il ne faut pas croire au miracle

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Le Monde du silence : Quand Cousteau faisait  »chier les poissons »

Extrait de la chronique de Gérard Mordillat dans Là-bas si j’y suis.
Gérard Mordillat, écrivain et cinéaste, dégomme le film culte du commandant Cousteau 17 ans après la mort de ce dernier, évoquant « un film naïvement dégueulasse » et « honteux ».

Palme d’or en 1956, Le Monde du silence est pour beaucoup aujourd’hui un film culte. Le documentaire, coréalisé par le commandant Cousteau et Louis Malle, est pourtant selon un éminent écrivain français, « un film naïvement dégueulasse« . Gérard Mordillat, romancier et cinéaste à qui l’on doit La Véritable histoire d’Artaud le Momo et Le Grand retournement, tire à boulets rouges sur le film du légendaire du commandant Cousteau, « une horreur » selon lui. Dans une chronique diffusée dans Là-bas si j’y suis (une ancienne émission de France Inter qui continue sur Internet), Mordillat dégomme Le Monde du silence.

« On se dit qu’on a été aveugles« 

Pointant du doigt Cousteau, un « pacha qui ne sait pas distinguer bâbord de tribord », le chroniqueur croit savoir que le film a implicitement eu pour effet « de faire chier les poissons et toute la faune sous-marine« . Avec des extraits à l’appui, Mordillat démonte le film de 1956 tourné dans La Calypso. Il évoque notamment ce plongeur en train de se faire tracter par une tortue de mer  »jusqu’à lui faire perdre le souffle au risque de la noyer« , le dynamitage du corail à des fins scientifiques, ou encore ce bébé cachalot qui, naïvement, en touchant les hélices du bateau, s’est mortellement blessé – il sera achevé par l’équipage de Cousteau qui s’amusera ensuite à frapper et tuer les requins venant profiter de la chair fraîche.

Devant pareil spectacle, comment a-t-on pu penser que Le Monde du silence était une ode au monde sous-marin alors que selon Mordillat, ce long métrage s’apparente à de la pure barbarie instiguée par « une bande d’abrutis« . Néanmoins pour lui, Le Monde du silence – qui gagna la Palme d’Or à Cannes en 1956 puis l’Oscar du meilleur documentaire en 1957 – est un film qui demeure « prophétique« . « Parce que c’est bien le silence qui couvre aujourd’hui cette destruction massive des récifs de coraux, l’extermination des animaux marins, la chasse, la pollution, le cynisme de tous les gouvernements au nom de la science, de la recherche et du profit. Des films honteux comme ça et ignobles, quand on les revoit aujourd’hui, on se dit qu’on a été aveugles« , tonne l’invité de l’émission.

« Cousteau a ouvert la mer« 

Appelé à répondre au chroniqueur, François Sarano, océanographe, chef d’expédition et ancien conseiller scientifique du Commandant Cousteau durant treize ans, ne lui donne pas totalement tort mais tempère. « À l’époque, nous étions certes épouvantablement naïfs, mais Cousteau a ouvert la mer et il est devenu protecteur de la nature (…). Cette réaction est normale, mais il est nécessaire de remettre le film dans son contexte : notre planète comptait 2,7 milliards d’habitants, la mer était une donnée inconnue, et à nos yeux, elle représentait une corne d’abondance inépuisable« , déclare-t-il à L’Express, avouant être dans « dans le consciemment dégueulasse ». Le film, qui a longtemps été considéré comme pionnier dans le genre du documentaire de vulgarisation océanographique, dit pourtant quelques vérités, comme par exemple l’usage de la dynamite. « Lorsqu’un scientifique souhaite découvrir une espèce, il effectue un prélèvement, il est donc obligé de tuer l’animal« , justifie François Sarano, ajoutant que le poison a remplacé la dynamite.

Le Commandant Cousteau «faisait chier les poissons», assassinait des requins et faisait péter les récifs à la dynamite

L’émission Là-bas si j’y suis a mis en ligne une chronique hilarante sur le malaise que suscite aujourd’hui Le Monde du silence, documentaire océanographique culte qui ressemble avec le recul à un carnage en haute mer…
Le Monde du silence, un film naïvement… by tuxboard

Si vous vous êtes déjà demandé comment réduire à néant l’héritage historique d’une personnalité adulée et d’une œuvre mythique en cinq minutes, alors il vous faut, toutes affaires cessantes, visionner cette chronique assassine consacrée au Commandant Cousteau.

L’explorateur à bonnet rouge décédé en 1997, qui fut longtemps la personnalité préférée des Français, a accédé à la notoriété avec Le Monde du silence, documentaire de Louis Malle couronné par la Palme d’or à Canne en 1956 et l’Oscar du meilleur film documentaire, qui met en scène le voyage du Commandant et de son équipe à bord de la Calypso pour un voyage d’exploration sous-marine.

Gérard Mordillat, romancier et cinéaste, lui a consacré une chronique filmée dans l’émission web de Là-bas si j’y suis du 23 juin (renaissance sur internet de l’émission de Daniel Mermet programmée auparavant sur France Inter).

Le chroniqueur dit avoir vu «Un film naïvement dégueulasse, c’est une horreur, c’est répugnant, c’est quelque chose d’insupportable».

