AIDS et moi

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Découverte d’une substance anti-sida efficace durablement

Un membre de Aids, une association de prévention Sida, tient un autotest Oraquick à New-York le 3 juillet 2012. Ces tests sont autorisés depuis l'été 2012 aux Etats-Unis.© REUTERS / Mike Segar Un membre de Aids, une association de prévention Sida, tient un autotest Oraquick à New-York le 3 juillet 2012. Ces tests sont autorisés depuis l’été 2012 aux Etats-Unis.

Un espoir dans le traitement du sida? Une substance anti-sida mise au point par une équipe américaine s’est avérée efficace pendant des mois sur des singes. Ce qui offre la perspective d’un traitement à effet prolongé contre le VIH sans l’obligation de prises quotidiennes d’antirétroviraux, a annoncé mercredi la revue scientifique Nature. »Nous avons développé un inhibiteur très puissant et à large spectre » agissant sur le VIH-1, à savoir le principal type de virus du sida présent dans le monde, a expliqué à l’AFP le Pr Michael Farzan qui a dirigé la recherche.L’expérimentation conduite sur des macaques rhésus a montré que cette substance, injectée en une seule fois, était capable de protéger les singes de l’équivalent du sida chez eux sur une durée d’au moins huit mois.

Double mode d’action 

« Cette protection est bien meilleure que n’importe quelle protection décrite pour des vaccins conventionnels ou non conventionnels » estime le Dr Farzan qui s’attend à un effet protecteur de plusieurs années. La molécule eCD4-Ig agit en empêchant le virus du sida d’entrer dans les cellules du système immunitaire lymphocytes CD4 pour s’y reproduire. Elle agit en neutralisant deux récepteurs du VIH qui sont nécessaires au virus pour entrer dans les cellules.Ce double mode d’action assure à ce produit une efficacité inhibitrice plus grande contre les différents types de virus du sida même ceux connus pour être « difficiles à neutraliser », assure le Pr Farzan.

Traitements actuels n’éradiquent pas définitivement le VIH 

Plusieurs autres recherches explorant des voies différentes sont en cours à travers le monde pour la mise au point de vaccins thérapeutiques, capables de guérir ou bien de museler définitivement le virus après une infection.Les traitements actuels antirétroviraux sont très efficaces pour réduire à néant la charge virale (la quantité de virus présent dans le sang) chez les personnes infectées. Mais ils sont incapables d’éradiquer définitivement le VIH et les traitements doivent être pris à vie.

Sida : nouvel espoir d’un traitement à effet prolongé

L'Obs avec AFP

Une substance anti-sida testée par des chercheurs américains s’est avérée efficace pendant des mois sur des singes.

Une cellule du système immunitaire infectée par des particules virales du VIH. ©NIAID / BSIP Une cellule du système immunitaire infectée par des particules virales du VIH. ©NIAID / BSIP

Des chercheurs américains ont mis au point une substance anti-sida qui s’est avérée efficace pendant des mois sur des singes et qui pourrait déboucher sur un traitement à effet prolongé contre le VIH.

« Nous avons développé un inhibiteur très puissant et à large spectre » agissant sur le VIH-1, à savoir le principal type de virus du sida présent dans le monde, a expliqué le Pr Michael Farzan qui a dirigé l’étude publiée mercredi 18 février par la revue scientifique « Nature ».

La substance est le fruit de plusieurs années de recherche principalement réalisée par The Scripps Research Institute – centre de recherche à but non lucratif basé en Floride – et financée par l’Institut public de recherche américain sur les maladies infectieuses NIAID.

Ce « composé » baptisé eCD4-Ig offre une « très, très forte protection » contre le VIH, explique le Pr Farzan qui s’appuie sur une expérience menée sur des singes décrite dans une lettre publiée mercredi dans la revue scientifique britannique « Nature ».

Au moins huit mois

L’expérimentation conduite sur des macaques rhésus a montré que cette substance, injectée en une seule fois, était capable de protéger les singes de l’équivalent du sida chez eux sur une durée d’au moins huit mois.

Pour assurer cet effet prolongé, eCD4-Ig a été associé à un virus de type adéno-associé (AAV), inoffensif mais capable de s’introduire dans les cellules et de leur faire fabriquer indéfiniment la protéine protectrice afin de créer un effet anti-sida de longue durée.

