«J’ai beaucoup avancé en un an, c’est juste énorme»

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Arnaud Montebourg : « François Hollande mène une politique qui étouffe l’économie»

Dominique Seux / Directeur délégué de la rédaction, Etienne Lefebvre / Rédacteur en chef « International, Politique et Economie générale » et Pierre-Alain Furbury / Chef adjoint du service France | Le 01/04 à 18:20, mis à jour à 23:08
  • Arnaud Montebourg.

    Arnaud Montebourg. – Eric Piermont/AFP

  • INTERVIEW – Après la défaite de la gauche aux départementales, l’ex-ministre de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique sort de son silence dans « Les Echos ».

    Vous ne vous êtes pas exprimés depuis sept mois. A quoi attribuez-vous la défaite de la gauche aux départementales ?

    C’est la quatrième défaite et carabinée. Ce qu’il est intéressant d’observer, c’est que la progression territoriale du Front national est directement corrélée à l’augmentation du chômage. Dans les territoires où les difficultés économiques se sont accrues, où la désindustrialisation s’est accentuée, où le sentiment d’abandon a augmenté, le FN a progressé de façon spectaculaire. Le sentiment d’impuissance économique des dirigeants politiques fait aujourd’hui la force du FN.

    Pendant la campagne, le Premier ministre s’était mis en première ligne, lui imputez-vous le résultat électoral ?

    La défaite est surtout la conséquence des grands choix qui ont été faits depuis 2012 – débats auxquels j’ai âprement participé. Depuis mai 2012, il y a 570.000 chômeurs de plus de catégorie A et 880.000 de plus de catégorie A, B et C. Une étude de l’OFCE montre que la perte moyenne de pouvoir d’achat par ménage de 2011 à 2014 – sous l’action des gouvernements Fillon, Ayrault et Valls -, a atteint 1.650 euros. C’est considérable. La conséquence, ce sont des retraités en larmes dans les trésoreries parce qu’ils ne peuvent pas payer leurs impôts, des classes moyennes surfiscalisées et furieuses, et ce que les élus de terrain rapportent comme témoignages depuis 2012. C’est tout le programme d’austérité fiscale commencé par la droite et poursuivi par la gauche qui est au cœur du grand désaccord national. On est loin des promesses de 2012. Voilà pourquoi une partie de l’électorat de gauche ne va plus voter et une autre passe au FN.

    A vous entendre, la politique de François Hollande serait pire que celle de Nicolas Sarkozy…

    Non, elle est en matière économique la même. Je n’ai eu de cesse de faire des notes au président de la République _ et j’ai publié ces archives, proposant une autre stratégie économique et budgétaire, qui n’ont donné lieu ni à débat ni à réponse. D’où mon départ. On peut dire que j’ai été évincé. Mais je dois aussi confesser que j’ai été vraiment volontaire pour partir. On ne peut pas rester dans une équipe avec des désaccords pareils. Aujourd’hui, je constate que le gouvernement n’a plus de majorité ni dans le pays ni au Parlement pour mener cette politique.

    Changer de cap ne serait-il pas encore pire ? Aucun ancien ministre de l’Economie n’a jamais tenu ce genre de discours.

    Cette politique économique est celle du dogmatisme bruxellois et de la droite allemande – je ne dis pas l’Allemagne – et c’est un dogmatisme qui mène à l’entêtement. Il n’est je crois pas interdit, il est même recommandé, de reconnaître ses erreurs. Le quinquennat qui devait être celui de la décroissance du chômage est celui de l’hémorragie du chômage. Le quinquennat qui devait être celui de la protection des classes moyennes est celui de la mise à contribution des classes moyennes pour payer la crise. Après mon discours de Frangy où je recommandais des baisses d’impôts, on a considéré que j’étais un hérétique qu’il fallait brûler d’urgence sur le bûcher gouvernemental. Simplement parce que je demandais qu’on redonne 15 milliards de pouvoir d’achat aux classes moyennes.

    Avez-vous revu le président de la République depuis le mois d’août ?

    Non.

    Lui avez-vous reparlé ?

    Non.

    De nombreux indicateurs repassent au vert. N’est-ce pas le signe que la politique menée commence à porter ses fruits ?

    Mais la reprise est partout dans le monde depuis déjà 2 ans… Sauf que les politiques d’austérité européennes la piétinent et l’empêchent d’exister. Je rappelle que Royaume-Uni a eu plus de 2% de croissance dès l’année dernière, parce qu’il n’est pas soumis aux politiques d’austérité de la zone euro.

    C’est quand même amusant de vous voir vanter le modèle britannique…

    Je ne vante aucun modèle. Je suis concret et pragmatique. Et vous pourriez noter avec moi que les Américains sont déjà revenus au plein-emploi pendant que la zone euro, sept ans après le début de la crise, est encore en déflation et avec croissance quasi-zéro l’année dernière. La reprise est là depuis longtemps. Le président de la République, d’ailleurs, ne cessait de le rappeler. Pour quelle raison n’en avons-nous jamais profité ? Parce que nous menons des politiques absurdes. En outre, si aujourd’hui les indicateurs s’améliorent, c’est pour des raisons parfaitement indépendantes du gouvernement : parce que les prix du pétrole se sont affaissés et parce que la BCE a, avec deux ans de retard, enfin fait son travail. Je lui rends d’ailleurs un hommage. Mais maintenant, Mario Draghi l’a dit dans son discours de Jackson Hole (l’été dernier, NDLR), c’est aux gouvernements d’appuyer sur l’accélérateur et de desserrer l’étau.

