C’est un comble …….!!! trophées du Management

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Areva va supprimer environ 6 000 emplois dans le monde

Le Monde.fr | Jean-Michel Bezat

Il ne faisait plus aucun doute pour les salariés d’Areva, en grande difficulté après une perte de 4,8 milliards d’euros en 2014, que le groupe nucléaire n’échapperait pas à d’importantes suppressions d’emplois. Même si la direction n’a avancé aucun chiffre précis, ils savent désormais à quoi s’en tenir : elles concerneront entre 3 000 et 4 000 salariés en France d’ici à 2017 et quelque 6 000 personnes au total dans le monde, sur un effectif global de 45 000 personnes.

Il reste désormais à le faire sans « casse sociale ». C’est dans cet esprit que Philippe Knoche, le directeur général, et François Nogué, le nouveau directeur des ressources humaines, un transfuge de la SNCF rompu aux restructurations difficiles, ont ouvert, jeudi 7 mai, une négociation avec les syndicats pour « structurer le dialogue social et la gestion des emplois et des compétences » entre 2015 et 2017.

Cette baisse des effectifs s’inscrit dans le cadre du « plan de compétitivité », annoncé le 4 mars, afin de redresser la situation financière catastrophique de l’entreprise. Il prévoit 1 milliard d’euros d’économies sur les trois prochaines années. Environ 400 millions sont attendus d’un ralentissement des investissements, de l’amélioration de la politique d’achats et de gains de productivité.

Les 600 millions restant viendront, selon les dirigeants d’Areva, d’une réduction de 15 % des frais de personnel en France et de 18 % au niveau mondial. M. Knoche a confirmé aux syndicats, jeudi, que la direction s’engageait à « tout faire pour que tout départ se fasse sur la base du volontariat ».

Près de 3 000 salariés ont au moins 57 ans

L’impact du plan de compétitivité sur l’emploi dépendra aussi des économies obtenues en utilisant d’autres leviers comme le temps de travail, l’organisation de la production et les rémunérations (salaires, primes, intéressement…), souligne la direction.

« Nous allons poser comme priorité le maintien des compétences dans nos usines et nos bureaux d’études, et il est clair que ce sont les fonctions support [juridique, comptabilité, ressources humaines, informatique, communication…] qui seront les plus mises à contribution », indique un dirigeant.

Ce sont elles qui, lors du premier plan de redressement, lancé en 2012, avaient été les plus touchées. Le cadre dirigeant d’Areva souligne, par ailleurs, que la pyramide des âges est « favorable ». En France, près de 3 000 salariés ont au moins 57 ans, rappelle-t-il, ce qui permettra de jouer sur des mesures d’âge.

Les réductions d’emplois ont déjà commencé à l’étranger. En Allemagne, où est implantée une de ses plus grandes filiales (avec les États-Unis), Areva a annoncé dès la mi-mars la suppression de 1 500 postes d’ici à 2017.

Le groupe a aussi licencié 170 salariés au Niger, sur le chantier de la mine d’uranium d’Imouraren dont les travaux ont été suspendus en août 2014 en attendant une remontée des cours de ce minerai.

Areva veut réduire ses frais de personnel en France, des milliers de postes menacés

Le spécialiste du nucléaire Areva, en difficulté, a annoncé jeudi viser une très forte réduction de ses frais de personnels en France, mais l’impact en termes d’emploi dépendra de l’issue de négociations avec les syndicats, qui estiment que des milliers de postes sont menacés.

« Areva vise une réduction de ses frais de personnel de l’ordre de 15% en France et de 18% au total au niveau mondial », a indiqué le groupe dans un communiqué, ajoutant que « l’impact précis en terme d’emploi fera l’objet de discussions avec les organisations syndicales ».

Il dépendra des économies obtenues sur d’autres leviers comme la rémunération, l’organisation de la production et le temps de travail.

Selon les syndicats, cet objectif de 15% pourrait signifier « 3.000 à 4.000 » suppressions de postes en France, une autre source syndicale évoquant le chiffre de « 3.500 » emplois, et l’objectif de 18% au niveau mondial « entre 5.000 à 6.000 ».

Le groupe emploie actuellement 45.000 personnes dans le monde, dont environ 30.000 en France.

Quel que soit le nombre, ce serait une première en France pour le groupe, qualifié encore récemment de fleuron national du nucléaire.