Après avoir été traité avec ce cocktail, les macaques ont été soumis à des doses de plus en plus fortes de la version singe du virus du sida (SHIV-AD8). Aucun de ces animaux n’a développé d’infection contrairement aux singes non traités avec eCD4-Ig et utilisés comme témoins.

Les données publiés mercredi dans « Nature » montrent une protection efficace pendant au moins 34 semaines malgré des doses de SHIV quatre fois supérieures à celles ayant suffi à infecter les macaques témoins.

L’expérimentation sera présentée lors de la grande conférence annuelle CROI sur les rétrovirus et infections opportunistes qui se tiendra à Seattle aux Etats-Unis du 23 au 26 février.

Double mode d’action

A cette occasion « nous montrerons que ces macaques continuent d’être protégés malgré des doses huit à 16 fois supérieures à la dose infectieuse, plus d’un an après leur traitement » a précisé le Dr Farzan.

« Cette protection est bien meilleure que n’importe quelle protection décrite pour des vaccins conventionnels ou non conventionnels », estime ce responsable qui s’attend à un effet protecteur de plusieurs années.

La molécule eCD4-Ig agit en empêchant le virus du sida d’entrer dans les cellules du système immunitaire lymphocytes CD4 pour s’y reproduire. Elle agit en neutralisant deux récepteurs du VIH qui sont nécessaires au virus pour entrer dans les cellules.

Ce double mode d’action assure à ce produit une efficacité inhibitrice plus grande contre les différents types de virus du sida même ceux connus pour être « difficiles à neutraliser », assure le Pr Farzan.

Eviter les effets secondaires

Aussi le responsable estime que le produit pourrait offrir une protection plus universelle par rapport à des vaccins conventionnels qui stimulent la production d’anticorps spécifiques.

Plusieurs autres recherches explorant des voies différentes sont en cours à travers le monde pour la mise au point de vaccins thérapeutiques, capables de guérir ou bien de museler définitivement le virus après une infection.

Les traitements actuels antirétroviraux sont très efficaces pour réduire à néant la charge virale (la quantité de virus présent dans le sang) chez les personnes infectées. Mais ils sont incapables d’éradiquer définitivement le VIH et les traitements doivent être pris à vie.

La stratégie poursuivie par l’équipe du Pr Farzan aurait l’avantage d’offrir une protection durable contre le sida sans l’obligation de prises quotidiennes d’antirétroviraux et sans leurs effets secondaires.

Mais « bien sûr des études supplémentaires sont nécessaires sur la sécurité [du produit, NDLR] aussi bien chez les macaques que chez l’homme » souligne le Pr Farza

Sida : un traitement expérimental offre une « très, très forte protection »

Le Point –

La revue scientifique « Nature » révèle qu’une substance mise au point par une équipe américaine s’est avérée efficace pendant des mois sur des singes.

Les résultats positifs de ces expériences sur des singes offrent la perspective d'un traitement à effet prolongé contre le VIH (photo d'illustration).
Les résultats positifs de ces expériences sur des singes offrent la perspective d’un traitement à effet prolongé contre le VIH (photo d’illustration). © Fully Handoko / EFE/MAXPPP

Une substance anti-sida mise au point par une équipe américaine s’est avérée efficace pendant des mois sur des singes, offrant la perspective d’un traitement à effet prolongé contre le VIH, a annoncé mercredi la revue scientifique Nature. « Nous avons développé un inhibiteur très puissant et à large spectre » agissant sur le VIH-1, à savoir le principal type de virus du sida présent dans le monde, a expliqué le Pr Michael Farzan qui a dirigé la recherche. La substance est le fruit de plusieurs années de recherche principalement réalisée par The Scripps Research Institute – centre de recherche à but non lucratif basé en Floride – et financée par l’Institut public de recherche américain sur les maladies infectieuses Niaid.

