Rafale: un vent de guerre qui rapporte

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Rafales: pourquoi la vente du Rafale à l’Egypte est cruciale pour Dassault

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 12/02/2015 à  21:00, mis à jour à  21:17

Jusqu’à présent, l’avion de chasse, fer de lance de la défense française, n’a jamais trouvé preneur à l’étranger. Il y a donc urgence pour Dassault Aviation qui se doit d’assurer le maintien de la cadence minimale de production du Rafale, fixée à 11 appareils par an.

Rafales: pourquoi la vente du Rafale à l'Egypte est cruciale pour Dassault

Une image fournie par l’ECPAD le 19 septembre de deux avions « Rafale » en mission au-dessus de l’Irak                 afp.com/Jean-Luc Brunet

La signature annoncée d’un premier contrat d’exportation du Rafale à l’Egypte est une aubaine pour son constructeur Dassault Aviation. Cet accord permettra de pérenniser la chaîne de production de l’appareil dans un contexte budgétaire tendu. Si l’accord est scellé lundi comme prévu, l’Egypte pourrait devenir le premier acheteur étranger de cet appareil.

Jusque-là, l’avion de chasse, fer de lance de la défense française, n’a jamais trouvé preneur à l’étranger, en dépit des qualités dont il a fait preuve en opération (Afghanistan, Libye, Mali et Irak). Depuis une quinzaine d’années, espoirs et déconvenues dans les tentatives d’exportation de l’appareil de Dassault Aviation se son succédées.

La cadence minimale de production intenable sans l’export

Il y a donc urgence pour Dassault Aviation et l’Etat français, qui se doivent d’assurer le maintien de la cadence minimale de production du Rafale, fixée à 11 appareils par an.

L’armée française en a commandé 180 exemplaires, dont 137 ont été livrés à ce jour. Elle doit prendre livraison de 26 appareils supplémentaires aux termes de la loi de programmation militaire (LPM) couvrant la période 2014-2019. La différence doit revenir, aux termes de la LPM, à des livraisons à l’exportation, afin d’atteindre « une cadence de production satisfaisante ».

Le patron de Dassault Eric Trappier comptait jusque-là sur la clause de révision de la LPM, prévue avant la fin 2015, pour maintenir cette cadence de production. Paris prévoit une cinquième tranche de production du Rafale, mais celle-ci ne devrait pas dépasser 45 exemplaires, soit une flotte de 225 avions au total pour l’Armée de l’air et la Marine.

Mais pour Philippe Plouvier, du Boston Consulting Group, « cette solution n’est pas totalement pérenne, car on n’achètera pas plus de Rafale que ce dont on a besoin à terme. La solution la meilleure et la plus pertinente est bien de le vendre à l’export de façon à pérenniser dans la durée la production du Rafale ».

Un enjeu crucial pour Dassault, Thalès, safran et 500 sous-traitants

« Le fait d’avoir une vente à l’export est important car cela ouvrira la porte à d’autres ventes » à l’étranger, souligne Philippe Plouvier.

L’enjeu est crucial pour Dassault et les groupes associés à la production de l’appareil, l’électronicien de défense Thales et le motoriste aéronautique Safran, ainsi que les 500 entreprises françaises sous-traitantes. Car une fois arrêtée, la chaîne de production ne peut être facilement relancée.

Le Rafale remporte « son premier contrat à l’export », se félicite François Hollande

Le Monde.fr | Dominique Gallois

L’essentiel

  • L’Egypte va acheter à la France 24 avions Rafale, une frégate multimission et des missiles courte et moyenne portée.
  • Jean-Yves Le Drian se rendra lundi 16 février au Caire pour la signature officielle.
  • Il s’agit du « premier contrat à l’export » pour le Rafale, s’est réjoui François Hollande.
Un avion Rafale en 2008 en Suisse.

L’accord de vente à l’Égypte de 24 avions Rafale, d’une frégate multimission FREEM et de missiles courte et moyenne portée MBDA, pour un montant de plus de 5 milliards d’euros, a été paraphé par les différentes parties, jeudi 12 février.

« L’avion de combat Rafale remporte son premier contrat à l’export », s’est félicité jeudi soir François Hollande. « Ces équipements permettront à l’Egypte d’accroître sa sécurité et de jouer tout son rôle au service de la stabilité régionale » se félicite le chef de l’Etat dans un communiqué.