    L’Allemagne, qui a rétabli ses comptes publics, est un des pays qui a la croissance la plus forte dans la zone euro…

    L’Allemagne, quand elle a connu des déficits, a obtenu de ne pas avoir à les réduire trop vite. Heureusement que Jacques Chirac était là pour aider Gerhard Schröder à ne pas respecter le traité de Maastricht… Souvenons-nous de cela.

    Vos critiques sont un peu caricaturales. Le pacte de responsabilité ne va-t-il pas dans le bons sens en redressant la compétitivité ?

    Etre pour une demande plus soutenue ne veut pas dire qu’on est contre l’amélioration de l’offre. On a besoin des deux jambes pour faire marcher l’économie. J’ai toujours soutenu la politique de rétablissement de la compétitivité des entreprises. Mais aujourd’hui, les chefs d’entreprise eux-mêmes se plaignent qu’il n’y a pas de demande. J’avais d’ailleurs proposé la règle des trois tiers : qu’un tiers des efforts budgétaires servent au désendettement, un tiers au soutien de l’offre et un tiers à la demande. C’est une position équilibrée qui suppose que la Commission européenne renonce à son dogmatisme.

    La Commission a changé de message. Jean-Claude Juncker ne dit pas la même chose que José Manuel Barroso…

    J’approuve la volonté exprimée par le président de la Commission européenne d’une politique d’investissement massif. Mais son message n’est pas crédible. Cela fait des années que des plans d’investissements sont annoncés, et qu’ils n’ont aucun effet. La Commission et la Banque européenne d’investissement ne savent pas utiliser l’argent dont ils disposent. Le plan Juncker consiste une fois de plus à recycler de l’argent non dépensé. Il ne se passera encore une fois pas grand-chose.

    La France a obtenu un nouveau délai pour ramener son déficit à 3% de PIB, la Commission n’a-t-elle pas une lecture plus souple du Pacte de stabilité, comme vous le souhaitiez ?

    Elle demande toujours à la France de faire 30 milliards d’euros d’efforts. Cette obsession de la réduction du déficit est pourtant épinglée par l’OCDE, le FMI et nombre de prix Nobel d’économie. L’administration Obama considère que la zone euro marche sur la tête et s’inquiète de ne pas trouver en Europe de relais à la croissance américaine. Elle a raison de s’inquiéter. Si on ne parvient pas à diminuer rapidement et fortement le chômage, l’Europe s’enfoncera dans la crise politique. Partout des coalitions éclatent ou sont remises en cause par de nouvelles formations qui plaident enfin pour des orientations alternatives. François Hollande, en 2012, aurait dû prendre la tête de ce courant. Au lieu de cela on mène une politique qui étouffe l’économie et porte la responsabilité de l’augmentation du chômage.

    En creux, vous exprimez un doute sur l’avenir de l’euro…

    Il y a un risque que l’euro et la construction européenne succombent à l’exaspération et à la colère des peuples européens. Nous sommes comme dans une centrifugeuse, et le péril du « grexit » alimente ce mouvement. Tout comme l’Ukip britannique. Le Parti socialiste est sur la route du Pasok grec.

    Vous sentez-vous l’âme d’un « frondeur » ?

    La fronde, c’est dans une monarchie où le roi est défié. Il y a derrière ce mot un mépris considérable, le même qui conduit à ne pas écouter la colère populaire. Dans une démocratie, il y a seulement – j’en suis désolé – des opinions divergentes, et il faut les entendre, voilà tout.

    Auriez-vous voté la loi Macron ?

    Je ne veux pas m’exprimer sur le travail de mon successeur, et je souligne que mes désaccords avec le gouvernement concernent avant tout la politique macroéconomique. Mon objectif, quand j’ai lancé ce projet de loi, était de s’attaquer à la rente et aux privilèges. Si j’étais resté en place, je n’aurais pas cédé face aux corporatismes des professions réglementées, et je n’aurais pas renoncé à certaines protections des salariés, qui ont fait perdre au gouvernement sa majorité sur ce texte.

    Comprenez-vous le fait que le nombre de plans d’innovation industrielle soit ramené de 34 à une dizaine ?

    En matière d’innovation, réduire les ambitions me paraît toujours une erreur. Je préfère la ruche industrieuse et protubérante aux haies taillées au cordeau des jardins à la française. Le but était justement de multiplier les initiatives.

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    Partagez-vous l’opinion de Manuel Valls qui estime que les chefs d’entreprise ont « peur d’embaucher » et qu’il faut lever ces freins, en faisant référence au droit du travail ?

    La France a créé près de 2 millions d’emplois sous Lionel Jospin. Je comprends que des chefs d’entreprise aient peur d’embaucher quand ils n’ont pas de perspectives économiques et qu’ils ne savent pas où l’on va avec un gouvernement qui persiste dans l’erreur… Le vrai frein aujourd’hui, c’est la minceur du carnet de commande, ce sont les clients qui payent à 90 jours. Je crois possible de concilier la protection des travailleurs avec les besoins flexibles des entreprises.

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    La politique économique n’est pas la bonne, vous estimez avoir été trahi par François Hollande, mais – pardonnez-nous la brutalité de la question – à quoi avez-vous servi au gouvernement ?

