Le plus grand mathématicien du XXe siècle est mort

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John Nash, un pessimiste dans la théorie des jeux

Le Monde

John Nash© AFP John Nash Le mathématicien américain John Nash, mort samedi 23 mai à l’âge de 86 ans dans un accident de voiture alors qu’il venait de recevoir le prix Abel de mathématiques, s’était vu décerner le Prix Nobel d’économie en 1994 pour sa contribution à la théorie des jeux. Celle-ci est devenue un puissant outil dans de nombreuses disciplines où l’on cherche à définir des choix rationnels optimaux – en psychologie, science politique, géostratégie, écologie…. La théorie des jeux a connu son essor dans les années 1940, avec les travaux de John von Neumann et Oskar Morgenstern, qui s’intéressèrent d’abord à des situations à deux joueurs, à somme nulle – où le gain de l’un est la perte de l’autre.

Albert Tucker (1905-1995) proposa en 1950 un type de jeu à somme non nulle sous le nom de dilemme du prisonnier, qui a connu de nombreuses variantes. L’une d’elle place deux malfrats dans la position de dénoncer son complice en échange d’une peine plus clémente, sans pouvoir communiquer. S’ils restent tous les deux muets, les voleurs écoperont de cinq ans de prison. Celui qui dénonce n’aura qu’un an à purger. Mais s’il est dénoncé, ce sera dix ans. On constate que l’optimum individuel est différent de l’optimum collectif, puisque pour réduire sa détention en dénonçant son complice, choix rationnel, le prisonnier s’expose à la même sanction dans la mesure où son complice peut faire de même. « C’était un résultat très intéressant en économie, qui allait à l’encontre de la Main invisible d’Adam Smith », souligne le mathématicien Ivar Ekeland (université Paris-Dauphine).

« On n’a pas trouvé mieux »

Nash, qui effectuait son doctorat sous la direction de Tucker, a proposé la même année la notion d’équilibre pour rendre compte de situations de jeu mettant aux prises un nombre quelconque de joueurs, avec une somme non nulle, comme dans le dilemme du prisonnier. L’équilibre est atteint lorsque chaque joueur pense avoir conquis une position satisfaisante. « Von Neumann travaillait sur un programme où la théorie des jeux serait coopérative, avec des solutions où les gens pourraient s’entendre », souligne Ivar Ekeland. Nash a proposé une solution non coopérative, individualiste. Mais alors que le programme de Von Neumann n’a pas abouti, celui de Nash, qui représente une sorte de « résignation de la pensée à l’individualisme », occupe toujours économistes et mathématiciens, témoigne Ivar Ekeland, « parce qu’on n’a pas trouvé mieux ». Il s’incarne notamment dans les paradoxes de l’action collective, où des solutions qui seraient bénéfiques au plus grand nombre ne voient jamais le jour parce que la rationalité individuelle leur fait barrage.

John Nash, mort d’un « homme d’exception »

CARNET – Le brillant mathématicien américain John Nash est mort samedi dans un accident de la circulation, à l’âge de 86 ans. Son œuvre scientifique, majeure, et sa personnalité troublée avait donné lieu, en 2001, à une adaptation cinématographique : « Un homme d’exception ».

John Nash avait obtenu le Prix Nobel de mathématiques en 1994.

John Nash avait obtenu le Prix Nobel de mathématiques en 1994. Photo : AFP

Mort du mathématicien américain John Nash

Mort du mathématicien américain John Nash

Le scientifique et sa femme, Alicia Nash, incarnés dans le film « Un homme d’exception », ont péri samedi dans un accident de voiture.

Le mathématicien américain John Nash et sa femme ont été tués samedi dans un accident de voiture sur la côte est des Etats-Unis, a-t-on appris dimanche. Le taxi dans lequel ils avaient pris place est sorti de la route, et tous deux ont été éjectés du véhicule, sur une autoroute du New Jersey, a précisé la police. Le mathématicien, célèbre pour son travail sur la théorie économique des jeux mais aussi prix Nobel d’économie en 1994, était âgé de 86 ans et sa femme de 82 ans.

« Un homme d’exception », un film sur le parcours de John Nash. La carrière de John Nash, de son nom complet John Forbes Nash Jr, avait inspiré à Ron Howard le film Un homme d’exception, sorti en 2002. Le long-métrage, en partie romancé, revient sur le brillant parcours du mathématicien.

>> C’est l’acteur Russel Crowe qui s’était glissé dans le rôle-titre :

John Nash, la théorie des jeux et la question du bon choix

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | Philippe Pajot

Le mathématicien John Forbes Nash est mort à l'âge de 86 ans. L'occasion de revenir sur sa spécialité, la théorie des jeux.

Le mathématicien américain John Forbes Nash est mort à l’âge de 86 ans. Ci-dessous, un article datant de mai 2013 où il est question de sa spécialité, la théorie des jeux.

« Gouverner, c’est choisir », disait Pierre Mendès France. S’il n’est pas toujours facile de gouverner, au moins la théorie des jeux et ses outils en pleine expansion peuvent-ils nous aider à faire des choix raisonnés dans bien des situations pratiques : organisation des réseaux de communication, ordonnancement des tâches, gestion du flux automobile ou des mariages…

Commençons par quelques questions pour montrer que notre intuition des probabilités est facilement faussée, induisant de mauvais choix. A partir de combien de personnes réunies dans une pièce la probabilité de trouver une date d’anniversaire commune est-elle supérieure à 1/2 ? La réponse est 23. Et, dès qu’il y a 57 personnes, cette probabilité monte à 99 %. Ces réponses qui peuvent choquer l’intuition première sont pourtant bien établies par les calculs élémentaires de probabilité.

LE JEU DES TROIS PORTES FERMÉES

Autre exemple troublant. Vous participez à un jeu où l’on vous montre trois portes fermées. Derrière l’une de ces trois portes se trouve un prix (dont on suppose qu’il vous intéresse…) et rien derrière les deux autres portes. Première étape, le meneur de jeu vous demande de désigner une porte (mais il ne l’ouvre pas). Deuxième étape : le meneur ouvre une des deux autres portes où il n’y a rien. Il reste donc deux portes closes, l’une avec un prix derrière et l’autre avec rien.

Dans cette dernière étape, celle de l’ouverture de la porte, le meneur de jeu vous demande si vous préférez conserver votre choix initial et ouvrir cette porte, ou bien si, au contraire, vous préférez changer de choix et ouvrir l’autre porte. Autrement dit, qu’avez-vous intérêt à faire pour maximiser vos chances de gagner ?

Il vaut mieux changer de choix et ouvrir l’autre porte, car vous aurez alors deux chances sur trois de gagner le prix, alors que vous n’en aurez qu’une sur trois si vous persistez dans votre choix initial.

« PARADOXE DE MONTY HALL »

Si vous n’êtes pas convaincu, imaginez le même jeu où l’on vous demande de désigner une carte au hasard parmi 52 cartes face cachée, puis on retourne 50 autres cartes qui ne sont pas l’as de pique. Parmi les deux cartes restantes, où pensez-vous que se cache l’as de pique ? Les probabilités sont dans ce cas de 1/52 si vous conservez votre choix initial et de 51/52 (un peu plus de 98 %) si vous modifiez votre choix, parce que vous aurez retourné en tout 51 cartes sur 52.

Décliné sous la forme de jeux télévisés à partir des années 1960, ce « paradoxe de Monty Hall » a fait le bonheur de présentateurs dont tout le talent (et l’intérêt) consistait à convaincre les candidats naïfs de ne pas changer de choix…

La bonne connaissance des caractéristiques d’un jeu peut ainsi aider à gagner. Comme au black jack, un jeu de cartes américain qui se joue dans les casinos, où cette connaissance peut se révéler précieuse : les personnes qui parviennent à se souvenir des cartes déjà sorties peuvent analyser leur probabilité de gagner, en fonction des cartes qui ne sont pas sorties, et miser au bon moment. Plusieurs équipes ont défrayé la chronique, utilisant cette technique dite du comptage de cartes pour berner nombre de casinos à travers le monde.