La dernière page du contrat, qui détaille les modalités de cet accord, doit encore faire l’objet d’une dernière double signature officielle : celle du président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, et celle d’un représentant de l’Etat français. C’est le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, à qui incombera cette tache. Il se rendra lundi 16 février au Caire pour la signature officielle .

Première visite à l’automne 2014

La rapidité avec laquelle a été conclu ce contrat est présentée, par le milieu de la défense français, comme « du jamais-vu ». L’affaire égyptienne a été bouclée en trois mois. Les questions de financement, qui posaient quelques problèmes, ont été réglées la semaine dernière à Paris lors de la visite d’une délégation égyptienne de haut niveau.

Tout avait vraiment commencé à l’automne 2014, lors de la venue à Paris du président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, venu rencontrer le président François Hollande. L’enjeu de la visite était la dégradation de la situation en Libye, Paris et Le Caire redoutant que l’ancien fief de Mouammar Kadhafi bascule sous le contrôle des groupes armés djihadistes.

A cette occasion, M. Sissi avait fait part de sa volonté de renforcer sa défense aérienne, composée notamment de Mirage 5 et Mirage 2000, en achetant 24 Rafale. Une première manifestation d’intérêt pour le chasseur de Dassault avait été émise en 2011, sans que Paris ne donne vraiment suite.

Côté marine, l’armée égyptienne, qui a déjà signé à l’été 2014 l’achat de quatre corvettes Gowind de DCNS pour un total estimé à 1 milliard d’euros, souhaitait en acquérir deux autres, mais aussi un ou deux bâtiments plus importants que sont les Fremm. A cela s’ajoutaient des missiles de courte et moyenne portée fournis par MBDA, pour un contrat de l’ordre de 400 millions d’euros en faveur de la défense anti-aérienne égyptienne.

« Je reviens dans trois jours »

Le 26 novembre, lors de son dernier passage à Paris, le président Sissi a insisté sur l’urgence de sa demande, d’autant qu’il souhaitait présenter ces nouveaux équipements en août prochain pour l’inauguration de l’élargissement du canal de Suez. « Je reviens dans trois jours », aurait-il dit pour signifier la nécessité d’aller vite.

Une très importante délégation d’une quinzaine de militaires égyptiens était, à cette occasion, restée plusieurs jours à Paris pour discuter avec les industriels.

Lire aussi : Rafale : une vente essentielle pour Paris et Le Caire

En dépit de ses relations privilégiées avec les Etats-Unis, l’Egypte est un client modeste mais historique des industriels de l’armement français. Entre 2009 et 2013, elle a commandé pour près de 250 millions d’euros d’équipements.

L’armée de l’air a acquis son premier Mirage 3 au lendemain de la guerre des Six-Jours, en juin 1967. Elle a aussi été le premier client à l’exportation du Mirage 2000, pour 20 exemplaires en décembre 1981

24 Rafale vendus : une première, après 13 ans de déconvenues

L' Obs

L’histoire de l’avion de chasse français est une succession d’espoirs et de déconvenues.

Un rafale. Photo d'illustration. (AFP PHOTO/BORIS HORVAT) Un rafale. Photo d’illustration. (AFP PHOTO/BORIS HORVAT)

« L’avion de combat Rafale remporte son premier contrat à l’export. » François Hollande a salué jeudi 12 février le premier contrat à l’exportation de son fleuron aéronautique, le Rafale, dont 24 exemplaires vont être vendus à l’Egypte, mettant un terme à des années d’espoirs déçus jusque-là.

La signature interviendra le [lundi] 16 février au Caire. J’ai demandé au ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, de signer au nom de la France », a précisé le chef de l’Etat.

La vente porte sur 24 appareils mais aussi sur une frégate multi-missions FREMM, fabriquée par le groupe DCNS, pour un montant total de 5,2 milliards d’euros.

Cette vente est le premier succès du Rafale à l’étranger depuis son entrée en service en 2004 dans les forces armées françaises. L’histoire de l’avion de chasse est en effet pavée d’espoirs et de nombreuses déconvenues. « L’Obs » fait le point.

