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Kenya: Près de vingt morts et de nombreux étudiants otages des shebabs dans une université

Des étudiants rassemblés devant l'université de Garissa pendant l'attaque des shebab jeudi 2 avril 2015.
Des étudiants rassemblés devant l’université de Garissa pendant l’attaque des shebab jeudi 2 avril 2015. – AP/SIPA

L’attaque est toujours en cours. Les islamistes somaliens shebab ont revendiqué l’assaut lancé jeudi à l’aube contre l’université kényane de Garissa, à environ 150 km de la frontière somalienne. «Le Kenya est en guerre avec la Somalie (…) nos hommes sont encore à l’intérieur et combattent, leur mission est de tuer ceux qui sont contre les shebab», a déclaré par téléphone à l’AFP un porte-parole du groupe islamiste, Cheikh Ali Mohamud Rage.

Au moins 15 morts

Le bilan ne fait que de s’alourdir au cours des heures. «La plupart des victimes sont blessées par balles», selon la Croix-Rouge sur son compte Twitter. L’AFP a confirmé la mort d’au moins quinze personnes, les dernières informations données par les médias locaux affirment qu’il y a 20 personnes officiellement déclarées mortes.

D’après les médias africains, les premiers étudiants qui ont réussi à sortir de l’université ont dit avoir vu des corps décapités. Le décompte des morts est encore flou: on estime en milieu d’après-midi qu’il y aurait plus de 100 morts.

Un assaillant arrêté

Le ministre kényan de l’Intérieur, Joseph Nkaissery, a affirmé jeudi qu’un des assaillants présumés de l’université de Garissa (est) avait été arrêté. «Un terroriste présumé arrêté alors qu’il tentait de fuir», a déclaré le ministre sur Twitter.

Ils ont «ouvert le feu aveuglément à l’intérieur du campus»

«Les assaillants sont entrés de force dans l’université de Garissa en tirant sur les gardes surveillant le portail d’entrée vers 5h30» (4h30 heure de Paris) ce matin et ont «ouvert le feu aveuglément à l’intérieur du campus», a expliqué le chef de la police kényane Joseph Boinnet dans un communiqué. Un témoin, Ahmed Nur a indiqué avoir vu les corps de deux gardes, abattus à l’entrée du campus, qui héberge de nombreux étudiants.

Des étudiants otages

Un nombre indéterminé d’étudiants sont retenus en otage à l’intérieur de l’université de Garissa. «Cinquante étudiants ont été libérés», a ajouté la Croix-Rouge dans un communiqué. Mais les islamistes somaliens shebab ont affirmé avoir laissé partir les musulmans et garder les autres en otage. «Quand nos hommes sont arrivés, ils ont relâché (…) les musulmans (…) nous détenons les autres en otages», a déclaré à l’AFP un porte-parole des shebab, Cheikh Ali Mohamud Rage. Sur Twitter, info140 annonce que 535 étudiants de cette université sont portés manquant selon l’université de Garissa.

Les assaillants retranchés

Le ministère kényan de l’Intérieur a affirmé sur Twitter que «trois des quatre bâtiments» de la résidence universitaire avaient été «évacués», sans autre détail. «Les assaillants sont retranchés dans l’un des bâtiments et les opérations continuent» pour reprendre le contrôle du campus, a-t-il poursuivi.

Kenya : au moins 147 morts dans l’attaque d’un campus par des Chabab

L’essentiel

  • L’université de Garissa, une ville kényane située à quelque 150 km de la frontière somalienne, a été attaquée jeudi matin par un groupe d’hommes armés.
  • Les Chabab, militants islamistes somaliens liés à Al-Qaida, ont revendiqué l’attaque, qui a fait au moins 147 morts et 79 blessés.
  • Un couvre-feu a été décrété à Garissa et dans trois villes limitrophes.
A l'université kényane de Garissa, jeudi 2 avril.

Le bilan n’a cessé de s’alourdir. Selon les autorités somaliennes, au moins 147 personnes ont été tuées et 79 blessées jeudi 2 avril, dans l’attaque du campus de l’université de Garissa par un groupe d’hommes armés et cagoulés. Les Chabab, militants islamistes somaliens liés à Al-Qaida, ont revendiqué l’attaque.

D’après la police, les assaillants avaient fait irruption dans l’université, qui abrite quelques 887 étudiants, vers 5 h 30 (6 h 30 à Paris), alors que certains jeunes se rendaient à l’église pour la messe du matin. « Les assaillants ont d’abord tué deux gardes placés à l’entrée du campus […] avant de tirer sans discrimination une fois à l’intérieur de l’université », a détaillé la police.