CHOIX STRATÉGIQUES

Les choix stratégiques que l’on peut faire, par exemple lors d’une élection, sont concernés également par des considérations probabilistes, menant parfois à des paradoxes. Ainsi, il est possible, lors d’un vote où l’on demande de classer trois candidats (A, B et C) par ordre de préférence, qu’une majorité de votants préfère A à B, qu’une autre préfère B à C, mais qu’une autre choisisse C plutôt que A ! C’est parce que la relation de préférence n’est pas transitive que ce paradoxe, énoncé par Nicolas de Condorcet en 1785, apparaît.

Ce sont les mêmes genres de relation de non-transitivité que l’on trouve dans le jeu populaire pierre-feuille-ciseaux.

Au-delà de la compréhension individuelle de la multitude de jeux qui existent, les mathématiciens ont commencé à formaliser des problèmes de stratégies et de choix à travers la théorie des jeux. Le jeu s’entend ici comme une confrontation entre deux joueurs, comme le cas du jeu pierre-feuille-ciseaux, mais avec un gain variable associé à chaque victoire, de sorte que l’on puisse opter pour une stratégie qui optimise ce gain au bout d’un certain temps.

THÉORÈME DU MINIMAX

Des considérations économiques donc qui guident les pionniers de cette formalisation, dont le mathématicien américain John von Neumann donnera le premier exemple à travers son théorème du minimax, démontré en 1928. Ce théorème stipule que dans un jeu à deux joueurs et de somme nulle (la somme des gains potentiels de tous les joueurs est nulle), il existe une valeur moyenne représentant ce que peut gagner le premier joueur au détriment du second joueur si ceux-ci jouent de manière rationnelle (c’est-à-dire en cherchant à optimiser leurs gains).

C’est un autre mathématicien, John Nash, qui étendra dans les années 1950 les travaux de von Neumann en s’attaquant aux jeux à plus de deux joueurs à somme non nulle (la somme des gains de tous les joueurs peut être quelconque). Il établira la notion d’équilibre de Nash : un point d’équilibre du jeu où tous les joueurs se disent satisfaits du résultat. Par exemple, dans le jeu pierre-feuille-ciseaux, un équilibre de Nash est atteint si les joueurs jouent chaque coup avec une probabilité de 1/3. Pour ce résultat et d’autres contributions en théorie des jeux, Nash recevra le prix Nobel d’économie en 1994.

THÉORIE DES JEUX

Cet intérêt des économistes pour la théorie des jeux s’est accéléré dernièrement. Alors que le prix Nobel d’économie récompensait le plus souvent des résultats en économie pure, en sciences sociales ou sur les négociations, les derniers prix Nobel, dont celui attribué au mathématicien américain Lloyd Shapley en 2012, témoignent de la montée en puissance de la théorie algorithmique des jeux. Le problème de l’équilibre de Nash, c’est que, bien qu’il s’agisse de points stables sur le plan théorique, dans un jeu complexe, rien ne garantit que l’on va converger vers ces points. Dans la plupart des cas, ils sont incalculables.

Mais, dans plusieurs jeux, Lloyd Shapley a montré que le problème a au moins une solution stable qui est l’équilibre de Nash. L’exemple le plus connu est le problème des mariages stables. Il consiste à trouver, étant donné un certain nombre d’hommes et autant de femmes, une façon stable de former des couples sans que personne y trouve rien à redire (sans qu’aucune femme ni qu’aucun homme préfère être avec un autre partenaire). Non seulement Shapley a montré l’existence de plusieurs solutions stables à ce problème mais, avec son collègue David Gale, il a donné une solution algorithmique, c’est-à-dire une manière de calculer ces solutions.

L’ALGORITHME DE SHAPLEY

Le problème des mariages stables est une version simplifiée des problèmes d’appariement optimal, où l’on cherche à affecter des étudiants dans des établissements à effectifs limités en tenant compte des préférences de tous (la procédure automatisée d’entrée au collège Affelnet, la procédure d’admission postbac, etc.). Des problèmes dont les solutions stables peuvent se calculer par l’algorithme de Shapley.

De manière générale, l’optimisation issue de la théorie des jeux est au coeur des préoccupations de notre monde numérique. Pour le routage des réseaux sans fil, par exemple, le problème consiste à faire voyager le plus vite possible des paquets de données d’un point à un autre en passant par de multiples relais intermédiaires.

« Pour résoudre ces problèmes, on tire au hasard un chemin par lequel on fait passer un paquet de données. Puis on répète l’opération. En mesurant les performances de chaque paquet, on va apprendre progressivement les bons chemins pour choisir au final le chemin optimal », explique Corinne Touati, spécialiste de la théorie des jeux au Laboratoire d’informatique de Grenoble.

Mort de John Nash, le mathématicien d' »Un Homme d’exception », incarné par Russell Crowe

JOHN NASH PRIX NOBEL

ETATS-UNIS – Son nom, John Nash, ne vous évoque peut-être pas grand chose. Pourtant, c’est son histoire qui avait été portée à l’écran dans « Un homme d’exception », avec Russell Crowe et Jennifer Connelly. L’illustre mathématicien américain, génie torturé et prix Nobel d’économie en 1994 est décédé samedi 23 mai avec sa femme dans un accident de la route sur la côte est des Etats-Unis, a-t-on appris dimanche auprès de la police.

John Nash, célèbre pour son travail sur la théorie économique des jeux et sa femme, Alicia Nash, ont été éjectés d’un taxi dont le chauffeur avait perdu le contrôle sur une autoroute du New Jersey (est), a précisé la police. « Les passagers du taxi ont été éjectés » et sont morts samedi, a indiqué un responsable, en expliquant que le chauffeur avait « perdu le contrôle » du véhicule et heurté une barrière de sécurité sur le bord de l’autoroute. John Nash, qui souffrait de schizophrénie, était âgé de 86 ans.

« Le Mathématicien d' »Un homme d’exception » tué dans un accident de voiture »Russel Crowe, qui a incarné le scientifique dans le film réalisé par Ron Howard, a rendu un vibrant hommage aux disparus sur son compte Twitter. De même que l’Académie du Prix Nobel à Stockholm.

« Suis sous le choc. Mes pensées vont à John et Alicia ainsi qu’à leur famille »

« Triste nouvelle. John F. Nash Jr, qui avait reçu le prix Nobel d’économie en 1994, est mort dans un accident« John Nash et un autre mathématicien Louis Nirenberg, décrits comme « deux géants du XXe siècle » de la discipline, s’étaient vu attribuer le 25 mars le prix Abel de mathématiques. Ils avaient été récompensés « pour leurs contributions fondamentales et absolument remarquables à la théorie des équations aux dérivées partielles non linéaires, et à ses applications à l’analyse géométrique », selon l’Académie norvégienne des sciences et lettres.

John Nash a fait carrière à l’Université de Princeton et à l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT). Le film « Un homme d’exception » décrit à la fois son génie mathématique et sa schizophrénie qui lui faisait imaginer un agent fédéral américain qui lui a proposé d’aider secrètement le gouvernement pour décrypter des messages d’espions russes dans la presse. Après une hospitalisation et l’aide de sa femme il parvient à contrôler ses hallucinations.

Le prix nobel d’économie John Nash tué dans un accident de voiture

LEXPRESS.fr avec AFP

john-nash_5344751John Nash est mort. REUTERS/Bobby

Ce spécialiste américain de la théorie des jeux est décédé à l’age de 86 ans ce dimanche dans un accident, alors qu’il effectuait un trajet en taxi avec sa femme, dans le New Jersey.

Le monde de l’économie perd « un homme d’exception ». Le célèbre mathématicien et économiste américain John Nash est mort ce dimanche dans un accident de voiture survenu dans le New Jersey, sur la côte est des Etats-Unis, a-t-on appris ce dimanche auprès de la police.

Le scientifique et sa femme, Alicia Nash ont été éjectés d’un taxi dont le chauffeur avait perdu le contrôle sur une autoroute du New Jersey (est), a précisé la police. « Les passagers du véhicule ont été éjectés » et sont morts ce samedi, a indiqué le sergent Gregory Williams, en expliquant que le chauffeur avait « heurté une barrière de sécurité » sur le bord de l’autoroute.

Le Nobel mais pas la médaille Fields

John Nash était âgé de 86 ans. Il avait fait carrière à l’Université de Princeton et à l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT). Il était connu pour ses recherches sur la géométrie différentielle ainsi que sur la théorie des jeux et ses application en économie. C’est pour ces travaux qu’il avait notamment obtenu le prix Nobel en 1994. John Nash et un autre mathématicien Louis Nirenberg, décrits comme « deux géants du XXe siècle » de la discipline, s’étaient vu attribuer, le 25 mars dernier, le prix Abel de mathématiques pour ces travaux. Mais John Nash n’a jamais obtenu la Médaille Fields, considérée comme la récompense la plus prestigieuse de la discipline vue comme l’équivalent du prix Nobel de mathématiques.

John Nash est né le 13 juin 1928 à Bluefield, en Virginie occidentale (est) d’un père ingénieur, qui avait servi en France pendant la Première Guerre mondiale, et d’une mère enseignante devenue partiellement malentendante des suites d’une maladie. Il a une soeur, Martha. Au lycée, il lit comme une prémonition une histoire des mathématiques, « Men of Mathematics » de E.T. Bell. Les prestigieuses universités d’Harvard et de Princeton ouvrent leurs portes au brillant étudiant. Il choisit Princeton, car c’est « plus près de Bluefield ».

L’équilibre de Nash

S’en suit un doctorat sur la théorie économique des jeux, suivi de diverses publications et découvertes dans la géométrie différentielle ou les équations dérivées partielles. Il fait carrière à Princeton et à l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT).

Avec sa théorie des jeux non coopératifs publié en 1950 et pour laquelle il partage le Prix Nobel d’économie 1994 avec les économistes hongrois John Harsanyi et allemand Reinhard Selten, il montre qu’il y a toujours un « équilibre » entre les joueurs –connu sous le nom d' »équilibre de Nash »– puisque aucun ne peut modifier seul de sa stratégie sans affaiblir ses gains.

L’agence du renseignement NSA (National security agency) avait organisé en 2012 une exposition sur John Nash, qui avait proposé de développer une machine pour crypter et décrypter les messages.

« Un homme d’exception »

John Nash avait été incarné au cinéma par Russell Crowe dans le film Un homme d’exception réalisé en 2002 par Ron Howard. Le film décrit à la fois son génie mathématique et la schizophrénie dont il souffrait. Son personnage imaginait ainsi qu’un agent fédéral américain lui demandait d’aider secrètement le gouvernement pour décrypter des messages d’espions russes dans la presse. Après une hospitalisation et l’aide de sa femme, il parvenait finalement à contrôler ses hallucinations, dans ce biopic qui lui était consacré.

L’acteur néo-zélandais, qui avait approché Nash de près, a confié ce dimanche sur Twitter son choc. « Mes pensées vont à John et Alicia et à leur famille. Ce fut une collaboration extraordinaire. Des esprits d’exception, de très grands coeurs », écrit-il.

Une « source d’inspiration » pour Varoufakis

Le ministre grec de l’Economie, Yanis Varoufakis, également professeur d’économie et féru de théorie des jeux, qui l’avait déjà rencontré, a salué une « source d’inspiration ».

Le président de l’Université de Princeton, où il travaillait et a fait sa thèse sur la théorie des jeux, Christopher Eisgruber, a loué « les travaux remarquables de John (Nash) qui ont inspiré des générations de mathématiciens, d’économistes et de scientifiques ».

#Disparition Le mathématicien américain John Nash est mort dans un accident de voiture

(LuiSiuWai/XINHUA)

Le mathématicien américain John Nash, célèbre pour son travail sur la théorie économique des jeux et prix Nobel d’économie en 1994, est mort ce samedi avec sa femme dans un accident de la route sur la côte est des Etats-Unis.

Le scientifique et sa femme, Alicia Nash, incarnés dans le film « Un homme d’exception » (2002), ont été éjectés d’un taxi dont le chauffeur avait perdu le contrôle sur une autoroute du New Jersey, précise à l’AFP la police. John Nash était âgé de 86 ans.

Le génie des mathématiques John Nash est mort

Le Point –

Le scientifique est décédé dans un accident de voiture, samedi. Il avait été incarné au cinéma par Russell Crowe dans le film « Un homme d’exception ».

Le mathématicien John Nash est décédé dans un accident de voiture, samedi 23 mai.
Le mathématicien John Nash est décédé dans un accident de voiture, samedi 23 mai. © Haakon Mosvold Larsen / NTB SCANPIX / AFP

Le mathématicien américain John Nash, célèbre pour son travail sur la théorie économique des jeux et Prix Nobel d’économie en 1994, est décédé samedi avec sa femme dans un accident de la route sur la côte est des États-Unis, a-t-on appris dimanche auprès de la police.

Le scientifique et sa femme, Alicia Nash, incarnés dans le film Un homme d’exception (2002), ont été éjectés d’un taxi dont le chauffeur avait perdu le contrôle sur une autoroute du New Jersey (Est), a précisé la police. John Nash était âgé de 86 ans. « Les passagers du taxi ont été éjectés » et sont morts samedi, a indiqué à l’AFP le sergent Gregory Williams, en expliquant que le chauffeur avait « perdu le contrôle » du véhicule et heurté une barrière de sécurité sur le bord de l’autoroute.

Un génie schizophrène

John Nash et un autre mathématicien Louis Nirenberg, décrits comme « deux géants du XXe siècle » de la discipline, s’étaient vu attribuer le 25 mars le prix Abel de mathématiques. Ils avaient été récompensés « pour leurs contributions fondamentales et absolument remarquables à la théorie des équations aux dérivées partielles non linéaires, et à ses applications à l’analyse géométrique », selon l’Académie norvégienne des sciences et lettres. John Nash a fait carrière à l’université de Princeton et à l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT).

Dans Un homme d’exception, réalisé par Ron Howard, son personnage est interprété par Russell Crowe. Le film décrit à la fois son génie mathématique et sa schizophrénie qui lui faisait imaginer un agent fédéral américain qui lui a proposé d’aider secrètement le gouvernement pour décrypter des messages d’espions russes dans la presse. Après une hospitalisation et l’aide de sa femme, il parvient à contrôler ses hallucinations. Russell Crowe s’est dit, sur Twitter, « sous le choc ». « Mes pensées vont à John et Alicia et à leur famille. Ce fut une collaboration extraordinaire. Des esprits d’exception, de très grands coeurs », écrit-il.

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Le génie des mathématiques John Nash est mort

Le Point – Publié le 24/05/2015 à 17:19 – Modifié le 25/05/2015 à 06:29

Le scientifique est décédé dans un accident de voiture, samedi. Il avait été incarné au cinéma par Russell Crowe dans le film « Un homme d’exception ».

Le mathématicien John Nash est décédé dans un accident de voiture, samedi 23 mai.
Le mathématicien John Nash est décédé dans un accident de voiture, samedi 23 mai. © Haakon Mosvold Larsen / NTB SCANPIX / AFP
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Le mathématicien américain John Nash, célèbre pour son travail sur la théorie économique des jeux et Prix Nobel d’économie en 1994, est décédé samedi avec sa femme dans un accident de la route sur la côte est des États-Unis, a-t-on appris dimanche auprès de la police.

Le scientifique et sa femme, Alicia Nash, incarnés dans le film Un homme d’exception (2002), ont été éjectés d’un taxi dont le chauffeur avait perdu le contrôle sur une autoroute du New Jersey (Est), a précisé la police. John Nash était âgé de 86 ans. « Les passagers du taxi ont été éjectés » et sont morts samedi, a indiqué à l’AFP le sergent Gregory Williams, en expliquant que le chauffeur avait « perdu le contrôle » du véhicule et heurté une barrière de sécurité sur le bord de l’autoroute.

Un génie schizophrène

John Nash et un autre mathématicien Louis Nirenberg, décrits comme « deux géants du XXe siècle » de la discipline, s’étaient vu attribuer le 25 mars le prix Abel de mathématiques. Ils avaient été récompensés « pour leurs contributions fondamentales et absolument remarquables à la théorie des équations aux dérivées partielles non linéaires, et à ses applications à l’analyse géométrique », selon l’Académie norvégienne des sciences et lettres. John Nash a fait carrière à l’université de Princeton et à l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT).

Dans Un homme d’exception, réalisé par Ron Howard, son personnage est interprété par Russell Crowe. Le film décrit à la fois son génie mathématique et sa schizophrénie qui lui faisait imaginer un agent fédéral américain qui lui a proposé d’aider secrètement le gouvernement pour décrypter des messages d’espions russes dans la presse. Après une hospitalisation et l’aide de sa femme, il parvient à contrôler ses hallucinations. Russell Crowe s’est dit, sur Twitter, « sous le choc ». « Mes pensées vont à John et Alicia et à leur famille. Ce fut une collaboration extraordinaire. Des esprits d’exception, de très grands coeurs », écrit-il.

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Le gentil                                                     Hallucinant que l’on qualifie de’barrière de sécurité’ce qui s’est révélé barrière de fatalité, j’hallucine », doit penser Nash au Panthéon des cerveaux éternels. « Et c’est ma schizophrénie que ce monde prétendait soigner !  »

Biglotron                                                    L’exception de l’hommage                                      Pour une fois, l’hommage rendu à un homme met en exergue ses qualité exceptionnelles d’esprit et de cœur. On rappelle son action et son invention remarquable au service de ce qui élève la Connaissance. On fait l’éloge de son esprit créateur.

Ce type d’hommage est tout à l’honneur de ce grand Monsieur…
… Et c’est pourtant l’exception ; car trop souvent -et c’est une mauvaise habitude essentiellement française-, on nous sert, des personnalités disparues, un profil délibérément orienté comme celui d’un « militant », de quelqu’un qui a « lutté », etc. , etc. ; surtout si ce prétendu militantisme peut apparaître comme s’opposant à l’autorité en place (correction politique oblige) ! Quitte à ce que ce ne soit ainsi qu’un moyen pour les présentateurs de faire la promotion de leurs propres opinions politiques, en les faisant porter par un mort… Dont on peut d’ailleurs trouver à l’occasion des raisons de contester la légitimité dudit militantisme, ou dont cet hommage tendancieux trahit la vie et la mémoire en en occultant l’essentiel. Car dès lors qu’un homme est déclaré « engagé », on a tout dit de lui car cela suffit aux media et aux politiques pour lui attribuer une auréole qui devra lui attirer l’adoration suprême, même si parfois l’intéressé a fait bien d’autres choses dans sa vie –et d’action beaucoup plus profitables et louables que d’avoir simplement épousé en avance les critères de la bien-pensance d’aujourd’hui.
Mais rien de tout cela ici : l’humanité a perdu un grand créateur. L’humanité a vraiment perdu quelqu’un. Pas de correction politique d’aucune sorte à l’horizon ; rien que du respect pour un Monsieur qui aura fait progresser ce qui élève l’esprit. En ce qui me concerne, c’est beaucoup plus volontiers devant cette trempe d’hommes que je m’incline.

Le sanglier de Génolhac                           Service militaire, janvier 71…                            « alors comme ça, la saucisse », parait que vous avez fait des maths modernes ? « … « oui, mon adjudant, même que c’est à cause de ça qu’on m’a mis dans votre section ». La suite m’a été prés pénible. L’adjudant B… N’aimait ni l’humour (surtout du bas vers le « haut !) et encore moins les maths. Modernes ou classiques.

Jean-Baptiste                  La première partie de l’article sur les probabilités n’a pas grand chose à voir avec la théorie des jeux telle que pratiquée aujourd’hui, et qui se consacre principalement aux jeux stratégiques plutôt qu’aux jeux de hasard ou de compétence. Les jeux stratégiques sont ceux où la meilleure stratégie pour un joueur dépend du choix de l’autre joueur: négociations, mariage, dissuasion nucléaire etc.

Turgot                                Très intéressant, tout ça… Mais si on veut découvrir la théorie des jeux, il y a un bouquin fascinant d’un auteur encore plus fabuleux: Combats, débats et jeux (Fights, Games and Debates), d’Anatol Rapoport. J’en ai une version en anglais (l’édition de 1967 !) et une en français, et je ne m’en séparerais pour rien au monde. J’invite ceux que ça intéresse à aller voir sa fiche sur Wikipédia (l’article en français est un peu court, mais celui en anglais est assez complet).

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