    Mon parcours politique a été celui de l’innovation. J’ai écrit il y a 15 ans le projet de VIe République, j’ai été le premier à m’attaquer aux paradis fiscaux, j’ai imaginé les primaires ouvertes du PS en 2009, j’ai importé en Europe le concept de dé-mondialisation et j’ai fait du Made in France une cause nationale de défense de l’appareil productif. On ne peut pas dire que ce n’est rien… Au gouvernement, ce dont je suis le plus fier est d’avoir lancé les 34 plans de l’innovation industrielle au point que certains éditorialistes de la presse économique lançaient des appels à me maintenir à Bercy.

    Vous avez rejoint Habitat et Talan, que leur apportez-vous ?

    Ce sont d’abord des rencontres avec des dirigeants. Habitat est en redécollage, et recrée son design et réinvente sa distribution. Je ne suis pas un apporteur d’affaires, je ne mets pas mes contacts politiques à leur service – ils n’en ont pas besoin -, mais je participe à leur politique d’innovation. Talan est la petite SSII qui monte vite et s’investit dans la digitalisation de l’économie. J’ai par ailleurs le projet de créer ma propre entreprise.

    Que vous a apporté l’Insead, vous avez mieux compris l’économie ?! Y avez-vous perçu ce qui sépare le monde de l’entreprise du monde politique ?

    J’y ai rencontré une cinquantaine des dirigeants internationaux. C’était un séminaire de formation au leadership. La différence entre les deux mondes, c’est celle-ci : le monde politique n’a pas de règles et peu de sanctions ; dans l’entreprise, il y a beaucoup de règles et des sanctions. La politique était devenue pour moi l’accumulation de contraintes. La vie entrepreneuriale est celle de l’aventure. En 17 années de vie politique, j’ai accompli, je vous le disais, un certain nombre de choses, mais j’ai quand même l’impression d’avoir perdu mon temps. Aujourd’hui, la classe politique est devenue une bourgeoisie d’Etat, haut-fonctionnarisée, coupée du peuple. Elle est devenue dangereuse pour notre pays.

    La politique, c’est donc fini ?

    Je ne veux plus vivre de la politique, ce qui ne m’empêche pas de rester un citoyen engagé et de m’exprimer quand ce sera nécessaire. En l’état, je me tiens éloigné de ce système néfaste et dangereux. Je ne veux plus prendre part aux débats qui n’en valent pas la peine.

    Et 2017, ça en vaut la peine?

    On n’en est vraiment pas là.

  • Arnaud Montebourg dénonce « les politiques absurdes » de François Hollande

    Le Monde.fr avec AFP |

    Arnaud Montebourg à Paris, en décembre.

    L’ancien ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, a fustigé mercredi 1er avril  les « politiques absurdes » menées par François Hollande qui portent « la responsabilité de l’augmentation du chômage » dans un entretien pour le site Les Echos. Critiquant l’« obsession » européenne de réduction du déficit, selon lui, un « dogmatisme qui mène à l’entêtement », Arnaud Montebourg craint que l’Europe « s’enfonce dans la crise politique ».

    Sur la route du « Pasok Grec »

    Pour l’ancien ministre, « le Parti socialiste est sur la route du Pasok grec », le groupe socialiste du pays qui a perdu plus de 40 points dans les sondages ces dernières années. L’ancien ministre estime, en outre, que la défaite électorale « carabinée » de la majorité aux départementales est « la conséquence des grands choix qui ont été faits depuis 2012 », évoquant la montée du chômage et les baisses de pouvoir d’achat qu’il résume en une expression : le « grand désaccord national ».

    Emmanuel Macron en ligne de mire

    Arnaud Montebourg réserve toutefois ses piques les plus coriaces à son successeur, Emmanuel Macron, assurant notamment que lui-même n’aurait « pas cédé face aux corporatismes des professions réglementées » et n’aurait « pas renoncé à certaines protections des salariés qui ont fait perdre au gouvernement la majorité sur ce texte ».

    Voir aussi : Nouvelle casquette pour Arnaud Montebourg

    Pour Montebourg, la politique économique de Hollande est « la même que celle de Sarkozy »

    L’Express.fr

    Dans une interview aux Echos mise en ligne ce mercredi, Arnaud Montebourg n’est pas tendre avec son ancien président. L’ex-ministre de l’Economie accuse François Hollande de mener « une politique qui etouffe l’économie ».

    Arnaud Montebourg le 23 janvier 2015 à Princeton dans le New Jersey

    Arnaud Montebourg le 23 janvier 2015 à Princeton dans le New Jersey afp.com/Kena Betancur

    Après l’UMPS chère à Marine Le Pen, voici l’UMPllande signée Arnaud Montebourg. Dans une longue interview accordée à nos confrères des Echos, l’ancien ministre de l’Economie dresse un panorama bien sombre de l’action de ses anciens collègues du gouvernement et du président de la République. Il assure d’ailleurs n’avoir ni revu ni reparlé à François Hollande depuis son remplacement à Bercy au profit d’Emmanuel Macron. Il lui a en revanche adressé de nombreuses cartes postales, notamment en début d’année, lorsqu’il s’en prenait à « la politique suicidaire » de son ancien patron. Une nouvelle fois, Arnaud Montebourg n’y va pas par quatre chemins. Morceaux choisis.