« Les chrétiens étaient exécutés immédiatement »

Selon plusieurs témoins, les assaillants ont pris en otage de nombreux étudiants dans quatre dortoirs de la résidence universitaire d’un campus comprenant une vingtaine de bâtiments. « Nous dormions quand nous avons entendu une forte explosion suivie de tirs, tout le monde a commencé à fuir », a raconté Japhet Mwala, un étudiant qui a réussi à s’enfuir du campus, mais « certains n’ont pu quitter les bâtiments, vers lesquels les assaillants se dirigeaient en tirant ». Un autre témoin a raconté à l’agence de presse AP que « les chrétiens étaient exécutés immédiatement ».

Les forces de sécurité kényanes one lancé un assaut qui a pris fin dans la soirée, une dizaine d’heures après le début de l’attaque. « Les quatre terroristes ont été tués », a annoncé dans la soirée le Centre national de gestion des catastrophes (NDOC). Selon le ministre de l’intérieur, un homme suspecté d’avoir fait partie du commando a été arrêté alors qu’il tentait de s’enfuir.

Au moins 15 personnes ont été tuées à l'université de Garissa, au nord de la capitale, Nairobi. Ici des étudiants rassemblés à proximité du campus à la suite de l'assaut.

Selon une source sécuritaire occidentale, plusieurs membres des forces de sécurité et otages pourraient avoir été tués au moment de l’assaut des forces de sécurité kényannes. Les quatre assaillants ont en effet déclenché leurs ceintures d’explosifs à ce moment-là.

Revendiquant l’attaque, le porte-parole des Chabab l’a justifiée l’par le fait que « le Kenya est en guerre avec la Somalie », et assuré que le commando avait laissé partir les musulmans et gardé les autres étudiants en otage. Selon la police kényanne, le cerveau de ces attaques pourrait être Mohammed Mohamud, un ancien professeur d’une école coranique, connu pour mener toutes les attaques des Chabab à la frontière avec le Kenya. Sa tête a été mise à prix à 220 000 dollars. Il avait déjà revendiqué l’organisation d’une attaque d’un bus dans la ville kényanne de Makka en novembre, qui avait fait 28 morts.

Rumeurs d’attaque

Depuis 2011, Nairobi a envoyé des troupes combattre les Chabab dans le Sud somalien. Les insurgés n’ont depuis cessé de le menacer de représailles et sont déjà passés à l’action à plusieurs reprises. La ville de Garissa, qui abrite une base militaire, avait déjà été le théâtre de violences. En 2012, 16 personnes avaient été tuées dans des attaques coordonnées de deux églises de la ville.

En septembre 2013, le mouvement avait aussi revendiqué la prise d’otages qui avait fait 67 morts au centre commercial Westgate de Nairobi. Le modus operandi rappelle celui de l’attaque de jeudi : un commando réduit, munis d’armement léger et prenant durablement le contrôle d’un bâtiment rempli de nombreux civils.

Des rumeurs d’attaques contre l’université avaient circulé dans la semaine, selon des étudiants. « Personne n’a pris ça au sérieux car ce n’était pas la première fois », a expliqué l’un d’eux, Nicholas Mutuku. Jeudi soir, les autorités ont annoncé la mise en place d’un couvre-feu à Garissa et dans trois communes limitrophes.

Lire aussi : Le Kenya, théâtre de nombreuses attaques terroristes

Kenya: le bilan de l’attaque de l’université dépasse les 146 morts

 L’Express.fr avec AFP

Des étudiants ont été retenus à l’intérieur de l’université de Garissa par des islamistes shebab. Au moins 147 personnes et quatre assaillants ont été tués, selon un nouveau bilan.

A Kenya Defense Force soldier keeps residents at bay to prevent them from moving in the direction where attackers are holding up at a campus in Garissa April 2, 2015. At least 14 people were killed on Thursday when Islamist militant group al Shabaab stormed the Kenyan university campus, taking Christians hostage and engaging security forces in a shootout for several hours. REUTERS/Noor Khamis - RTR4VWBN

L’université de Garissa au Kenya a été attaquée ce jeudi par des islamistes shebab.                   REUTERS/Noor Khamis

Prise d’otages meurtrière dans une université au Kenya. Des islamistes shebab ont pris en otage un nombre indéterminé d’étudiants à l’intérieur de la faculté de Garissa, dans l’est du pays, ce jeudi. Au moins 147 civils et quatre assaillants ont été tués, a annoncé le ministère kényan de l’Intérieur, à l’issue d’une opération des forces de sécurité. Le point sur ce que l’on sait des événements.

