Les charognards de l’info ou l’art du « ce que l’on sait »!!!


Un Airbus A320 de Germanwings s’écrase dans les Alpes, 150 morts

SEYNE-LES-ALPES, Alpes-de-Haute-Provence (Reuters) – Un Airbus A320 de la compagnie allemande low cost Germanwings s’est écrasé mardi dans les Alpes françaises, causant la mort des 150 personnes qui se trouvaient à bord, selon les autorités françaises. On ignore pour le moment la cause de la catastrophe.

L’avion, qui effectuait la liaison entre Barcelone et Düsseldorf, s’est désagrégé dans les montagnes près de Barcelonnette (Alpes-de-Haute-Provence), à environ 2.000 mètres d’altitude, dans une zone en pente très abrupte et difficile d’accès, où les hélicoptères ne peuvent se poser.

« On a un avion qui a littéralement explosé, les corps sont très abîmés », a déclaré le procureur de la République de Marseille, Brice Robin, qui a ouvert une enquête pour homicide involontaire après avoir survolé le site.

Cette incrimination conduit à penser que la piste terroriste est à ce stade écartée et la compagnie aérienne Lufthansa, dont Germanwings est une filiale, a elle aussi déclaré travailler sur l’hypothèse d’un « accident ».

Les débris sont éparpillés sur environ un hectare avec à peine une demi-douzaine de gros éléments, a dit le lieutenant-colonel Jean-Paul Bloy, de la gendarmerie de Hyères (Var).

« Cela va être extrêmement compliqué pour relever les éléments sur place. Cela prendra des jours pour dégager d’abord les victimes, puis les débris », a-t-il dit.

Le général David Galtier, commandant de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), a annoncé mardi en fin d’après-midi que des gendarmes resteraient en altitude pendant la nuit mais que, pour l’essentiel, ils figeraient la scène de l’accident.

« On est toujours dans une phase de recherches, il n’y aura pas d’hélitreuillage des corps avant mercredi », a-t-il dit.

L’AVION A « DÉCROCHÉ »

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, présent dans la vallée où les secours s’organisent, a annoncé que les médecins légistes arriveraient sur les lieux mercredi pour commencer leur travail.

Une première boîte noire a été retrouvée mardi et ses éléments seront examinés, a-t-il ajouté.

François Hollande, qui se rendra mercredi sur les lieux de la catastrophe avec la chancelière Angela Merkel et le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, a confirmé qu’il y avait 150 victimes espagnoles, allemandes et turques.

Le patron de Germanwings, Thomas Winkelmann, a déclaré lors d’une conférence de presse à Cologne qu’il y avait 67 Allemands à bord, dont deux bébés. Selon des officiels de la ville allemande de Halte, une classe de 16 élèves et leurs deux enseignants faisaient aussi partie des passagers.

A Madrid, un porte-parole du gouvernement a précisé que 45 personnes à bord portaient des noms espagnols. Le Grand Théâtre barcelonais du Liceu indique par ailleurs sur Twitter qu’Oleg Bryjak et Maria Radner, deux chanteurs d’opéra allemands qui regagnaient Düsseldorf après avoir joué Siegfreid de Wagner dans la capitale catalane, comptent parmi les victimes.

Selon Thomas Winkelmann, l’avion avait atteint l’altitude de 38.000 pieds à 10h35 (09h35 GMT), « mais au bout d’une minute, il a décroché et a commencé à perdre de l’altitude ».

« Cela a duré pendant huit minutes », a-t-il ajouté en précisant que le contact avec les radars français avait été perdu à 10h53 (09h53 GMT), l’avion se trouvant alors à une hauteur de 6.000 pieds environ. Il s’est ensuite écrasé.

PAS DE CHUTE LIBRE

Cette durée suggère une descente rapide mais pas une chute libre, estiment des experts de l’aviation.

L’A320 de Germanwings était en service depuis 24 ans, avait subi une révision en profondeur à l’été 2013 et était piloté par un aviateur qui avait plus de 10 ans d’expérience au sein de Lufthansa et Germanwings, a ajouté le patron de la compagnie.

Selon la direction générale de l’aviation civile (DGAC), la conjonction de la perte de contact radio et de la mise en descente a conduit le contrôleur aérien à déclencher la phase de détresse. La DGAC avait d’abord dit que l’appareil s’était déclaré en état de détresse à 10h47 (09h47 GMT) alors qu’il était en descente au niveau de vol FL380 à 5.000 pieds.

