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Pédophilie à l’école: les professeurs valident le principe de précaution pour protéger les élèves

PEDOPHILIE A LECOLE

EDUCATION – « Que cela ne se reproduise jamais plus ». Najat Vallaud-Belkacem et Christiane Taubira ont présenté les conclusions d’un rapport sur deux affaires récentes de pédophilie à l’école, l’une en Bretagne et l’autre dans l’Isère qui pourrait concerner plus de 50 enfants. Au cours d’une conférence de presse organisée lundi 4 mai dans ce département, les ministres de l’Education et de la Justice ont annoncé des mesures pour mieux articuler les relations entre les deux administrations.

Car le rapport -qui s’en tient pour l’heure à des responsabilités collectives- a montré des défaillances dans le suivi des instituteurs incriminés. « Des dysfonctionnements majeurs apparaissent. L’échange d’informations entre l’autorité judiciaire et l’institution scolaire n’est pas efficient. Cela tient notamment au fait que la transmission d’informations judiciaires de nature pénale se heurte au respect du secret de l’instruction et de l’enquête », écrivent les deux ministres dans un communiqué.

Jusqu’à présent, c’est une circulaire qui invitait la justice à transmettre des informations à l’éducation nationale. Le gouvernement veut que, dès la rentrée prochaine, une loi oblige le parquet à informer le recteur ou l’inspecteur d’académie dès lors qu’une procédure, « notamment pour infraction de nature sexuelle », est ouverte (qui plus est une condamnation) et vise un enseignant. À charge alors pour les instances éducatives de prendre les dispositions, donc les sanctions, y compris avant que l’affaire ne soit jugée.

Face à une figure d’autorité, les élèves sont vulnérables

« C’est le principe de la protection de l’enfant qui doit primer. Il existe déjà des dispositifs réglementaires mais s’il y a besoin d’une loi pour réaffirmer ce principe et clarifier les procédures, alors il en faut une pour que plus personne ne passe entre les mailles du filet », réagit Sébastien Sihr, porte-parole du Snui-pp, premier syndicat d’enseignants. Selon lui, il ne s’agit pas de lancer ces procédures sur la seule base de rumeur ou « parce qu’une main courante a été déposée ». « Mais si une enquête est ouverte, c’est qu’il y a un un certain nombre d’éléments tangibles, qu’il y a une présomption de maltraitance », ajoute-t-il.

« Ça ne me choque pas dès lors qu’il y a un comportement délictueux », juge également Christian Chevalier, secrétaire général du SE-Unsa, deuxième syndicat d’enseignants. « Les professeurs sont des fonctionnaires particuliers, ils sont des références et des modèles pour les enfants », précise-t-il. Et cela vaut, selon lui, quel que soit le délit. Bien sûr, la sanction ne doit pas être la même pour un enseignant « qui a piqué dans la caisse de l’école et un autre qui a téléchargé des photos pédopornographiques » mais le principe est valable dans les deux cas. Il ne voit aucun problème à ce qu’un enseignant soit provisoirement mis sur la touche même le temps de l’enquête.

« On dit parfois que ce n’est pas parce qu’il a téléchargé des images qu’un homme va passer à l’acte. Je réponds qu’on ne peut prendre aucun risque pour les enfants », affirme Sébastien Sihr. L’exemple de l’Isère confirme en effet les dires du syndicaliste. « La responsabilité des autorités éducatives est de protéger les enfants qui représentent un public vulnérable, particulièrement face à la figure d’autorité qu’incarne le professeur », abonde Christian Chevalier.

Une mesure conservatoire pour protéger l’enseignant

Mais pas question pour autant de préjuger de la culpabilité de l’enseignant. « Sa présomption d’innocence fonctionne toujours. C’est pourquoi, les mesures doivent être prises dans un premier temps à titre conservatoire. Ce n’est qu’après une éventuelle condamnation [ce qui fut le cas en 2008 pour l’instituteur isérois qu’on pourrait aller jusqu’à une révocation« , juge Sébastien Sihr. « On peut très bien décider de suspendre un collègue le temps de l’enquête en lui laissant son traitement », illustre Christian Chevalier.

Il voit dans une telle décision une manière de « protéger les élèves mais aussi l’enseignant ». « Dans ce genre d’affaire, il n’est pas rare que les informations fuitent très rapidement dans la presse et il se peut que les parents demandent des explications ou même qu’ils se mobilisent contre lui. On voit régulièrement dans des affaires de profs qui ont des problèmes avec l’alcool des parents qui font des sit-in devant les écoles ou d’autres qui refusent de mettre leur enfant dans l’établissement », dit-il.

« On sait que le temps de l’enquête est parfois une période trouble donc ce type de mesure peut permettre d’apporter de la sérénité pour le corps enseignants. Et pour les familles, cela apportera de la confiance », veut croire Sébastien Sihr.

Lire aussi :

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Une loi pour lutter contre la pédophilie à l’école

Le Point –

La disposition doit permettre à l’Éducation nationale d’engager des poursuites disciplinaires à l’encontre de ses agents condamnés ou soupçonnés.