  • Pays-Bas, février 2002

Première participation à un appel d’offres du Rafale produit par l’avionneur français Dassault Aviation. Malheureusement, La Haye, traditionnellement client des Etats-Unis, choisit l’appareil américain F-35 JSF de Lockheed-Martin pour remplacer ses F-16.

  • Corée du Sud, avril 2002

La Corée du Sud, allié des Etats-Unis en Asie du Sud-Est, passe commande à Boeing de 40 chasseurs bombardiers F-15, au détriment du Rafale, principal concurrent de l’appareil américain.

  • Singapour, septembre 2005

Singapour conserve le parapluie américain et choisit le F-15 américain au détriment du Rafale pour compléter sa flotte de chasse.

  • Arabie saoudite, en 2006

Le Rafale n’a pas pu concourir en 2006 en Arabie Saoudite en dépit des efforts du président de la République Jacques Chirac. Ryad, qui se fournit traditionnellement au Royaume-Uni ou aux États-Unis, a refusé de lancer un appel d’offres pour l’acquisition de 72 avions de chasse, qui aurait permis au Rafale d’entrer en compétition. Elle choisit l’Eurofighter Typhoon, construit par le britannique BAE Systems, l’européen EADS et l’italien Finmeccanica.

  • Maroc, octobre 2007

C’est un véritable revers pour le Rafale qui perd au Maroc, pays traditionnellement proche de la France, devant le F-16 américain. Un contrat d’un montant estimé à 2,4 milliards d’euros pour 24 appareils. L’appareil français partait pourtant favori.

  • Libye, décembre 2007

L’intérêt de la Libye pour le Rafale s’est limité aux discours. En décembre 2007, Nicolas Sarkozy reçoit Mouammar Kadhafi et Tripoli déclare son intention d’acheter 14 Rafales. Mais la vente capote et les seuls Rafales vus en Libye seront ceux de l’armée française contre le régime du Colonel Kadhafi…

La Suisse choisit, elle, le Gripen suédois pour remplacer ses F18, au détriment du Rafale et du Typhoon. Le Rafale avait pourtant emporté haut la main toutes les évaluations face à ses concurrents. Au final, les citoyens helvétiques rejettent le 18 mai 2014 par référendum le projet d’achat de 22 exemplaires de l’avion de combat suédois, bien moins cher.

  • Inde, juin 2012

L’Inde et Dassault entrent en négociations exclusives pour un gigantesque contrat portant sur l’achat de 126 Rafale, estimé au départ à 12 milliards d’euros. L’appareil français a donc été préféré au Typhoon du consortium européen. Mais les négociations extrêmement techniques avec un transfert massif de technologies sont toujours en cours

  • Emirats Arabes Unis, 2011, 2012, 2013…

C’est une Arlésienne. Après une déconvenue en 2011, une année 2012 marquée par le forcing sans succès de Nicolas Sarkozy avant les élections, le Rafale est finalement revenu dans la course pour remplacer les 60 Mirage 2000-9 qui équipent l’armée de l’air des Emirats, depuis le retrait de l’Eurofighter de BAE Systems, concurrent sur ce marché du Rafale de Dassault Aviation, en décembre 2013. La compétition est toujours en cours.

  • Qatar, août 2013

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, indique que le Qatar et « d’autres pays » sont intéressés par l’achat d’avions de combat Rafale de Dassault Aviation. Concernant l’émirat, pays proche de la France, le marché porte sur 36 appareils.

  • Brésil, décembre 2013

Après 10 ans de négociations et de reports… le Brésil choisit finalement le Gripen NG suédois, aux dépens du Rafale et du F/A-18 Super Hornet de l’américain Boeing, pour un contrat de 4,5 milliards de dollars.

  • Egypte, février 2015

L’Egypte offre au Rafale son premier contrat à l’export : Paris et le Caire se mettent d’accord pour la fourniture de 24 appareils – ainsi qu’une frégate FREMM de DCNS – pour un montant d’environ 5 milliards d’euros.

Tout commence en septembre 2014 lorsque Jean-Yves Le Drian rencontre le président égyptien au Caire, qui évoque pour la première fois l’acquisition de Rafale et d’une frégate multi-missions.

Le président égyptien al-Sissi indique en janvier sa volonté d’aller vite et invite Le Drian à inaugurer avec la frégate le deuxième canal de Suez, le 2 août prochain. L’affaire est finalement bouclée cette semaine.

La France vend 24 Rafale à l’Égypte, Le Drian lundi au Caire

Le Point –

 Après plusieurs échecs, un premier contrat à l’export va enfin être signé pour les avions de guerre français, avec l’Égypte du président al-Sissi.

La France va conclure lundi le premier contrat à l’exportation de son fleuron aéronautique, le Rafale, dont 24 exemplaires vont être vendus à l’Égypte, mettant un terme à des années d’espoirs déçus. « L’avion de combat Rafale remporte son premier contrat à l’export », a salué le chef de l’État François Hollande. « La signature interviendra le 16 février au Caire. J’ai demandé au ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, de signer au nom de la France », a-t-il précisé. La vente porte sur 24 appareils ainsi qu’une frégate multimission FREMM, fabriquée par le groupe DCNS, pour un montant de 5,2 milliards d’euros. Un peu plus tôt, le ministère de la Défense avait indiqué que Jean-Yves Le Drian se rendrait « lundi au Caire pour la signature avec le président Abdel Fattah al-Sissi ».

Le P-DG de Dassault Aviation, Éric Trappier, a remercié l’Égypte de sa « confiance » pour l’achat de 24 avions de combat Rafale et Paris, pour le « soutien politique » en vue de son exportation. « Dassault Aviation sera au rendez-vous de la confiance qu’elle vient une nouvelle fois de nous témoigner », a-t-il déclaré en rappelant que cette « décision pérennise une coopération qui remonte aux années 1970 ». L’Égypte a acquis des Mirage 5, des Alpha Jet et des Mirage 2000, tous produits par Dassault Aviation. Eric Trappier a également remercié « les autorités françaises, qui sont à l’origine du programme Rafale et qui lui ont apporté le soutien politique sans lequel il ne peut y avoir d’exportation militaire ».

Cette première vente à l’exportation du Rafale a été menée en un temps record. Tout commence, selon le ministère de la Défense, en septembre dernier, lorsque Jean-Yves Le Drian rencontre le président égyptien au Caire, qui évoque pour la première fois l’acquisition de Rafale et de frégates multimissions. Au retour, Le Drian mandate une équipe de négociation autour des industriels impliqués, Dassault Aviation, MBDA pour les missiles et DCNS, ainsi que son cabinet.

Succès crucial pour Dassault

En novembre, lors d’une visite à Paris, Abdel Fattah al-Sissi précise ses intentions : 24 Rafale et une frégate. Puis il indique en janvier dernier sa volonté d’aller vite et invite Jean-Yves Le Drian à inaugurer avec la frégate le deuxième canal de Suez, le 2 août prochain. L’affaire est finalement bouclée cette semaine. Vendredi dernier, les Égyptiens donnent leur accord et acceptent de soumettre le projet d’accord au président al-Sissi, qui donne son feu vert définitif ce jeudi. Ce premier succès est crucial pour le constructeur Dassault Aviation, qui doit pérenniser la chaîne de production de l’appareil, mais aussi pour l’État français, qui appuyait le budget de la défense sur la vente de l’appareil à l’exportation. La loi de programmation militaire (LPM) prévoit ainsi explicitement que des « livraisons à l’exportation (sont) également prévues permettant d’atteindre une cadence de production satisfaisante ».

Malgré ses qualités, le Rafale n’avait jusqu’ici pas réussi à se vendre à l’exportation. Il avait subi un échec cuisant au Maroc, pourtant très lié à la France, puis a perdu coup sur coup en Suisse (2011) et au Brésil (2013). Eric Trappier avait dès samedi dernier indiqué dans Le Figaro que l’avionneur était en passe de « réussir le premier contrat export du Rafale ». Il avait également indiqué que d’autres pays de la région pourraient être preneurs, alors que Dassault est en négociation depuis 2012 avec l’Inde pour la vente de 126 appareils.

Et maintenant l’Inde ?

« Nous avons plusieurs prospects au Moyen-Orient qui sont très actifs, a-t-il indiqué. Nous menons un travail de fond avec l’Inde dans un dossier très complexe en termes de montage industriel. Et nous avons des campagnes Rafale plus lointaines, y compris en Europe. » Outre l’Inde, la vente de 36 Rafale est actuellement en négociation avec le Qatar, et des discussions avec les Émirats arabes unis entamées en 2008 pourraient encore aboutir. Enfin, l’avionneur a ouvert récemment un bureau à Bruxelles pour se positionner en vue du remplacement des F-16 belges vieillissants.