Les secours ont installé leur camp à Seyne-les-Alpes, dans la vallée, où seront rapatriés les corps une fois qu’ils auront pu être retirés des décombres. Dix hélicoptères de la gendarmerie, de l’armée de l’air et de la protection civile, un avion, ainsi que 600 hommes environ, tous corps confondus, travaillent sur place.

La météo a rendu les opérations délicates, les lieux de l’accident étant noyés dans les nuages, mais le ciel devrait s’éclaircir mercredi.

Des membres du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) pour la Sécurité de l’Aviation civile et de son homologue allemand doivent se rendre mercredi sur les lieux de l’accident. Les experts de la Lufthansa, de Germanwings et d’Airbus sont également attendus.

Il s’agit du premier accident d’un avion de ligne sur le sol français depuis celui d’un Concorde à Gonesse, près de Roissy, en juillet 2000, qui avait fait 109 morts.

Les moyen-courriers A320 sont les plus vendus au monde avec les B737 de Boeing. Sur son site internet, Airbus signale qu’un appareil de cette famille d’avions décolle ou atterrit toutes les 2,5 secondes chaque jour.

Ce que l’on sait de l’accident de l’Airbus A320 de Germanwings dans les Alpes

Le Monde.fr avec AFP et Reuters

Un Airbus A320 de la compagnie Germanwings s’est écrasé, mardi 24 mars, dans les Alpes-de-Haute-Provence, dans la région de Digne-les-Bains, d’après la gendarmerie et la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). L’avion de cette compagnie aérienne à bas coût allemande, filiale de Lufthansa, reliait Barcelone à Düsseldorf. Il transportait 144 passagers et 6 membres d’équipage.

  • Pas d’appel de détresse

L’appareil a décollé de Barcelone à 10 heures, et devait atterrir à 11 h 55 à Düsseldorf. Il s’est écrasé sur le territoire de la commune de Méolans-Revel, selon Matignon, dans le massif des Trois-Evêchés.

Selon les informations obtenues par Le Monde, c’est l’ingénieur de permanence de la DGAC qui a déclenché l’alerte. A 10 h 30, l’ingénieur a informé sa hiérarchie « d’une perte radio avec l’avion ». L’ingénieur de permanence a aussi constaté que l’appareil ne suivait pas sa route et perdait de l’altitude. « L’équipage n’a pas émis de “mayday” », a expliqué la DGAC.

Lire aussi notre éclairage : A 10 h 30, l’Airbus A320 ne répondait plus aux tentatives de contact des contrôleurs

Immédiatement — pour prévenir notamment tout acte de terrorisme — un avion de chasse de l’armée de l’air est allé au contact de l’appareil ainsi qu’un hélicoptère de la gendarmerie. Selon le porte-parole de Germanwings, l’appareil descendu progressivement durant huit minutes. La compagnie affirme pour sa part avoir perdu le contact à 10 h 53.

Carte du crash de l'A320.

Des débris ont été retrouvés dans la région de Barcelonnette, où d’importants moyens de secours sont mobilisés.

  • « Aucun survivant »

M. Vidalies a annoncé qu’« il n’y a aucun survivant ». Selon Germanwings, 67 Allemands étaient à bord de l’appareil. Parmi eux figuraient notamment 16 élèves et 2 enseignantes du lycée Joseph-König de la ville d’Haltern, une commune de Rhénanie-du-Nord. Deux chanteurs de l’Opéra de Düsseldorf font également partie des victimes, a annoncé l’Opéra de Barcelone où ils s’étaient produits.

Des Espagnols et des Turcs se trouvaient également dans l’avion, selon François Hollande, qui a précisé qu’« a priori » il n’y aurait pas de Français. Soraya Saenz de Santamaria, la vice-présidente du gouvernement espagnol, a pour sa part fait état de « 45 passagers [qui] portaient des noms de famille » hispaniques dans la liste de bord.

Lire aussi : Le troisième crash le plus meurtrier de l’histoire française

  • Enquêtes ouvertes, une boîte noire retrouvée

Le pôle accident collectif du parquet de Marseille s’est saisi de l’enquête, et le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) a également ouvert une procédure. L’un des enquêteurs du BEA a été dépêché sur les lieux du crash. Il devrait être rejoint dans la soirée par une équipe de six autres enquêteurs du BEA venus de Paris ainsi que par trois experts de la Bundesstelle für Flugunfalluntersuchung (BFU), équivalent allemand du BEA.

