Carton rouge!

Le suspect, qui avait déjà été condamné pour recel d’images à caractère pédopornographique, a été placé en garde à vue. Il nie les faits.

Le directeur d'une école primaire de Villefontaine (Isère), soupçonné de viols sur mineurs, a été placé en garde à vue, lundi 23 mars 2015.
Le directeur d’une école primaire de Villefontaine (Isère), soupçonné de viols sur mineurs, a été placé en garde à vue, lundi 23 mars 2015. (MOURAD ALLILI / CITIZENSIDE / AFP)

Le directeur de l’école primaire du Mas de la Raz, à Villefontaine (Isère), soupçonné de viols sur mineurs, a été placé en garde à vue, lundi 23 mars. « Il a été interpellé ce matin pour des faits de viols sur mineurs. Sa garde à vue a été prolongée », a expliqué le procureur de la République de Vienne, Matthieu Bourrette, confirmant une information du Dauphiné Libéré.

Le ministère de l’Education nationale a ouvert une enquête administrative et le volet judiciaire du dossier doit être transféré, mercredi, vers le parquet de Grenoble où une information pour viol doit être ouverte.

Ce que l’on reproche au suspect

Le suspect aurait imposé des fellations à au moins deux de ses élèves, deux fillettes. Les faits incriminés se seraient déroulés dans le cadre d’un atelier scolaire, au fond d’une salle de classe, derrière un paravent. Ces actes auraient été commis entre décembre et mars, selon les premiers éléments de l’enquête, confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Bourgoin-Jallieu. Alertées par les descriptions et les plaintes de leurs enfants, les familles de deux fillettes âgées de 6 ans et demi ont saisi la justice en fin de semaine dernière.

« Durant ces ateliers, il aurait proposé à des enfants de leur bander les yeux pour leur faire avaler et ingérer un certain nombre de choses qu’ils devaient reconnaître. Les deux petites filles auraient décrit quelque chose qui pourrait s’apparenter à un sexe », a précisé le procureur à BFMTV. Selon Europe 1, ces faits se seraient produits lors d’un « ‘atelier du goût’ durant lequel les enfants, les yeux bandés, devaient identifier des ‘choses’ que l’enseignant leur faisait goûter ».

Les perquisitions au domicile du suspect, où celui-ci a été interpellé, ont débouché sur la découverte d’images à caractère pédopornographique.

Ce que l’on sait du suspect

Ce père de famille de 45 ans a été condamné en 2008 à six mois de prison avec sursis, avec obligation de soins et mise à l’épreuve, pour recel d’images à caractère pédopornographique. Aucune interdiction d’exercer un travail avec les enfants n’a cependant été prononcée au moment de cette condamnation.

Le directeur d’école avait été nommé en septembre dans cette école primaire de Villefontaine. Il avait changé trois fois d’établissement ces trois dernières années, selon les informations de BFMTV. Le maire de la commune a fait part de sa stupeur, estimant que le directeur d’école « n’était pas quelqu’un de soupçonnable ».

Ce que dit l’inspection académique

L’inspection d’académie de l’Isère ignorait tout de la condamnation ayant frappé le directeur d’école en 2008. « Il n’y avait rien dans son dossier concernant cette condamnation, on l’a découvert hier [lundi], explique l’inspectrice d’académie, Dominique Fis, qui s’est rendue mardi matin à l’école primaire.

Elle a par ailleurs dit ignorer si le directeur était inscrit au fichier judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS). « On n’a pas eu d’informations sur ce fichage », a-t-elle dit.

« On a rencontré quelques parents, ils sont sous le choc, tout comme l’équipe enseignante », a-t-elle ajouté.

Un directeur d’école isérois reconnaît des viols sur des élèves

La garde à vue d’un directeur d’école primaire à Villefontaine (Isère) pour des viols d’élèves, qu’il a reconnus, a consterné la communauté éducative et déclenché une enquête administrative après la découverte de sa condamnation pour pédopornographie en 2008.

Interpellé lundi matin, ce père de famille âgé de 45 ans est passé aux aveux mardi. Il devrait être présenté à un juge d’instruction grenoblois mercredi matin en vue d’une probable mise en examen.