    Sur la défaite de la gauche aux départementales:

    « C’est la quatrième défaite et carabinée (…) le FN a progressé de façon spectaculaire. Le sentiment d’impuissance économique des dirigeants politiques fait aujourd’hui [sa] force. »

    Sur la responsabilité de Manuel Valls:

    « Depuis mai 2012, il y a 570.000 chômeurs de plus (…). La perte moyenne de pouvoir d’achat par ménage sous l’action des gouvernements Fillon, Ayrault et Valls, a atteint 1.650 euros. »

    Sur François Hollande et sa politique:

    « [Sa politique] est en matière économique la même [que celle de Nicolas Sarkozy. Je n’ai eu de cesse de (…) proposer une autre stratégie (…) et j’ai été évincé. Aujourd’hui, je constate que le gouvernement n’a plus de majorité pour mener cette politique. »

    Sur l’exemple allemand:

    « Heureusement que Jacques Chirac était là pour aider Gerhard Schröder à ne pas respecter le Traité de Maastricht… Souvenons-nous de cela. »

    Sur le travail de la Commission européenne:

    « J’approuve la volonté exprimée par [Jean-Claude Juncker] d’une politique d’investissement massif. Mais son message n’est pas crédible. »

    Sur l’avenir de la zone euro:

    « Il y a un risque que l’euro et la construction européenne succombent à l’exaspération et à la colère des peuples européens. »

    Sur sa retraite politique:

    « Je ne veux plus vivre de la politique, ce qui ne m’empêche pas de rester un citoyen engagé et de m’exprimer quand ce sera nécessaire. »

    François Hollande a donc encore probablement du souci à se faire.

    Montebourg, Taubira, Aubry, Duflot : tir groupé contre Valls et Hollande

    « Les mots de la droite », « politiques absurdes », « logiciel périmé », « vote de protestation »… Le rassemblement de la gauche n’est pas pour tout de suite.

    François Hollande et Manuel Valls, après la conférence de presse présidentielle le 5 février 2015. (FRANCOIS MORI / POOL / AFP)François Hollande et Manuel Valls, après la conférence de presse présidentielle le 5 février 2015. (FRANCOIS MORI / POOL / AFP)

    Le rassemblement, c’est pas pour demain. La déroute du Parti socialiste aux élections départementales a réveillé les ardeurs des grands opposants à la politique économique menée par Manuel Valls et François Hollande.

    Christiane Taubira, Arnaud Montebourg, Cécile Duflot et Martine Aubry, pour ne citer que les poids lourds, balancent, bombardent, fusillent à tout va les choix du couple exécutif. Tous ont la même envie : plus de gauche, plus d’utopie, plus d’alternatives.

    Avec en ligne de mire aussi, les autres rendez-vous de 2015 :

    • le congrès du Parti socialiste à Poitiers en juin ;
    • les élections régionales en décembre.

    Et une union de la gauche qui s’éloigne encore un peu plus.

    # Christiane Taubira, la rafale des mots

    Christiane Taubira sort du silence. Dans un long entretien à « l’Obs », elle fait entendre sa différence. Ministre de la justice, elle rappelle bien sûr  sa « solidarité » avec e Premier ministre,  mais c’est pour mieux planter ses banderilles :

    « La gauche, ce n’est ni le césarisme, ni le bonapartisme, c’est le débat et la diversité », lance-t-elle, en visant implicitement un Manuel Valls prompt à distribuer coups de gueule et coups de menton.

    « La gauche peut mourir », assénait le Premier ministre il y a quelques mois. Christiane Taubira réfute cette sombre perspective, à condition que la gauche cesse de n’être que « pragmatique » et « gestionnaire », c’est-à-dire précisément deux qualificatifs que revendique haut et fort le chef du gouvernement pour définir son projet.

    La garde des Sceaux appelle donc son camp à renouer avec « l’idéal » et « l’utopie » et à écouter davantage les députés PS « frondeurs » qu’elle choie tout particulièrement.

    La gauche a subi des « défaites sémantiques et culturelles terribles » depuis une dizaine d’années, au point d' »adopter les mots de la droite » sur l’économie et la sécurité, déplore Christiane Taubira.

    # Arnaud Montebourg casse la baraque

    Il a beau être le nouveau vice-président d’Habitat, Arnaud Montebourg n’entend pas sauver les meubles de la gauche. Dans une interview aux « Echos », l’ancien ministre du redressement productif estime que François Hollande mène des « politiques absurdes » qui portent « la responsabilité de l’augmentation du chômage ».

    « Partout des coalitions éclatent ou sont remises en cause par de nouvelles formations qui plaident enfin pour des orientations alternatives », fait-il valoir.

    François Hollande en 2012 aurait dû prendre la tête de ce courant, au lieu de cela, on mène une politique qui étouffe l’économie et porte la responsabilité de l’augmentation du chômage ».

    Pour lui, « le Parti socialiste est sur la route du Pasok grec ».

    Le chantre du made in France estime d’ailleurs que la défaite électorale « carabinée » de la majorité aux départementales est « la conséquence des grands choix qui ont été faits depuis 2012 ». C’est le « grand désaccord national ».

    # Cécile Duflot, la meilleure ennemie

    Le matin, Manuel Valls évoquait « un pacte » avec les écologistes. Quelques heures plus tard Cécile Duflot fusille le « logiciel périmé » du Premier ministre. Ennemi un jour, ennemi toujours. 