Construit en collaboration par Dassault, qui supervise 60 % de la valeur de l’avion, l’électronicien Thales (22 %) et le motoriste Snecma (groupe Safran, 18 %), le Rafale est destiné à être l’avion de combat français jusqu’en 2040. Quelque 500 entreprises françaises participent au programme.

Quand le Rafale, l’avion de chasse de Dassault, s’exporte enfin

L’Egypte a rapidement bouclé sa commande pour 24 appareils, ouvrant la voie à l’export pour le chasseur de Dassault. Un succès industriel qui a mis du temps à se dessiner.

Rafale de Dassault FRANCK PENNANT / AFP Rafale de Dassault FRANCK PENNANT / AFP

« Le Rafale sera exporté un jour« . De Serge Dassault à Eric Trappier, en passant par Charles Edelstenne, les PDG qui se sont succédé à la tête de Dassault Aviation l’ont tous répété inlassablement devant des parterres de journalistes incrédules. Face aux géants américains, était-il bien sérieux de vouloir imposer un chasseur 100% français? La confirmation de la vente de 24 appareils à l’Egypte, dont la signature aura lieu lundi 16 février au Caire, a fini par leur donner raison.

Cette première vente à l’étranger soulage le budget français de la Défense, seule, jusqu’à maintenant, à financer ce programme de près de 45 milliards d’euros pour 286 appareils. Il ouvre aussi la voie à d’autres exportations, notamment au Qatar et en Inde, où des négociations sont aussi sur le point d’aboutir. Ce contrat évalué à 5 milliards d’euros profitera non seulement à Dassault, mais aussi aux équipementiers comme Thales ou Safran.

Trois générations

Pour l’avionneur, c’est l’aboutissement d’un projet dont on avait fini par oublier qu’il avait été conçu par son fondateur, Marcel Dassault, avant d’être porté par son fils Serge, et par ses 4 enfants. Trois générations pour un même avion! Les premiers « coups de crayon » avaient été donnés dès 1976: il s’agissait alors de commencer à imaginer, à la demande du ministère de la Défense, l’avion du futur susceptible de remplacer à la fois les appareils de l’armée de l’air –dont le Mirage IV, vecteur de l’arme nucléaire– et ceux de l’aéronavale, alors équipée de Crusader et de Super-Etendard vieillissants.

L’idée, très nouvelle, est de concevoir un appareil capable de réaliser toutes les missions aériennes, telles que l’interception, la pénétration, l’attaque au sol ou la reconnaissance: la perspective de pouvoir rationaliser la flotte aérienne et d’unifier la formation des pilotes et des mécaniciens. Un avion « omnirôle » selon la terminologie maison. Alors que se déroulent, en parallèle, des négociations en vue de construire un avion européen –l’actuel Eurofighter– la France choisit dès 1985 de faire cavalier seul.

Défense indépendante

Avant de mourir, le 17 avril 1986, Marcel Dassault aura eu le temps de voir le premier prototype de son avion entièrement construit, avec ses ailes delta, ses plans «canard» mobiles (deux petites ailes rétractables) et son nez étroit, qui donne à sa silhouette son aspect si reconnaissable. Mais les premières commandes sont encore loin d’être passées et Serge Dassault doit commencer par gérer la pénurie lorsqu’il reprend les rênes de l’entreprise familiale. C’est Jacques Chirac, premier ministre de cohabitation, partisan d’une défense française indépendante (et grand ami de la maison Dassault), qui annoncera le lancement officiel du Rafale, le 20 juin 1987. La chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, qui provoque une chute brutale des dépenses militaires en Europe, va certes ralentir la montée en puissance de l’avion de combat franco-français. Mais il n’y a plus de retour en arrière possible.

Afghanistan, Mali , Libye, Irak: entré en service en 2004 dans la Marine française et en 2006 dans l’armée de l’air, le Rafale a, depuis, démontré ses capacités sur de nombreux théâtres de guerre. L’avion étant désormais «combat proven», les dirigeants du groupe savaient que le vendre à des clients étrangers n’était plus qu’une question de temps. Ce sera chose faite la semaine prochaine. Un beau cadeau pour Serge Dassault, qui fêtera ses 90 ans au mois d’avril.