A ce stade, neuf plaintes correspondant à neuf élèves de la classe de cet enseignant ont été enregistrées, selon le procureur de la République de Vienne, Matthieu Bourrette.

Arrivé à la rentrée 2014 à l’école du Mas de la Raz, le quadragénaire avait déjà été condamné en 2008 à six mois de prison avec sursis et une obligation de soins pour recel d’images à caractère pédopornographique. Toutefois, aucune interdiction d’exercer un travail avec les enfants n’avait alors été prononcée par le juge des libertés et de la détention.

« Il n’y avait rien dans son dossier concernant cette condamnation, on l’a découvert hier (lundi, ndlr) », a déclaré à l’AFP l’inspectrice d’académie de l’Isère, Dominique Fis, qui s’est rendue dans la matinée à l’école primaire.

La ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem et son homologue de la Justice Christiane Taubira ont annoncé l’ouverture d’une enquête administrative conjointe, « afin de faire toute la lumière sur cette affaire » et « sur les circonstances dans lesquelles l’autorité judiciaire et l?Éducation nationale ont pu partager des informations relatives » à cette condamnation.

« On a rencontré quelques parents, ils sont sous le choc, tout comme l’équipe enseignante », a poursuivi Mme Fis. L’inspectrice d’académie a par ailleurs dit ignorer si le directeur était inscrit au fichier judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS). « On n’a pas eu d’informations », a-t-elle dit. « Il y a quelques personnes habilitées à accéder à ce fichier » dans nos services, « c’est un contrôle pour les premières embauches et les stagiaires mais après il n’y a pas de procédure systématique » en cours de carrière, a-t-elle ajouté.

– Des agressions photographiées –

Alertée par les familles de deux fillettes vendredi dernier, la justice soupçonne le suspect d’avoir imposé « par surprise » des fellations à au moins deux de ses élèves dans le cadre de ce qu’il appelait « un atelier du goût », durant lequel les enfants, les yeux bandés, devaient identifier des « choses » que l’enseignant leur faisait goûter.

Des faits qui se seraient produits entre décembre et mars 2015, au fond d’une salle de classe ou dans une autre pièce derrière un paravent.

Face aux gendarmes, le directeur a d’abord nié les faits avant de reconnaître la détention d’images pornographiques, « expliquant qu’il s’agissait pour lui d’une addiction qui n’avait cessé depuis plusieurs années », puis d’admettre avoir imposé des fellations à plusieurs de ses élèves.

Selon le parquet de Vienne, il a également photographié, puis effacé ces agressions, à l’aide de matériels vidéo prépositionnés dans la classe.

Le directeur, qui exerçait auparavant dans une école de La Tour-du-Pin (Isère), avait pris ses fonctions à la rentrée 2014 dans cette petite école de quartier de Villefontaine, comprenant six classes élémentaires. Il enseignait dans une classe de cours préparatoire.

« Il était arrivé dans l’académie de Grenoble le 1er septembre 2008 mais il n’avait pas exercé entre 2008 et 2011 car il était en congé maladie après avoir perdu un enfant », a précisé Mme Fis qui a pris à son encontre un arrêté de suspension et nommé un nouveau directeur.

Une cellule psychologique a été mise en place pour les élèves, leurs parents et le personnel de l’Education nationale.

Isère : placé en garde à vue, un directeur d’école primaire reconnaît avoir violé des élèves

Le Monde.fr avec AFP |

Le directeur d’une école primaire de Villefontaine, dans l’Isère, soupçonné de viols sur des élèves de sa classe de CP, a reconnu les faits en garde à vue mardi 24 mars, a indiqué le parquet de Vienne.

Le suspect aurait imposé « par surprise » des fellations à plusieurs de ses élèves dans le cadre de ce qu’il appelait « un atelier du goût », durant lequel les enfants les yeux bandés, devaient identifier des « choses » que l’enseignant leur faisait goûter. Les faits incriminés se seraient déroulés au fond d’une salle de classe, derrière un paravent.

Neuf plaintes

Alertées par les descriptions et plaintes de leurs enfants, les familles de deux élèves âgés de 6 ans et demi ont saisi la justice en fin de semaine dernière. Mardi soir, le procureur de la république, Matthieu Bourrette, a précisé qu’au total, neuf plaintes correspondant à neuf élèves de la classe de cet enseignant ont été enregistrées à ce stade.