Ce « composé » baptisé eCD4-Ig offre une « très, très forte protection » contre le VIH, explique le Pr Farzan qui s’appuie sur une expérience menée sur des singes décrite dans une lettre publiée mercredi dans la revue scientifique britannique Nature. L’expérimentation conduite sur des macaques rhésus a montré que cette substance, injectée en une seule fois était capable de protéger les singes de l’équivalent du sida chez eux sur une durée d’au moins huit mois. Pour assurer cet effet prolongé, eCD4-Ig a été associé à un virus de type adéno-associé (AAV), inoffensif mais capable de s’introduire dans les cellules et de leur faire fabriquer indéfiniment la protéine protectrice afin de créer un effet anti-sida de longue durée.

Après avoir été traités avec ce cocktail, les macaques ont été soumis à des doses de plus en plus fortes de la version singe du virus du sida (SHIV-AD8). Aucun de ces animaux n’a développé d’infection contrairement aux singes non traités avec eCD4-Ig et utilisés comme témoin. Les données publiées mercredi dans Nature montrent une protection efficace pendant au moins 34 semaines malgré des doses de SHIV quatre fois supérieures à celles ayant suffi à infecter les macaques témoins.

Une substance anti-sida se montre durablement efficace sur les singes

VIRUS – Cet inhibiteur n’a pas encore été testé sur l’être humain…

Un petit pas pour le singe, un grand pas pour l’homme? Une substance anti-sida mise au point par une équipe américaine s’est avérée efficace pendant des mois sur des singes, offrant la perspective d’un traitement à effet prolongé contre le VIH, a annoncé mercredi la revue scientifique Nature.

«Nous avons développé un inhibiteur très puissant et à large spectre» agissant sur le VIH-1, à savoir le principal type de virus du sida présent dans le monde, a expliqué à l’AFP le Pr Michael Farzan qui a dirigé la recherche. La substance est le fruit de plusieurs années de recherche principalement réalisée par The Scripps Research Institute -centre de recherche à but non lucratif basé en Floride- et financée par l’Institut public de recherche américain sur les maladies infectieuses NIAID. Ce «composé» baptisé eCD4-Ig offre une «très, très forte protection» contre le VIH, explique le Pr Farzan qui s’appuie sur une expérience menée sur des singes décrite dans une lettre publiée mercredi dans la revue scientifique britannique Nature.

Une protection pendant au moins 34 semaines

L’expérimentation conduite sur des macaques rhésus a montré que cette substance, injectée en une seule fois, était capable de protéger les singes de l’équivalent du sida chez eux sur une durée d’au moins huit mois. Pour assurer cet effet prolongé, eCD4-Ig a été associé à un virus de type adéno-associé (AAV), inoffensif mais capable de s’introduire dans les cellules et de leur faire fabriquer indéfiniment la protéine protectrice afin de créer un effet anti-sida de longue durée.

Après avoir été traités avec ce cocktail, les macaques ont été soumis à des doses de plus en plus fortes de la version singe du virus du sida (SHIV-AD8). Aucun de ces animaux n’a développé d’infection contrairement aux singes non traités avec eCD4-Ig et utilisés comme témoin. Les données publiées mercredi dans Nature montrent une protection efficace pendant au moins 34 semaines malgré des doses de SHIV quatre fois supérieures à celles ayant suffi à infecter les macaques témoins.

Sida : Un traitement protégeant durablement du VIH, efficace sur des singes, a été mise au point

Publication: 18/02/2015 14h14 CET Mis à jour: 18/02/2015 16h30 CET
CELL HIV

SANTÉ – Une substance anti-VIH mise au point par une équipe américaine s’est avérée efficace pendant des mois sur des singes, offrant la perspective d’un traitement à effet prolongé contre le virus responsable du sida, a annoncé mercredi 18 février la revue scientifique Nature.

« Nous avons développé un inhibiteur très puissant et à large spectre » agissant sur le VIH-1, à savoir le principal type de virus du sida présent dans le monde, a expliqué à l’AFP le Pr Michael Farzan qui a dirigé l’étude.

La substance est le fruit de plusieurs années de recherche principalement réalisée par The Scripps Research Institute — centre de recherche à but non lucratif basé en Floride — et financée par l’Institut public de recherche américain sur les maladies infectieuses NIAID.

« Très, très forte protection » contre le VIH

Ce « composé » baptisé eCD4-Ig offre une « très, très forte protection » contre le VIH, explique le Pr Farzan qui s’appuie sur une expérience menée sur des singes décrite dans une lettre publiée mercredi dans la revue scientifique britannique Nature.

L’expérimentation conduite sur des macaques rhésus a montré que cette substance, injectée en une seule fois, était capable de protéger les singes de l’équivalent du sida chez eux sur une durée d’au moins huit mois.

Pour assurer cet effet prolongé, eCD4-Ig a été associé à un virus de type adéno-associé (AAV), inoffensif mais capable de s’introduire dans les cellules et de leur faire fabriquer indéfiniment la protéine protectrice afin de créer un effet anti-sida de longue durée.

Les macaques continuent d’être protégés malgré des doses infectieuses 8 à 16 fois supérieures

Après avoir été traité avec ce cocktail, les macaques ont été soumis à des doses de plus en plus fortes de la version singe du virus du sida (SHIV-AD8). Aucun de ces animaux n’a développé d’infection contrairement aux singes non traités avec eCD4-Ig et utilisés comme témoins.

Les données publiés mercredi dans Nature montrent une protection efficace pendant au moins 34 semaines malgré des doses de SHIV quatre fois supérieures à celles ayant suffi à infecter les macaques témoins.

L’expérimentation sera présentée lors de la grande conférence annuelle CROI sur les rétrovirus et infections opportunistes qui se tiendra à Seattle aux Etats-Unis du 23 au 26 février.

A cette occasion « nous montrerons que ces macaques continuent d’être protégés malgré des doses huit à 16 fois supérieures à la dose infectieuse, plus d’un an après leur traitement » a précisé à l’AFP le Dr Farzan.

« Protection bien meilleure que n’importe quels vaccins conventionnels ou non conventionnels »

« Cette protection est bien meilleure que n’importe quelle protection décrite pour des vaccins conventionnels ou non conventionnels » estime ce responsable qui s’attend à un effet protecteur de plusieurs années.

La molécule eCD4-Ig agit en empêchant le virus du sida d’entrer dans les cellules du système immunitaire lymphocytes CD4 pour s’y reproduire. Elle agit en neutralisant deux récepteurs du VIH qui sont nécessaires au virus pour entrer dans les cellules.

Ce double mode d’action assure à ce produit une efficacité inhibitrice plus grande contre les différents types de virus du sida même ceux connus pour être « difficiles à neutraliser », assure le Pr Farzan.

Aussi le responsable estime que le produit pourrait offrir une protection plus universelle par rapport à des vaccins conventionnels qui stimulent la production d’anticorps spécifiques.

Études supplémentaires nécessaires

Plusieurs autres recherches explorant des voies différentes sont en cours à travers le monde pour la mise au point de vaccins thérapeutiques, capables de guérir ou bien de museler définitivement le virus après une infection.

Les traitements actuels antirétroviraux sont très efficaces pour réduire à néant la charge virale (la quantité de virus présent dans le sang) chez les personnes infectées. Mais ils sont incapables d’éradiquer définitivement le VIH et les traitements doivent être pris à vie.

La stratégie poursuivie par l’équipe du Pr Farzan aurait l’avantage d’offrir une protection durable contre le sida sans l’obligation de prises quotidiennes d’antirétroviraux et sans leurs effets secondaires.

Mais « bien sûr des études supplémentaires sont nécessaires sur la sécurité (du produit, ndlr) aussi bien chez les macaques que chez l’homme » souligne le Pr Farzan.

Sida : Abivax teste le premier traitement qui baisse la charge virale

  • Sida : Abivax teste traitement baisse charge virale
    Sida : Abivax teste le premier traitement qui baisse la charge virale – Louise Oligny

Dans l’arsenal thérapeutique contre le sida arrive un nouvel antiviral prometteur. Portant le nom de code ABX464, ce candidat médicament développé par Abivax vient d’entrer en étude clinique de phase IIa, avec le recrutement des trois premiers patients sur les 80 personnes atteintes par le VIH, qui seront incluses. Le but est de déterminer la dose et la fréquence d’administration de ce futur antiviral. «  Nous avons choisi de réaliser cette étude à l’île Maurice, où il n’y a pas d’essais cliniques , donc de nombreux patients dits naïfs qui n’ont bénéficié d’aucun traitement », explique Philippe Pouletty, président de la société parisienne Abivax, née en décembre 2013 de la fusion de trois entreprises de biotechnologies du portefeuille de Truffle Capital : Wittycell, Zophis et Splicos.

Issue de la plate-forme de cette dernière et des travaux de recherche de Jamal Tazi, professeur à l’Institut de génétique moléculaire de Montpellier, unité de recherche mixte du CNRS, cette molécule agit avec un mécanisme inédit. Pour la première fois, elle interfère avec la biogenèse des ARN viraux, qui sont indispensables à la réplication du virus du VIH. Premier résultat tangible : l’ABX464 a prouvé, lors des essais précliniques en Europe, sa capacité à induire une baisse significative de la charge virale qui persiste plusieurs semaines. «  A près l’arrêt du traitement, il n’y a pas de rebond immédiat de la charge virale, contrairement aux médicaments actuels. Si ces résultats se confirment au stade clinique, cette molécule ouvrirait la voie à un véritable traitement curatif », espère Philippe Pouletty.

Dans l’affirmative, Abivax lancera plusieurs études de phase IIb/III, notamment en Asie (Thaïlande, Indonésie…), sur 250 à 300 patients avant la fin de l’année 2015.

Leurrer le VIH, une nouvelle approche pour le bloquer ?

Le Monde.fr Paul Benkimoun

Il ne s’agit encore que d’un travail expérimental sur la souris, modèle animal pour l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), l’agent du sida, complété par des tests adaptés au virus équivalent chez le singe. Mais il fait apparaître une nouvelle piste de recherches alors que la mise au point de vaccins demeure encore éloignée. Pour autant, des questions essentielles comme celles de la transposition à l’homme et de la toxicité possible restent entièrement en suspens.

Depuis les débuts de la pandémie, mettre au point un vaccin contre le VIH a été l’objectif des chercheurs. Il permettrait d’éduquer préventivement le système immunitaire à reconnaître le VIH et à produire des anticorps afin de l’éliminer et d’empêcher l’infection de se développer. Malheureusement, cette perspective n’est pas près de se concrétiser. Certains scientifiques ont donc envisagé d’autres approches de protection. Parmi celles-ci figurent l’utilisation des médicaments antirétroviraux, comme dans l’essai Ipergay, ou bien ce que l’on appelle l’immunothérapie passive, consistant à apporter au patient les anticorps à même de neutraliser les différentes souches de VIH, technique explorée par l’équipe du Prix Nobel David Baltimore.

Bloquer la clé d’entrée du VIH

L’équipe américaine d’une trentaine de chercheurs placés sous la direction de Michael Farzan (Scripps Research Institute, Jupiter, Floride) a choisi une autre approche, celles de leurres, dont les résultats expérimentaux sont présentés dans un article mis en ligne, mercredi 18 février sur le site de la revue Nature. Le point de départ a été la manière dont le VIH pénètre dans les cellules du système immunitaire pour s’y multiplier puis les détruire.

Le VIH possède à sa surface une protéine d’enveloppe qui se lie à un récepteur, une protéine appelée « CD4 », présente sur la plupart des cellules immunitaires (lymphocytes T, macrophages). Cette liaison modifie la protéine d’enveloppe du VIH, qui peut alors se lier à d’autres récepteurs présents sur les cellules humaines, notamment le corécepteur CCR5. La première liaison permet en quelque sorte au virus de fabriquer la « clé » adaptée à la serrure des cellules de l’hôte. Des travaux antérieurs avaient tenté de neutraliser le virus en administrant des immunoglobulines couplées à la protéine CD4. Le but de cette technique était d’offrir au VIH des cibles le détournant des cellules immunitaires qu’il infecte habituellement. Malheureusement, ces premières approches n’ont pas été efficaces.

Un leurre pour neutraliser le virus

Michael Farzan et ses collègues ont procédé autrement pour fabriquer un leurre destiné à neutraliser le VIH. Ils ont fabriqué une protéine artificielle, baptisée « CD4-Ig », fusionnant la protéine réceptrice CD4 et l’extrémité du corécepteur CCR5. Après avoir constaté qu’il neutralisait très bien le VIH in vitro, ils l’ont testé avec succès chez des souris utilisées comme modèle animal de l’infection humaine, puis sous une forme adaptée chez quatre macaques.

Cette protéine artificielle a été administrée au moyen d’un vecteur viral utilisé en thérapie génique à quatre singes, quatre autres macaques servant de contrôles. Le vecteur viral – un « vecteur adéno-associé » (AAV) exprimait le gène codant pour la protéine CD4-Ig. Comme il s’intègre dans le génome, il permet une production indéfinie de la protéine artificielle. Les singes ainsi traités ont été exposés par voie veineuse au virus de l’immunodéficience simien (SIV, équivalent pour le singe du VIH). Les quatre animaux ont présenté une protection à pendant au moins trente-quatre semaines après l’exposition au virus.

Questions en suspens

Ces résultats sont « intéressants », estime le Pr Jean-Daniel Lelièvre, du Vaccine Research Institute (hôpital Henri-Mondor, Créteil) car ils apportent du crédit au concept de neutralisation par des leurres. Ils constituent une « piste complémentaire à celle du vaccin ». Néanmoins, le chercheur souligne plusieurs limites. Le faible effectif – quatre singes traités – ne permet pas les conclusions hâtives, d’autant que l’exposition expérimentale au virus s’est faite par voie intraveineuse, ce qui ne correspond pas aux conditions les plus fréquentes de contamination pour les humains, où la voie muqueuse (vaginale ou rectale) prédomine.

Ensuite, la question de la tolérance à un tel procédé reste à explorer. Les résultats chez l’animal ne sont pas nécessairement transposables à l’homme. Surtout, « si l’intégration du vecteur dans le génome présente l’avantage d’une production perpétuelle de la protéine artificielle, elle pourrait se retourner en inconvénient majeur si un problème devait apparaître avec cette dernière ».

Enfin, si elle se révélait utilisable chez l’homme, cette approche serait « avant tout destinée à des personnes à très haut risque de contamination et non à la protection à grande échelle d’une population », estime le Pr Lelièvre.

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 Commentaires

cathy  •                                                                      Ne pas trop s’avancer avec ce type d’infos**************Laissons les gens rester vigilants car cette sal********** a déjà détruit assez de personnes*Alors continuons à rester prudent à son encontre, et n’oubliez jamais de sortir avec votre protection, un bonnet, un chapeau, une écharpe mais surtout le le PRESERVATIF!!  Plus utile dans ce cas là!

bubulle                                                           Oups je n’ai toujours mis que l’écharpe… Je me sens faible là..

  • the answer  •                                                    foutaises, encore un bobard de plus sur le Sida, le signe du Sida ne devrait pas être un ruban rouge mais le celui ci: $ Celui du dollar , regardez le prix d’une seule boite de médocs pour le VIH et vous comprendrez !
  • thierry  •                                                            ben..on va en avoir besoin avec le nouveau virus découvert, alors donc ,efficace sur les singes, donc comme l’homme descend du singe ..oui je confirme ,même certains(es) en ont le physique, et d’autres le comportement, il sera bon pour nous
  • T.O.Max…  •                                                   Chouette alors, je vais me remettre a baiser
    La veuve poignet ça va bien un moment
    Bruno  •                                                               Une très bonne nouvelle, en espérant qu’elle aboutisse. Et cerise sur le gâteau c’est un « centre de recherche à but non lucratif » financé par des fonds publics et pas un laboratoire privé qui est à l’origine de cette découverte !
    MisterYannis De La Malici …  •             Puisque le virus du sida meurt à l’air libre ne serait il pas mieux que l’être humain puisse vivre avec tous ses organes à l’air libre ?
    George  •                                                           Poudre aux yeux encore une fois ?
    bruno  •                                                               2 c..
    Aurèle  •                                                             Quelle foutaise !m..
    Depuis le tp qu’on parle de ce mensonge !
    Renseignez vous ! il n’y a jamais eu de virus !
    Ayez une bonne hygiène de vie !
    Renforcez votre système immunitaire avec des plantes !
    Lisez Liam Scheff controverse et les livres de Duesberg et De Harven ! il n’y a jamais eu de virus ! Tout cela profite aux labos !!!
  • Blaise Eddie ·                                                     il parle d’un traitement anti sida et il montre l’image d’un noir comme s’il n’y avait que les noirs qui avaient le sida alors que tout le monde sait que çà a était créé en laboratoire pour le refiler aux africains dans 5 ans il vont encore créés un autre virus pour les africains après ebola

    Marie Rodriguez ·                                               Le SIDA « vient » des singes..africains au départ.. donc les noirs ont été les premiers infectés, par la force des choses!

    « L’origine du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) serait simienne selon la théorie la plus communément admise par la communauté scientifique, fondée sur l’analyse phylogénétique des lentivirus (famille à laquelle appartient le VIH), qui lie les deux types de VIH (VIH-1 et VIH-2) avec le virus d’immunodéficience simien (VIS), virus qui est également la cause chez les singes d’un syndrome d’immunodéficience, au même titre que celui du sida chez l’Homme.
    Selon plusieurs études, le passage du singe à l’Homme aurait eu lieu durant la fin du xixe siècle ou au début du xxe siècle. »
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Origine_du_virus_de_l%27immunodéficience_humaine
    • Idriss Dosso

      @Blaise Eddie ·                                ça veut dire ce que ça veut dire faut pas oublier que les journalistes et toute ces entreprises de médias sont tenues par des blancs donc c’est un peu normal d’avoir un résultat aussi médiocre xd
    • Fernando Martins Martins ·

      @Marie Rodriguez bien expliquer rien à dire bravo
  • Paul Moustapha Traoré ·                       mon frère arrêtons d’être susceptible, de nous victimiser d’être négatif…de nous attarder sur des détails…

    • Calendrier Kamit ·                            C’est tellement vrai ce que vous dites. Mentir tout le temps, à tout le monde, finit toujours un jour…SIDA la vérité – Professeur Luc Montagnier – vf :https://www.youtube.com/watch?v=bAPZnPuPuwc

    • Rafik Alouane ·

      @Calendrier Kamit                   BIEN DACCORD AVEC VOUS . ON PEUT AVOIR UN TEST NEGATIF EN EUROPE ET UN POSITIF EN AUSTRALIE ….ELISA ET LE WESTERN BLOT NE SONT PAS FIABLES …CA NE SERT STRICTEMENT A RIEN CES TEST DETECTENT LA PRESENCE DE PROTEINES MAIS JAMAIS LE VIH EN SOI
    • Josephie Villeneuve ·

      @Rafik Alouane                              l’incubation peut demander 10 ans alors????? tandis que le dernier en date qui vient de muter 3 ans à qui le tour

  • Daniel Dula ·                                           Noir-blanc cet……., vous êtes tous stupides et petits dans la tête, il y a que ça chez certains humains. N’importe quoi. J’ai la couleur de peau noire, né en Afrique, et pourtant je n’ai rien à voir avec les noirs et ne me retrouve pas dans vos discours séparatistes et raciaux. Tout est question d’éducation et surtout de foi en Dieu. Un véritable croyant quel soit la religion sait que tous les hommes sont pareils, en bien comme en mal, accuser toujours les autres, les blancs est toujours facile!

    • Albert Lumberta ·                               la personne sur la photo est membre de AIDE, cela n’explique pas les accusations de racisme, cherchons plutôt Dieu comme vous venez de le dire et nous dormirons sans craindre le SIDA

  • Marie-Denise Duteil ·                              justement je ne comprend pas , au moindre truc les gens traitent les noirs de n’importe koi, qui a commencé?, insulter , ne fait pas partie de mes valeurs, mes deux grand pères sont blancs !!!!!!!!!!!!, et là vous méprisez la race elle mm, vous ne pouvez pas avoir raison sur ceux qui vs sortent n’importe koi, internet ne devrait pas accepter kon insulte les communautés, de plus et je vois kon ignore l’histoire de l’esclavage, nous somme 80% de métissage, vs pensez que je vais insulter mes grands parents ? en plus ils sont juifs, je ne sors jamais de mes gonds, seulement kan on insulte ma communauté, , le racisme ?connais pas, j’aime les humains, mais si me crache dessus , là ça ne va plus, nous avons trop souffert, et comme les juifs, on se fait insulter chaque minute de notre vie, ? on parle sport, et ça devient autre chose, la liberté d’expression , ne permet pas d’insulter les gens ce n’est pas moi qui ai commencé,

    • Anärel Fenrhor ·                               « Le SIDA « vient » des singes..africains au départ.. donc les noirs ont été les premiers infectés, par la force des choses! » je ne suis pas spécialement d’accord avec ça, mais… Après tout il y a eu des blancs africains issus du colonialisme qui ont été infectés… les africains ne sont pas QUE noirs…bref, là n’est pas la question… Ce que Rodriguez voulait dire (enfin, j’espère que c’est ça) c’était que les africains ont été les premiers contaminés puisque le premier foyer était là… comme les européens qui ont plus de chance d’attraper la grippe qu’un marocain, c’est juste une question de distance entre foyers de contaminations…

      Mais si on doit constamment prendre les souffrances de chaque peuple pour justifier ses propos… Je pourrais en vouloir à tous les anglais de la terre parce qu’ils ont fait souffrir et rabaisser ma famille (oui l’irlandaise et écossaise) pendant plusieurs siècles… Mais les erreurs de nos arrières-arrières grands parents sont leurs erreurs, pas les nôtres ni celles de la prochaine génération… Si on me dit que je suis un « sale blanc » (ce qui a déjà été le cas), je ne vais pas crier au scandale, c’est vrai après tout, je suis blanc et mes ancêtres n’ont pas été spécialement tendres, mais c’était à une autre époque, une époque qui n’est pas la nôtre… Si cet individu n’a pas voulu avancé… tant pis, je veux bien faire l’effort mais si lui n’a pas envie… il n’existe tout simplement pas dans mon monde! 🙂
      C’est juste ce détail qui est un peu gênant: si on dit une chose qui ne plaît pas, c’est tout de suite une plainte, une attaque d’associations… A croire que les gens n’arrivent plus à communiquer et à s’expliquer sans l’aide d’une tierce personne… 😦
      Ensuite, le respect des origines, des valeurs des uns et des autres, de la vie d’autrui, y compris de ses croyances (à partir du moment où elles ne sont pas obligatoires et ne nuises à personne)… Je suis tout à fait d’accord avec vous, mais ne vous fatiguez pas avec ces « neuneus » qui sortent tout et n’importe quoi d’internet ou d’un site qui ne parle que de « complots » parce qu’ils ont besoin de quelque chose pour justifier tous les problèmes (même si certains complots existent, beaucoup ne le sont pas).
      Bientôt on apprendra que la bêtise est typiquement humaine et d’autres diront qu’elle vient d’un animal qu’on a imité! 🙂
      Sinon, bon courage et bonne soirée Marie-Denise! 🙂
  • Jade Bernier ·                                          Sur des détails dites vous Paul Moustapha Traoré quand le monde entier pensait que c était les Noirs qui donnaient le sida, non mais .Peut être n’étiez vous pas sur la même planète que Blaise Eddie car moi j ai vu maints reportages à la télé et tout ce qui se disait, y a même des hommes qui sont venus dire qu ils avaient contracté cette maladie parce qu ils avaient eu des relations avec des Africaines, alors arrêtez de vous voiler la face

  • Kryss Cartouche ·                                       il n’est pas trop tôt qu’on guérisse la maladie que l’on a créée

    • Rafik Alouane ·

      LE VIH 1 NA PAS ETE CREE ET IL VIENT ESSENTIELLEMENT DES HOMOS ET DES DROGUES . LE VIH2 OUI A ETE CREE
    • Anärel Fenrhor ·                                  Bien sûr, le sang contaminé ça n’existe pas, mais les homos, les drogués, les complotistes, oui! (je ris jaune)

    • Thierry Flipeau ·                               je vois que nous avons beaucoup de savants ce soir. médecine, biologie, mais apparemment ils ont fumé la moquette.

  • Marie Rodriguez ·                                                     » Mais ils sont incapables d’éradiquer définitivement le VIH et les traitements doivent être pris à vie. »

    BEN… c’est le cas de pas mal de maladies: hypertension, diabètes….on prend des médicaments « à vie »!!!( sinon, on peut en mourir!)
  • Frederic Bodin ·                                           Pourquoi trouver un traitement ça rapporte trop aux labos.

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