Rafale: la France vend 24 appareils à l’Egypte, signature lundi

La France va conclure lundi le premier contrat à l’exportation de son fleuron aéronautique, le Rafale, dont 24 exemplaires vont être vendus à l’Egypte, mettant un terme à des années d’espoirs déçus.

« L’avion de combat Rafale remporte son premier contrat à l’export », a salué le chef de l’Etat François Hollande. « La signature interviendra le 16 février au Caire. J’ai demandé au ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, de signer au nom de la France », a-t-il précisé.

La vente porte sur 24 appareils ainsi qu’une frégate multimissions FREMM, fabriqué par le groupe DCNS, pour un montant de 5,2 milliards d’euros.

Un peu plus tôt, le ministère de la Défense avait indiqué que M. Le Drian se rendrait « lundi au Caire pour la signature avec le président Abdel Fattah al-Sissi ».

M. Hollande a estimé jeudi à Bruxelles que ce contrat de vente d’avions Rafale à l’Egypte pourrait constituer « un élément de conviction supplémentaire » pour des contrats avec d’autres pays, évoquant « plusieurs pistes — Inde, Qatar–.

Le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier a remercié l’Egypte de sa « confiance » et Paris de son « soutien politique » en vue de son exportation.

L’Egypte a acquis depuis les années 1970 des Mirage 5, des ‘Alpha Jet et des Mirage 2000, tous produits par Dassault Aviation.

Cette première vente à l’exportation du Rafale a été menée en un temps record.

Tout commence, selon le ministère de la Défense, en septembre dernier lorsque M. Le Drian rencontre le président égyptien au Caire, qui évoque pour la première fois l’acquisition de Rafale et de frégate multi missions.

Au retour, Le Drian mandate une équipe de négociation autour des industriels impliqués, Dassault Aviation, MBDA pour les missiles et DCNS, ainsi que son cabinet.

– Succès rapide et crucial pour Dassault –

En novembre, lors d’une visite à Paris, M. al-Sissi précise ses intentions : 24 Rafale et une frégate. Puis il indique en janvier dernier sa volonté d’aller vite et invite M. Le Drian à inaugurer avec la frégate le deuxième canal de Suez, le 2 août prochain.

L’affaire est finalement bouclée cette semaine. Vendredi dernier, les Egyptiens donnent leur accord et acceptent de soumettre le projet d’accord au président al-Sissi, qui donne son feu vert définitif ce jeudi.

Ce premier succès est crucial pour le constructeur Dassault Aviation, qui doit pérenniser la chaîne de production de l’appareil, mais aussi pour l’Etat français, qui appuyait le budget de la défense sur la vente de l’appareil à l’exportation.

La Loi de programmation militaire (LPM) prévoit ainsi explicitement que des « livraisons à l’exportation (sont) également prévues permettant d’atteindre une cadence de production satisfaisante ». Le Rafale n’avait jusqu’ici pas réussi à se vendre à l’exportation. Il avait subi un échec cuisant au Maroc, pourtant très lié à la France, puis a perdu coup sur coup en Suisse (2011) et au Brésil (2013).

M. Trappier, avait dès samedi dernier indiqué dans Le Figaro que l’avionneur était en passe de « réussir le premier contrat export du Rafale ». Il avait également indiqué que d’autres pays de la région pourraient être preneurs, alors que Dassault est en négociations depuis 2012 avec l’Inde pour la vente de 126 appareils.

« Nous avons plusieurs prospects au Moyen-Orient qui sont très actifs », a-t-il indiqué. « Nous menons un travail de fond avec l’Inde dans un dossier très complexe en termes de montage industriel. Et nous avons des campagnes Rafale plus lointaines, y compris en Europe ».

Outre l’Inde, la vente de 36 Rafale est actuellement en négociations avec le Qatar, et des discussions avec les Emirats Arabes Unis entamées en 2008 pourraient encore aboutir.

Enfin, l’avionneur a ouvert récemment un bureau à Bruxelles pour se positionner en vue du remplacement des F-16 belges vieillissants.