Les viols auraient été commis entre décembre et mars, selon les premiers éléments de l’enquête, confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Bourgoin-Jallieu. Les perquisitions au domicile du suspect, où celui-ci a été interpellé lundi matin, ont débouché sur la découverte d’images à caractère pédopornographique sur une clé USB.

Cet homme, qui avait pris ses fonctions à la rentrée 2014 dans cette petite école de quartier de Villefontaine, avait nié dans un premier temps les faits qui lui sont reprochés. Il a ensuite reconnu la détention d’images pornographiques, « expliquant qu’il s’agissait pour lui d’une addiction qui n’avait cessé depuis plusieurs années », avant de reconnaître avoir imposé des fellations à plusieurs de ses élèves. Selon le parquet de Vienne, il a également photographié, puis effacé, ces agressions, à l’aide de matériels vidéo prépositionnés dans la classe.

Agé de 45 ans, ce père de famille sera déféré mercredi matin devant un magistrat en vue de l’ouverture d’une information judiciaire. Compte tenu de la nature criminelle des faits, le parquet de Vienne doit se dessaisir au profit du procureur de Grenoble.

Précédente condamnation

En fin de matinée, la ministre de l’éducation, Najat Vallaud-Belkacem, avait annoncé l’ouverture d’une enquête administrative, « confiée à l’inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (…) afin de faire toute la lumière sur cette affaire et sans préjudice de l’enquête judiciaire placée sous l’autorité du parquet ».

Le suspect avait déjà fait l’objet d’une condamnation pénale en 2008 pour recel d’images à caractère pédopornographique, à six mois de prison avec sursis, avec obligation de soins et mise à l’épreuve. Aucune interdiction d’exercer un travail avec les enfants n’avait cependant été prononcée au moment de cette condamnation. L’inspection académique de l’Isère a déclaré tout ignorer de cette condamnation : « Il n’y avait rien dans son dossier concernant cette condamnation, on l’a découverte [lundi] ».

Le directeur d’école isérois reconnaît avoir violé ses élèves

Depuis sont interpellation, sept autres plaintes ont été déposés par d’autres élèves de la même classe que les fillettes ayant subies une fellation forcée. Il doit être présenté à un juge dans la matinée.

Les terribles faits sont avérés. Le directeur de l’école du Mas de la Ras de Villefontaine est passé aux aveux mardi. Il a reconnu avoir forcé deux petites filles, élèves de sa classe de cours préparatoire, à lui prodiguer une fellation. Selon Le Dauphiné, l’homme avait mis en place les ateliers autour de la semaine du goût «dans le seul but de satisfaire sa perversion.»

Des faits qui se seraient produits entre décembre et mars 2015, au fond d’une salle de classe ou dans une autre pièce derrière un paravent. En prétextant vouloir faire «goûter de nouvelles choses» aux enfants, l’homme en profitait pour abuser des enfants. Face aux gendarmes, le directeur a d’abord nié les faits avant de reconnaître la détention d’images pornographiques, «expliquant qu’il s’agissait pour lui d’une addiction qui n’avait cessé depuis plusieurs années», puis d’admettre avoir imposé des fellations à plusieurs de ses élèves. Selon le parquet de Vienne, il a également photographié, puis effacé ces agressions, à l’aide de matériels vidéo prépositionnés dans la classe. Depuis son interpellation, sept autres élèves ont porté plainte.

Déjà condamné pour recel d’images pédopornographiques

Arrivé à la rentrée 2014 à l’école du Mas de la Ras, le quadragénaire avait déjà été condamné en 2008 à six mois de prison avec sursis et une obligation de soins pour recel d’images à caractère pédopornographique. Toutefois, aucune interdiction d’exercer un travail avec les enfants n’avait alors été prononcée par le juge des libertés et de la détention.

La ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, et son homologue de la Justice, Christiane Taubira, ont annoncé l’ouverture d’une enquête administrative conjointe, «afin de faire toute la lumière sur cette affaire» et «sur les circonstances dans lesquelles l’autorité judiciaire et l’Éducation nationale ont pu partager des informations relatives» à cette condamnation. Pour pouvoir enseigner, les services de l’Education nationale demandent à consulter l’extrait B2 du casier judiciaire. Or, sur cet extrait, les condamnations avec sursis ne sont pas indiquées une fois qu’elles ont été purgées. Lorsque le directeur a rejoint l’établissement en 2011, il est donc tout à fait possible que sa condamnation passe inaperçue. Toutefois, ce type de délit reste consigné sur le fichier judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS). L’inspectrice d’académie a par ailleurs dit ignorer si le directeur était inscrit sur ce ficher. «On n’a pas eu d’informations», a-t-elle dit. «Il y a quelques personnes habilitées à accéder à ce fichier» dans nos services, «c’est un contrôle pour les premières embauches et les stagiaires mais après il n’y a pas de procédure systématique» en cours de carrière, a-t-elle ajouté.

Le directeur, qui exerçait auparavant dans une école de La Tour-du-Pin (Isère), avait pris ses fonctions à la rentrée 2014 dans cette petite école de quartier de Villefontaine, comprenant six classes élémentaires. Il enseignait dans une classe de cours préparatoire. «Il était arrivé dans l’académie de Grenoble le 1er septembre 2008 mais il n’avait pas exercé entre 2008 et 2011 car il était en congé maladie après avoir perdu un enfant», a précisé Mme Fis qui a pris à son encontre un arrêté de suspension et nommé un nouveau directeur. Une cellule psychologique a été mise en place pour les élèves, leurs parents et le personnel de l’Education nationale.

Un directeur d’école soupçonné de viols : ce que l’on sait

L' Obs

Les familles de deux élèves d’une école de Villefontaine (Isère) ont saisi la justice la semaine dernière contre cet homme, directeur et enseignant, qui a reconnu les faits.

Devant l'entrée du groupe scolaire Le Mas de la Raz, à Villefontaine (Isère), mardi 24 mars 2015. (PHILIPPE DESMAZES / AFP) Devant l’entrée du groupe scolaire Le Mas de la Raz, à Villefontaine (Isère), mardi 24 mars 2015. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Un enseignant de Villefontaine (Isère) a été placé en garde à vue lundi 23 mars pour des faits de viols sur mineurs. Il a reconnu les faits et neuf plaintes ont d’ores et déjà été enregistrées.

« L’Obs » fait le point sur cette affaire.

# Qui est le suspect ?

L’enseignant, un père de famille de 45 ans, était également directeur de cette école primaire du Mas de la Raz, un établissement de Villefontaine (Isère). Il avait déjà fait l’objet d’une condamnation pénale de six mois de prison avec sursis en 2008 avec obligation de soins et mise à l’épreuve, pour recel d’images pédopornographiques. Il était arrivé dans l’académie de Grenoble en 2008 et avait pris ses fonctions à la rentrée 2014 à Villefontaine, mais n’avait pas exercé entre 2008 et 2011, étant en arrêt maladie après la perte d’un de ses enfants. D’après ce que le maire de la commune a déclaré à BFMTV, « ce n’était pas quelqu’un de soupçonnable. »

# De quoi est-il accusé ?

Le suspect est accusé d’avoir imposé « par surprise » des fellations à au moins deux de ses élèves de six ans et demi, dans le cadre de ce qu’il appelait un « atelier du goût », durant lequel les enfants devaient identifier, les yeux bandés, des « choses » que l’enseignant leur faisait goûter.

Les enfants ont décrit à leurs parents, puis à la justice, les circonstances du viol. De nouvelles plaintes ont été déposées depuis les premiers récits : neuf ont été enregistrées à ce stade, a précisé le procureur de la République. Les enquêteurs ont découvert des images à caractère pédopornographique lors de la perquisition effectuée au domicile du suspect. Interrogé par les gendarmes, l’homme, accusé de pédophilie, a d’abord nié les faits en bloc avant de les reconnaître durant sa garde à vue, a indiqué le parquet de Vienne. Il a été suspendu et un nouveau directeur a été nommé.