Que s’est-il passé?

« Les assaillants sont entrés de force dans l’université de Garissa en tirant sur les gardes surveillant le portail d’entrée vers 5h30 » heure locale (3h30 à Paris). Ils ont « ouvert le feu aveuglément à l’intérieur du campus », a expliqué le chef de la police kényane Joseph Boinnet.

Les assaillants ont dans un premier temps pris le contrôle de bâtiments de la résidence universitaire qui héberge plusieurs centaines d’étudiants, selon plusieurs sources.

Très rapidement, les islamistes shebab ont revendiqué l’attaque. Ils ont dit détenir des otages, uniquement des non musulmans (ils ont libéré les autres), à l’intérieur de l’université. Une opération des forces de sécurité a ensuite été lancée pour les déloger.

Comment s’est déroulée l’opération?

Le ministère de l’Intérieur a annoncé sur Twitter que « trois des quatre bâtiments » de la résidence universitaire avaient été « évacués ». Les assaillants se sont retranchés dans le dernier bâtiment, selon la même source.

En fin d’après-midi des tirs nourris ont été entendus et l’opération s’est intensifiée. Quatre assaillants ont été tués.

Quel bilan humain?

Au moins 70 étudiants ont été tués, a déclaré le ministre kényan de l’Intérieur en fin de journée. Selon un précédent bilan, au moins 65 personnes ont été blessées.

Le nombre d’étudiants qui étaient bloqués à l’intérieur du campus est encore inconnu. Le ministre de l’Intérieur a simplement indiqué que 280 des 815 étudiants inscrits, ainsi que les 60 membres du personnel, « s’étaient manifestés » (hors de l’Université) et que les autorités tentaient de localiser les autres.

Qui sont les assaillants?

Le nombre d’assaillants n’est pas connu pour l’heure. Principaux suspects,les islamistes somaliens shebab ont d’ores et déjà revendiqué l’assaut. Depuis 2011, ils ont multiplié les attentats sur le territoire kényan, jusqu’à Nairobi et sur la touristique côte du pays, notamment à Mombasa, principal port d’Afrique de l’Est.

« Le Kenya est en guerre avec la Somalie (…) nos hommes sont encore à l’intérieur et combattent, leur mission est de tuer ceux qui sont contre les shebab », a déclaré par téléphone à l’AFP un porte-parole du groupe islamiste, Cheikh Ali Mohamud Rage.

Kenya : au moins 147 morts dans l’attaque de l’université de Garissa

Le Point –

Le siège est terminé, près de 16 heures après le début de l’assaut meurtrier des shebabs somaliens qui ont ouvert le feu dans l’université.

L'attaque des shebabs somaliens a fait au moins 147 morts, principalement des étudiants.
L’attaque des shebabs somaliens a fait au moins 147 morts, principalement des étudiants. © CARL DE SOUZA / AFP

Au moins 147 personnes, essentiellement des étudiants, ont été tuées jeudi dans l’attaque menée par les islamistes somaliens shebabs contre l’université de Garissa, dans l’est du Kenya, selon un nouveau bilan communiqué par le Centre national de gestion des catastrophes (NDOC). L’opération menée par les forces kényanes de sécurité pour reprendre le contrôle de l’université, prise d’assaut à l’aube, est « terminée (et) les quatre terroristes ont été tués », a ajouté le NDOC, près de 16 heures après le début de l’attaque dans cette localité située à 150 km de la frontière somalienne. Un précédent bilan officiel faisait état d’environ 70 morts.

« La mort de 147 personnes a été confirmée », a poursuivi le NDOC sur son compte Twitter. Au moins 79 personnes ont en outre été blessées, a annoncé le ministère de l’Intérieur, qui a également confirmé sur son compte Twitter que le siège était « terminé » à Garissa. Selon le ministère, « 587 personnes ont été évacuées » de l’université. Il n’a pas été précisé si ces 500 étudiants figuraient parmi les otages que les shebabs disaient détenir ou s’il s’agissait d’étudiants cachés durant l’attaque.

Vers 5 h 30 (2 h 30 GMT) jeudi matin, un commando islamiste a abattu deux gardes à l’entrée de l’université, puis ouvert le feu au hasard sur le campus, avant de pénétrer dans la résidence universitaire où étaient hébergés plusieurs centaines d’étudiants. Un porte-parole des shebabs, Cheikh Ali Mohamud Rage, avait revendiqué l’attaque dans la journée, assurant que le commando avait relâché les musulmans et gardé les autres étudiants en otage. Les autorités kényanes et la Croix-Rouge avaient fait état d’un nombre indéterminé d’otages à l’intérieur du campus.