La disposition a été présentée par Najat Vallaud-Belkacem et la garde des Sceaux Christiane Taubira.
La disposition a été présentée par Najat Vallaud-Belkacem et la garde des Sceaux Christiane Taubira. © PATRICK KOVARIK / AFP

Une loi va obliger la Justice à signaler les condamnations d’agents publics et associatifs au contact de mineurs, notamment en matière sexuelle, ont annoncé lundi Najat Vallaud-Belkacem et Christiane Taubira après de récents scandales de pédophilie à l’école. Il est « insoutenable » de penser qu’un enseignant condamné pour pédopornographie ait pu continuer à exercer, a déclaré à la presse la ministre de l’Éducation nationale, venue avec la garde des Sceaux présenter à Grenoble un rapport d’étape sur les affaires de Villefontaine (Isère) et Orgères (Ille-et-Vilaine).

Un directeur d’école de Villefontaine, soupçonné de viols sur onze élèves, a été mis en examen, puis révoqué en mars. En dépit de sa condamnation en 2008 pour recel d’images pédopornographiques, il avait continué à exercer, l’Éducation nationale n’en ayant pas été informée. Il est aujourd’hui visé par les signalements de 55 mineurs au total.

Un « dysfonctionnement » semblable s’est produit dans un collège d’Orgères près de Rennes, où un professeur de sport condamné en 2006 pour détention d’images pédopornographiques, et actuellement mis en examen pour agression sexuelle sur mineur, a été suspendu en avril. Là encore, son ministère de tutelle ignorait son passé judiciaire, malgré une circulaire ministérielle demandant aux parquets de signaler de telles condamnations. « Ce type de dysfonctionnement est plus courant qu’on ne le pensait et nous devons y apporter une réponse ferme, pour que cela ne puisse plus se reproduire », a souligné Najat Vallaud-Belkacem.

« Appréciation du procureur »

Le gouvernement introduira une obligation de signalement dans un projet de loi examiné le 1er juin à l’Assemblée nationale. L’objectif étant que le dispositif soit opérationnel à la rentrée. Cette loi qui « vaut pour les condamnations à venir, dans le futur » couvrira non seulement l’Éducation nationale, mais aussi les centres de loisirs, colonies de vacances et accueils collectifs d’enfants, « afin que les animateurs ne soient pas des prédateurs en puissance », a souligné la ministre de l’Éducation.

La mesure introduite vise à transmettre les condamnations, mais aussi à informer l’administration dès l’engagement de poursuites (mise en examen, renvoi devant un tribunal), a fait valoir la garde des Sceaux. Pour les plaintes et les simples enquêtes, le signalement sera laissé à « l’appréciation du procureur », qui verra si cela se justifie au regard du respect de la présomption d’innocence et du secret de l’instruction.

Cette disposition doit permettre à l’Éducation nationale – ou à d’autres administrations – d’engager des poursuites disciplinaires, éventuellement à titre conservatoire, à l’encontre de ses agents condamnés ou soupçonnés pour des faits d’agression sexuelle sur des enfants.

« Revoir les procédures d’alerte en interne »

« C’est une bonne chose, ça avance », a salué Marcel, père d’une victime du directeur d’école de Villefontaine, après la conférence ministérielle. »C’est une avancée significative, ça va au-delà de ce qu’on attendait de l’État », a renchéri Nidal, père d’une autre victime, estimant que les ministres avaient « pris la mesure des événements ».

Paul Raoult, président de la FCPE, première fédération de parents d’élèves, a au contraire estimé sur France Info que cette proposition n’était pas suffisante et qu’il fallait l’accompagner de « formation des personnels, des enseignants, de tout adulte qui a à travailler avec des enfants, pour reconnaître les signes d’un enfant qui est en souffrance, qui est victime d’abus sexuels ».

Najat Vallaud-Belkacem a par ailleurs annoncé que son ministère allait « revoir les procédures d’alerte en interne ». « Parfois, nos services ont pu avoir accès à une information parcellaire, orale, qui s’est perdue dans la nature. Cela ne doit plus se reproduire », a observé la ministre, indiquant que « dès la rentrée prochaine, des boîtes mail fonctionnelles seront mises en place pour recevoir les signalements ». La ministre a également « demandé aux inspections de poursuivre leur travail » en vue de « faire des propositions pour organiser un contrôle rigoureux de l’ensemble du personnel de l’Éducation nationale » et « instaurer un contrôle pérenne et régulier ».

Pédophilie: une loi pour mieux protéger l’école

Une loi va obliger la Justice à signaler les condamnations d’agents publics et associatifs au contact de mineurs, notamment en matière sexuelle, ont annoncé lundi Najat Vallaud-Belkacem et Christiane Taubira après de récents scandales de pédophilie à l’école.

Il est « insoutenable » de penser qu’un enseignant condamné pour pédopornographie ait pu continuer à exercer, a déclaré à la presse la ministre de l?Éducation nationale, venue avec la Garde des Sceaux présenter à Grenoble un rapport d’étape sur les affaires de Villefontaine (Isère) et Orgères (Ille-et-Vilaine).