Lire aussi : Le parquet de Marseille se saisit de l’enquête

Bernard Cazeneuve, le ministre de l’intérieur, a annoncé qu’une boîte noire avait été retrouvée, et a précisé qu’elle « va être transmise aux services d’enquête »« Cette boîte noire va être exploitée dans les heures qui viennent, elle va permettre de faire avancer l’enquête. En attendant, la zone de l’accident est sécurisée », a déclaré le ministre.

Pour la DGAC, c’est en effet l’examen des deux boîtes noires qui devrait permettre de connaître les causes du drame. L’une enregistre toutes les conversations de l’équipage, mais aussi les multiples et vaines tentatives de contact des contrôleurs au sol ; l’autre garde la mémoire de toutes les phases de vol.

  • Météo clémente, la piste de l’attentat peu probable

Alors que les spéculations vont bon train sur ce qui a pu causer l’accident, et notamment la longue descente progressive de huit minutes, Manuel Valls a déclaré devant l’Assemblée nationale qu’« à ce stade aucune hypothèse ne peut être écartée ».

Selon les dernières informations de Météo France, les conditions météorologiques étaient « particulièrement calmes au moment du crash ». Le temps était sec et le ciel totalement dégagé durant toute la matinée, avec un vent faible, voire nul. Météo France ajoute que « des nuages dangereux, comme des cumulonimbus, n’étaient pas présents ». Les seules zones concernées par des pluies et des orages étaient le golfe du Lion et la Méditerranée, que l’avion avait survolés en début de matinée.

Lire : Les conditions météo étaient « particulièrement calmes »

L’opérateur météo a également fait savoir qu’au moment de l’accident la « situation était plutôt calme en altitude » et qu’« il n’y avait pas de nuage à l’altitude de croisière de l’avion ». « Les vents, de secteur sud-ouest, étaient faibles à modérés » et il n’y avait pas de « turbulences » au niveau de vol de l’appareil.

Selon l’agence de presse Deutsche Presse-Agentur, l’administration allemande n’a aucun élément selon lequel un attentat pourrait être à l’origine de la catastrophe. L’avionneur européen Airbus a dit ne pas être en mesure de commenter l’accident.

  • Un avion en service depuis 1991

L’avion qui s’est écrasé dans les Alpes était un Airbus A320, un modèle d’avion extrêmement répandu pour les vols court et moyen-courriers.

Le modèle qui s’est écrasé avait été mis en service en 1991 par la compagnie allemande Lufthansa. Il s’agissait donc d’un modèle relativement âgé (les premiers modèles ont été mis en service à la toute fin des années 1980). Il volait sous les couleurs de Germanwings, filiale de Lufthansa, depuis la fin du mois de janvier.

Selon le porte-parole du groupe Germanwings, le dernier contrôle de routine a été effectué lundi à Düsseldorf, et les ordinateurs avaient été changés récemment sur cet avion, et avaient « les logiciels les plus modernes ».

Le pilote était quant à lui employé depuis dix ans par Lufthansa et Germanwings. Il cumulait au total six mille heures de vol.

Lire aussi : Crash d’un A320 : Germanwings, la filiale low cost de Lufthansa

  • Quels sont les moyens déployés ?

L’Etat a mobilisé d’importants moyens humains et matériels pour faire face à la situation. Plus de 300 gendarmes ont été dépêchés sur place aux côtés de 380 sapeurs-pompiers et de plusieurs membres des compagnies républicaines de sécurité (CRS). Au total, 15 hélicoptères sont mobilisés pour la recherche, le sauvetage, le transport des différentes équipes de secours ou encore pour faire respecter l’interdiction temporaire de survol de la zone.

Deux services mobiles d’urgence et de réanimation (SMUR) et deux cellules d’urgence médico-psychologiques ont également été dépêchés.

Lire notre reportage sur place : Dans les Alpes, l’appareil de Germanwings s’est transformé en confettis

  • Une cellule de crise ouverte en France, en Allemagne et en Espagne

Manuel Valls a annoncé « l’activation de la cellule interministérielle de crise ». En Espagne, Mariano Rajoy, le premier ministre, a lui aussi mis en place un cabinet de crise, tandis qu’une salle a été ouverte dans un terminal de l’aéroport de Barcelone afin d’accueillir les familles des victimes. Angela Merkel, la chancelière allemande, a elle aussi annoncé l’ouverture d’une cellule de crise.