En fait, même si on pensait avoir en tête les images du film, ce qu’il nous en raconte et les extraits qui sont présentés nous font prendre conscience de l’immense fossé qui nous sépare de cette génération d’explorateur. «Dans Le Monde du silence, il s’agit très clairement […] de faire chier les poissons et toute la faune sous-marine», s’amuse Gérard Mordillat.

Un plongeur s’accroche à une tortue jusqu’à manquer de la noyer en lui faisant perdre son souffle.

«Alors plus tard on verra la même bande d’abrutis satisfaits faire du rodéo sur des tortues terrestres et obliger ces pauvres bêtes à supporter leur poids insupportable».

Plus tard, on voit l’équipe dynamiter un récif de corail: bilan, un millier de poissons morts. «C’est un acte de vandalisme, doit admettre Cousteau en voix off, mais c’est la seule méthode qui permette de faire le recensement de toutes les espèces vivantes».

Ensuite le bateau heurte un cachalot, qui va mourir plus loin: s’ensuit un émouvant cortège funèbre d’un banc de cachalots, «ce qui nous vaut quelques commentaires magnifiques, des belles images…» Et il y a encore pire: un bébé cachalot est cette fois lacéré par les pales d’hélice… et achevé au fusil alors que les requins le dévorent. Puis, la joyeuse bande massacre des requins au poignard, à coup de pelle, au harpon «comme les pires viandards qui aujourd’hui massacrent les requins pour leurs ailerons et les rejettent à la mer plein de sang, agonisants…»

«Comment on n’a pas vu ça à la sortie du film», se demande enfin le chroniqueur, qui y voit un prologue ) la destruction massive de l’écosystème marin

Le Commandant Cousteau faisait-il « chier les poissons »?

 Pauline Chateau

exploration-cousteau_5372109L’explorateur Jacques-Yves Cousteau et son fils Philippe, en 1985. AFP

Dans une chronique dans l’émission Là-bas si j’y suis, Gérard Mordillat s’insurge contre le film de Jacques-Yves Cousteau Le Monde du silence, sorti en 1956, qu’il accuse d’être « naïvement dégueulasse ».

Palme d’or du Festival de Cannes en 1956, Prix Méliès, Oscar du meilleur film documentaire en 1957… Les aventures du Commandant Cousteau à bord de la Calypso dans Le Monde du silence ont été saluées par le monde entier lors de sa sortie. Pourtant, 60 après, dans l’émission Là-bas si j’y suis datée du 23 juin, Gérard Mordillat, délivre une chronique au vitriol sur un « film naïvement dégueulasse ».

« C’est une horreur, c’est répugnant, c’est quelque chose d’insupportable », s’insurge-t-il. Cachalots heurtés voire tués par les scientifiques, tortues terrestres chevauchées, requins achevés à coups de pelle… Le tout savamment filmé par la caméra de Louis Malle. L’équipe de douze plongeurs du Commandant Cousteau fait « chier les poissons », lâche Mordillat.

« Cousteau a ouvert la mer »

Quand l’équipe de Jacques-Yves Cousteau effectue le recensement des espèces présentes dans un récif corallien, les plongeurs recourent à la dynamite. « C’est un acte de vandalisme », reconnaît le Commandant en voix off, mais pour le bien de la science, « nous devons inévitablement faire quelques dégâts ». Résultat: un cimetière de poissons éparpillés sous l’eau. Une scène qui passe mal pour Gérard Mordillat: « C’était réellement prophétique Le Monde du silence parce que c’est bien le silence qui couvre aujourd’hui cette destruction massive. »

« A l’époque, nous étions certes épouvantablement naïfs, mais Cousteau a ouvert la mer et il est devenu protecteur de la nature », affirme François Sarano, océanographe. Compagnon du Commandant durant treize ans, le scientifique tente de nuancer les propos du chroniqueur. « Cette réaction est normale, mais il est nécessaire de remettre le film dans son contexte: notre planète comptait 2,7 milliards d’habitants, la mer était une donnée inconnue, et à nos yeux, elle représentait une corne d’abondance inépuisable », soutient le chercheur. A titre de comparaison, en 1950, chaque Français mangeait en moyenne 10kg/an de produits de la mer, contre 34,4kg aujourd’hui selon France Agrimer.

Du poison à la place de la dynamite

Et aujourd’hui? François Sarano assure que les méthodes destructrices de l’environnement, notamment employées par l’équipe de Jacques-Yves Cousteau, sont toujours utilisées. « Lorsqu’un scientifique souhaite découvrir une espèce, il effectue un prélèvement, il est donc obligé de tuer l’animal », explique l’océanographe. Le scientifique garantit que les chercheurs ne recourent plus à la dynamite, mais au poison pour poursuivre leurs recherches sous les mers. « Nous sommes dans le consciemment dégueulasse. La communauté scientifique comprend qu’un animal ne se définit pas seulement par sa morphologie, mais également par sa manière d’interagir avec son environnement », indique celui qui a également participé à la réalisation du film Océans (2009) avec Jacques Perrin.

« Le Monde du silence » du commandant Cousteau, un film « naïvement dégueulasse » ?