# Que dit l’inspection d’académie ?

Ce qui est reproché à l’inspection d’académie de l’Isère, c’est que l’enseignant a pu continuer d’exercer son métier après sa première condamnation en 2008. L’instance a déclaré à l’AFP lundi qu’elle ignorait tout de cet antécédent judiciaire, arguant du fait que son dossier était vide.

# Que dit le ministère de l’Education ?

Mardi en fin de matinée, la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem a annoncé dans un communiqué l’ouverture d’une enquête administrative confiée à l’inspection générale de l’Education nationale. Cette enquête sera menée conjointement avec les équipes du ministère de la Justice, a précisé la chancellerie en fin d’après-midi.

« Afin de faire toute la lumière sur cette affaire et sans préjudice de l’enquête judiciaire placée sous l’autorité du parquet », la ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem a « immédiatement diligenté une enquête administrative confiée à l’inspection générale de l’administration de l’Éducation nationale et de la Recherche », précise le communiqué. Cette enquête conjointe devra notamment « faire toute la lumière sur les circonstances dans lesquelles l’autorité judiciaire et l’Éducation nationale ont pu partager des informations relatives à une condamnation, intervenue en 2008 ».

# Quelle prise en charge pour les enfants ?

Une cellule médico-psychologique a été ouverte dès lundi, et, selon le ministère, elle « restera en vigueur le temps nécessaire ». Une réunion a été organisée mardi après-midi avec les parents et le personnel de l’Education nationale pour rassurer toutes les personnes, dont beaucoup sont sous le choc.

Isère : le directeur soupçonné de viols sur des écoliers passe aux aveux

Le directeur d'une école primaire de Villefontaine (Isère), soupçonné de viols sur des élèves de sa classe de CP et interpellé par la gendarmerie, a reconnu les faits en garde à vue.
Le directeur d’une école primaire de Villefontaine (Isère), soupçonné de viols sur des élèves de sa classe de CP et interpellé par la gendarmerie, a reconnu les faits en garde à vue.
AFP

Sa garde à vue a consterné la communauté éducative et au-delà. Le directeur d’une école primaire de Villefontaine (Isère), soupçonné de viols sur des élèves de sa classe de CP et déjà condamné pour pédopornographie en 2008, a reconnu les faits en  mardi soir.

Neuf plaintes correspondant à neuf élèves de la classe de cet enseignant ont été enregistrées à ce stade, a par ailleurs précisé le procureur de la République, Matthieu Bourrette, dans un communiqué.

Âgé de 45 ans, ce père de famille sera déféré mercredi matin devant un magistrat en vue d’une probable mise en examen. Compte tenu de la nature criminelle des faits, le parquet de Vienne doit se dessaisir au profit du procureur de Grenoble.

Le suspect avait été interpellé lundi matin à son domicile où les gendarmes isérois ont retrouvé une clé USB avec des images à caractère pédopornographique. Cet homme, qui avait pris ses fonctions à la rentrée 2014 dans cette petite école de quartier de Villefontaine, avait nié dans un premier temps les faits qui lui sont reprochés.

Il aurait pris en photo les viols sur ses élèves

Il a ensuite reconnu la détention d’images pédopornographiques, «expliquant qu’il s’agissait pour lui d’une addiction qui n’avait cessé depuis plusieurs années», avant de reconnaitre avoir imposé des fellations à plusieurs de ses élèves. Selon le parquet de Vienne, il a également photographié, puis effacé ces agressions, à l’aide de matériels vidéo prépositionnés dans la classe.

Les faits de viols auraient été commis entre décembre 2014 et mars 2015 pour au moins deux fillettes âgées de 6 ans, selon les premiers éléments de l’enquête confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Bourgoin-Jallieu. Les fellations auraient été imposées dans le cadre de ce que l’enseignant appelait «un atelier du goût», durant lequel les enfants, les yeux bandés, devaient identifier des «choses» qu’il leur faisait goûter.

Le quadragénaire avait été condamné en 2008 à six mois de prison avec sursis avec obligation de soins. Toutefois, aucune interdiction d’exercer un travail avec les enfants n’avait alors été prononcée par le juge des libertés et de la détention.