Ségolène Royal, la ministre de l’écologie, et Alain Vidalies vont se rendre sur les lieux de l’accident. Susanne Wasum-Rainer, l’ambassadrice d’Allemagne en France, et Alexander Dobrindt, le ministre des transports allemand, les accompagneront. Angela Merkel et Mariano Rajoy sont attendus mercredi.

Il s’agit du premier crash d’un avion de ligne sur le sol français depuis l’accident du Concorde à Gonesse, près de Roissy, en juillet 2000.

DIRECT – Crash de l’A320 : les recherches reprennent dans des conditions délicates

ACCIDENT – Au lendemain du crash d’un avion Airbus A320 de la compagnie Germanwings, qui a fait 150 victimes, les opérations de recherche et d’enquête reprennent ce mercredi matin. On devrait bientôt en savoir plus sur les causes de l’accident, une des pires catastrophes aérienne qu’ait connu la France.

Des gendarmes spécialisés sur les lieux du crash, dans le massif des Trois-Evêchés, sur la commune de Seyne-les-Alpes, mardi.

Des gendarmes spécialisés sur les lieux du crash, dans le massif des Trois-Evêchés, sur la commune de Seyne-les-Alpes, mardi. Photo : AFP

Crash de l’A320: à Seyne-les-Alpes, boulangeries réquisitionnées et chapelle ardente de fortune

Anne Borrel

Alors qu’un avion de Germanwings s’est craché dans le massif voisin, les secours et les victimes affluent dans ce petit village des Alpes.

Crash de l'A320: à Seyne-les-Alpes, boulangeries réquisitionnées et chapelle ardente de fortune

Des journalistes du monde entier sont arrivés à Seyne-les-Alpes.  Diego Ravier pour L’Express

« Je coupais du bois quand j’ai entendu un avion passer très bas, explique Emile Gall, retraité de l’aéronautique. Je me suis dit que ça devait être un exercice militaire. Quelques minutes après, il y a eu cette énorme explosion. » L’avion de la Germanwings vient de s’écraser près de Seyne-les-Alpes, petit village de 1500 habitant dans la région de France à la plus faible densité de population. Nous sommes mardi, en fin de matinée.

Dès le début de l’après-midi, le terrain qui sert normalement l’été au décollage des planeurs est réquisitionné pour installer et coordonner quelque 380 pompiers, autant de gendarmes, 15 hélicoptères et deux avions. Un périmètre est quadrillé en urgence, la police scientifique arrive, et les équipes attendent que le brouillard se dissipe pour se faire hélitreuiller dans une zone particulièrement escarpée du Massif des Trois-Evêchés. Le ballet des hélices peut commencer.

Un paysage encaissé et partiellement enneigé

Ceux qui parviennent sur le lieu du crash décrivent une « carcasse éparpillée, complètement réduite en miettes » dont aucun des morceaux restants n’est « plus grand qu’une portière de voiture ». Les personnalités politiques qui, en se rendant au plus vite sur le site, survolent la zone, témoignent aussi. Arrivé à 15h30 en même temps que le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve, le député Christophe Castaner parle d’un « avion totalement explosé », et d’un « spectacle épouvantable ». Ségolène Royal évoquera deux heures plus tard des « images d’horreur ».

En passant au-dessus du lieu du crash, dans ce paysage encaissé, rocailleux et partiellement enneigé, on devine les corps, qui gisent sur deux hectares dans la vallée.

A Seyne, on continue d’improviser au mieux. Il faut recevoir les deux ministres d’Etat mais aussi les ministres espagnols et allemands, les représentants catalan, les dirigeants d’Airbus… Et il faut prévoir l’arrivée, le lendemain, de François Hollande, Angela Merkel et Mariano Rajoy. La salle des fêtes du petit village, improvisée en salle de presse au rez-de-chausse, devient soudain une « chapelle ardente » au premier étage, prête à recevoir les familles des victimes. On y installe des « cellules psychologiques », on fait venir des infirmières.