    Dans une interview au « Monde » mardi 31 mars, et alors qu’on lui fait remarquer que Manuel Valls n’entend pas changer de cap, l’ex-ministre du Logement répond : « La détermination est une qualité, mais l’entêtement peut être une faute ».

    Aujourd’hui, on ne demande pas aux partenaires de se rassembler mais de s’aligner », affirme-t-elle. « Historiquement, la droite peut se satisfaire d’une caporalisation autour d’un homme fort, mais la gauche, elle, a besoin d’un projet fédérateur ».

    Manuel Valls ne peut-il pas incarner le rassemblement ? Cécile Duflot répond par une question : « Le veut-il? »

    L’accentuation des inégalités, territoriales et sociales ainsi que la crise écologique semblent être des points aveugles de sa pensée. Il a le verbe haut, mais où sont les résultats? Ses objectifs, à savoir faire baisser le Front national, améliorer le score de la gauche et résorber le chômage, ne sont pas atteints aujourd’hui. Son logiciel est périmé ».

    # Martine Aubry, le vent du Nord

    Elle s’est exprimé dès le soir du second tour des départementales. Martine Aubry estime que la défaite de la gauche illustre un « vote de protestation par rapport à la politique nationale ». Une déroute qui « mérite une analyse ». Ou un vent du Nord qui vient glacer les os de l’exécutif.

    Pour la maire de Lille, le rassemblement sera le travail qui « nous attend dans les prochains jours », et cela passe par un « accord sur le fond », « car on ne peut pas se réunir si l’on n’est pas d’accord sur le fond ».

    Nous attendons effectivement – notamment de la part du président de la République – de montrer qu’il amplifie encore le score pour que la croissance et l’emploi soient là, pour qu’il y ait des mesures qui portent l’égalité (…) et aussi pour que la gauche sache se réunir mieux qu’elle ne l’a fait, mais sur le fond », insiste Martine Aubry

    Montebourg étrille (encore) la politique économique de Hollande

    LANCE-ROQUETTES – Dans une interview aux Echos, publiée mercredi, l’ancien ministre de l’Economie compare la politique économique de François Hollande à celle de Nicolas Sarkozy, la même selon lui. Et estime avoir perdu son temps en politique.

    Mercredi 2 avril dans Les Echos, Arnaud Montebourg, l'ancien ministre de l'Economie, a estimé que "la classe politique est devenue une bourgeoisie d’État".

    Mercredi 2 avril dans Les Echos, Arnaud Montebourg, l’ancien ministre de l’Economie, a estimé que « la classe politique est devenue une bourgeoisie d’État ». Photo : KENA BETANCUR / AFP

    Dans un entretien aux « Échos », l’ancien ministre du Redressement productif tire à boulets rouges sur l’exécutif et son successeur Emmanuel Macron.

    Arnaud Montebourg en conférence à Princeton, en février (photo d'illustration).
    Arnaud Montebourg en conférence à Princeton, en février (photo d’illustration). © BETH BALBIERZ/SIPA
    L’ancien ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, estime que le président François Hollande mène des « politiques absurdes » qui portent « la responsabilité de l’augmentation du chômage » dans un entretien aux Échos, publié mercredi sur le site du quotidien économique. Critiquant l' »obsession » européenne de réduction du déficit, selon lui un « dogmatisme qui mène à l’entêtement », le nouveau vice-président d’Habitat craint que l’Europe « s’enfonce dans la crise politique ». « Partout des coalitions éclatent ou sont remises en cause par de nouvelles formations qui plaident enfin pour des orientations alternatives », détaille-t-il. « François Hollande en 2012 aurait dû prendre la tête de ce courant, au lieu de cela, on mène une politique qui étouffe l’économie et porte la responsabilité de l’augmentation du chômage », poursuit-il. Pour lui, « le Parti socialiste est sur la route du Pasok grec ».

    « La reprise est là depuis longtemps. Le président de la République, d’ailleurs, ne cessait de le rappeler. Pour quelle raison n’en avons-nous jamais profité ? Parce que nous menons des politiques absurdes », ajoute Arnaud Montebourg, pour qui l’amélioration récente de la situation économique, « c’est pour des raisons parfaitement indépendantes du gouvernement ».

    Défaite « carabinée » aux départementales

    Particulièrement cruel avec l’exécutif, il estime en outre que la défaite électorale « carabinée » de la majorité aux départementales est « la conséquence des grands choix qui ont été faits depuis 2012 », évoquant la montée du chômage et les baisses de pouvoir d’achat qu’il résume en une expression : le « grand désaccord national ». Pas de pitié non plus pour le plan d’investissements de 315 milliards d’euros en trois ans, voulu par le nouveau président de la commission européenne Jean-Claude Juncker, qui selon lui « consiste une fois de plus en recycler de l’argent pas dépensé ».

    Mais il réserve ses piques les plus coriaces à son successeur, Emmanuel Macron, assurant notamment que lui-même n’aurait « pas cédé face aux corporatismes des professions réglementées » et n’aurait « pas renoncé à certaines protections des salariés qui ont fait perdre au gouvernement la majorité sur ce texte ». Il critique également le choix du nouveau ministre de l’Industrie de réduire les 34 plans d’innovation industriels qu’il avait créés à une dizaine. « En matière d’innovation, réduire les ambitions me paraît toujours une erreur », clame-t-il avant d’affirmer que de son passage au gouvernement, ces 34 plans sont ce dont il est « le plus fier ».