KENYA. Au moins 147 étudiants tués dans l’attaque d’une université

L'Obs avec AFP

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Publié le 02-04-2015 à 11h38Mis à jour à 23h39

Des islamistes shebab ont pris d’assaut le campus de l’université de Garissa. Quatre assaillants sont morts, selon le ministère kényan de l’Intérieur.

Des forces de sécurités kényanes près de l'université attaquée par des islamistes somaliens shebab, le 2 avril 2015. (Anthony Makokha / AFP)Des forces de sécurités kényanes près de l’université attaquée par des islamistes somaliens shebab, le 2 avril 2015. (Anthony Makokha / AFP)

Au moins 147 personnes, essentiellement des étudiants, ont été tuées jeudi 2 avril dans l’attaque menée par les islamistes somaliens shebab contre l’Université de Garissa, dans l’est du Kenya, selon un nouveau bilan communiqué par le Centre national de gestion des catastrophes (NDOC).

L’opération menée par les forces kényanes de sécurité pour reprendre le contrôle de l’Université, prise d’assaut à l’aube, est « terminée (et) les quatre terroristes ont été tués », a ajouté le NDOC, près de 16 heures après le début de l’attaque dans cette localité située à 150 km de la frontière somalienne. Un précédent bilan officiel faisait état d’environ 70 morts.

« La mort de 147 personnes a été confirmée », a poursuivi le NDOC sur son compte Twitter.

« Le siège était terminé »

Au moins 79 personnes ont en outre été blessées, a annoncé le ministère de l’Intérieur qui a également confirmé sur son compte Twitter que « le siège était terminé » à Garissa. Selon le ministère « 587 personnes ont été évacuées » de l’Université.

Il n’a pas été précisé si ces 500 étudiants figuraient parmi les otages que les shebab disaient détenir ou s’il s’agissait d’étudiants cachés durant l’attaque.

Vers 3h30 jeudi matin, un commando islamiste a abattu deux gardes à l’entrée de l’université, puis ouvert le feu au hasard sur le campus, avant de pénétrer dans la résidence universitaire, où étaient hébergés plusieurs centaines d’étudiants.

Un porte-parole des shebab, Cheikh Ali Mohamud Rage, contacté par l’AFP, avait revendiqué l’attaque dans la journée, assurant que le commando avait relâché les musulmans et gardé les autres étudiants en otage.

Les autorités kényanes et la Croix-Rouge avaient fait état d’un nombre indéterminé d’otages à l’intérieur du campus.

De nombreux attentats au Kenya

Les islamistes somaliens shebab ont multiplié les attentats sur le territoire kényan depuis 2011, jusqu’à Nairobi et sur la touristique côte du pays, notamment à Mombasa, principal port d’Afrique de l’Est.

Ils ont notamment revendiqué le spectaculaire assaut en septembre 2013 contre le centre commercial Westgate de Nairobi (67 morts) et une série de raids sanglants contre des villages de la côte kényane en juin-juillet 2014 (au moins 96 personnes froidement exécutées).

Les zones kényanes situées le long des quelque 700 km de frontière avec la Somalie – particulièrement les régions de Mandera et Wajir (nord-est) ainsi que celle de Garissa – sont le plus régulièrement la cible d’attaques.

Fin novembre, après que les shebab eurent exécuté 28 passagers d’un bus – essentiellement des professeurs – près de Mandera, des syndicats de médecins, dentistes et professeurs avaient conseillé aux membres de leurs professions de quitter les zones frontalières de la Somalie tant que les autorités kényanes ne pourraient pas assurer la sécurité.

En février dernier, quelque 200 professeurs travaillant dans la partie nord-est du Kenya avaient manifesté à Nairobi pour réclamer leur réaffectation, se disant « traumatisés » par les attaques récurrentes. « On ne sait jamais quand ils (les shebab) vont frapper », avait expliqué l’un d’eux.

« Le Kenya est aussi sûr que n’importe quel autre pays dans le monde », avait assuré mercredi le président kényan Uhuru Kenyatta, après que Londres eut émis de nouvelles mises en garde à ses citoyens sur la sécurité au Kenya.

Kenya : une attaque sur un campus fait au moins 147 morts

Au Kenya, une prise d’otages meurtrière a eu lieu dans une université. Le bilan serait de 147 morts et 79 blessés.