Hôteliers débordés, boulangeries réquisitionnées

Les journalistes arrivent du monde entier, on croise des confrères de Chine, de Suède ou d’Italie. NBC News gare son camion sur la place du village, sous l’oeil rigolard de quatre jeunes du coin, qui viennent là tous les soirs oublier leur chomage en buvant des bières. « D’habitude, ici, y a rien. Il n’y a pas de travail et il ne se passe rien », hallucine Adrien. Les trois restaurants sont obligés de refuser du monde, mais restent ouverts. Certains commerçants dépannent des journalistes en panne de chargeur, renseignent, aident ou se hâtent de nourrir une dizaine de gendarmes pressés tandis que d’autres sont accusés d’avoir un peu revu leurs prix.

Le maire a appelé tous les hôteliers de la région pour réserver des lits pour les proches des victimes qui sont en route depuis Barcelone ou Dusseldorf et arriveront le lendemain matin. Même les boulangeries sont réquisitionnées pour assurer le ravitaillement des familles. Au coeur de la nuit, il reste encore une petite foule dans les rues de Seyne-lès-Alpes, et la brise froide charrie encore chaque heure de nouveaux arrivants. « Rien qu’aujourd’hui, la population de la ville a déjà doublé, observe un commerçant. Demain, j’ose pas imaginer. Ce qui est terrible, c’est de penser à tout ce sang là-haut qui en est la cause. »

Au moins dix hélicoptères et avions militaires sont mobilisés, a indiqué le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Un hélicoptère de la gendarmerie atterrit à Seyne-les-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), près de l'endroit où un Airbus A320 s'est écrasé avec 150 personnes à son bord, le 24 mars 2015. 
Un hélicoptère de la gendarmerie atterrit à Seyne-les-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), près de l’endroit où un Airbus A320 s’est écrasé avec 150 personnes à son bord, le 24 mars 2015.  (JEAN-PAUL PELISSIER / REUTERS)

Tous les accès – terrestres comme aériens – sont désormais fermés. Le lieu où s’est écrasé, mardi 24 mars, entre Digne et Barcelonnette (Alpes-de-Haute-Provence), un Airbus A320 qui comptait à son bord 150 personnes, a été bouclé « pour le début de l’enquête ».

>> Crash dans les Alpes-de-Haute-Provence : suivez la situation en direct

« Il n’y a plus besoin de secours, tout le monde est mort », a déclaré un gendarme au Vernet, à quelques kilomètres des lieux où l’avion s’est écrasé, à 1 500 m d’altitude, sous la Tête de l’Estrop, dans la vallée de la Blanche, loin de tout village.

« Il ne reste que des débris ou des corps »

Le député Christophe Castaner, qui a survolé la zone avec le ministre de l’Intérieur, a évoqué des images « épouvantables ».

« Le plus gros morceau d’avion doit être grand comme une voiture », a raconté Gilbert Sauvan, président du conseil général des Alpes-de-Haute-Provence, sur BFMTV, après avoir lui aussi survolé la zone en compagnie du ministre de l’Intérieur. Des témoignages corroborés par la première vidéo des débris, diffusée par francetv info :

(VIRGILE LLADO et OLIVIER THERON – FRANCE 2)

Voici également des photos du lieu du drame postées (en espagnol) par le quotidien régional La Provence.

« Les hélicoptères ne peuvent pas se poser »

Les gendarmes spécialisés dans les accidents aériens de la section de recherche de Vélizy-Villacoublay (Yvelines) devaient arriver sur les lieux dans l’après-midi. « Les hélicoptères ne peuvent pas se poser, nous allons recourir à la technique du treuillage », a indiqué le lieutenant-colonel de gendarmerie Jean-Paul Bloy à Seyne-les-Alpes, une commune voisine où une chapelle ardente et un PC opérationnel ont été installés.

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a indiqué qu’au moins « dix hélicoptères et avions militaires » étaient mobilisés. Il a également détaillé la présence de « 300 sapeurs-pompiers » et « 300 militaires de la gendarmerie nationale ».

« Ça s’est passé dans une zone d’un hectare environ, très ascendante, à flanc de pente », a-t-il précisé. L’avion s’est écrasé dans un massif de moyenne montagne, qui culmine à « 2 000-2 500 m d’altitude », a-t-il encore déclaré : « Ce n’est accessible que par les airs, il y a très peu de chemins, c’est très compliqué de progresser à pied. »

EN DIRECT. Crash de l’A320 : les recherches reprennent

L' Obs

L’enquête autour de l’épave de l’avion de la Germanwings reprend ce mercredi matin, avec l’héliportage de plusieurs dizaines d’hommes sur le site. Suivez les dernières informations en direct.