Mardi, l’inspection d’académie de l’Isère a dit tout ignorer de cette précédente condamnation. Les ministères de l’Éducation nationale et de la Justice ont décidé d’ouvrir une enquête administrative conjointe «afin de faire toute la lumière sur cette affaire» et «sur les circonstances dans lesquelles l’autorité judiciaire et l’Éducation nationale ont pu partager des informations relatives» à cette condamnation.

Un incroyable dysfonctionnement

Comment est-ce possible ? Comment un enseignant, condamné en 2008 pour recel d’images pédopornographiques, a-t-il pu continuer à travailler auprès d’enfants, jusqu’à l’issue dramatique révélée hier ? Les ministres de l’Education et de la Justice viennent d’ouvrir deux enquêtes administratives conjointes, pour élucider ce que beaucoup, y compris dans les cabinets ministériels, qualifient déjà d’invraisemblable dysfonctionnement.

Pourquoi l’école n’était-elle pas au courant ? C’est le nœud du problème, sur lequel va se concentrer l’enquête administrative. L’enseignant a comparu pour recel d’images à caractère pédopornographique le 25 juin 2008, peu de temps avant les grandes vacances, devant le tribunal de grande instance de Bourgoin-Jallieu (Isère). Une ville éloignée de son lieu de travail, dans le département voisin du Rhône. Selon une circulaire datant de 2001, le parquet aurait dû avertir de cette condamnation l’académie de Lyon, dont il dépendait à l’époque. Mais, pour une raison encore inconnue, l’information n’est pas passée. « Il n’y avait rien dans son dossier, nous ne savions rien de tout cela », affirme Dominique Fis, la directrice académique de l’Isère, où était affecté depuis 2011 Romain F.

Avait-il encore le droit d’enseigner ?
Le juge qui a condamné l’enseignant en 2008 à six mois de prison avec sursis, avec obligation de soins, n’a pas assorti sa peine d’une « mesure complémentaire » lui interdisant d’entrer en contact avec des mineurs. « Il n’en avait pas l’obligation, c’est son appréciation », relève un avocat, spécialiste de l’Education nationale. Si elle avait été informée des faits, l’administration aurait pu de son côté engager une procédure disciplinaire ou un licenciement « si elle considérait que les faits étaient incompatibles avec l’exercice de ses fonctions », précise Valérie Piau, avocate spécialisée dans les droits des élèves. « Le rectorat aurait aussi pu proposer un reclassement dans un poste administratif, loin des élèves », note Sébastien Sihr, porte-parole du syndicat d’enseignants Snuipp.

Etait-il fiché ? Le nom de l’enseignant ne figure pas au Fichier national des délinquants sexuels, car les condamnations pour recel d’images n’y entrent pas. Ses démêlés en revanche ont figuré dans son casier. « L’Education nationale, comme toute administration, y avait accès, c’est certain, assure un spécialiste. Simplement, elle n’a aucun moyen, structurellement, de vérifier régulièrement les casiers de tous ses agents. » Les enseignants doivent fournir, à leur entrée dans le métier, un extrait de casier judiciaire. C’est le seul moment où leur situation pénale est systématiquement vérifiée.

L’Education nationale peut-elle mieux gérer les accusations de pédophilie ?

Soupçonné de viols sur mineurs, le directeur de l’école primaire du Mas de la Raz, à Villefontaine (Isère), a été placé en garde à vue, lundi 23 mars. Il aurait imposé des fellations à neuf de ses élèves, lors d’un atelier scolaire, au fond d’une salle de classe, derrière un paravent. Il a entièrement reconnu les faits, mardi.

Jointe par francetv info, l’inspectrice d’académie de l’Isère, Dominique Fis, signale que le directeur de l’école a été suspendu dès que l’académie a été informée des faits par le parquet et la gendarmerie. Un nouveau directeur a été nommé dans la foulée, et une cellule médico-psychologique mise à disposition des élèves et des enseignants. L’Education nationale pouvait-elle faire mieux ? Sûrement. Plusieurs reproches lui sont adressés.

L’information est souvent insuffisante

Du côté de la rue de Grenelle, on rappelle que « si les personnes ont un casier judiciaire » pour des faits de pédophilie, elles ont l’interdiction d’exercer le métier d’enseignant. Et dès qu’il y a « soupçon avéré«  de viols ou agressions sexuelles, l’enseignant est suspendu par l’inspecteur d’académie. Pour l’enquête, le procureur de la République prend le relais.