Le géant français de l’atome, détenu à près de 87% par des capitaux publics, tient jeudi matin une réunion avec les syndicats. Le groupe entend ouvrir une première étape de négociations jusqu’en juin pour « structurer le dialogue social et la gestion de l’emploi et des compétences en 2015, 2016 et 2017 ».

Areva, qui a accusé une perte nette de près de 5 milliards d’euros l’an dernier, a annoncé début mars un plan d’économies de 1 milliard d’euros d’ici 2017.

Outre le volet social, il reposera également sur l’amélioration de la politique d’achats et de la productivité.

Le directeur général d’Areva, Philippe Knoche a répété à plusieurs reprises que le groupe ferait tout pour que, s’il doit y avoir des départs, ils se fassent sur la base du volontariat.

En attendant le verdict pour la France, Areva a déjà prévu de tailler dans ses effectifs en Allemagne, avec 1.500 postes supprimés d’ici 2017, et a aussi licencié 170 salariés au Niger sur sa mine d’uranium d’Imouraren (Nord), dont le chantier est suspendu depuis août dernier.

– Plan de financement toujours attendu –

Areva doit également aboutir sur son plan de financement, qui reposera notamment sur un rapprochement avec l’électricien public EDF, déjà proche partenaire du groupe dans le nucléaire.

Alors que les discussions sur la future stratégie sont en cours, notamment avec l’Etat, deux scénarios sont sur la balance.

Le premier consisterait en la cession totale de la branche Areva NP (réacteurs et ingénierie) à EDF, un projet d’ores et déjà rejeté par certains syndicats du groupe.

Le second verrait le regroupement des équipes d’ingénierie d’Areva NP et d’EDF sous le contrôle de l’électricien.

Dans ce scenario, Areva pourrait rechercher à l’extérieur des partenaires dans certaines de ses activités (mines, réacteurs, maintenance, etc.).

Des informations de presse ont notamment rapporté l’intérêt d’Engie (ex-GDF Suez) pour les activités de maintenance des réacteurs, ou encore celui des géants chinois du nucléaire CGN et CNNC, déjà partenaires d’Areva et EDF sur la construction de deux EPR en Chine, pour la division réacteurs.

Mercredi, le patron de CNNC n’a pas démenti mais ne s’est guère avancé, se disant « ouvert à toutes formes de coopération » et évoquant des « contacts préliminaires » sur le sujet.

Entre « 3000 et 4000 » emplois menacés en France chez Areva?

LEXPRESS.fr avec AFP
Le PDG du groupe nucléaire Areva, Philippe Knoche, présente ses résultats annuels, confirmant une perte en 2014 de 4,8 milliards d'euros, le 4 mars 2015 à La Défense, près de Paris

Le PDG du groupe nucléaire Areva, Philippe Knoche, présente ses résultats annuels, confirmant une perte en 2014 de 4,8 milliards d’euros, le 4 mars 2015 à La Défense, près de Paris  afp.com/Eric Piermont

Le spécialiste du nucléaire Areva a annoncé jeudi viser une réduction de ses frais de personnel de l’ordre de 15% en France et de 18% dans le monde d’ici 2017 dans le cadre de son plan de compétitivité, mais l’impact précis sur l’emploi n’est pas encore fixé.

Les grandes manoeuvres ont commencé pour Areva. Le spécialiste du nucléaire a annoncé jeudi viser une réduction de ses frais de personnel de l’ordre de 15% en France et de 18% dans le monde d’ici 2017 dans le cadre de son plan de compétitivité, mais l’impact précis sur l’emploi n’est pas encore fixé.

>>> Areva, c’est quoi le problème?

« L’atteinte de cet objectif reposera sur différents leviers: l’emploi, la rémunération, l’organisation de la production et du temps de travail », a indiqué le groupe dans un communiqué, précisant que « l’impact précis en terme d’emploi fera l’objet de discussions avec les organisations syndicales et dépendra des économies obtenues sur chacun des autres leviers ».

Des milliers de postes supprimés?

Après l’Allemagne, « des suppressions de postes sont à l’agenda, chiffrées par un proche du dossier autour de 3500 », croit pourtant savoir Le Figaro.

Des syndicats d’Areva ont justement estimé auprès de l’AFP entre « 3000 et 4000 » le nombre d’emplois menacés en France chez le géant du nucléaire dans le cadre de son plan de compétitivité.