    Croissance, euro, emploi : ce que Montebourg reproche à Hollande

    Arnaud Montebourg a de nouveau fustigé la politique économique de François Hollande, dans une interview aux Échos. Il plébiscite le modèle britannique, comprend la peur des patrons à embaucher et craint pour l’euro.«François Hollande mène une politique qui étouffe l’économie». Muet pendant sept mois, Arnaud Montebourg est de nouveau sorti du bois pour épingler le chef de l’État. «Cette politique économique est celle du dogmatisme bruxellois et de la droite allemande – je ne dis pas l’Allemagne – et c’est un dogmatisme qui mène à l’entêtement», lâche-t-il dans une interview aux Échos .

    «Si aujourd’hui les indicateurs s’améliorent, c’est pour des raisons parfaitement indépendantes du gouvernement»

    Alors que le couple exécutif se réjouit du léger frémissement qui souffle actuellement sur l’activité économique de la France, l’ancien ministre de l’Économie n’en accorde pas le mérite à François Hollande. «Si aujourd’hui les indicateurs s’améliorent, c’est pour des raisons parfaitement indépendantes du gouvernement: parce que les prix du pétrole se sont affaissés et parce que la BCE a, avec deux ans de retard, enfin fait son travail. Je lui rends d’ailleurs un hommage. Mais Mario Draghi l’a dit: c’est aux gouvernements d’appuyer sur l’accélérateur et de desserrer l’étau», explique-t-il.

    Pourtant, certains indicateurs semblent confirmer ce léger regain: hausse de la consommation, amélioration du moral des ménages, progression du taux d’investissement. Sans le nier, Arnaud Montebourg rappelle qu’il n’y pas de quoi se réjouir, à savoir que «la reprise est partout dans le monde depuis déjà deux ans». «Sauf que les politiques d’austérité européennes la piétinent et l’empêchent d’exister», souligne-t-il. Une critique à peine voilée adressée à Jose Manuel Barroso, ancien président de la Commission européenne, partisan de la réduction des déficits pour relancer la croissance. «J’approuve la volonté exprimée par le président de la Commission européenne d’une politique d’investissement (plan de 315 milliards d’euros, ndlr). Mais son message n’est pas crédible. Cela fait des années que des plans d’investissements sont annoncés et qu’ils n’ont aucun effet», répond-il.

    «Les Américains sont déjà revenus au plein emploi pendant que la zone euro est encore en déflation et avec une croissance quasi zéro l’année dernière»

    Pour illustrer ses propos, Arnaud Montebourg prend en exemple…le Royaume-Uni, dont le premier ministre, David Cameron, n’a de cesse de critiquer la politique économique de François Hollande. Selon les statistiques d’Eurostat, le Royaume-Uni a vu son PIB progresser de près de 3% en 2014 «parce qu’il n’est pas soumis aux politiques d’austérité de la zone euro». «Je ne vante aucun modèle, répond-il. Je suis concret et pragmatique. Les Américains sont déjà revenus au plein emploi pendant que la zone euro, sept ans après le début de la crise, est encore en déflation et avec une croissance quasi zéro l’année dernière». Là ou les États-Unis ont enregistré une croissance supérieure à 2% en 2013 et en 2014, la France affiche des taux aussi épais que du papier à musique: 0,3% en 2013 et 0,4% en 2014. Idem pour l’Europe du Sud, même si la Grèce, l’Espagne et l’Italie affichent des rebonds plus ou moins nets. Le bilan est moins sévère pour l’Allemagne: 0,1% en 2013 et 1,6% en 2014. «Il y a un risque que l’euro et la construction européenne succombent à l’exaspération et la colère des peuples européens», assure-t-il.

    • «Je comprends que des chefs d’entreprise aient peur d’embaucher»

    Pour doper la croissance, le gouvernement a décidé de pratiquer une «politique d’offre», à savoir permettre aux entreprises, par des allégements de charges par exemple, d’embaucher et de relancer leur investissement. Mais le premier ministre, Manuel Valls, estime que les patrons ont «peur d’embaucher» et qu’il faut lever ces freins, en réformant par exemple le code du travail. Et là encore, Arnaud Montebourg a choisi son camp. «Je comprends que des chefs d’entreprise aient peur d’embaucher quand ils n’ont pas de perspectives économiques et qu’ils ne savent pas où l’on va avec un gouvernement qui persiste dans l’erreur», explique le nouveau vice-président d’Habitat. Le vrai frein, aujourd’hui, c’est la minceur du carnet de commande, ce sont les clients qui payent à 90 jours. Je crois possible de concilier la protection des travailleurs avec les besoins flexibles des entreprises». Un revirement surprenant quand on se souvient comment Arnaud Montebourg a pu malmener les patrons de PSA, d’Alstom ou encore d’ArcelorMittal, quand il était locataire de Bercy.

    ==

    ERWITT GEORGESERWITT GEORGES
    Souvenez vous surtout de ce que disaient AUBRY , MONTEBOURG , FABIUS et ROYAL lors de ces primaires socialistes a propos de la candidature de HOLLANDE !….. c’était assez gratiné et révélateur a la fois sur les capacité de cet homme a diriger un pays comme le notre ….je retiens surtout les propos de FABIUS a un journaliste qui lui demandait ce qu’il pensait de cette candidature de HOLLANDE … » HOLLANDE !…. président de la république !…..vous voulez rire non ?.. » c’était parfaitement résumé …..( ce qui n’a pas empêché ce même FABIUS d’accepter un poste de ministre !..)