Autrement dit, l’Education nationale se débarrasse au plus vite du problème pour le confier à la justice. Ce qui suscite plus d’une critique. De la part des associations de parents d’élèves d’abord. Présidente de la PEEP (Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public), Valérie Marty estime que l’Education nationale tente souvent un « pas de vagues, pas de bruit » qui sème l’inquiétude auprès des parents.

Elle se rappelle une affaire récente de pédophilie dans les Hauts-de-Seine : « Il y avait eu cinq ou six enfants victimes d’attouchements. L’auteur était un enseignant remplaçant, qui avait tourné dans plusieurs écoles maternelles. »

===
Commentaires

–                                            Demander à l’ensemble des enseignants , de l’assistant au directeur etc etc …leur casier judiciaire ! Et pourquoi l’afficher à l’entrée de leur classe et renouveler tout les ans !… C’est simple !..

–                                         Maintenant il a reconnu les faits, donc il paie. on devrait ne plus entendre parler de lui ce qui sera une bonne chose! !

–                     C’est scandaleux que l éducation nationale garde un enseignant qui a un tel comportement . Il devrait être radié de l éducation nationale et aller en prison .S attaquer à des enfants ? Ce n’est pas un être humain ; c’est une ordure.

–                                         décidément on fait que de parler de villefontaine en ce moment ils sont chauds dans le 38 malheureusement.

@bleuroyal76 : oui effectivement très dur à gober, surtout qu’il existe un fichier national des délinquants sexuels et qu’il y a une commission d’enquête pour les personnes devant travailler avec la petite enfance avant prise de fonction mais il est bien plus facile de nier que les décisionnaires savaient plutot que de devoir faire face à sa part de rsponsabilité, on préfère preserver l’angélisme et l’indulgence des magistrats et des politiques envers les délinquants, plutôt que de protéger les innocents de tels actes monstrueux.

–                                       C’est sur que là…..y a une faille mais où! ?? Comment a t’il pu être nommé directeur d’école vus son cursus? Tout simplement parce que ….rien ne figure dans ses antécédents! !!! Dur à avaler

@67000jf : incroyable mais vrai ! on peut se poser des questions mais surement d’autres cas sont peut être d’actualité et on ne le sait pas ?

–                                         L’éducation Nationale et ses cadres supérieurs ont toute leur part de responsabilité! Après sa condamnation en 2008, il eût été judicieux d’evincer ce fonctionnaire au nom du principe de précaution.

@ Cadoual56 : vos deux messages sont incompréhensibles.

–                                                L’état serait il un mauvais gestionnaire? Connaissant le casier judiciaire ou les faits passés comment l’ éducation nationale a t’elle pu le maintenir en poste? Ou alors plus grave l’information n’a pas circulé. ..

–                                                  Comment peux t on laisser un enseignant au sein de l ‘éducation nationale un pervers ???? Quelle sont les responsabilités De celle ci!!!!! Dire que l ‘enseignement doit responsabiliser nos enfants!!!! Quel désastre! !!!!!

–                                              C’est une honte de ne pas prendre plus de renseignements sur une personne qui va s’occuper de nos enfants C’est un monstre

serge85  •                                                par le passé pour occuper un poste dans l’administration il était nécessaire d’avoir un « casier judiciaire vierge » et cela avec chaque changement de poste ,comment se fait il que ce soit plus le cas , ou y a t il des complicité ?                                                                                                                    jicroispas  •                                        qui va gagner le trophée du plus grand ramassis de pédophiles, le clergé ou l’éducation nationale ?

Lord Djibril  •                                     Mettez-vous ne serait-ce que10 secondes à la place de ces gosses.     On ne parle pas d’addiction comme ce tocard semble l’insinuermais d’agression sur mineur en position de faiblesse.Ceci aurait pu être évité. Que faisait-il encore en poste?Nom et matricule des responsables…            ludiop  •                                                 au fait les nazis ,encore une fois si les médias ne disent pas le nom du directeur , c’est parce que c’est un muzz?

Publicités
Cet article a été publié dans Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :