé des agents pour s’infiltrer dans les manifestations et les faire dégénérer. afp.com/Gerardo Mora

L’organisation de défense des animaux PETA assure que l’entreprise américaine de parcs aquatiques SeaWorld envoie certains de ses employés pour saboter les manifestations qui lui nuisent.

L’affaire risque de faire des vagues. L’entreprise américaine de parcs aquatiques SeaWorld a suspendu un de ses employés accusé par l’association écologiste PETA de s’être infiltré dans ses rangs, sur fond de bataille sur le traitement des orques, dont la vie en captivité fait polémique.

L’organisation de défense des animaux PETA, qui est vent debout contre l’entreprise de parcs à thème, a affirmé en début de semaine que SeaWorld avait envoyé un agent infiltré dans ses rangs pour participer à des rassemblements et inciter les défenseurs des animaux à mener des actions violentes. De telles actions auraient probablement discrédité l’organisation.

« Ces allégations à l’égard (…) d’un employé de SeaWorld sont très préoccupantes. Ces allégations, si elles s’avèrent vraies, ne sont pas cohérentes avec les valeurs de SeaWorld et ne seront pas tolérées », a réagi le groupe basé à Miami dans un communiqué. « Nous avons placé cet employé en question en congé administratif le temps de mener notre enquête », poursuit le texte.

Infiltration et espionnage

Mais PETA avance que « Seaworld n’a pas limité ses efforts d’espionnage aux activités » de cet employé. L’entreprise aurait « embauché des manifestants pour assister à des rassemblements (contre les parcs à thème) et PETA enquête actuellement sur deux autres hommes qui seraient des employés de SeaWorld recrutés pour infiltrer PETA en tant que ‘volontaires’, et la liste va s’allonger », affirme l’association.

« Suspendre vos propres agents est une bonne vieille technique, souvent accompagnée d’ententes secrètes avec des compensations et la promesse de les réintégrer lorsque les choses se calmeront », a poursuivi PETA.

SeaWorld avait reconnu l’année dernière que ses revenus avaient diminué en partie en raison de campagnes dénonçant les spectacles avec des orques. En 2013, la diffusion par une chaîne nationale du documentaire acclamé Blackfish (L’orque tueuse en France) avait alimenté le débat sur les dangers de la vie captivité pour les orques. SeaWorld a depuis entamé des travaux d’agrandissement de ses delphinariums, qui doivent être terminés en 2018.

L’Australie prévoit de tuer deux millions de chats

 LEXPRESS.fr

chat-2_5359299L’Australie prévoit de tuer deux millions de chats errants d’ici 2020. Ces derniers menaceraient une douzaine d’espèces en voie de disparition dans le pays.            Etienne Tremblay / Flickr

L’Australie prévoit, de tuer deux des 20 millions de chats errants dans le pays d’ici 2020. Ces prédateurs menaceraient une douzaine d’espèces en voie de disparition.

L’issue peut sembler extrême, mais serait indispensable à la préservation d’une douzaine d’espèces dans le pays. L’Australie a en effet décidé de tuer deux millions de chats sauvages ces cinq prochaines années, en raison de leur comportement de prédateurs, a révélé jeudi The Guardian. Dans un grand plan, le pays a donc déclaré « la guerre aux félins ». Ces mesures s’appuient sur des études scientifiques qui estiment que les chats seraient impliqués dans la disparition de 28 espèces de mammifères ces 200 dernières années.

Une campagne de communication d’envergure

Le gouvernement australien prévoit de tuer de manière « humaine et efficace » ces chats sauvages, selon le Washington Post. Pour expliquer le plan, une grande campagne de communication a été lancée sur les réseaux sociaux, avec notamment sur Twitter le hashtag #TSsummit, qui fait référence au Threatened Species Summit – en français, le Sommet des espèces menacées. Des photos d’animaux menacés par la présence de chats sauvages ont été largement diffusées. Sur ce tweet sponsorisé par le gouvernement, on peut avoir accès à la liste des espèces en danger.

Une application pour téléphone, appelée FeralCatScan, a même été lancée. L’objectif : alerter les autorités sur les régions, où de nombreux chats errants auraient été repérés. Près de 6,6 millions de dollars ont déjà été engagés dans ce plan d’action, et 750 000 dollars doivent être utilisés pour créer dix enceintes fermées pour ces chats sauvages, selon The Guardian.

« Nous ne haïssons pas les chats »

« Il est très important d’insister aussi pour dire que nous ne haïssons pas les chats, » a notamment déclaré Georges Andrews, le Premier commissaire des espèces en voie de disparition sur la radio locale ABC news. Nous ne pouvons juste plus tolérer les dommages qu’ils font sur notre faune. » Il y aurait près de 20 millions de chats dans tout le pays, qui tueraient chaque jour environ 75 millions de proies, selon le Telegraph.

Les chats sont arrivés dans le pays à la fin du 18 ème siècle avec les colons européens en Australie. Ils étaient domestiqués, mais sont, pour certains, redevenus sauvages, et se sont étendus depuis sur tout le continent. Certains experts préconisent même des mesures pour que les chats domestiques soient gardés à l’intérieur des maisons et interdits de sortie.

La détresse des éleveurs face au loup

Une récente attaque de loup relance le débat sur la protection des troupeaux. Les éleveurs crient leur colère et leur détresse face à l’inéfficacité des mesures actuelles.

figarofr: Les attaques de loups ont fait 9000 victimes en 2014 en France. (Crédit photo: Taral Jansen)© Fournis par Le Figaro Les attaques de loups ont fait 9000 victimes en 2014 en France. (Crédit photo: Taral Jansen) Pour protéger son troupeau, un éleveur de Savoie a abattu un loup lundi à Villarodin-Bourget. L’abattage des loups est strictement interdit en France, mais face à la recrudescence des prédations, des dispositions permettent aux éleveurs de troupeaux attaqués de se défendre. Un plan «Loup», déjà le troisième du nom mis en place par les ministères de l’Ecologie et de l’Agriculture, autorise les «tirs de défense» et les «tirs de prélèvement» – comprendre d’élimination.

19 loups ont été tués sur la période juillet 2014 – juin 2015 par des éleveurs pour protéger leurs bêtes. Un arrêté du 30 juin fixe à 36 le nombre de loups pouvant être tués chaque année dans le cadre de la protection des troupeaux. Ce chiffre a été relevé par rapport à l’année dernière, où le nombre autorisé était de 24. «L’Etat se désengage en déléguant l’autorisation aux éleveurs de tirer sur les loups, peste Olivier Bel, éleveur de brebis dans les Hautes-Alpes et en charge du dossier loup à la Confédération paysanne. Ça devrait être la responsabilité d’un corps spécialisé, et pas aux éleveurs de se protéger eux-mêmes. On a une vie aussi.» Une réponse administrative qui ne répond pas à la réalité selon lui.

«Tout le monde est dans l’impasse»

Ils seraient environ 300 loups dans l’Hexagone, un chiffre en constante augmentation (+ 16 % en 2014, + 20 % en 2013). En parallèle, près de 9 000 bêtes ont été victimes de leurs crocs, brebis et chèvres essentiellement, donnant droit à une indemnisation des agriculteurs. «On est bien dans une situation où l’ensemble des moyens de protection montrent leurs limites, regrette Olivier Bel. Car on est toujours dans une augmentation du nombre d’attaques et du nombre de loups.» Le 11 juillet, des éleveurs ont menacé de bloquer le passage de Tour de France dans les Alpes pour protester contre l’inefficacité de ces mesures.

«Mais tout le monde est dans l’impasse, on n’a pas de solutions et pas de moyens. Ça bloque complétement» modère Olivier Bel. Les éleveurs voudraient une réactualisation du statut strictement protecteur du loup et de la juridiction actuelle. «Aujourd’hui, on nous dit de rentrer nos bêtes à l’intérieur pour les protéger. Mais ce n’est pas viable, on ne va pas se tourner vers un mode d’élevage industriel que la société rejette. Nous sommes attachés à nos animaux.» Et la réponse financière de l’Etat ne résout rien au problème: «C’est le travail de l’éleveur qui est impacté. Il y a des éleveurs qui sont en dépression aujourd’hui et qui ont arrêté l’élevage, ils sont au bout du rouleau.»

Crier au loup pour avoir la peau de l'ours

Farid Benhammou (géographe, doctorant en sciences de l’Environnement (ENGREF) nous informe qu’il va présenter sa thèse : Crier au loup pour avoir la peau de l’ours : une géopolitique locale de l’environnement à travers la gestion et la conservation des grands prédateurs en France le jeudi 22 novembre à 8h30 dans le grand amphi du CIRED (Centre international de recherche sur l’environnement et le développement) – à Nogent sur Marne. Vous trouverez ci-dessous la liste des membres du jury ainsi qu’un résumé.

Thèse sous la direction de Laurent MERMET et Pierre GRENAND
Membres du jury : M. Yves LACOSTE, Professeur émérite, Géographie, Institut Français de Géopolitique, Paris 8. M. Paul ARNOULD, Professeur, Géographie, ENS-Lettres Sciences Humaines, Lyon. M. Pierre PECH, Professeur, Géographie, Paris 1 – Panthéon – Sorbonne. M. Jean-Pierre RAFFIN, Professeur, Ecologie, Paris 7, ancien expert à l’ UICN Bear group
M. Pierre GRENAND, Professeur, Anthropologie, IRD – Orléans
M. Laurent MERMET, Professeur, Sciences de gestion, ENGREF – Paris.

Résumé. Les dossiers de l’ours et du loup en France sont donc des cas d’école pour les stratégies d’opposition ou de promotion de conservation de la nature. Cette question est représentative des relations tendues entre le secteur environnemental et le secteur agricole. Ensuite, le conflit autour de ces animaux permet à des entités ou personnalités politiques (Institution patrimoniale, organisations agricoles, élus) de capter des fonds, d’accroître leur rayonnement territorial et/ou de renforcer un pouvoir. L’ours et le loup sont des boucs émissaires et des révélateurs d’une crise-mutation du monde agricole qui arrive à la fin d’un cycle de bouleversements mal vécus (PAC, changements des usages territoriaux, exode rural, évolution paysagère). Les difficultés concrètes posées par les grands prédateurs, symboles forts de nature, entraînent une réaction anti-environnementale qui s’attache à exagérer les problèmes réels causés par ces espèces. Pourtant, les tentatives des opposants à l’ours et au loup d’inscrire la conservation de la nature dans un « anti-humanisme » s’avèrent caduques. Au contraire, les acteurs d’environnement favorables à ces animaux encouragent une réflexion visant à repenser et renforcer la place de l’homme pour améliorer la cohabitation avec l’ours et le loup. Enfin, la formulation géo-environnementale, géopolitique et stratégique de notre sujet nous porte à croire qu’une telle analyse peut contribuer à un enrichissement disciplinaire de la géographie.

CIRED, Campus du Jardin Tropical,
45 bis, av. de la Belle Gabriell
94736 Nogent sur Marne CEDEX.
Tél. +33 1 43 94 73 73

Loups « anthropophages » : l'hypothèse oubliée.

Extraits d’un texte de Roger Mathieu, médecin et naturaliste, à propos du livre Histoire du méchant loup (Jean-Marc Moriceau, Fayard), qui semble plus relever de la compilation laborieuse que d’une véritable enquête. Le texte intégral de Roger Mathieu est visible sur le forum de discussion de loup.org

Je ne reviendrai pas sur le cas des loups enragés qui ont bel et bien existé, mordu et tué des humains. Je ne mets pas en doute le fait que certains loups aient eu un comportement aberrant de prédation sur des humains. Le tabou du « gentil petit loup » est tombé, soit. J’en suis moi-même heureux, comme nombre de naturalistes, défenseurs des grands prédateurs, qui savent que tous les êtres qui vivent sur cette terre, même les plus petits (pensez aux mouches, moustiques, bactéries… virus) peuvent représenter un danger pour notre vie.

Je reconnais que Moriceau a fait un travail de compilation sérieux, et que ses travaux sont documentés. Je reconnais que Moriceau a été prudent en relativisant la prédation du loup comparée à la mortalité liée aux guerres, aux famines et aux maladies. Mais où est l’analyse ?
Où sont les autres hypothèses ? En tout cas, une hypothèse de taille manque à l’appel.

Rien ne permet de penser que les psychopathes, pédophiles ou autres pervers étaient moins nombreux autrefois qu’aujourd’hui. Quel était le risque pour un psychopathe vivant dans nos campagnes au XVIIIe siècle de violer et tuer un enfant ou une femme rencontrés sur un chemin ? Soit il camouflait son meurtre en attaque de loup, soit il cachait sa victime qui était découverte par un chien ou un loup et dévorée. Quoi de plus facile alors d’accuser le loup (récemment, un berger saoul tombé dans un ravin a bien tenté d’accuser le canidé…) et de permettre aux curés de consigner ces « faits » dans les registres paroissiaux. Pourquoi cette hypothèse n’a-t-elle pas été sérieusement discutée ? Rien ne permet en tout cas de la balayer. Pour Moriceau, il suffit que ceci soit consigné dans un registre paroissial avec quelques témoins à l’appui… Un peu court, non ? Imaginez un Landru vivant au XVIIème siècle dans la lande de l’arrière pays Bigouden, sûr que le loup aurait avantageusement remplacé la cuisinière. Monsieur le curé aurait consigné soigneusement, les faits dans son registre et 300 années plus tard, un professeur de l’Université de Caen aurait ainsi eu « la preuve » qu’une vingtaine de pauvres femmes ont été tuées et dévorées par le loup.

Une seule chose est certaine : à aucun moment, Moriceau n’apporte la preuve, dans son livre, que des loups non enragés ont attaqué et tué des Hommes vivants et sains. C’est pourtant bien là le nœud du problème. Fallait-il écrire un livre de plusieurs centaines de pages pour écrire –ce que personne ne nie- que des loups enragés ont tué des hommes ou que des loups ont dévoré des cadavres humains ?

Voilà, je suis un modeste médecin qui s’est intéressé aux psychopathies (une multitude de cas concrets concernant essentiellement les enfants et les adolescents) et aux infanticides (en particulier à travers le Syndrome de Münchhausen par procuration). Quel est le nombre de victimes recensées de ces psychopathes en France au cours du dernier demi-siècle ? 200 ? 400 ? 600 ? Très souvent des enfants et des femmes (Comme au temps de loups…) :
c’est probablement l’ordre d’idée. Combien seraient-elles, ces victimes, sans le travail de la police, les moyens modernes de recoupement des données, les tests scientifiques, la presse qui informe et suscite des témoignages ; l’efficacité des soins psychiatriques ? 5 fois plus, 10 fois ; un peu plus. Allez, disons entre 500 et 1000 victimes humaines recensées avec viol suivi d’assassinat de femmes ou d’enfants depuis 1950. 500 ou 1000 victimes que le loup n’aura pas tuées et dévorées ; et pour cause : il n’y avait plus de loups jusqu’au début des années 90. Une chance pour le loup !

Moriceau enregistre 3 000 attaques du loup sur l’homme (plus que quelques centaines après avoir utilisé quelques filtres de « bons sens »), entre le XVème et le XXème siècle. Combien de ces faits attribués aux loups pourraient être le fait de psychopathes ? Impossible évidemment de le dire. Un travail réellement scientifique aurait au moins pu évoquer l’hypothèse.
En se basant sur les faits, eux, indéniables, rapportés par les annales des tribunaux français depuis une cinquantaine d’années, on pourrait parier qu’entre l’hypothèse « agression d’origine humaine » et « agression par le loup », la première puisse largement dominer. Mais voilà, le tabou est beaucoup trop fort.

Les loups bénéfiques pour l'environnement et l'économie

D’après une dépêche AFP du 31 janvier 2007 « la réintroduction de loups en Ecosse, dont la dernière présence remonte à deux cents ans, serait bénéfique à l’environnement mais aussi en termes économiques. »

Cette conclusion est le résultat d’une étude publiée par la Royal Society, l’académie des sciences britannique. La vénérable académie affirme que « la présence de loups permettrait de maîtriser la population de cerfs, qui doivent être actuellement abattus en raison des dégâts qu’ils infligent à l’environnement. »

Contrairement à ce qui se passe en France, elle « affirme que les fermiers –qui dans les Highlands sont subventionnés pour l’élevage de moutons et pourraient être dédommagés pour les pertes subies– ne sont pas particulièrement préoccupés par l’éventuelle réintroduction du loup » et que « le public en général est favorable à la réintroduction du loup en Ecosse ».

Communiqué de presse

Tirs de loups : L'Isère se distingue sinistrement  

Deux loups viennent d’être abattus sur le massif de Belledonne dans le cadre du protocole de tir ministériel et dans des conditions que FNE juge absolument scandaleuses.

Ces loups ont été tirés suite à des attaques occasionnant la perte de 21 brebis sur un gros troupeau (3500 brebis) transhumant sur ce massif.

Dès le 4 septembre, FNE a déféré l’arrêté préfectoral autorisant le tir devant le tribunal administratif car ce troupeau était insuffisamment protégé et n’entrait pas dans le cadre théorique du protocole qui ne permet un tir que lorsque les moyens de prévention ont réellement été mis en place. En l’occurrence, seuls deux chiens patous (qui représentent, avec la présence humaine, la clef de voûte de la prévention) assuraient la protection de cet énorme troupeau qui, de plus, était divisé en trois lots de pâturage.

Matériellement, il est clair que deux chiens sont dans l’incapacité d’assurer la protection de trois troupeaux distincts de 1500 brebis chacun. Des fonds conséquents sont pourtant spécifiquement dégagés pour la protection des troupeaux et, l’éleveur concerné a passé un contrat avec l’Etat. Nous posons donc la question : à quoi sert cet argent ?

Comment se fait-il que les autres troupeaux du massif n’enregistrent que peu ou pas d’attaques : seraient-ils, eux, correctement protégés ?

De plus, l’arrêté interministériel stipule expressément que le tir d’un loup suspend immédiatement les opérations de prélèvement. Dans le cas de Belledonne, de deux choses l’une : ou cette disposition a été délibérément ignorée, ou l’Etat a été incapable d’encadrer strictement les opérations de tirs.

Le résultat est là : ces tirs portent à quatre le nombre de loups abattus en Isère en deux ans dans le cadre du protocole (un tir le 2-9-05 en Valdaine, un autre le 27-10-04 dans le massif du Taillefer). Rappelons que, selon les suivis hivernaux, la meute présente sur le massif de Belledonne est passée de 8 à 3 individus suite à des actes de braconnage de notoriété publique. FNE pose donc la question suivante : le compte à rebours des loups isérois est-il commencé ?

Et que va-t-il se passer l’été prochain ? Tout porte à croire que le troupeau en question, étant insuffisamment protégé, connaîtra de nouvelles attaques. Cet alpage va-t-il se transformer en puit à loups ? C’est ce qui risque de se passer si le problème n’est pas traité, logiquement, à la source : en mettant en place les moyens de prévention nécessaires pour permettre une coexistence entre grands prédateurs et pastoralisme.


Contact(s) Presse
:
Mission loup 03 88 32 91 14 – Service communication 01 45 87 96 09

Communiqué de presse

Ours, loups : même combat !

Par l’ASPAS

À l’heure où, le ministère de l’Ecologie s’engage, malgré les oppositions, à maintenir la réintroduction des 3 derniers ours slovènes pour préserver la biodiversité française, Mme Olin annonce aujourd’hui sa décision d’autoriser l’abattage de 6 loups, espèce protégée par la Convention de Berne et la Directive Habitat.  L’ASPAS dénonce cette mesure inutile qui ne fera qu’endommager une population de loups loin d’être stable et qui ne résoudra pas les problèmes des éleveurs.

Outre le nombre de loups à tuer dans l’année, le « Plan loup » définit le protocole d’intervention qui devra être suivi afin de « gérer » la population française de loups. Car pour tuer une espèce protégée, la directive européenne Habitat impose de suivre une procédure dérogatoire extrêmement rigoureuse laquelle est complètement galvaudée avec ce protocole. Ce protocole autorise l’ONCFS à effectuer des tirs de prélèvement mortels dans le cas de troupeaux soi-disant « non protégeables » et laissés sans surveillance. Cette mesure est d’autant plus inquiétante que seul le Préfet, autorité locale soumise à l’influence du lobbying permanent des éleveurs et chasseurs, sera en mesure de qualifier un cheptel de « protégeable » ou non (notion très floue) et d’autoriser ces tirs « pour prévenir des dommages aux troupeaux ». Dorénavant, le loup pourra également être abattu dans les zones de faible présence, là où quelques individus viennent en éclaireur sans qu’aucune meute ne soit installée. Là encore, cette décision dépendra de la simple appréciation du Préfet. L’objectif de l’Etat est clair : circonscrire le loup dans ses zones actuelles de présence et empêcher toute extension de son territoire. Enfin, les tirs d’effarouchement censés précéder les tirs létaux, pourront s’effectuer sans demande préalable au Préfet, autant dire que l’Etat laisse consciemment libre cours aux dérapages des éleveurs.  L’année dernière, les événements avaient pourtant montré que le fait de laisser les éleveurs régler eux-mêmes leurs comptes avec Canis lupus pouvait entraîner de graves dérapages, totalement illégaux et pourtant restés impunis. (Denis Duperier, éleveur savoyard, a ainsi été relaxé après avoir tué un loup en juillet 2005, jugement dont l’ASPAS a fait appel). Ce protocole alarmant marque clairement le manque de cohérence du gouvernement. Que penser d’un Etat qui investit une énergie considérable pour à la fois sauver les ours et tuer les loups ? L’ASPAS rappelle que les populations de loups ne sont pas stables en France, et que l’Etat se doit de protéger chaque loup . Ces décisions de tirs ne sont qu’un placebo censé calmer la colère d’une profession en péril. Mais ce Plan Loup aussi draconien soit-il n’apaisera jamais les éleveurs car le loup n’est pas une menace pour eux mais une contrainte. Aussi, l’ASPAS demande le retrait immédiat de ce Plan Loup aux Ministères de l’Ecologie et de l’Agriculture. Si ce protocole est maintenu, l’ASPAS concentrera ses efforts afin d’annuler chaque arrêté de tir de loup. L’année dernière, sur les huit arrêtés pris, six se sont avérés illégaux et ont été annulés par les tribunaux grâce à la détermination de l’ASPAS et de la SPA.


Contact presse :

Julie Danet – Chargée de communication – 04 75 25 10 00
Madline RUBIN ­ Directrice ­ 06 79 44 61 17 –

La cohabitation Hommes / Grands Prédateurs en France (Ours et Loup)

Par F. Benhammou., J. Baillon et J-L. Senotier

Actes du colloque du 21 et 22 mars 2004 Muséum d’Orléans,
Recherches Naturalistes en Région Centre, n°14
F. Benhammou., J. Baillon et J-L. Senotier (coord.), décembre 2004.

Un ouvrage de référence sur les enjeux posés par l’ours et le loup (1)

Quelle place accorder aux grands prédateurs en France ? La cohabitation de l’ours et du loup avec les activités humaines est-elle possible ? Quelles questions posent ces espèces ? Les acteurs locaux sont-ils tous défavorables aux prédateurs ?….

A l’heure où Cannelle la dernière femelle d’ours pyrénéen a été abattue et où un programme de réintroduction est sur le point d’être annoncé, à l’heure où les autorités cherchent à faire abattre quelques loups, le citoyen, le chercheur, l’acteur de terrain, le journaliste…se posent toute une série d’interrogations légitimes.
Cette publication est un recueil d’articles de fond, abordables et de qualité, sur les enjeux que posent la présence de l’ours et du loup en France. Suite au colloque d’Orléans et en rapport étroit avec l’actualité, de jeunes chercheurs et des acteurs de terrain exposent ici leur travaux, réflexions et expériences de terrain.

Cinq temps forts structurent l’ouvrage coordonné par Farid Benhammou, Géographe à Paris 1, chercheur à l’ENGREF et l’IRD :

– Cohabiter avec le loup en France : plusieurs éléments sont abordés sur l’expansion du loup en France, l’impact sur le pastoralisme, les moyens de protection, les conflits, la portée juridique et socio-politique de la présence du loup en France…

– Cohabiter avec l’ours en France : le programme suivant la réintroduction d’ours (1996-97) dans les Pyrénées centrales y est présenté ainsi que les effets du redéploiement du chien de protection, l’expérience prometteuse de développement durable portée par Pays de l’ours ADET et l’Association pour la Cohabitation Pastorale…

– Cohabiter avec les grands prédateurs à l’étranger : de nombreux exemples de gestion et de cohabitation à l’étranger sont présentés sans angélisme (en Inde avec le Tigre, au Portugal et en Espagne avec le loup et l’ours, chez les Amérindiens Sioux avec le Coyote et le loup notamment)…

– Réfléchir sur le pastoralisme, l’environnement, la société : quelles interactions entre pastoralisme, montagne, positionnements environnementalistes et action syndicale agricole…

– Documents actualités : L’actualité riche et mouvante de ces derniers temps ne doit pas être oubliée et est mise en perspective (implication de la mort de Cannelle sur la gestion de l’ours en Béarn…)

Dans une atmosphère passionnée et passionnante, propice à la polémique, ce livre permet de prendre le recul nécessaire sur le débat de société induit par le retour des grands prédateurs et permet de comprendre les dossiers délicats de l’ours et du loup en France.

(1) On peut se procurer « La cohabitation Hommes / Grands Prédateurs en France (Ours et Loup) » auprès de « Recherches Naturalistes en Région Centre », Nature-Centre, 71 avenue Charles Péguy, 45800 St Jean de Braye. Prix : 12 euros (+ 2,65 euros de port). 213 pages. Chèque à l’ordre de Nature Centre. Facture sur demande.

Sommaire :

Avant propos par Farid BENHAMMOU, ENGREF-IRD

Introduction : Les grands prédateurs, cas d’école pour l’étude des dossiers environnement / agriculture et la conservation de la nature (question de recherche et débat de société) par Laurent MERMET, ENGREF

1. Cohabiter avec le Loup en France …

Analyse stratégique et territoriale du retour du loup dans les Pyrénées : modalité, réalité et perspectives. par Farid BENHAMMOU, ENGREF/IRD
L’information et la communication des associations « environnementales » dans le conflit sur le Loup. par Florent FAVIER, DIREN PACA
Quelle spécificité de la gestion du loup dans les différents espaces protégés alpins français ? par Alexandre EMERIT, ENGREF
Les loups n’ont pas été réintroduits en France. par Jean François NOBLET, Naturaliste

Méthodes non-invasives et identifications génétiques pour le suivi de populations (le loup en France). par Nathaniel VALIERE, Biologiste post-doctorant

Le wolf howling : un outil pour le recensement et la conservation des loups : possibilités et limites de cette méthode. par Frédéric SEBE, Natacha HEITZ, Roberto LATINI et Thierry AUBIN

L’influence du droit international et européen sur la protection du Loup en droit interne. par Céline RANDIER, CERIC Aix-en-Provence

Analyse des enjeux socio-politiques de la gestion durable du Loup en France. par Patrick DEGEORGES, Sciences-Pô Paris

Thèses lycophobes et lycophiles : un essai de traitement symétrique. par Isabelle MAUZ, Cemagref Grenoble

Le loup (Canis lupus) dans le massif des Monges (Alpes de Haute-Provence) : essai d’analyse des attaques sur les troupeaux domestiques de1999 à 2001. par Rodolphe PAPET

Bilan de la mise en place des moyens de protection sur troupeaux dans le cadre du programme Life Loup : l’exemple des Hautes-Alpes (de 2001 à mars 2003). par Philippe OLEON

PASTORALOUP : Des volontaires pour la cohabitation Loup – Pastoralisme. par Jean-Luc BORELLI et Natacha HEITZ, FERUS

2. Cohabiter avec l’Ours en France …

Programme de restauration et de conservation de la population d’ours brun sur le massif des Pyrénées. par Evelyne SANCHIS, DIREN Midi-Pyrénées

Action chiens de protection dans le cadre du renforcement de la population d’ours en Pyrénées Centrales. par Cyprien ZAÏRE, ACP – Equipe technique Ours

Eléments de compréhension de la relation éleveurs – ours en Pyrénées Centrales par l’approche systémique. par Alain REYNES, Pays de l’Ours-ADET

Pastoralisme, Ours, Biodiversité : Pour une montagne vivante… par Francis CHEVILLON, berger, Association pour la Cohabitation Pastorale

Les acteurs du tourisme, la gestion et la protection de l’ours dans les Pyrénées centrales. par Jean-Bernard MARSAT, Cemagref Clermont-Ferrand

Evolutions des techniques de protection utilisées sur les troupeaux en zone à ours dans les Pyrénées occidentales (1997-2004). par Robert WOJCIECHOWSKI

3. Cohabiter avec les grands prédateurs à l’étranger …

Restaurer et Coexister avec la Biodiversité Totale : Sociétés humaines, grands carnivores et grands herbivores sauvages, une approche multidisciplinaire et comparative internationale. par Joào Pédro GALHANO ALVES, Anthropologue UTAD Vila Real, Portugal

Le loup, le coyote et le bison. Animaux emblématiques des Indiens Sioux du XIXème au XXème siècles. par Danièle VAZEILLES, IRSA Montpellier

Etude du régime alimentaire d’une population de Loups (Canis lupus signatus) dans le centre du Portugal. par Vanessa RAUËL

La gestion des grands prédateurs (ours et loups) dans le Parc Naturel et Réserve MAB de Somiedo (Espagne) : un modèle d’éco-développement ? par Natalia BONNET, Université d’Orléans et Farid BENHAMMOU, ENGREF/IRD

4. Réfléchir sur le pastoralisme, l’environnement, la société …

L’ovinosophie, voie du milieu ? par Marc MALLEN, ethnopastoraliste

Les limites d’un discours environnementaliste : la Confédération paysanne et les grands prédateurs. par Renaud de BELLEFON, Confédération Paysanne Hautes-Pyrénées et Farid BENHAMMOU, ENGREF/IRD

Remerciements – conclusion par Jacques BAILLON

Documents – actualité, en marge du colloque
L’ours en Béarn, chronique d’une disparition annoncée. par Farid BENHAMMOU, ENGREF/IRD
Le chercheur et le Loup. par Farid BENHAMMOU, ENGREF/IRD et Alexandre EMERIT, ENGREF
Communiqués de presse
Résumés d’articles et d’ouvrages
Bibliographie.
L’exposition sur le loup au Muséum d’Orléans
Actualité de l’automne 2004 par Jacques BAILLON

LOUP11

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