« Le Monde du silence », un film naïvement… par tuxboard

Dix-huit ans après la mort du commandant Jacques-Yves Cousteau, le mythe qui l’auréole et son film culte, Le Monde du silence, semblent bien écornés… Dans l’émission sur Internet « Là-bas si j’y suis », dont le site Slate se fait l’écho, le romancier et cinéaste Gérard Mordillat tire à vue sur ce long-métrage, récompensé par une Palme d’or au Festival de Cannes, en 1956, et par un oscar du meilleur documentaire l’année suivante. Dans sa chronique, il juge ce film « naïvement dégueulasse ».

Mais pourquoi une telle haine envers ce film culte, réalisé par Louis Malle, qui suit l’équipage de la Calypso dans un voyage d’exploration sous-marine ?

« L’impossible commandant Cousteau », comme le nomme le chroniqueur, serait un « pacha qui ne sait pas distinguer bâbord de tribord ». Pour Gérard Mordillat, son film aurait pour but « de faire chier les poissons et toute la faune sous-marine », assure-t-il.

A lire : Le Monde du silence de Cousteau refait surface

Le chroniqueur cite alors l’exemple de différentes scènes du film, où l’on voit un plongeur tiré par une tortue au point de lui faire perdre le souffle, l’explosion d’un récif de corail afin de recenser les espèces qui y vivent – qui a eu pour résultat de tuer un millier de poissons –, ou encore, en guise de vengeance,  le massacre au fusil et à la pelle de requins dévorant un cachalot lacéré par l’hélice de la Calypso. Ainsi présenté, le film ressemble davantage à de la barbarie qu’à une ode au monde sous-marin.

Près de soixante ans après sa sortie, comment peut-on ne pas avoir vu ces scènes atroces, à l’opposé de ce que représente l’explorateur au bonnet rouge dans l’imaginaire collectif ? Gérard Mordillat conclut ainsi sa chronique :

« C’était prophétique, Le Monde du silence. Parce que c’est bien le silence qui couvre aujourd’hui cette destruction massive des récifs de coraux, l’extermination des animaux marins, la chasse, la pollution, le cynisme de tous les gouvernements au nom de la science, de la recherche et du profit. Des films honteux comme ça et ignobles, quand on les revoit aujourd’hui, on se dit qu’on a été aveugles. »

Lire aussi : Qui peut sauver la Calypso ?

« Nous étions épouvantablement naïfs »

Contacté par L’Express, François Sarano, océanographe et compagnon du commandant Cousteau durant treize ans, tempère pourtant les conclusions de M. Mordillat :

« A l’époque, nous étions certes épouvantablement naïfs, mais Cousteau a ouvert la mer et il est devenu protecteur de la nature (…). Cette réaction est normale, mais il est nécessaire de remettre le film dans son contexte : notre planète comptait 2,7 milliards d’habitants, la mer était une donnée inconnue, et à nos yeux, elle représentait une corne d’abondance inépuisable. »

De plus, le chercheur assure que les méthodes employées par l’équipage de la Calypso ont toujours cours aujourd’hui, à quelques nuances près : on n’utilise plus de dynamite mais du poison« Lorsqu’un scientifique souhaite découvrir une espèce, il effectue un prélèvement, il est donc obligé de tuer l’animal », affirme à l’hebdomadaire M. Sarano.

Longtemps considéré comme pionnier dans l’histoire du documentaire de vulgarisation océanographique, le film est aujourd’hui insupportable aux yeux de nombreux spectateurs. L’écrivain Camille Brunel écrivait ainsi en octobre 2011 sur le blog Mauvaises langues que « ce qui semblait un merveilleux documentaire [lui] apparaît aujourd’hui comme le documentaire le plus stupide et le plus répugnant jamais réalisé ».

Né sous le signe du Zodiac, le commandant Cousteau est un homme de spectacle qui, depuis quarante ans, interprète un rôle d’ami de la nature: un personnage gentil, qui filme des animaux gentils. L’été en saharienne Lanvin. L’hiver en costume d’humanoïde à col chevalier, commandé depuis trente ans chez Vernet, 116, Champs-Elysées. Il est entré en fonction en 1956, grâce à un documentaire-culte, le Monde du silence, réalisé avec Louis Malle, qui obtint la palme (hihi) d’or à Cannes. Pour la première fois, le public, et surtout les enfants, découvraient les fonds marins. Un monde neuf. «On buvait ce film», dit drôlement Bernard Violet, biographe iconoclaste (1). Le capitaine de corvette Cousteau obtint illico le poste de directeur du musée océanographique de Monaco et quitta la Marine nationale. Les Requins associés, sa société de production, commençait son ascension commerciale.

Aujourd’hui, lorsqu’on visionne le Monde du silence en compagnie d’enfants convena-bles, en âge d’être les arrière-petits-enfants du commandant, ceux-ci sont stupéfaits: «Gros sauvages! Respectent pas les animaux.» La rhétorique écologiste a lavé les jeunes cervelles. L’équipage de la Calypso massacre une tribu de requins dans une scène à la Cronenberg, abat d’une balle dans la tête un bébé cachalot haché par les pales du navire, dynamite un jardin de coraux tandis que la caméra s’attarde sur l’agonie tragico-rigolote d’un diodon. Les marins chevauchent des tortues en tirant sur des cigarettes qui nuisent gravement à la santé. Les enfants de 1956 rêvaient, ceux de 1995 sont scandalisés. «Ils ont raison et j’en suis fier, dit le commandant, roublard. Cela prouve que les mentalités ont évolué, grâce à moi.» Visage hâve, il ressemble à une institutrice en retraite. Tel un sociétaire d’Art Média, Cousteau ne reçoit la presse que pour commercer. Actuellement, il promeut un livre sur Madagascar (Plon) et un documentaire produit avec Ted Turner.

Dans le nouveau siège de sa fondation (250.000 adhérents), hôtel particulier gardé par des scaphandres, Cousteau communique en buvant de l’eau Perrier. On n’interviewe pas le commandant, on écoute un argumentaire. Lorsqu’on ose une question, il dit: «Vous me brusquez un peu.» L’attachée de presse maison note. Lui rame pour légitimer le caractère scientifique de ses expéditions. Les plongeurs de la Calypso ont raconté comment, pour obtenir des images séduisantes, ils avaient manipulé les animaux. Employant, par exemple, une solution de chlorax sur les pieuvres (Pieuvre, petite pieuvre, 1972) (1). Les belles images ont un prix. Cinq à six millions de francs le tournage. Cousteau ne tourne pas des documentaires, mais des films scénarisés à Hollywood, qui exigent des supercheries. «Ted Turner a les droits pour l’Amérique du Sud et du Nord. Avec l’aide de la banque Worms, nous avons monté une société de production à Majorque pour les droits dans les autres pays», dit JYC. Prononcer «Jique», comme madame Cousteau II, une plantureuse qui chaloupe dans les parages, sur des escarpins à motif panthère.

«Mauvais traitements infligés aux animaux? Moi qui évite d’écraser les fourmis »», JYC enchaîne sur les grandes menaces qui alimentent ses films et le fond de roulement de la fondation. Explosion démographique. Réchauffement de la planète. Et parle de Cousteau Junior, le magazine que lance le groupe Hachette en novembre. S’il a réussi sur le plan commercial, ses autres tentatives sont moins heureuses. L’Argyronète, projet de sous-marin futuriste qui échoua, coûta 57 millions de francs en 1972 aux contribuables français. Après une tempête financière enregistrée par la Cour des comptes, Cousteau quitta la France et entama aux Etats-Unis une carrière en mondovision. Sa célébrité lui valut de vanter des croquettes de poisson congelé à la télévision britannique. Le parc océanique Cousteau, aux Halles creusa, lui, un passif abyssal de 10 millions de francs avant de sombrer. L’Aquaboulevard a racheté la baleine en carton-pâte. Quand on aime, on ne compte pas.

Cousteau jouit d’un droit d’expression tout terrain sur le seul crédit de sa popularité. Au box-office (2), il dispute la première place à l’abbé Pierre. Les médias pour grandes personnes lui sont ouverts, sur des motifs plus sentimentaux que rigoureux. Pour qu’il s’exprime sur les essais de Mururoa, le Monde lui offre sa Une. En janvier 1986, à Punta Arenas (Chili), Cousteau se dit totalement opposé aux essais dans le Pacifique Sud. En 1988, dans France-Soir, il déclare les tirs français inoffensifs. Est-ce un effet du hasard? Quelques mois plus tard, Pierre Joxe, ministre de la Défense, offre un million de francs à la fondation, pour la construction de la Calypso II. En 1995, Cousteau dénonce les essais et » les déclare sans danger.

Ancêtre du «politiquement correct», Cousteau est aujourd’hui victime de sa réussite. Comme Walt Disney, son histoire et sa vie privée sont passées au sonar. Séquence Occupation: JYC a passé la guerre en apnée. Aux îles de Lérins. Son premier court-métrage, Par 18 mètres de fond, réalisé en 1943, reçoit les éloges de Lucien Rebatet dans Je suis partout, son frère aîné, Pierre-Antoine Cousteau, en

est le rédacteur en chef. Condamné à mort après la guerre, ce dernier quitte Clairvaux dix ans plus tard, brouillé avec JYC à qui il reprochait de l’avoir délaissé en prison. Les deux hommes n’étaient pas sur la même longueur d’onde.

Séquence dynastique: il intente ces jours-ci un procès à son fils aîné, pour utilisation abusive de leur nom. Celui-ci a installé dans les îles Fidji un complexe de vacances baptisé Cousteau les Flots Bleus. «Mon fils est charmant, mais il n’est pas capable. Ce n’est pas parce qu’un gosse est né de votre sperme qu’il a les qualités nécessaires pour vous remplacer», a-t-il un jour déclaré au Nouvel Economiste. Jean-Philippe est le fils de madame Cousteau I, décédée en 1990, après cinquante ans de service à bord de la Calypso. «Simone fut la seule femme de marin à avoir attendu son mari en mer», a dit Falco, un plongeur du navire. Le second fils du commandant, Philippe, est mort en 1979 dans le crash d’un hydravion. Il y a deux ans, le commandant se remarie avec Francine, ex-hôtesse de l’air, et présente deux Cousteau junior de 13 et 15 ans.

Lorsqu’on demande au commandant ce qui génère sa popularité, il dit: «Je n’ai jamais raconté de bo-bards.» En voilà justement un… et c’est ce qui a fait son charme. Durant quatre décennies, Cousteau a approvisionné les enfants des villes en féeries aquatiques. Sa biographie n’est pas formatée sur ce modèle. Mais pourquoi, en l’apprenant, les grandes personnes réagissent-elles comme des enfants?.

(1) Cousteau, une biographie. Bernard Violet, Enquêtes Fayard.