Un directeur d’école de Villefontaine, soupçonné de viols sur onze élèves, a été mis en examen, puis révoqué en mars. En dépit de sa condamnation en 2008 pour recel d’images pédopornographiques, il avait continué à exercer, l?Éducation nationale n’en ayant pas été informée. Il est aujourd’hui visé par les signalements de 55 mineurs au total.

Un « dysfonctionnement » semblable s’est produit dans un collège d’Orgères près de Rennes, où un professeur de sport condamné en 2006 pour détention d’images pédopornographiques, et actuellement mis en examen pour agression sexuelle sur mineur, a été suspendu en avril. Là encore, son ministère de tutelle ignorait son passé judiciaire, malgré une circulaire ministérielle demandant aux parquets de signaler de telles condamnations.

« Ce type de dysfonctionnement est plus courant qu’on ne le pensait et nous devons y apporter une réponse ferme, pour que cela ne puisse plus se reproduire », a souligné Mme Vallaud-Belkacem.

– ‘Prédateurs en puissance’ –

Le gouvernement introduira une obligation de signalement dans un projet de loi examiné le 1er juin à l’Assemblée nationale. L’objectif étant que le dispositif soit opérationnel à la rentrée.

Cette loi qui « vaut pour les condamnations à venir, dans le futur » couvrira non seulement l’Education nationale mais aussi les centres de loisirs, colonies de vacances et accueils collectifs d’enfants, « afin que les animateurs ne soient pas des prédateurs en puissance », a souligné la ministre de l?Éducation.

La mesure introduite vise à transmettre les condamnations mais aussi à informer l’administration dès l’engagement de poursuites (mise en examen, renvoi devant un tribunal), a fait valoir la Garde des Sceaux.

Pour les plaintes et les simples enquêtes, le signalement sera laissé à « l’appréciation du procureur », qui verra si cela se justifie au regard du respect de la présomption d?innocence et du secret de l’instruction.

Cette disposition doit permettre à l?Éducation nationale – ou éventuellement à d’autres administrations- d’engager des poursuites disciplinaires, éventuellement à titre conservatoire, à l’encontre de ses agents condamnés ou soupçonnés pour des faits d’agression sexuelle sur des enfants.

– ‘Une avancée significative’ –

« C’est une bonne chose, ça avance », a salué Marcel, père d’une victime du directeur d’école de Villefontaine, après la conférence ministérielle.

« C’est une avancée significative, ça va au-delà de ce qu’on attendait de l’Etat », a renchéri Nidal, père d’une autre victime, estimant que les ministres avaient « pris la mesure des événements ».

Paul Raoult, président de la FCPE, première fédération de parents d’élèves, a au contraire estimé sur France Info que cette proposition n’était pas suffisante et qu’il fallait l’accompagner de « formation des personnels, des enseignants, de tout adulte qui a à travailler avec des enfants, pour reconnaître les signes d’un enfant qui est en souffrance, qui est victime d’abus sexuels ».

Mme Vallaud-Belkacem a par ailleurs annoncé que son ministère allait « revoir les procédures d’alerte en interne ». « Parfois nos services ont pu avoir accès à une information parcellaire, orale, qui s’est perdue dans la nature. Cela ne doit plus se reproduire », a observé la ministre, indiquant que « dès la rentrée prochaine, des boîtes mail fonctionnelles seront mises en place pour recevoir les signalements ».

La ministre a également « demandé aux inspections de poursuivre leur travail » en vue de « faire des propositions pour organiser un contrôle rigoureux de l’ensemble des personnels de l’Education nationale » et « instaurer un contrôle pérenne et régulier ».

Une loi pour lutter contre la pédophilie à l’école

PARIS (Reuters) – Une loi imposera à l’avenir à l’administration judiciaire française d’informer systématiquement l’Education nationale des poursuites ou condamnations pour pédophilie visant des enseignants ou personnels en contact avec des enfants.

Le gouvernement a pris cette initiative, annoncée lundi à Grenoble par Najat Vallaud-Belkacem et Christiane Taubira, à la suite de deux affaires de pédophilie, en Isère et en Ille-et-Vilaine, qui ont révélé des défaillances dans la transmission d’informations entre la Justice et l’administration scolaire.

Cette disposition, destinée à « tenir à l’écart les prédateurs sexuels avérés » des milieux scolaire et associatif, sera incluse par voie d’amendement dans le projet de loi sur l’adaptation de la procédure pénale au droit de l’Union européenne, examiné à partir du 1er juin à l’Assemblée.

La ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a souhaité que le texte soit adopté « avant la fin de l’été pour pouvoir s’appliquer à la rentrée ».

Selon un rapport d’étape rendu public lundi, « les parquets compétents n’ont avisé l’Education nationale ni des poursuites, ni des condamnations », en dépit de l’existence de circulaires en ce sens. Un rapport définitif, qui identifiera notamment les responsabilités individuelles, sera rendu le 30 juin.

« Ce dysfonctionnement est plus courant qu’on ne le pensait. Nous devons y apporter une réponse ferme pour que cela plus jamais ne se reproduise », a souligné Najat Vallaud-Belkacem.

En Isère, l’Education nationale n’avait pas été informée des antécédents judiciaires d’un directeur d’école primaire de Villefontaine, mis en examen en mars pour des viols présumés sur au moins 11 élèves. L’homme avait été condamné en 2008 pour détention d’images pédopornographiques.