Le groupe, qui a accusé une perte nette de près de 5 milliards d’euros l’an dernier, a annoncé un plan d’économies d’un milliard d’euros d’ici 2017. S’il a souligné que l’amélioration de sa politique d’achats et de sa productivité constituaient d’importants leviers d’économies, des suppressions d’emploi en parallèle de ces efforts seront sans doute difficiles à éviter.

>>> Rapprochement Areva-EDF: « On risque de contaminer celui qui se porte bien »

Areva devrait supprimer 3.500 postes

Le spécialiste du nucléaire Areva devrait supprimer « autour de 3.500 » postes dans le cadre de son plan d’économies dont le volet social doit être évoqué jeudi avec les syndicats, annonce Le Figaro.

« Des suppressions de postes sont à l’agenda, chiffrées par un proche du dossier autour de 3.500 », écrit le quotidien jeudi, précisant qu’il s’agit d’une « première pour le groupe en France, qu’il espère pouvoir mener sans départs contraints ».

Une réunion avec les syndicats, prévue mercredi matin, se tiendra jeudi. Elle portera sur « l’application du plan de compétitivité » annoncé par Areva début mars, a expliqué mercredi une source ayant connaissance du dossier.

Le groupe, qui a accusé une perte nette de près de 5 milliards d’euros l’an dernier, a annoncé un plan d’économies d’un milliard d’euros d’ici 2017. S’il a souligné que l’amélioration de sa politique d’achats et de sa productivité constituaient d’importants leviers d’économies, des suppressions d’emploi en parallèle de ces efforts seront sans doute difficiles à éviter.

Dès lundi, Le Figaro évoquait la suppression de 1.000 à 4.000 emplois, selon les sources.

Selon un responsable syndical contacté mercredi par l’AFP, le nombre de suppressions de postes en France pourrait être « de l’ordre de 2.500 ».

Le groupe, détenu à près de 87% par des capitaux publics, emploie aujourd’hui environ 45.000 personnes dans le monde, dont 30.000 en France.

Areva veut réduire ses frais de personnel en France, des milliers de postes menacés

Le siège d'Areva le 4 mars 2015 à La Défense à Paris
Le siège d’Areva le 4 mars 2015 à La Défense à Paris (AFP/ERIC PIERMONT)

Le spécialiste du nucléaire Areva, en difficulté, a annoncé jeudi viser une très forte réduction de ses frais de personnels en France, mais l’impact en termes d’emploi dépendra de l’issue de négociations avec les syndicats, qui estiment que des milliers de postes sont menacés.

« Areva vise une réduction de ses frais de personnel de l’ordre de 15% en France et de 18% au total au niveau mondial », a indiqué le groupe dans un communiqué, ajoutant que « l’impact précis en terme d’emploi fera l’objet de discussions avec les organisations syndicales ».
Il dépendra des économies obtenues sur d’autres leviers comme la rémunération, l’organisation de la production et le temps de travail.
Selon les syndicats, cet objectif de 15% pourrait signifier « 3.000 à 4.000 » suppressions de postes en France, une autre source syndicale évoquant le chiffre de « 3.500 » emplois, et l’objectif de 18% au niveau mondial « entre 5.000 à 6.000 ».
Le groupe emploie actuellement 45.000 personnes dans le monde, dont environ 30.000 en France.
Quel que soit le nombre, ce serait une première en France pour le groupe, qualifié encore récemment de fleuron national du nucléaire.
Le géant français de l’atome, détenu à près de 87% par des capitaux publics, tient jeudi matin une réunion avec les syndicats. Le groupe entend ouvrir une première étape de négociations jusqu’en juin pour « structurer le dialogue social et la gestion de l’emploi et des compétences en 2015, 2016 et 2017 ».
Areva, qui a accusé une perte nette de près de 5 milliards d’euros l’an dernier, a annoncé début mars un plan d’économies de 1 milliard d’euros d’ici 2017.
Outre le volet social, il reposera également sur l’amélioration de la politique d’achats et de la productivité.
Le directeur général d’Areva, Philippe Knoche a répété à plusieurs reprises que le groupe ferait tout pour que, s’il doit y avoir des départs, ils se fassent sur la base du volontariat.
En attendant le verdict pour la France, Areva a déjà prévu de tailler dans ses effectifs en Allemagne, avec 1.500 postes supprimés d’ici 2017, et a aussi licencié 170 salariés au Niger sur sa mine d’uranium d’Imouraren (Nord), dont le chantier est suspendu depuis août dernier.