(2) Le dernier sondage Ifop-JDD, réalisé du 8 au 13 juin dernier place l’abbé Pierre, puis Cousteau aux premiers rangs des personnes que les Français aiment le mieux.

Le commandant Cousteau en 7 dates

11 juin 1910. Naissance à Saint-André-de-Cubzac, Gironde.

1930. Ecole navale de la Marine nationale 1936. Philippe Tailliez lui fait découvrir la plongée sous-marine.

1942. Tourne Par 18 mètres de fond, film de 15 mn, avec Tailliez et Dumas.

1955. Tournage du Monde du silence.

1972. Départ pour les Etats-Unis 1989. Election à l’Académie française.

Pourquoi « Le Monde du silence » de Cousteau est-il « naïvement dégueulasse » ?

60 ans après sa sortie, le documentaire auréolé du commandant Cousteau, « Le Monde du silence », fait polémique après la chronique virulente du cinéaste et romancier Gérard Mordillat.

Massacre de requins dans "Le Monde du silence" du commandant Cousteau
Crédit : Capture d’écran

Massacre de requins dans « Le Monde du silence » du commandant Cousteau

Lors de sa sortie en 1956, le documentaire du commandant Cousteaua fasciné le monde entier en montrant pour la toute première fois, en couleur, des images de la faune et de la flore sous-marine. Le Monde du silence, filmé à bord du bateau Le Calypso, a obtenu la Palme d’or, puis l’oscar du meilleur documentaire en 1957. Aujourd’hui, à part une sérieuse polémique, le documentaire ne décrocherait plus rien. C’est ce qu’a souligné Gérard Mordillat, romancier et cinéaste, dans sa chronique diffusée lors de l’émission web Là-bas si j’y suis. Il énumère les reproches sans mâcher ses mots, expliquant en plusieurs points en quoi Le Monde du silence est tout simplement un film « naïvement dégueulasse ».

1 – La preuve d’une cruauté inhumaine envers les animaux sous-marins

Selon Gérard Mordillat, le seul but du documentaire du commandant Cousteau était de « faire chier les poissons et toute la faune sous-marine ». Le romancier n’a pas tort. On ne peut que constater la barbarie de l’équipage du commandant lorsqu’il s’accroche à une tortue sous-marine jusqu’à lui en faire perdre son souffle ou monte sur le dos de tortues terrestres.

Pire encore, les hommes de Cousteau sont responsables de la mort de deux cachalots dont un bébé qu’ils achèvent d’un coup de fusil dans la tête. Ils le laissent ensuite se faire dévorer par les requins. Ils décident alors d’attraper les prédateurs, les montent sur leur bateau et s’acharnent sur eux à coups de pelle, au poignard ou de harpon sous prétexte que les marins n’aiment pas les requins… L’équipage du Calypso n’est rien d’autre qu’une bande de « viandards », s’indigne Mordillat.

2 – La flore massacrée

Les exactions commises par l’équipage sont nombreuses. Gérard Mordillat cite également le passage où Cousteau et ses hommes font sauter une barrière de corail au nom de la science. Il souhaite recenser les espèces de poissons qui s’y trouvent. Le seul moyen rapide et efficace est d’utiliser de la dynamite. L’opération a causé la mort d’un millier de poissons que l’on voit flotter inertes dans les eaux turquoises.

3 – Un documentaire prophétique

Une grande question demeure : comment le film a-t-il pu recueillir tant d’éloges ? « C’était prophétique, Le Monde du silence, conclut Gérard Mordillat. Parce que c’est bien le silence qui couvre aujourd’hui cette destruction massive des récifs de coraux, l’extermination des animaux marins, la chasse, la pollution, le cynisme de tous les gouvernements au nom de la science, de la recherche et du profit. Des films honteux comme ça et ignobles, quand on les revoit aujourd’hui, on se dit qu’on a été aveugles. » Ce qui était considéré comme une prouesse en matière documentaire à l’époque et une avancée dans le domaine océanographique est aujourd’hui devenu difficilement regardable.

François Sarano, océanographe et compagnon d’aventure du commandant Cousteaucontacté par L’Express, le reconnaît mais modère les propos de Gérard Mordillat. « À l’époque, nous étions certes épouvantablement naïfs, mais Cousteau a ouvert la mer et il est devenu protecteur de la nature. » Et d’ajouter : « Cette réaction est normale, mais il est nécessaire de remettre le film dans son contexte : notre planète comptait 2,7 milliards d’habitants, la mer était une donnée inconnue, et à nos yeux, elle représentait une corne d’abondance inépuisable. »

François Sarano : « Le procès fait à Cousteau me rappelle ceux faits à ‘Tintin' »

L' Obs

L’océanographe François Sarano, ancien conseiller scientifique de Jacques-Yves Cousteau durant une quinzaine d’années, revient sur les attaques à l’encontre du « Monde du silence », film du célèbre commandant.

Le Commandant Jacques-Yves Cousteau s'est éteint le 25 juin 1997, après plus de 50 ans d'exploration océanographique. (ERIC GAILLARD/AFP)Le Commandant Jacques-Yves Cousteau s’est éteint le 25 juin 1997, après plus de 50 ans d’exploration océanographique. (ERIC GAILLARD/AFP)

« Répugnant », « insupportable », « naïvement dégueulasse »… Dans sa chronique du 23 juin, Gérard Mordillat assassine – avec humour – le documentaire océanographique réalisé en 1954 par Louis Malle, « Le Monde du Silence ». Le romancier et cinéaste, tire à boulets rouges sur le commandant et son bonnet, rouge lui aussi. De quoi provoquer un début de polémique, 60 ans après la sortie du film. Mais alors, pourquoi tant de haine ?

Dans le viseur de Gérard Mordillat, l’équipage de la Calypso, qualifié de « pires viandards ». Jouant avec une tortue jusqu’à lui faire perdre son souffle, explosant un récif corallien à coups de dynamite, ou massacrant des requins « pour venger le cachalot que l’équipage vient pourtant d’achever à coup de fusil », les images de cette « bande d’abrutis satisfaits […] baignant dans le sang et la bonne humeur » ne passent plus auprès du chroniqueur.

Interrogé par « l’Obs », l’océanographe François Sarano, ancien conseiller scientifique de Jacques-Yves Cousteau durant une quinzaine d’années, revient sur ces attaques.

La chronique assassine de Gérard Mordillat vous a-t-elle surpris ?

– Cela me rappelle les procès en racisme qui ont été faits à certains épisodes de « Tintin ». Bien évidemment, avec nos yeux d’aujourd’hui, certaines expressions ou images sont insupportables. Mais à l’époque, cela ne choquait personne. C’est pour cela que je trouve la critique de Gérard Mordillat assez malhonnête, quoique plutôt drôle. La moindre des choses aurait été de replacer le film dans son contexte. Comment peut-on prétendre apporter une critique sincère en occultant les 60 ans qui nous sépare du tournage de ce film ?

Il faut quand même rappeler qu’à l’époque [« Le Monde du Silence » a été tourné en 1954, NDLR], les connaissances sur la vie sous-marine étaient quasi-inexistantes, tout comme l’était ce qu’on appelle aujourd’hui la pensée écologiste. Cousteau et son équipage étaient d’authentiques explorateurs, des pionniers et pas des idéologues. J’ai trouvé cette chronique blessante car en s’attaquant à son film le plus emblématique, elle jette l’opprobre sur toute l’œuvre de Cousteau, qui a pourtant énormément œuvré pour les causes environnementales dès la fin des années 60.

Néanmoins, des scènes comme celle du massacre des requins, laissent à penser que l’équipage prend du plaisir à tuer certains animaux…

Mais c’était le cas ! Encore une fois, le monde sous-marin était complètement inconnu et pour les marins, les requins étaient assimilés à l’ennemi, à des monstres marins. Le film n’est que le reflet de son époque et de ses croyances. L’océan était perçu comme un terrain vierge et une corne d’abondance. En 1954, personne n’avait encore pressenti les désastres à venir, pas même Cousteau. Avec le recul, lui-même trouvait ces images révoltantes et insupportables. Mais elles font partie du film, de cette photographie d’un instant T de notre connaissance des océans. Les réactions que ces scènes suscitent aujourd’hui sont plutôt un signal positif, la preuve que les mentalités ont évolué. N’en déplaise aux bien-pensants, c’est aussi grâce à des gens comme le commandant Cousteau.

En 2015, est-ce toujours imaginable de diffuser « Le Monde du Silence » sur une grande chaîne de télévision ?

Je comprends que ces images choquent, notamment les plus jeunes et ceux qui ont eu la chance de naître dans une société déjà sensibilisée aux questions d’écologie et de respect de la vie animale. C’est pourquoi je fais partie de ceux qui militent pour que le film soit accompagné d’un documentaire complémentaire qui permettrait de recontextualiser le film et parler plus généralement des 50 ans de carrière de Cousteau.

Concernant une diffusion, la question s’est déjà posée en fait. Je me rappelle qu’en 1992, France 2 avait voulu diffuser « Le Monde du Silence » à l’occasion du Sommet de la Terre de Rio consacré aux changements climatiques. La chaîne avait demandé à Cousteau de pouvoir couper au montage la scène du « massacre » des requins. Bien évidemment, il avait refusé.

Le commandant Cousteau, cet ennemi de la nature ?

La cachalot abattu à la carabine, c'est pour la science

Le Monde du silence, le film documentaire du commandant Cousteau et Louis Malle a marqué l’histoire du cinéma et l’imaginaire collectif – il fut Palme d’or à Cannes en 1956 et Oscar du meilleur film documentaire l’année suivante aux Etats-Unis. Tout le monde a gardé en mémoire la beauté des fonds marins, la nonchalance des tortues, le côté Darwin revival de l’expédition, la pipe du commandant Cousteau… Mais soixante ans après sa sortie, pour le romancier Gérard Mordillat, Le Monde du silence, c’est surtout l’œuvre d’« une bande d’abrutis satisfaits ».

C’est dans une émission du 11 juin de Là-bas si j’y suis récemment mise en ligne que Gérard Mordillat nous raconte sa soirée DVD, à la fois atterré par l’atrocité de certaines scènes et amusé par l’imbécilité patente des membres de l’expédition : poissons tués par centaines à la dynamite, requins massacrés pour le plaisir, coraux détruits sans penser à mal, tortues marines prises pour des jouets pour enfant, un « bébé cachalot haché menu » par les hélices de la Calypso… Sa chronique, filmée et entrecoupée d’extraits du film met le doigt où ça fait mal :

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tigris            Eh…..Oh… ! C’était en…….1956 . C’est facile aujourd’hui de dire cela ! Il y a eu plein de choses et d’actes mal accomplis certainement mais çà a le mérite d’avoir tracé la route et vous permettre d’agir aujourd’hui et hier et….demain ! Le Commandant est mort ! Fallait agir depuis 1956, non ?

De mémoire, Cousteau lui-même avait reconnu que le massacre des requins était une faute, liée à l’idée que son équipage se faisait de l’animal à l’époque. Il avait ajouté que ça ne se serait plus produit 20 ans plus tard. Il est absolument ridicule de juger les standards d’une époque avec les critères d’un bon demi siècle plus tard. Rappelons que les premiers archéologues ont ouvert des sépultures à la dynamite. Mais ces gens étaient des pionniers. Et l’héritage de Cousteau dépasse largement les fautes relevées dans ce film.

Les andouilles qui le critiquent seraient bien en peine d’en faire autant pour l’océan que lui.

 Pingouin Malin        Ah oui, les premiers archéologues, des aventuriers principalement motivés par le profit et la gloire. L’archéologie en tant que science est venue plus tard.
  •  lls          L’archéologie en tant que science est apparu dans les années 1880. L’invention de la dynamite date de 1867.

    Ceci dit, avant 1867, il y avait déjà des archéologues. Sans remonter au roi Nabonide (VIe siècle avant notre ère) qui s’intéressant au passé a reconstruit d’anciens temples, nous pouvons parler des Antiquaires, de divers régions du monde, bien avant la révolution industrielle. Ensuite viennent les excavations et la mise en place lente de techniques scientifiques. L’étude de Stonehenge, du Colisée et la découverte de Pompéi, datent du XVIIIe siècle.    Alors certes, c’est très poétique de parler des premiers archéologues comme des dynamiteurs, mais c’est tout simplement anachronique.                                                                        Ça me rappelle cette chanson des Poppys dont l’anachronisme fait mal aux oreilles:

    « Ils ne mettaient jamais la main sur un fusil
    Gandhi,Luther King ou Jésus-Christ
    Dites-moi donc pourquoi on leur a pris la vie
    Gandhi,Luther King ou Jésus-Christ »

     Sultan Rahi   Bien dit.   Et je préfère un Cousteau qui a reconnu ses erreurs et a donné un sens à l’écologie plutôt que les Duflot, Placé, Joly ou Cosse qui transforment l’écologie en un champ de ruines.
    Grub                  Ou qui font de l’écologie sans mettre le bout de leur nez en dehors du Sénat ou de Paris..
     Surfer            Ha c’est sûr que c’est dans les bois, à la campagne ou à la montagne que les belles lois que gratouillent sénateurs et députés sont écrites.  Les générateurs d’excréments qui couvrent la terre de France sont à Paris, il faut bien quelques petites fleurs écologiques pour agrémenter le tout.
     Lecteur               Duflot s’intéresse avant tout à sa candidature présidentielle, l’écologie elle s’en moque. Elle préfère les roms car çà fait « de gauche »        V Place lui compte les jours qui lui restent avant de devenir ministre. Que ca soit de Hollande aujourd’hui ou de Sarkozy demain… « Prêt à tout et bon à rien » pourrait être sa devise
    blankass75            Il est sur que cela ne pourrait pas recommencer actuellement, impensable       Je me demande si percuter un cachalot n’était pas volontaire juste pour son film.    D’ailleurs, n’était il pas en conflit permanent avec un de ses fils, Jean Michel qui pour lui était plus bas que terre
    jorian95                      Cousteau est connu dans le monde entier, c’est un fait ! M’étonnerait que ce soit le cas de ce Mordillat, illustre inconnu…
    popof25000             allez hop, prends toi ça dans les dents Cousteau, maintenant que tu n’es plus là pour te défendre. Ce Mordillat sort les crocs.
    dunatos                      Toujours été un trou du cul ce Cousteau… @MomiedonnaLaRuine       J’attends de voir. La règle du doc animalier est de ne pas interagir avec l’animal observé et filmé.
    MomiedonnaLaRuine    Oser dire que ce 1er film documentaire sous marin est dégueulasse est scandaleux ! Il y a bien plus de docu de merdes actuellement qui sont bien atroces et tout le monde trouve ça normal et pour Cousteau ben c’est de suite mal vu… C’est grâce à cousteau que l’on connaît la mer d’aujourd’hui, on peut donc le remercier !
    lesper                         La révélation des fonds des océans et l’ amorce de l’ étude des ressources offertes il y a 60 ans puis du perfectionnement décisif des techniques de plongée associé à la mise au point de sa sécurité n’ émeut guère les ayatollahs verts mués en iconoclastes enragés        Voilà Cousteau sur la sellette maintenant ! cette rage de détruire les icônes d’ hier avec les « certitudes » acquises ces dernières 48 h…     depuis l’ encyclopédie indexée du PC…vue par « google » ….. tout ceci nous plonge dans une profonde « perplexité » !!!!la révél
    al-chris                             Avoir de tels propos est ignoble et relève d’une carence intellectuelle prononcée.
    scrapounette               Mr Mme les journalistes relisez vos textes 🙂 2 à dans un Nom propre, cela arrive mais : Lors de sa sortie, le documentaire du commandant fascinait le monde entier ….                                             mdr, on se croirait sur un mur Fb de jeunes !!!                            sylchri                              Une grande question demeure : comment le film a-t-il pu recueillir tant d’éloges ?

    Mais c’est simple ! Lisez certains commentaires et vous comprendrez !
    cousteau était une icône et doit le rester, quoi qu’il ait fait, quoi que l’on apprend sur lui. Le nom de cousteau a été banni dans l’éducation de mes enfants, on savait qui était cousteau et ce depuis plusieurs dizaines d’années !
    C’était un mythe et les Français ont horreur de déboulonner les mythes, comme cousteau, pasteur, churchill, etc !

    Louis de Saint-PriestLouis de Saint-Priest
    Oui les temps ont bien changé! Ce qui paraissait immuable et inépuisable, la mer, la faune, est aujourd’hui en voie de transformation rapide… En ce qui concerne la vie sous-marine , on va dans le mur pour cause de surexploitation, de pollution, de réchauffement climatique et d’acidification… En 1952 Alain Bombard s’est nourri de plancton, aujourd’hui il avalerait du plastique ou comme les albatros de Midway des cartouches d’imprimantes…

    La critique de Cousteau est facile, anachronique et surtout auto-publicitaire … Ce genre de « père la vertu » embouteille la vie française depuis au moins 40 ans, crache dans les vieilles soupes et s’allume des réverbères pour y montrer ses charmes…

    Tigre BleuTigre Bleu
    Recadrage salutaire de M. Sarano. Les culs-bénis nous pourrissent la vie à force de délirer sans arrêt sur tout et sur rien pour se donner de l’importance. Quand on compare ce qu’a fait Cousteau pour la connaissance des océans et les générations d’amoureux de la mer qu’il a enfanté et M. Mordillat, le constat est cruel…

    Goulvine LeGuenecGoulvine LeGuenec
    j’ai beaucoup de problème avec l’idée qui veut que vu que c’était dans le passe, cela doit être pardonné.
    Nous savons très bien comment depuis sa mort, la famille de Cousteau a refermé la porte, et essaie désespérement d’oublier Jacques, pour de très bonnes raisons.

    La cruauté face aux animaux de passe ou de nos jours révèle un certain comportement. Si on est cruel avec les animaux et on l’apprécie, on est cruel avec ceux qui nous entourent car on ne sait plus respecter. on a dépassé l’humanisme.

    Stephane TOCQUET           Mais bien sur, ce type était un homme remarquable, la preuve, il a même fait un procès à son propre fils qui avait l’outrecuidance de vouloir utiliser son nom …
    Milli JeanMilli Jean
    Boucherie…plutôt poissonnerie !
    La vivisection ne fait pas mieux de nos jours.
    Quand à la protection du monde marin fait-on mieux de nos jours avec tous les rejets et les vortex de déchets dans les océans.

    alma45                   Je fus extrêmement choquée lorsque jeune adulte, j’ai vu le film « mythique » Le monde du Silence, après une enfance bercée par ce bon Cousteau qui aimait tant la Nature et la Mer.

    Ah les années 70, chaque dimanche, nous attendions Le documentaire de notre cher commandant au bonnet rouge (sang ?)…
    Pour rester dans le Cinéma, merci à Jacques Perrin pour Océans, Le Peuple Migrateur…Films qui contribuent à ouvrir les consciences sur les nombreux combats à mener pour le respect de la Nature et du Vivant.

    Pluginseb Pluginseb   J’ai découvert ce film il y a une grosse vingtaine d’années, et cela fait une grosse vingtaine d’années que je dis la même chose que Mordillat (pas sur l’aspect technique auquel je ne connais rien – et bien qu’à mon avis il s’agisse plus de faire du « cinéma », mais sur le massacre systématique de l’écosystème). A l’idée de « faire chier les poissons » de M. Mordillat, on peut justement citer la scène du mérou, dans laquelle Cousteau et sa petite bande font justement chier un mérou qui n’en demandait pas tant.
    SylvieGla SylvieGla       N’en déplaise à monsieur Mordillat, on dit bien « ‘barre à droite » et non pas « barre à tribord » : « Les expressions « à tribord toute », « à bâbord toute » ne sont pas utilisées dans la marine. Pour le timonier, qui se tient à la barre face à l’avant, on doit utiliser les mots « Droite » et « Gauche » « à droite toute », ou « à droite 5 » (pour dire toute à droite ou 5 degrés à droite). Sur les voiliers, les ordres à la barre étaient donnés au vent ou sous le vent. » (source : Wikipédia)

    Pour le reste, il a malheureusement raison…

    S’il est vrai que, à l’époque, on se souciait bien peu d’écologie, il est tout aussi vrai que Jacques Cousteau avait un ego… de la taille d’une baleine blanche. Et que j’apparais sur le maximum de plans, et que je bidonne des plongées que je n’ai pas faite mais où l’on me voit me mettre à l’eau avec les autres plongeurs… Bref, un communicant très en avance pour l’époque dans l’art de brouiller les pistes. Personnage assez peu sympathique qui a très vite compris comment faire d’une science assez neuve (la plongée autonome) un business gratifiant et juteux.

    SkiMan SkiMan            Pauvre type… Vous devez vous sentir bien médiocre pour insulter la mémoire d’un homme mort que vous ne connaissiez pas et à qui vous n’arrivez même pas à la cheville !
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