Nouvelle journée sanglante au Kenya. Le jeudi 2 avril, des assaillants sont entrés sur le campus universitaire à Garissa, dans l’est du pays, armes à la main. L’attaque est revendiquée par les Shebabs, un groupe d’islamistes somaliens. Ils ont relâché les étudiants musulmants et ont retenu des centaines de chrétiens pendant plusieurs heures. L’assaut a finalement été donné par les forces de l’ordre qui ont abattu les preneurs d’otages. Il a fallu 15 heures pour que les autorités reprennent l’entier contrôle des lieux.

Plusieurs victimes

Un groupe de quatre asaillants, armés d’explosifs, sont entrés dans l’université avant l’aube. L’attentat a fait pour l’instant 147 morts. Selon le centre kényan de gestion des catastrophes, 79 personnes ont été blessées. Il dit avoir obtenu des nouvelles de 280 des 815 étudiants du campus. La Croix-Rouge a annoncé que 50 étudiants ont été libérés et que d’autres sont parvenus à s’enfuir par leurs propres moyens.

Les quatre terroristes ont été abattus pendant l’assaut. Un autre suspect est recherché, un homme appelé Mohamed Mohamud. Les autorités kényanes ont offert une récompense de 215.000 dollars pour tout renseignement menant à cette personne.

Un risque d’attentats

Interrogée par Reuters, une étudiante d’une faculté voisine de celle de l’University College a expliqué que les autorités avaient évoqué des risques d’attentats. « Des étrangers avaient été repérés à Garissa et on les soupçonnait d’être des terroristes », a-t-elle raconté.

La France prête à coopérer

La France « est prête à coopérer » avec le Kenya « dans la lutte contre le terrorisme », a indiqué l’Elysée dans un communiqué.
« La France se tient aux côtés des autorités kényanes et est prête à coopérer avec elles dans la lutte contre le terrorisme », selon le communiqué. « Le Président de la République exprime sa solidarité avec le peuple kényan, qui doit faire face au terrorisme le plus abject, celui qui s’attaque à la jeunesse, au savoir et à l’éducation ».

Nairobi, cible en 2013

Les Shebabs étaient à l’origine d’une prise d’otages en septembre 2013 dans un centre commercial de la capitale du pays. L’attaque avait fait 67 morts.

Les entités islamistes en Afrique et au Moyen-Orient

Des Shebabs somaliens à Aqmi, en passant Boko Haram ou la Mujao, l’Afrique et le Moyen-Orient sont confrontés à de nombreux groupes ou organisations islamistes armés à l’origine d’actions violentes – prises d’otages, attaques armées, attentats-suicide…

Les objectifs de ces groupes radicaux sont souvent convergents : remplacer les régimes locaux par des régimes islamiques respectant strictement la charia, la loi islamique, et rejeter les valeurs occidentales jugées corrompues.

Al-Qaïda au Maghreb islamique – Aqmi est aujourd’hui le groupe le plus influent en Afrique. Créée en 2007, c’est la seule organisation islamiste africaine qui a fait allégeance à Al-Qaïda. Si le… plus 

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Les Chabaab attaquent une université au Kenya, 147 morts

GARISSA, Kenya (Reuters) – L’attaque du campus universitaire de Garissa dans l’est du Kenya, revendiquée par les islamistes somaliens d’Al Chabaab, a fait jeudi au moins 147 morts et 79 blessés, et les forces de sécurité kényanes n’ont repris l’entier contrôle des lieux qu’au bout de pratiquement 15 heures.

Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière au Kenya depuis l’attentat contre l’ambassade des Etats-Unis à Nairobi, qui avait fait 213 morts le 7 août 1998.

Les insurgés d’Al Chabaab ont fait irruption avant l’aube sur le campus, épargnant les étudiants musulmans et prenant de nombreux chrétiens en otages.

Selon le ministre kényan de l’Intérieur, quatre individus, qui avaient sur eux des explosifs, ont lancé cette attaque, soit le même nombre que les membres du commando qui avaient fait 67 morts au centre commercial Westgate de Nairobi, en septembre 2013. Cette attaque avait aussi été revendiquée par les Chabaab.

« L’opération a pris fin avec succès. Quatre terroristes ont été tués », a dit le ministre, Joseph Nkaissery, aux médias kényans.

Les assaillants ont « tiré à l’aveuglette » lorsqu’ils ont fait irruption sur le campus, a dit le chef de la police kényane, Joseph Boinet.

Des forces de police et des militaires ont encerclé par la suite les lieux et échangé des tirs avec les islamistes somaliens tout au long de la journée, et leurs tentatives d’assaut ont été à plusieurs reprises repoussées. Au moins 79 personnes ont été blessées et nombre d’entre elles ont été évacuées vers Nairobi.

Les autorités kényanes ont offert une récompense de 20 millions de shillings (215.000 dollars) pour tout renseignement menant à l’arrestation d’un homme appelé Mohamed Mohamud, lié à l’attaque du campus.

Les autorités ont imposé un couvre-feu nocturne dans quatre régions proches de la Somalie à la suite de l’attaque, a déclaré le chef de la police nationale.

Les Etats-Unis ont condamné l’attaque et proposé leur aide au Kenya pour combattre Al Chabaab.

A Paris, l’Elysée a déclaré dans un communiqué que « Le président de la République exprime sa solidarité avec le peuple kenyan, qui doit faire face au terrorisme le plus abject, celui qui s’attaque à la jeunesse, au savoir et à l’éducation. »

Kenya/attaque: renforcer la coopération (Somalie)

    •  Le Figaro.fr avec AFP
    • La Somalie et le Kenya doivent renforcer leur coopération sécuritaire, a déclaré ce matin le président somalien Hassan Cheikh Mohamud, en présentant ses condoléances au lendemain de l’attaque « barbare » des islamistes chebab qui a fait 147 morts dans une université kényane.
    • Le dirigeant somalien a dénoncé la mort « d’étudiants innocents » dans l’attentat contre l’université de Garissa, localité de l’Est kényan située à quelque 150 km de la poreuse frontière somalienne. Il a présenté ses « condoléances aux familles de ceux qui ont été tués dans l’attaque de ces impitoyables terroristes ».
    • Les islamistes somaliens chebab, qui à domicile combattent les fragiles autorités somaliennes, ont revendiqué l’attentat. A la fin de l’attaque, qui a duré toute une journée, quatre assaillants ont fait sauter les ceintures d’explosifs qu’ils portaient. Selon Hassan Cheikh Mohamud, ce massacre montre « le besoin de renforcer la coopération antiterroriste entre les deux pays, dans le but d’éliminer cette menace de la région ».
    • Les chebab, très affaiblis militairement en Somalie, ont multiplié ces dernières années les attaques de type guérilla dans leur pays. Mais ils ont aussi mené de spectaculaires attentats dans d’autres pays de la région qui sont, comme le Kenya, engagés militairement en Somalie pour les combattre au sein de la force de l’Union africaine, l’Amisom.
    • En septembre 2013, les islamistes avaient notamment revendiqué l’attaque du centre commercial Westgate à Nairobi, qui avait fait au moins 67 morts. L’Est et le Nord-Est kényans frontaliers de la Somalie, ainsi que la ville de Mombasa, principal port de la région sur l’océan Indien, ont aussi été frappés par des attaques meurtrières revendiquées par le groupe affilié à al-Qaïda.
    • Vendredi, la présidente de la Commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, a de son côté dénoncé une tuerie « lâche » et félicité le Kenya pour sa « contribution remarquable à la mission de l’Union africaine en Somalie et les sacrifices immenses faits pour stabiliser ce pays ».
    • « Je suis sûr que nous vaincrons ces groupes terroristes », a ajouté le président somalien. « Les Kenyans ont sacrifié leurs vies pour apporter la paix à notre pays, et je suis conscient que les terroristes n’apprécient pas ce soutien », a-t-il ajouté. « Leurs actes n’entameront pas notre combat pour éradiquer le terrorisme et apporter paix et stabilité à la région. »
      La Somalie est en état de guerre civile quasi permanente depuis la chute du président Siad Barre en 1991.

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57 Commentaires

Paul Meurice                                        Quand je pense que « ça » fait encore des convertis , écœurant !!

oriane  •                                                    RAS LA TASSE DE CES ISLAMISTES         POUR QUI SE Prennent ils ces assassins qui sont d’une lâcheté extrême. ils tuent des gens innocents, qui ne sont pas armés.  QUE TOUTES LES ARMEES DE TOUS LES PAYS S ‘UNISSENT ET LES EXTERMINENT qu’attendent les pays pour les éradiquer une fois pour toute

troalen o  •                                                mais #$%$ ou c’est que j’ai mis mon flingue ?

  • DanielB  • 

                                                                        Que l’humanité se porterait mieux sans l’islam
    Bardamuh  •                                          Toujours très courageux les Chabaab pour s’attaquer à un campus ; comme d’ailleurs la plupart de ceux qu’on appelle des  » rebelles » dans la presse bobo !
    oriane  •                                                     je souhaiterai un gouvernement qui cesse de parler de l’islam en France;  qui arrête d’inaugurer des mosquées et s’occupe enfin de notre pays, de notre sécurité, de redresser l’économie, la croissance
    Fifi  •                                                            ces musulmans sont vraiment des animaux
    Littlefox  •                                                Des fous, des lâches….
    Emmanuel  •                                            « l’islam c’est la science, la finesse, le progrès, la modernité »              N. Sarkozy
    jean-pierre l  •                                        Ce qu’il faudrait préciser c’est qu’ils ont tué les chrétiens et épargner les musulmans , Là aussi on ne dit rien ..
  • Zorglub  •                                                  L’Islam, une religion de paix ? J’en suis de moins en moins convaincu.
    Annushorribilis  •                                   Hitler se serait-il inspiré du Coran pour écrire Mein Kampf ?
    Jean-claude  •                                            L’article ne le dit pas -encore- mais les « assaillants » ont laisse partir les musulmans avant de tuer les « autres ». J’imagine que ces « autres » appartiennent à la religion qu’il ne faut surtout pas citer dans les médias…
    logah  •                                                        c’est vraiment vraiment honteux et lâche de leur part
  • Gérard  •                                                       fini le tourisme au Kenya hélas c ‘est très beau mais il faudra attendre qu on ait exterminé les shebabs, daesh, alkaida etc et tous ces barbares sanguinaires
    Cochin  •                                                          L’ Islam rend fou ?
  • Philippe  •                                                      Ils veulent tuer les chrétiens. Ils lancent une guerre de religion.
    Ils seront responsables.
    israel  •                                                           Les Pays Arabes sont bourré de Fric et ne sont pas capable de faire eux même la Police, ils demandent aux occidentaux de faire le ménage mais surtout de ne détruire ces assassins puisqu’ils les financent. Bientôt ils pourront obtenir grâce à leur Prophète (Momo) les bombes Atomiques r aux paradis, parce que plus ils tuent de personnes et plus ils s’élèvent
    Bravo Momo.
  • Analyseur  •                                                 Il s’agit d’une véritable guerre….

    JP Dur                                                                Surtout que personne ne prononce ou n’écrive le mot « chrétien » !

    Michel PIERRE                                                Pourquoi une telle tragédie n’est pas reprise dans les grands titres des journaux télévisés en occident. On a l’impression qu’il y a une hiérarchie des morts de tous ces attentats. C’est dommage. C’est juste mon avis.

    Simone Couturier                                               Ce qui fait peur, c est que ces dingues peuvent arriver en France et….. que c est déjà peut être en route

    Marie Ferrier                                                       Ce monde barbare me désole… Aucun dieu soi-disant tout puissant ne pourrait laisser faire ça. Alors stop les religions, ni dieu ni maître. Reposez en paix.

    roland blanc                                                         Savez-vous que d’après la sourate 3 verset 7 il n’est pas permis d’interpréter et qu’il faut s’en tenir au plus strict, au plus clair et au plus net du texte ?

    À partir de là, il est interdit de remettre en question nul verset, que ceux qui le font sont des ennemis de Dieu et qu’Il les égare lui-même et seront les grands perdants voués aux pires châtiments. Quant au l’assassinat, dans l’islam il est dit qu’il est interdit.. envers celui qui n’a pas semé la corruption sur terre ou qui ne s’est pas rendu coupable de quelque chose. C’est donc toujours à condition que l’assassinat se trouve proscrit.
    Voici les références : s4v93, s5v32, s6v151, s17v33, s25v68

    .Léo PoliakovLéo Poliakov                                      » Les islamistes somaliens shebab ont revendiqué l’attaque et affirmé avoir laissé partir les musulmans et garder les autres en otage. »  Devons-nous nous convertir ?
    Les réserves de pétrole, ne sont pas pour calmer le jeu…

    pompidou                                                Horrible stupeur et horreur d’une époque misérable pour notre civilisation.

    toungous06                                           Deux poids deux mesures                                              En France 6 morts, c’est un événement mondial pendant 1 mois…
    au Kenya 125 morts… 1 mn de commentaires

    Skyrunnernumber1                           Les islamistes: Des obscurantistes meurtriers. Vu le niveau intellectuel de leurs troupes au QI proche de celui d’une huitre il s’attaquent à ce qui fait la force d’une nation, l’éducation de ses enfants. Pour asseoir leur emprise sur les masses les islamistes veulent les abêtir, les mettre à leur niveau, très bas. C’est un peu ce que fait aussi notre éducation nationale en nivelant par le bas, en instaurant la prime au cancre. Tu n’as pas bossé mais ne te fais pas de souci, ton bac on va te l’offrir. L’idéologie islamiste doit être combattue sans relâche, l’obscurantisme doit être détruit, le monde ne peut pas retourner au Moyen-âge.

–                                L’histoire du 20 ème siècle avec son abominable génocide est en train de se ré-écrire, avec cette fois-ci une idéologie suprématiste qui n’est non plus nazie mais islamiste. Là également, et plus qu’avant, la communauté internationale et ses dirigeants ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas.

@ZohraRose : Eu pour L’apôtre Paul avant sa conversion… En tant que Centurion Romain … il avait bien combattu les chrétiens….

–                                      Terrible bilan s’ il en est avec la conjugaison de deux facteurs, la barbarie et le sectarisme des assassins qui ont exécuté ou libéré les jeunes otages en fonction de leur religion, l’incompétence des forces de sécurité qui visiblement n’ont pas suffisamment pris en compte la préservation des otages, ce type d’action demande un savoir faire qui n’est pas encore acquis….pour le moins.

–                                                      Ils pensent aller au paradis en tuant les instruits ? Belle preuve qu’ils n’ont aucune valeur aucun jugement et donc aucune capacité à comprendre les bases d’une religion. Les guerres de religion sont elles à ce point ancrées dans les mémoires collectives qu’elles poussent l’Homme à la barbarie?

–                                        Ces islamistes sont vraiment assoiffés de sang. A chaque jour, sa ration !   Ces criminels ont dit détenir des otages, uniquement des non musulmans et je suppose que les étudiants assassinés n’étaient pas musulmans. Mais peut-on savoir qui étaient-ils ?

@stonehead : Pour pouvoir exterminer les djihadistes, il faut définir ce qu’on entend exactement par ce terme de « djihadisme ». Le Djihadisme consiste à faire le Djihad. Quelle est l’idéologie ou la religion qui prône de faire le djihad. Quels sont les écrits et les discours qui ordonnent aux gens de faire le djihad, et devenir djihadiste? Si on ne répond pas à ces questions, cela signifie qu’on refuse de combattre l’idéologie qui sert de fondement au djihadisme.Comment combattre les djihadistes sans combattre sur le plan des idées, l’idéologie djihadiste?

@79SOLOJP75 : Il y a des religions qui prônent le crime et la barbarie, et il y a des idéologies politiques athées, qui prônent le crime et la barbarie. Dieu, s’il est conçu comme un Dieu d’Amour, n’a rien à voir avec ces barbaries.

 Le totalitarisme communiste (stalinisme, léninisme, maoïsme, khmers rouges etc…) affirmaient que la religion est l’opium du peuple. Ce qui n’a pas empêché ce totalitarisme de commettre des barbaries qui ont fait plus de cent millions de morts.

 Les barbaries ont été commises par des barbares qui croient en Dieu, mais aussi par des barbares qui ne croyaient pas en Dieu : le totalitarisme communiste (stalinisme, trotskisme, léninisme, maoisme, khmers rouges etc…) Faire un lien entre la croyance en Dieu et la barbarie, n’est pas conforme à la vérité historique. Juste pour donner un contre exemple, qui montre qu’il n’y a pas de lien entre la croyance en Dieu et la barbarie, je citerais les apôtre du Christ. Les Apôtres de Jésus croyaient en Dieu. Mais que ce soit Pierre, Paul, Jean, Jacques ou les autres, ils ont accepté le martyre sans tuer personne. Cet exemple montre que la croyance en Dieu, dépend de la nature de cette divinité. Si cette divinité est sanguinaire et ordonne la barbarie, cela ne veut pas dire que toutes les religions croient en cette divinité sanguinaire.

–                            La religion c’est l’opium du peuple. Alors, à force de prier il finit par y croire. Drogué il n’a plus d’humanité, ni de loi, renie l’histoire et sa propre culture, puis s’ auto détruit.      Les barbares croient dieu. Alors dieu n’existe pas. Ne mettons plus de D majuscule à dieu car ces quatre lettres sont assassines.

kawazaki1000gtr |                                   pourquoi ne pas habiller les policiers en costumes multicolores avec un gyrophare sur la tête on les verrait moins si ça se trouve

The independent                                        Rip for these students, je suis consterné.

fifi                                                                     Vive Boko Haram libre dans un campus libre !       Encore des suicidaires qui abusent des anti-dépresseurs. Pff ! mais que font les psychiatres du coin ?

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