Les deux ministres ont rencontré lundi les parents des victimes présumées, des élèves de cours préparatoire.

SIGNALEMENTS À L’APPRÉCIATION DU PROCUREUR

En Ille-et-Vilaine, un professeur de sports du collège d’Orgères a été suspendu fin mars après que son ex-compagne eut signalé à l’Education nationale une condamnation en 2006 pour des faits de pédopornographie.

Dans ce dossier, des informations étaient parvenues oralement en 2011 et 2013 au chef d’établissement mais n’avaient pas été transmises au rectorat.

Le rapport précise que les investigations menées dans le cadre de l’information judiciaire n’ont pas permis à ce stade d’identifier des victimes parmi les élèves de l’enseignant.

L’amendement gouvernemental imposant un devoir d’information à la Justice concernera non seulement les établissements scolaires mais également les centres de loisirs, les centres associatifs, les colonies de vacances.

La question se pose d’un signalement au cours de l’enquête, qui sera laissé à l’appréciation du procureur, eu égard au respect de la présomption d’innocence et du secret de l’instruction, a précisé Christiane Taubira.

D’autres mesures sont envisagées : le ministère de l’Education devrait se doter pour la rentrée prochaine de boîtes mails spécifiques pour recevoir les signalements, afin « que plus aucune information ne se perde dans la nature », a dit Najat Vallaud-Belkacem.

Le ministère de la Justice dotera pour sa part son fichier « Cassiopée », qui consigne des informations relatives aux plaintes enregistrées par les magistrats, d’un dispositif d’alerte pour toute infraction à caractère pédophile. Il devrait être opérationnel en septembre 2016, a dit Christiane Taubira.

La mission d’inspection a été chargée de réfléchir par ailleurs aux moyens de contrôler les personnels actuels, puisque la loi ne couvrira que les nouveaux cas.

Pédophilie: les condamnations d’agents de l’Etat seront transmises à l’administration

 LEXPRESS.fr avec AFP
La ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem (droite) et la ministre de la Justice Christiane Taubira, le 8 avril 2015, à Paris.

La ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem (droite) et la ministre de la Justice Christiane Taubira, le 8 avril 2015, à Paris. afp.com/MIGUEL MEDINA

En déplacement à Grenoble, Cristiane Taubira et Najat Vallaud-Belkacem ont présenté les conclusions de l’enquête sur les différents scandales de pédophilie qui ont touché l’école et promis des mesures fortes.

En matière de condamnations pédophiles, l’administration ne pourra bientôt plus se défendre de n’avoir pas su. Une loi va obliger la Justice à transmettre à l’administration les condamnations de ses agents exerçant une activité en contact avec des mineurs, a annoncé ce lundi la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem.

La disposition qu’elle a présentée avec la Garde des Sceaux Christiane Taubira doit permettre à l’Education nationale – ou éventuellement d’autres administrations – d’engager des poursuites disciplinaires à l’encontre de ses agents condamnés ou soupçonnés pour des faits d’agression sexuelle sur des enfants.

Elle vise à transmettre les condamnations mais aussi à informer l’administration des procédures judiciaires en cours d’instruction en cas de mise en examen, dans le respect de la présomption d’innocence, a souligné Christine Taubira lors d’une conférence de presse à Grenoble sur les conclusions de l’enquête administrative diligentée après les scandales de pédophilie survenus dans l’Isère et l’Ille-et-Vilaine.

Examen de la loi au 1er juin

Pour les plaintes et les simples enquêtes, le signalement sera laissé à la discrétion des magistrats. Dans les cas de Villefontaine (Isère) et d’Orgères (Ille-et-Vilaine), l’Education nationale n’avait pas été informée du passé judiciaire des enseignants mis en cause. Cette disposition législative sera introduite à l’occasion de l’examen, le 1er juin à l’Assemblée nationale, du projet de loi relatif à l’adaptation de la procédure pénale au droit européen. L’objectif est que le dispositif soit opérationnel à la rentrée.

Un directeur d’école de Villefontaine a été mis en examen en mars pour des faits présumés de viol de onze élèves, qui auraient été commis entre décembre et mars. L’homme avait été condamné en 2008 à six mois de prison avec sursis pour détention d’images pédopornographiques. Après cette affaire, plusieurs cas de professeurs condamnés dans le passé ont été signalés à l’Éducation nationale, qui a vérifié auprès de la Justice si ces informations étaient avérées. Un professeur de sport dans un collège d’Orgères, près de Rennes, a ainsi été suspendu en avril.

Pédophilie à l’école : une disposition législative avant la fin de l’année

Ce rapport devrait maintenant se doubler d'une enquête plus approfondie pour déterminer les responsabilités individuelles.

INFO LE FIGARO – Le rapport d’étape conclut à des dysfonctionnements et des responsabilités partagées entre la Justice et l’Éducation nationale concernant les deux affaires de Rennes et de Villefontaine.

Des dysfonctionnements des deux côtés et des responsabilités partagées par la Justice et l’Éducation nationale, qu’il s’agisse de l’affaire de Rennes comme de celle de Villefontaine. Ce sont les conclusions du premier rapport d’étape sur les affaires de pédophilie à l’école qui défrayent la chronique depuis maintenant deux mois.

Si le parquet n’a pas transmis les informations à l’Éducation nationale en temps utiles, conformément aux circulaires existantes, cette dernière aurait de son côté fait preuve de négligence puisqu’elle aurait égaré des documents précieux concernant les enseignants mis en cause.

Ce rapport devrait maintenant se doubler d’une enquête plus approfondie pour déterminer les responsabilités individuelles. Si ces dernières étaient avérées, les ministères de la Justice et de l’Éducation nationale n’excluent pas des poursuites disciplinaires.

Pour éviter que ne se reproduisent les drames de Villefontaine et de Rennes, les deux ministères font un grand pas, après des années d’immobilisme sur ce dossier. Ainsi, d’ici à la fin de l’année devrait être votée une disposition législative obligeant les parquets à communiquer auprès de l’Éducation nationale dès le stade de l’enquête. Trop souvent, des affaires sont classées sans que cette dernière n’ait été avertie des poursuites.

De même, en cas d’infraction dont la condamnation implique l’interdiction d’entrer en contact avec des enfants, cette communication sera obligatoire.

Actuellement, sous l’égide de la Direction des affaires criminelles et des grâces, procureurs généraux et recteurs travaillent sur le dispositif pratique qui devrait permettre la fluidité de l’information entre les deux corps.

EMOIGNAGES «20 Minutes» a interrogé plusieurs enseignants sur leur métier alors qu’un rapport sur les soupçons de pédophilie à l’école va être rendu public ce lundi…

Pédophilie à l’école: «On fait attention à ne jamais se retrouver seul avec un élève…»

Un élève dans une école primaire le jour de la rentrée scolaire
Un élève dans une école primaire le jour de la rentrée scolaire – Frederick Florin AFP
* Vincent Vantighem

Contrairement à ses camarades, Lucas* n’avait pas fini l’exercice quand la cloche a sonné l’heure tant attendue de la récréation. «Je lui ai dit: ‘’Tant pis! Va t’amuser avec les autres…’’, raconte son instituteur. Je ne voulais simplement pas rester seul avec lui dans la classe.» Comme Julien*, de nombreux professeurs des écoles rivalisent d’ingéniosité pour ne pas se retrouver dans une situation compromettante alors que les signalements pour des faits de pédophilie dans l’Education nationale se multiplient.

Les faits: Les signalements d’enseignants pédophiles se multiplient

Ce lundi après-midi, Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Education nationale, et Christiane Taubira, son homologue de la Justice, doivent rendre publics les résultats d’une inspection sur les «dysfonctionnements» qui ont permis à certains enseignants, condamnés dans des affaires de mœurs, de continuer à exercer auprès des enfants. Les ministres avaient évoqué en avril la possibilité d’inscrire dans la loi l’obligation pour la Justice d’informer l’Education de la condamnation de professeurs pour faits graves.

Pour le moment, cette obligation est signalée dans une circulaire mais celle-ci n’est pas toujours appliquée. Autre piste, la vérification à intervalles réguliers des casiers judiciaires des enseignants. Pour le moment, ils ne sont consultés qu’au moment de l’embauche. Autant d’annonces qui pourraient être faites à Grenoble (Isère) où se tiendra la conférence de presse. A quelques kilomètres seulement de l’école de Villefontaine où un directeur d’école a été mis en examen en mars pour avoir violé plusieurs élèves de cours préparatoire (CP).

Des gendarmes devant l’école de Villefontaine où exerçait le directeur d’école soupçonné de viols – Philippe Desmazes AFP

«On a parfois l’impression de devenir parano»

«Nous n’avons pas attendu cette affaire pour prendre nos précautions, témoigne Christophe, 52 ans dont une bonne trentaine à enseigner dans la région toulousaine. Par exemple, les plus petits veulent toujours nous faire des bisous en arrivant le matin. J’esquive en leur apprenant à dire bonjour comme des grands.» Pas toujours évident de travailler dans ces conditions. «On a parfois l’impression de devenir parano, poursuit Julien. Des fois, on pense plus à cela qu’à faire notre métier.»

Réaction: «J’ai peur que l’on assiste à une chasse aux sorcières»

«Mais dans ce climat de suspicion générale, il faut bien qu’on se protège, estime Patrick, directeur d’une école à Saint-Romans (Isère). Heureusement, nous pouvons compter sur le personnel féminin…» Riches de plus de 320.000 enseignants, les écoles du premier degré comptent en effet 82% de femmes dans leurs rangs, selon l’Insee. «Résultat: quand un gamin se fait un bobo dans la cour et qu’il faut lui baisser le pantalon pour lui mettre un pansement, on envoie une femme», poursuit ainsi Patrick.

Porter les cartons plutôt que de s’occuper des pipis

Si le sujet ne fait pas l’objet d’un cours spécifique lors de la formation des enseignants, il est suffisamment grave pour être abordé lors des inspections. «Mon premier jour après le concours, l’inspectrice m’a expliqué que je devais plutôt me charger de porter les cartons et de ranger les classes que de m’occuper des pipis ou des bobos des petits», raconte encore Julien.

Témoignage: Pierre, enseignant et pédophile «repenti» angoisse

Idem s’il faut parler en tête-à-tête à un élève à la fin des cours. «On m’a conseillé de laisser la porte entrebâillée, se souvient Mathieu, professeur dans un collège de Rouen (Seine-Maritime). Cela évite tout malentendu…» Un excès de prudence? «Je peux vous dire qu’une élève a prétendu avoir été kidnappée il y a deux ans, raconte encore Julien. C’était complètement farfelu. Mais suffisamment grave pour que tout le monde en parle pendant deux mois.»

Pédophilie à l’école: le ministère de l’Education à l’heure du méa culpa

Najat Vallaud-Belkacem reconnaît des

Najat Vallaud-Belkacem reconnaît des « défaillances » dans les affaires de pédophilie à l’école. – Miguel Medina – AFP

La ministre de l’Education nationale affirme que les « défaillances » ont été « nombreuses » dans les affaires de pédophilie à l’école. Elle se rend à Grenoble lundi avec Christiane Taubira pour exposer les conclusions de l’enquête sur ces scandales.

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Commentaires

Pierre AUCO                                        Le dysfonctionnement de la justice et de l’Education nationale                           Il est évident qu’il existe un dysfonctionnement flagrant au niveau des deux Ministères et les Ministres sont les premiers responsables, car ce sont des enfants victimes et qui seront marqués toute leur vie.
Si ces deux Ministres étaient dignes, ils devraient donc démissionner sur le champ afin d’éviter que leurs noms soient trainés dans la boue par des enfants qui ne pourront jamais oublié ce qu’ils ont subi…

voyageur                                                  Qu’elles démissionnent                                              Belle photo représentant deux sommités de la nullité !
En attendant, elles vont faire un peu de ménage dans leurs troupes et prendre toutes les précautions afin qu’elles ne soient pas concernées par ces énormes problèmes.
Encore une preuve de la gestion étatique de ces ministères, administrations et autre trucs machins !

indra                                                         Qu’elle est belle la photo, le front haut, l’air arrogant qu’on leur connaît, chacune regardant dans la direction opposée, tout y est.                   Même plus besoin d’un article…

Odalie                                                     C’est l’omerta dans l’éducation nationale : on sait parce qu’on a été avisé, mais on ne fait rien…                                                                              Une nouvelle loi de ces deux là ? Pas la peine, il doit bien en exister une qui mériterait d’être appliquée, mais avec taubira aux commandes, ces dames vont en créer une autre…   Il faut bien mettre son empreinte pour « enrayer » le problème.
Pourquoi ne pas faire comme aux USA mettre sur la toile le nom des pédophiles et indiquer où ils habitent ?

Paul lo Pofre                                      Qui était ministre                                                     @Canac :                                              « Mesdames les Ministres de la Justice et de l’Enseignement National, vous feriez mieux de démissionner »
C’était en 2006 et 2008. Les ministres ont déjà démissionné depuis quelque temps !
Lisez les articles avant de commenter, peut-être…

foubarre                                              La loi        Il fallait une loi. Qu’elles soient les premières à y penser est saisissant : bon sang (si l’on peut dire) mais c’est bien sur !

pierrety  •                                             Le directeur d’école de Villefontaine était militant socialope

  • billy83  •                                         Voilà, la preuve qu’un fonctionnaire ne peut être licencier pour faute ! et ici la pire ! on le remet avec des gosses ! vous avez voté pour eux ! demain, c’est peut être votre enfant dont la vie sera foutue et la votre aussi ! un fonctionnaire doit pouvoir être licencier ! c’est quoi ces conneries !
    charlotte  •                                     Les deux primates au regard noir en vadrouille ……………….
    Odile  •                                            Protéger l »école ou les élèves ????
    Nialeeshi  •                                    Et oui, malheureusement les enfants ne sont toujours pas au centre de notre société encore moins de l’école, la carrière de certains ou les intérêts des autres passent avant la sécurité et l’avenir de ces enfants. Que vont-ils devenir? Quelles sont les conséquences sur tous ces enfants blessés?  Quelles conséquences sur ceux qui feront partie de leur entourage?
    Il est inadmissible que l’on aie laissé cette personne et bien d’autres continuer de toucher et violer des enfants pendant des années? au nom de quoi? Pourquoi l’éducation nationale n’aurait-il pas tous les droits de vérifier le passé de ses employés? :-((((
    EMMA 84000  •                             55 dysfonctionnements de trop !!!!!!!!.
    robert  •                                            Comment a-t-on pu faire pour laisser ce coq sévir pendant si longtemps sans que l’on s’en soit rendu compte? Y a-t-il des failles dans le système éducatif? Je n’ose penser qu’absolument personne n’ait pu avoir le moindre doute sur la santé mentale de ce malade. Doit-on continuer à envoyer nos enfants à l’école, alors que celle-ci n’offre aucune garantie quant à la non présence en son sein, de prédateurs aussi dangereux que le quidam dont il est question dans cet article?
    Dark Vador  •                                Quand va t on faire éjecter la Taubira de mr2 ? Tellement nulle qu’elle se plait à sa place trop bien rémunérée … Mais, attention, 2017 arrive à grand pas et on verra le bout du tunnel !
    malek  •                                              Des lois et toujours des lois qui n’aboutiront nul part comme d’habitude.
    ah88  •                                                On ne pourrait pas faire une loi pour vraiment agir contre les pédophiles PARTOUT?  Parce qu’il y en a dans l’éducation, dans l’animation, dans les services sociaux, dans le milieu médical…Et ne plus étouffer les affaires de pédophilie commises par des notables (ah non, ça c’est secret, ou mieux, ça n’existe pas, voyons, il n’y a pas de pervers chez les politiques et autres haut placés)…
    PetitVer  •                                          C’est une loi contre ces agissements qu’il faut faire, sinon ça continuera.
    Mr D.  •                                                La pédophilie d’accord, mais à l’école, pas question !
    Emmanuel  •                                     La moindre des choses serait de suspendre les magistrats qui n’ont pas appliqué la circulaire et qui sont donc responsables de ces drames.
    Ce serait une autre profession, je voudrais bien croire qu’il puisse s’agir de négligence, mais là, il y a forte présomption qu’ils aient ignoré cette directive par pure idéologie. Popeye  •                                            Pour exercer dans la fonction publique, il y a belle lurette qu’il fallait un casier judiciaire vierge.
    Tom Égérie  •                                   Et les encadrants lors de sorties culturelles, piscines, colonies de vacances, etc.?
    Tekkenwild  •                                   Un problème? Ok pas de problème une loi!
    Joëlle  •                                                Faut-il une loi ? tellement évident qu’un pédophile doit être écarté des professions avec les enfants !
    laurent c  •                                           Le problème avec ces lois c’est qu’elle font peser le soupçon sur tout le monde, à priori . Qu’un enseignant accusé à tort, et cela arrive, sera innocenté aux yeux de la justice mais jamais aux yeux du public . Toute sa vie la rumeur et le doute le poursuivront . Enfin celui qui a fait d’aussi graves accusations ne sera jamais poursuivi . Jamais .
    Evelyne  •                                               Pour plus de détail, faites une recherche sur : « Affaire Bernard Hanse »…

    Dire qu’il faut qu’ils nous pondent une loi pour appliquer ce que d’aucuns considéreraient comme du bon sens…

  • Castries  •                                              C’est au sein même de l’éducation nationale que les pédophiles sont protégés, les syndicats les protègent et les collègues aussi, quand ils sont mûtés c’est avec une promotion.

CHAUMIERE14

@cestmonavis je le donne :                                     Trop de laxisme dans l’Education Nationale, pour un simple fonctionnaire on demande le casier d’extrait judiciaire, pourquoi n’est-il pas redemandé à chaque rentrée scolaire pour tout le personnel qui a en charge les enfants. Ces manquements sont inadmissibles et éviteraient tellement de drames qui surviennent beaucoup trop souvent

UlyssesUlysses                                                           Ce qui m’étonne, c’est qu’il faut faire une loi pour que les administrations puissent communiquer les informations concernant la sécurité de nos enfants. Cela n’était sans doute pas le cas.

  • Avatar ray.action                                         Ainsi, d’ici à la fin de l’année devrait être votée une disposition législative obligeant les parquets à communiquer auprès de l’Éducation nationale dès le stade de l’enquête. Trop souvent, des affaires sont classées sans que cette dernière n’ait été avertie des poursuites.

    Comment les responsables du gouvernement peuvent se satisfaire d’une telle décision ? La justice a toujours fait ce qu’elle voulait, et elle continuera comme par le passé.

    Quelle sanction va être prononcée contre ceux qui, ou à la justice, ou au ministère de l’éducation, n’a pas remplit sa ou ses missions d’alertes pour protéger les enfants ?
    J’ose espérer que les parents des enfants concernés vont déposer une plainte pour connaître la vérité.
    Ce ne sont pas les regrets de MMes Taubira, Belkacem, qui vont rassurer les parents qui confient leurs enfants à l’éducation nationale en confiance, ce qui est loin d’être le cas. J’espère que nous n’aurons plus jamais ce genre de graves dérives de la justice, de l’éducation nationale ? §§§

  • Avatar th p.                                                              Faire l’autruche ?                                       L’EN a des brebis galeuses, qu’il fasse le nécessaire. Merci pour les enfants
  • VivianeM                                                           Ces enseignants posent les bonnes questions. Il y a un minimum de précaution à prendre, pour qualifier de faits de pédophilie… il y a eu des suicides à cause de fausses accusations.

  • Keena                                                                  Plus jeune j’étais animatrice en colonie. Il n’y avait aucune distinction homme/femme. Les hommes ne doivent pas rester seuls avec une petite fille et les femmes ne doivent pas rester seules avec un petit garçon. C’est la règle. Et elle est idiote. Par chez nous on n’avait aucun homme animateur. C’était pratique de dire aux petits de se débrouiller tout seul pour aller aux toilettes.

  • Araefal                                                                 « quand un gamin se fait un bobo dans la cour et qu’il faut lui baisser le pantalon pour lui mettre un pansement, on envoie une femme »
    Ce passage est hallucinant. Il y a vraiment deux poids deux mesures selon les sexes, et tout le monde trouve ça normal.
    Il y a autant de risque qu’une femme soit pédophile qu’un homme.

    Et quid de l’effet que ça a sur les enfants ? Il verront la femme comme « la personne qui soigne les bobos et qui s’occupe de l’intimité » et l’homme comme une bête étrangère à ne pas approcher ou rester seul avec.
    Ce n’est pas sain.

    • Lyndel                                                               Parfaitement d’accord. Le problème (et loin de moi l’idée que les enfants sont tous machiavéliques) est le recul qu’il faut prendre lorsqu’un enfant annonce avoir fait les frais d’actes de pédophilie. Beaucoup d’enfants mentent (non, c’est pas moi qui ai cassé le verre) avec une incroyable facilité, souvent sans se rendre compte des répercutions que ça a.
      Du coup, je comprends les efforts que font les enseignants pour se protéger. Même si, comme vous, je ne vois pas pourquoi une femme (et j’en suis une) serait forcément plus légitime qu’un homme. Sans doute une influence de l’histoire de l’humanité, où la femme a bien plus souvent été placée dans le rôle de celle qui s’occupe des enfants, et « mieux », que l’homme (je ne dis pas que c’est forcément encore d’actualité, hein.).

      De même, tout ce climat de paranoïa n’est bon pour personne: ni les enseignants, ni les parents, ni les enfants. On connait que trop bien l’effet du stress…

  • cau59000                                                                  Il existe aussi des femmes pédophiles, les hommes portent des cartons et les femmes leurs font faire pipi ? Mais c’est un grand délire votre truc ! On me va plus que prendre des femmes comme maîtresses et professeur ?

  • oum2014                                                                   Conme si seuls les hommes étaient concernés,, il y a une émission sur i télé ou ç est une dame qui touche des petites filles de trois ans, l’état ne prend pas leur parole en considération.et l’enseignante continue tranquillement son métier. Les parents n’ont pas le droit de parler ni de porter plainte, et dans le cas contraire ç’est les parents qui sont punis et ils sont virés de l’école…

    • MOA01                                             A quoi servent les fonctionnaires du mamouth???
  • Bill appelez moi Bill                        La gauche toujours dans les mots mais pas sur le réglement des maux!
  • jyvejamais                                           Ah bon, il y aurait un problème!? d’abord les repas de cantine… le reste après!

  • Nadia Aouassi                                   Le mot « défaillance  » est bien faible devant cette horreur
  • snatch                                                  N’est ce pas le type de société que les gauchistes cherchent à instaurer?….une société pleine de vices .

    lesemian    
    @snatch:                                             Il est vrai que pour certains, la liberté, la solidarité et le respect de l’autre sont des vices….
  • jugglerman     
    @snatch:                                              Diaboliser le PS…..Il faut être du FN pour oser!!!
  • archie       
    @jugglerman!                                       Pour minimiser ces horreur en parlant de « dysfonctionnement » et de « défaillance » il faut être un sacré enculé. Et ceux qui prennent la défense de ces enculés sont encore pires. Je vous classe dans cette catégorie.
  • antibobogauchiste                          L’endroit au monde où il y’a le plus d’affaires de pédophilie c’est au califat islamique…. Les gauchistes n’en parlent pas…
    Jean  •                                                     belkasem a leve un coin du voile……………..petit rigolo celui qui a écrit l’article
    Honesty  •                                             Le fait n’est -HELAS- pas nouveau. La jeune ministre de l’Education nationale, est-elle si naïve pour ignorer que dans son ministère comme dans les autres, il y a, et il y aura toujours des privilégiés INTOUCHABLES, qui, quoi qu’ils fassent, sont et seront toujours défendus par l’institution. Quel que soient les politiques aux commandes, ils continueront d’y trouver avantages et promotions.
    Il faut commencer par interdire le voile aux politiques.
    delphine  •                                              Que les parents se battent jusqu’au bout! C’est tout simplement inadmissible pour ces pauvres enfants victime du mal fonctionnement de l’état! L’état est pourris et l’on en constate les fruits!…

    Gilbert  •                                                  et les syndicats enseignants vont se mettre en grève au nom des libertés individuelles bafouées !
    Guyzo9  •                                                  Moi président de la république il y aura la parité dans mon gouvernement. Voilà le résultat: deux incompétentes au pouvoir, et la liste est longue. On doit avoir u job en comptan que sur son talent et ses compétences, et non sur le fait d’être femme, gay, homme ou autre chose…
    Novy99  •                                                    pour rassurer les parents d’élèves, il suffit qu’elles démissionnent.
    Daniel  •                                                     Bien vu la photo elles font vraiment la paire ! Cruella  •                                                    et deux bananes sur la gueule !!!!!!!!!!!!!!!quelle déchéance
    Mot À Merde  •                                        Les deux gourdes qui accompagnent le PS pour sa survie dans le désert de son incompétence !!
    Pierre  •                                                       Il y a bien longtemps que cela aurait dû être mis en application , « Élémentaire, mon cher Watson. » résultats, des dégâts irréversibles ! … il y a bien là des responsables , non ! ???

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