– Plan de financement toujours attendu –

Areva doit également aboutir sur son plan de financement, qui reposera notamment sur un rapprochement avec l’électricien public EDF, déjà proche partenaire du groupe dans le nucléaire.
Alors que les discussions sur la future stratégie sont en cours, notamment avec l’Etat, deux scénarios sont sur la balance.
Le premier consisterait en la cession totale de la branche Areva NP (réacteurs et ingénierie) à EDF, un projet d’ores et déjà rejeté par certains syndicats du groupe.
Le second verrait le regroupement des équipes d’ingénierie d’Areva NP et d’EDF sous le contrôle de l’électricien.
Dans ce scenario, Areva pourrait rechercher à l’extérieur des partenaires dans certaines de ses activités (mines, réacteurs, maintenance, etc.).
Des informations de presse ont notamment rapporté l’intérêt d’Engie (ex-GDF Suez) pour les activités de maintenance des réacteurs, ou encore celui des géants chinois du nucléaire CGN et CNNC, déjà partenaires d’Areva et EDF sur la construction de deux EPR en Chine, pour la division réacteurs.
Mercredi, le patron de CNNC n’a pas démenti mais ne s’est guère avancé, se disant « ouvert à toutes formes de coopération » et évoquant des « contacts préliminaires » sur le sujet.

AREVA : Areva veut réduire de 15% ses frais de personnel en France

PARIS, 7 mai (Reuters) – Le groupe nucléaire Areva a annoncé jeudi l’ouverture de négociations avec ses organisations syndicales portant sur le volet social de son plan de compétitivité.

Areva vise une réduction de ses frais de personnel de l’ordre de 15% en France et de 18% au total au niveau mondial, précise dans un communiqué le spécialiste public du nucléaire.

La première étape des négociations avec les syndicats devrait se dérouler en mai et en juin.

« Quelles que soient les options qui seront retenues pour décliner la feuille de route stratégique et définir le plan de financement, il est urgent de prendre les mesures indispensables pour adapter les coûts de nos activités à la réalité de leurs marchés », souligne Philippe Knoche, le directeur général d’Areva, cité dans le communiqué.

Ce projet s’inscrit dans le cadre du plan de compétitivité annoncé le 4 mars et prévoyant un programme d’économies d’un milliard d’euros à l’horizon 2017.

Le groupe a publié des pertes massives au titre de 2014 en raison d’importantes dépréciations d’actifs et de provisions. (Noëlle Mennella, édité par Matthieu Protard)

Vers la suppression de 3.000 à 4.000 postes chez Areva en France

PARIS (Reuters) – Areva prévoit 5.000 à 6.000 suppressions de postes au niveau mondial sur trois ans, dont 3.000 à 4.000 en France, a annoncé jeudi le directeur des ressources humaines François Nogué, à l’ouverture de négociations avec les syndicats.

Ces mesures s’inscrivent dans un plan d’économies du spécialiste public du nucléaire d’un milliard d’euros à l’horizon 2017.

D’après le site internet d’Areva, l’entreprise comptait 41.847 salariés en 2014, dont 67% en France (soit environ 28.037 salariés en France).

Areva a annoncé jeudi son intention de réduire ses frais de personnel en France de l’ordre de 15% environ en trois ans dans le cadre de son plan de sauvetage.

Areva veut réduire de 15% ses frais de personnel en France

PARIS (Reuters) – Areva a annoncé jeudi son intention de réduire ses frais de personnel en France de l’ordre de 15% environ en trois ans dans le cadre de son plan de sauvetage.

Les conséquences sur l’emploi de cet objectif, qui s’inscrit dans un plan d’économies du spécialiste public du nucléaire d’un milliard d’euros à l’horizon 2017, n’ont pas été précisées. Selon Le Figaro, environ 3.500 emplois seraient menacés sur les quelque 28.000 qu’Areva compte en France.

L’objectif de réduction des frais de personnel s’élève à 18% au total au niveau mondial, pour des effectifs de 42.000 personnes environ.

« L’atteinte de cet objectif reposera sur différents leviers: l’emploi, la rémunération, l’organisation de la production et du temps de travail », indique Areva dans un communiqué, publié à l’occasion de l’ouverture des négociations avec les syndicats.

« L’impact précis en termes d’emploi fera l’objet de discussions avec les organisations syndicales et dépendra des économies obtenues sur chacun des autres leviers », ajoute le groupe, qui engagera une première phase de négociations dans le courant du mois puis en juin.

Areva a déjà annoncé des mesures relatives à l’intéressement ou les bonus « de nature à limiter l’impact à venir sur l’emploi », et s’engage « à tout faire pour que tout départ se fasse sur la base du volontariat ».

Le groupe, en perte de 4,8 milliards d’euros en 2014, prévoit de présenter d’ici à fin juillet un plan de financement pour la période 2015-2017 qui inclura « des partenariats comportant un volet financier » et un renforcement de ses fonds propres pouvant passer par une augmentation de capital.

La direction a présenté début avril un projet de vente à EDF de l’ensemble des activités du groupe dans les réacteurs nucléaires (Areva NP), mais aussi des scénarios alternatifs incluant notamment un transfert à l’électricien public de l’ingénierie des grands projets, selon des sources syndicales.

L’entreprise publique chinoise China National Nuclear Corp (CNNC) s’est par ailleurs déclarée mercredi ouverte à toute forme d’alliance avec Areva. Engie (GDF Suez), selon la presse, a mandaté plusieurs banques pour étudier une reprise partielle des activités de services sur la base installée d’Areva.

Selon Le Figaro, le groupe étudie en outre la possibilité d’ouvrir le capital de son activité minière, à hauteur de 49% au maximum, un scénario déjà évoqué par les syndicats.

Areva entend aussi réaliser pour plus de 450 millions d’euros de cessions d’actifs dans le cadre de son plan de sauvetage.

L’annonce du projet de réduction des frais de personnel intervient après une nouvelle polémique sur l’octroi par PSA Peugeot Citroën d’un complément de retraite à son ancien président du directoire Philippe Varin, devenu en janvier président du conseil d’administration d’Areva.

Nucléaire : la Chine lance un concurrent de l’EPR français

Le Monde.fr Jean-Michel Bezat

La coïncidence des faits est troublante : alors que Areva reconnaît de nouvelles difficultés pour l’EPR construit à Flamanville (Manche) – et sur la fiabilité du cœur du réacteur lui-même cette fois -, la Chine annonce le début de la construction, jeudi 7 mai, de sa première centrale de troisième génération, de conception « entièrement chinoise », à Fuqing, un site du sud-est du pays où fonctionnent déjà quatre réacteurs.

Les difficultés récurrentes rencontrées par des réacteurs concurrents, surtout l’EPR d’Areva (1 650 MW) et l’AP 1000 de Toshiba Westinghouse (1 000 MW), offrent « un terrain d’opportunité » pour l’ACP1000, autrement baptisé « Hualong 1 » (« Dragon »), a reconnu Qian Zhimin, le directeur général de China National Nuclear Corporation (CNNC). Ce dernier n’est autre que l’ancien patron de China General Nuclear (CGN), l’autre géant chinois du nucléaire et le partenaire d’EDF et d’Areva depuis trente ans.

Le gouvernement chinois avait donné son feu vert, mi-avril, à ce projet pilote destiné à galvaniser l’industrie nucléaire nationale et à rapprocher ses deux champions, CNNC et CGN.

« Nous construisons notre propre bateau »

L’empire du Milieu n’est pas seulement le premier marché nucléaire civil, avec 23 réacteurs en chantier et des dizaines d’autres en projets. Il a de grandes ambitions à l’exportation, et il ne fait plus de doute que la concurrence va s’exacerber sur ce marché, où se bousculent déjà Français, Américains, Japonais, Russes et Coréens.

« La Chine entre dans le petit cercle des pays développant les technologies nucléaires les plus avancées, a souligné M. Qian. Et c’est un projet crucial pour notre stratégie de développement à l’international. »

CNNC a déjà vendu l’ACP1000 au Pakistan, en février 2014, mais Islamabad attendait le début du chantier chinois avec impatience. Pékin a également signé avec Buenos Aires, en février 2015, un accord préliminaire pour son éventuelle construction en Argentine.

« On disait que nous empruntions les navires des autres pour aller sur l’océan. Désormais, nous construisons notre propre bateau », a indiqué M. Qian. Les Chinois supportent de moins en moins de dépendre de technologies étrangères dans tous les secteurs stratégiques (défense, aéronautique, ferroviaire, énergie…).

CGN construit déjà deux EPR à Taïshan, mais un doute subsiste sur la résistance de l’acier de ses cuves où se produira la fission atomique puisqu’elles ont été forgées en France, comme celle de Flamanville. La Chine a lancé sa propre évaluation des cuves.

Sur les AP 1000, vendus clés en main avec la technologie par Toshiba-Westinghouse en 2006, les ingénieurs chinois ont de gros problèmes avec les pompes immergées, selon des experts, ce qui retarde là aussi la construction de ce réacteur de troisième génération de conception américaine.

Démonstration de force

La mise en chantier de Hualong-1 constitue une étape « indispensable pour démontrer les capacités de l’industrie nucléaire chinoise » et doper les exportations de technologies « autochtones », a insisté Pan Jianming, le secrétaire du conseil d’administration de CNNC.

Elle doit donc être interprétée comme une démonstration de force au moment où ce conglomérat et CGN négocient avec EDF et Areva un accord à la fois financier, industriel et technologique pour participer à la construction des deux réacteurs EPR d’Hinkley Point, au Royaume-Uni. Avec deux réacteurs supplémentaires à la clé. Et sans doute des Hualong dans une dizaine d’années !

Lire aussi : Le « bon deal » d’EDF en Grande-Bretagne fait grincer des dents

Le développement de Hualong n’empêchera pas les entreprises chinoises de poursuivre leur étroite coopération avec des partenaires étrangers, notamment français. Ils leur apportent une expérience et une crédibilité dont ils manquent encore.

La carte de visite EDF, premier exploitant mondial de centrales, peut être un sésame dans de nombreux pays. CGN et CNNC envisagent de venir au secours d’Areva en grande difficulté financière et de prendre une participation dans l’activité réacteurs du groupe français.

Le patron de CNNC n’a pas démenti un tel scénario, même s’il s’est contenté de déclarer que son groupe était « ouvert à toutes formes de coopération, que ce soit dans la chaîne industrielle, l’extraction minière, le retraitement ou la construction de centrales ».

Lire aussi : Trois entreprises chinoises intéressées par Areva

Les dirigeants de la filière nucléaire française cherchent, eux, à s’embarquer avec CNNC et CGN dans le programme du Hualong-1, un réacteur moins puissant que l’EPR et sans doute plus facile à exporter.

Ils savent qu’ils doivent s’associer à leurs partenaires pour participer au développement de l’énorme programme chinois et partir ensemble à la conquête de nouveaux marchés en Asie, au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique du Sud.

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commentaires

teo courantteo courant                                       Ceci est un désastre programmé : et vient se rajouter à de très nombreux autres. Car dans le même temps on apprends que Schneider va délocaliser en Pologne la fabrication de ses transformateurs à haute tension. Nous ne sommes pas en situation de faire baisser le chômage.

coleos                                                           Quel gâchis! Quel mauvais management , Comme dans beaucoup d’entreprises , ils ont négligé la transmission des savoirs , ils ont des théoriques , qui n’ont pu concrétiser ,le virtuel en efficacité technique et nous n’en sommes qu’au début dde ces non sens. Nous aurions beaucoup à apprendre des cursus japonais et allemands , qui sont dans la continuité d’une qualité , et d’une création issus de l’apprentissage et d’une chaine des savoirs

    • Marie Martin                                          Fort heureusement Anne Lauvergeon a touché une prime de départ de 1,5 millions d’euros en avril 2012,sans faire tousser personne ! Elle sera ministre un jour si le PS reste au pouvoir.Elle fait partie de »l’élite » donc du système quelque soit ses résultats.

      Patrick RABAIN                                     Conséquence inévitable des multiples erreurs stratégiques du management d’Areva (merci Lauvergeon) et aussi des coups de boutoir des Duflot et autres écolo: L’expression « supprimer 6000 emplois sans casse sociable » relevé du jargon incantatoire de DRH repris assez naivement par Le Monde! On prend les gens pour des imbéciles,une telle compression brutale d’effectifs est un Séisme!

      Cibox                                                          C’est la reprise ! (en langage socialos écolos bobos, ça veut dire : c’est la reprise… des licenciements)

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