Il faudra "au moins une semaine" pour fouiller l'ensemble de la zone, estiment les autorités. (DENIS BOIS  GRIPMEDIAAFPTV  AFP) Il faudra « au moins une semaine » pour fouiller l’ensemble de la zone, estiment les autorités. (DENIS BOIS GRIPMEDIAAFPTV AFP)

Commentaires

patrick  •                                               Il ne faut pas rigoler sur ce type d’incident, vous pourriez avoir un membre de votre famille, des amies ou vous même à bord. Un peu de correction.                                                                                                                   monalisa  •                                             l ‘ horreur absolue pas de survivants toutes mes condoléances aux familles des personnes décédées et celles de l ‘ équipage , beaucoup de tristesse et de compensation pour les victimes allemandes espagnoles et des autres nationalités décédées sur notre sol la Francce est en deuil parce que cette accident s ‘ est produit ici en France nous sommes de tout coeur avec les familles des victimes

  • Doc Ducoing  •                                 Depuis le temps que ça arrive je me pose la question de savoir pourquoi les spécialistes en aéronautique ne s’ingénient-ils pas à développer un système d’éjection en bloc de tous les passagers, actionné automatiquement en cas de crash certain.
    Jigsaw  •                                              hollande va installer une tribune et rendre hommage? A quelle heure est prévu le discours? il n’est plus bon qu’à ça!
    Erick  •                                                 20 gamins qui rentraient d’un séjour linguistique à Barcelone… Pffff on se demande si parfois il y a un Dieu là haut….
    indignation57  •                              Encore un accident du à la tragédie du destin de tout un chacun.
    Pensées profondes pour toutes ces malheureuses victimes.
    Le chagrin ne connait pas les frontières.
    Nadia  •                                              Avec ce président porte malheur, nous aurions tout vu et tout vécu : la misère, les pics de pollution, les inondations, les glissements de terrain, les attentats, les crashs d’avion, bientôt une fuite nucléaire ? 😦
    nathalie  •                                       Les socialistes vont ramenés la couverture à eux : valls va nous parler du front républicain !!!!!

Stupidités                                                      Je rejoins les dernières réactions dans leur indignation face à toutes les stupidités qui ont été proférées dans les commentaires de cet article. Vous êtes sur Le Monde, bon sang. Un peu de respect et de bon sens sont recommandés. Pour ma part, j’adresse toutes mes condoléances aux familles des victimes (n’en déplaise à certains)…

Andre Angle                                                  Un accident du probablement à la vétusté de l’appareil.

hop                                                               C’est amusant, je suis choqué par les commentaires choqués par les autres commentaires… Malgré toute ma peine pour les victimes, ça ne reste « que » le crash d’un avion civil, pour une cause inconnue mais vraisemblablement accidentelle. Ça n’empêche pas les politiciens de jouer à celui qui se montrera le plus. Le manque de décence n’est pas forcément où l’on pense. La surmédiatisation de l’émotion n’est plus limitée à la télé-poubelle, les gouvernants sont à présent contaminés aux aussi…

Jean Claude VANDUYSE                          Mesdames, messieurs du Monde, les messages ne sont pas vérifiés avant d’être publiés? Parce que si tel est le cas il y en a qui sont totalement déplacés voire injurieux. Je pense que comme dans tous forums il y a des modérateurs et si tel est le cas ici ils ne font pas leur travail. Dans une autre forum j’ai été censuré pour bien moins que la teneur des messages que je viens de lire. Dorénavant je me contenterais de lire les articles mais surtout pas les messages. Certains n’ont aucun respect.

Ioan                                                               Qqn peut m’expliquer cette phrase de l’article: « Immédiatement — pour prévenir notamment tout acte de terrorisme — un avion de chasse de l’armée de l’air est allé au contact de l’appareil » …. Comment un avion de chasse peut-il prévenir un acte de terrorisme dans l’avion

Wallee                                                           Si l’avion est détourné et que les pirates veulent le faire s’écraser sur le centre ville de Marseille par exemple, l’avion de chasse détruit l’appareil en vol. Depuis le 11 Septembre c’est une éventualité…

john doe john doe                                    « EN DIRECT »
Mais arrêtez donc avec votre sensationnel…. Pourquoi n’y a t-il pas de véritables journaux d’information? Revenez quand il y aura du nouveau.

Ah oui, parce que Closer touche plus de subventions que le Monde diplomatique!

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