    –                          A mon humble avis Montebourg est loin d’avoir été un bon ministre d’économie (manque de culture économique). Il aurait dû appliquer le « made in France » pour ses vacances : consommer le tourisme de France au lieu d’aller se pavaner avec sa copine d’ex-ministre aux usa.

    –                                      C’est la réaction d un salarié aigri par son licenciement pour absence de résultat!!

    –                   Mr Montebourg , SVP , un peu de modestie, quand vous dites , « je ne veux plus vivre de la politique  » , pensez vous , honnêtement , avoir décroché le poste que vous avez , par vos seules qualités ? Je suis de droite , mais critiquer Macron , qui a des barbelés autour de lui , Qui ne peut aller au bout de ses intentions , à qui on demande de la mettre en sourdine , fait voter des lois amputées à cause des boulets idéologiques de ses amis , voilà Macron dans un gouvernement de gauche , c’est un moindre mal , Montebourg , c’était l’aventure des mots et des actions dans l’incompétence. Mr Montebourg , prouvez avant de démontrer, faites, avant de critiquer , la légèreté verbiale sert surtout à combler , les vides de nos actes

    –         Les politiques économiques absurdes de Hollande, et de Sarkozy avant lui, sont malheureusement imposées par Bruxelles dans le cadre des Grandes Orientations de Politique Economique ( GOPE ) que chaque pays membre doit suivre à la lettre sous peine de sanctions. Seules les propositions de l’Union Populaire Républicaine ( UPR ) peuvent rendre vie à notre économie et à notre société. Pour découvrir l’UPR : http://www.upr.fr/actualite/presentation-de-lupr-union-populaire-republicaine-par-francois-asselineau

    –                                        Mr Montebourg n’a pas fait de miracles que je sache !! Il ferait mieux de se taire…

    @hacquin :                                        » Hollande a menti aux Français,  » — Quel homme de gauche a cru que Hollande vu son passé et ses responsabilités passées avec les résultats que nous connaissons était le sauveur attendu ? Hollande n’a jamais été un vrai homme de gauche.

    –                                        Complètement déboussolé ce pauvre Montebourg , prendre en exemple Chirac et son accolyte allemand qui ont prôné le dumping social et mis en concurrence la main d’oeuvre des peuples d’Europe . Il est là justement le problème . Cette concurrence déloyale à tout les niveaux nous fait descendre vers les abîmes . Quel politique se lèvera sérieusement contre ce fait ?

    –                               Montebourg dit tout haut… tout ce que la Gauche pense tout bas mais si fort que les silences sont assourdissants !

    –                   Pour nous, les discours de Montebourg sont les mêmes que ceux de Mélenchon !

    –                         Comment peut on se regarder dans une glace alors qu’il avait participé à mettre en place cette politique qu’il dénonce aujourd’hui.

    –                        Bravo entièrement d’accord

    Araucarias                                           C’est une bonne chose que Valls l’ait viré, comme Hamon du reste.

    André Nayener                                      Tout à fait d’accord!

    JEAN-LOUIS GUICHARD                   Faire l’impasse des élections intermédiaires perdues d’avance pour se refaire une virginité, c’est très courageux. Un passage dans le privé pour se ressourcer, ça allonge une carte de visite. .Bref, Montebourg a encore beaucoup à faire pour avoir le statut d’un vrai responsable politique.

    cassandra                                             il est vrai que la baisse des dépenses a été réalisée sur les cotisations sociales et les dépenses dans les services publics, tandis que les recettes des entreprises augmentaient d’autant, qui n’ont pas été converties en investissements productifs comme le gouvernement l’espérait naivement, mais en dividendes. d’ou un appauvrissement général des salariés (sauf le 1% supérieur) et de la nation. FH, valls, montebourg et les autres seront recasés dans le privé qu’ils ont si bien servi.

    Bernard Naud                                     Je ne pense pas que cet avocat dont le passage en politique n’avait d’autres buts que de lui ouvrir de nouveaux clients puisse se poser en donneur de leçons …. Son passage à Bercy ne restera point dans les souvenirs des français !

    georges binet                                                      La mutinerie gronde. L’équipage quitte le navire. Un jour ne restera plus à la passerelle que le commandant Hollande et son second Valls, assistés du chef-mécanicien Macron.

    Ils foncent droit sur la falaise sans dévier le cap d’un degré, entraînant le PS dans le naufrage.
    Et dire que lors des primaires socialistes pour la désignation du candidat à l’élection présidentielle, Montebourg avait recueilli trois fois plus de voix que Valls ! Cherchez l’erreur…

    Patvos                                                               Si on a bien compris le dernier voyage de Hollande: la politique de la France se décide à Berlin. Foin des contestations et des élections perdues en France.
    diabolodenfer méphistodiabolodenfer méphisto
    Taubira a participé au moins autant que Hollande et Valls à la chute du gouvernement dans les sondages et elle prône une gauche dont les électeurs, de toute évidence, ne veulent plus dans leur immense majorité.
    Partant de là, je vois mal ce qu’elle fait encore à son poste, la dignité et la fierté qu’elle se plait à afficher à la moindre occasion , avec une pointe d’arrogance, devraient logiquement l’amener à démissionner……

    jacques brochet                                     Montebourg, Aubry, Duflot critiquent mais ils ne sont pas au gouvernement ce qui est concevable.

    Taubira crache dans la soupe. On ne peut pas être au gouvernement pour le salaire et les avantages du poste et être contre la ligne politique initiée par le président.
    François Hollande doit montrer s’ il a de l’autorité ou non sur ses ministres.

    luc chemalon                                           Ils ont tellement rêvés d’être a leurs places !!!! la rancune de ces démissionnes ou écartés ou battus est pathétique.Mais c’est eux qui dirigent !!!!!

    aloes                                                        Votre commentaire vaut aussi pour les journalistes politiques .Rares sont les commentaires dont on se dit .Tiens ça c’est intéressant et nouveau !

    masiania                                              Une belle chanson de J Dutronc                               « Je retourne ma veste  » s’applique sans modération à ce clown !
    pipolinum                                          Montebourg… L’inventeur du machin « ministère du redressement productif. « … ! Qui n’a jamais rien redressé… Ni produit… ! Voilà qu’il tire maintenant sur l’ambulance… ! Par ailleurs, nous ne savons toujours pas de bilan chiffré de son passage au gouvernement… ! Pour savoir enfin, combien a couté à nos impôts cette invention foireuse… !
    Filouter                                                Socialistes Ils s’y mettent tous ce soir : Taubira, Montebourg, Martine, Guedj… Et d’autres sans doute. C’est le bal des aigris, on a du mal à suivre toutes ces controverses !
    Strasbourgeois 67                            Pas trop tôt qu’à gauche, certains prennent conscience de la politique ubuesque de Normal 1er. A. Montebourg est loin d’être le seul dans ce cas mais c’est la première fois que c’est si clair.
    takezo26                                                Le grand Benêt Montebourg.    Lui l’incompétent parmi les incompétents, qui donne des leçons à d’autres incompétents. Si seulement il avait une lueur d’intelligence, il commencerait par la fermer et observer !
    Henri Eugène                               Redresseur improductif.       Maintenant qu’il travaille (?) dans une entreprise, après une formation à la gestion, vire t il MEDEF ou PLAN QUINQUENNAL ? On hésite. Le sait il lui même ?
    pierrety  •                                                 Ma grand mère me disait « les socialistes sont des faux-cul » , toujours d’actualité

    • Francoise  •                                        Après avoir été à la gamelle pour s’assurer la retraite de ministre le bouffon crache dans la soupe.
    • Evelyne  •                                              Lui ne fait plus parti du gouvernement, ce qu’il a dit est rien à coté des propos de Taubira…
      didier  •                                                  L’empereur des bobos a parlé..
      Jes  •                                                          Le gouvernement Valls fait une politique de droite. Personne n’a encore réussi à m’expliquer la différence entre sa politique et celle de Fillon/Sarkozy
      Francois  •                                             Les socialistes montrent chaque jour un peu plus leur irresponsabilité en mettant en avant leur personne et états d’âme au lieu de soutenir leur gouvernement ou la fermer. Pas étonnant que les électeurs dits de gauche n’aillent plus voter.
      H2SO4  •                                                    Le Grotesque, ce sont ses « amis » qui en parlent le mieux »
      Richard  •                                                dans l’interview montebourg dit  » « en 17a de
      vie politique j’ai accompli des choses mais j ai l’impression d’avoir perdu mon temps »…. le temps étant de l’argent combien as tu perdu????
      VEROULT  •                                            LA MONTETRUC DE LA MARINIERE
      ENCORE UN FAUX DERCHE DU STYLE LE TOURNETAVESTE D’ADDIDAS
      SI IL SUFFISAIT DE SE METTRE UNE CAROTTE DANS LE C.. POUR FAIRE PLUS CREDIBLE IL LE FERAIT…PAUVRES POLITICIENS
      pierre  •                                                          un nul arrogant prétentieux juge un nul à l’ego aussi dimensionné que son abdomen

      • frankyg |                                          Montebourg semble oublier qu’il a lui même participé et défendu cette politique…

      • breizoc |                                            Le premier qui dit la vérité….

      • markatia |                                         Si Montebourg appliquait sa doctrine chez Habitat, c’est le dépôt de bilan assuré dans 6 mois: hausse des salaires, augmentation du nombre d’employés au siège, réduction des prix dans les magasins pour les petits salaires 1er équipement gratuit pour les immigrés clandestins, 32 h d’ouverture mais par semaine, aucune ouverture le dimanche…

      • otphot30 |                                           Virage à 100 degrés de « monsieur Made in France ». Trompé par un candidat puis Président ,mis au sein du gouvernement pour le « redressement économique » , Montebourg plein de désespoir s’est éloigné de la politique pour se rapprocher de l’entreprise..Il décoche ses flèches en direction de ceux avec qui il était censé travailler pour le bien commun…Sincérité ,mais les militants s’y retrouvent t ils…

      • helyan |                                                 valls et hollande sont nuls
        même un vendeur de meuble le sait !

      irafik36 |                                                   c’est le libéralisme à grande dose …tout est remis en question 35 heures , représentativité des élus aux entreprises de moins de 300 salariés , création d’un nouveau contrat cdi jetable  dont l’utilité n est pas démontré .
      en contrepartie le medef devait créer des emplois ,toutes les mesures et les cadeaux consentis par le gouvernement au medef pour relancer l’emploi n’ont eu aucun effet .le medef en veut plus .

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