Construit en collaboration par Dassault, qui supervise 60% de la valeur de l’avion, l’électronicien Thales (22%) et le motoriste Snecma (groupe Safran, 18%), le Rafale est destiné à être l’avion de combat français jusqu’en 2040.

Quelque 500 entreprises françaises participent au programme.

PARIS (Reuters) – La France a conclu avec l’Egypte un accord pour la vente de 24 avions de combat Rafale, a annoncé jeudi François Hollande, le premier contrat à l’export pour cet appareil lancé il y a un quart de siècle.

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, signera lundi au Caire avec le président égyptien Abdel Fattah al Sissi ce contrat qui porte aussi sur la livraison d’une frégate multimissions et de missiles.

« Les autorités égyptiennes viennent de me faire savoir leur intention d’acquérir 24 avions de combat Rafale et une frégate multimissions ainsi que les équipements associés », dit le chef de l’Etat dans un communiqué diffusé à Bruxelles en marge du Conseil européen.

« Ces équipements permettront à l’Egypte d’accroître sa sécurité et de jouer tout son rôle au service de la stabilité régionale », ajoute François Hollande, soulignant que l’Etat s’était « pleinement engagé », ce qui a permis l’accord selon l’Elysée. Le montant total de ce contrat est évalué à plus de cinq milliards d’euros.

Ce sera la première fois que la France vend à l’exportation le Rafale, avion de combat polyvalent de Dassault Aviation, qui équipe son armée de l’air et sa marine.

Ce qui paraît de bon augure pour un autre contrat en cours de discussion avec le Qatar, portant sur 24 avions et une option sur 12 autres. « Le dialogue progresse », dit-on à ce propos dans l’entourage de Jean-Yves Le Drian.

Dassault négocie également depuis trois ans avec l’Inde une méga-commande de 126 avions. Mais les discussions exclusives achoppent de nouveau sur la garantie apportée par l’avionneur français pour les 108 avions qui seront fabriqués en Inde.

LE CAIRE PRESSÉ

La frégate multimissions Fremm, construite par DCNS, filiale à 35% de Thales, sera le bâtiment « Normandie » qui devait être livré cette année à la Marine française. Les missiles sont construits par MBDA, coentreprise entre Airbus Group, le groupe italien Finmeccanica et le britannique BAE Systems.

Selon la socialiste Patricia Adam, présidente de la commission de la défense à l’Assemblée nationale, le Caire est pressé de recevoir les premiers exemplaires du Rafale.

« L’Egypte a besoin rapidement d’avions », a-t-elle expliqué à Reuters. « Il suffit de regarder ce qui se passe aux frontières de l’Egypte. Ils sont particulièrement inquiets de ce qui se passe en Libye. S’il y a un pays dans la région qui est militairement en ordre de marche, c’est l’Egypte. »

Le ministère de la Défense invoque plutôt la péninsule du Sinaï, où le gouvernement égyptien est confronté aux djihadistes d’Al Qaïda et de l’Etat islamique, mais confirme que les trois premiers Rafale seront livrés au Caire « dès cet été ».

Selon Patricia Adam, ces appareils seront prélevés sur ceux destinés à l’aviation française, ce qu’a confirmé à Reuters son ancien homologue du Sénat, Jean-Louis Carrère. Une douzaine d’avions sur les 24 prévus pourraient ainsi être livrés rapidement à l’Egypte, a-t-il dit.

« C’est une bouée d’oxygène extraordinaire pour l’exécution de la loi de programmation militaire (française), qui aurait été en difficulté, sans vente de Rafale, en 2015 », en raison des contraintes budgétaires, a-t-il ajouté.

NÉGOCIATION ULTRA-RAPIDE

Selon l’entourage de Jean-Yves Le Drian, l’accord a été scellé vendredi dernier entre le ministre français et un proche collaborateur du président égyptien, lequel a donné son feu vert définitif jeudi en fin d’après-midi.

C’est l’aboutissement de négociations exceptionnellement rapides pour ce type de contrat militaire.

Abdel Fattah al Sissi avait évoqué pour la première fois son projet d’acquisition de Rafale et d’une Fremm le 16 septembre lors d’une visite de Jean-Yves Le Drian au Caire. Le ministre français avait mandaté une équipe de négociation, constituée de représentants des trois industriels concernés et de son cabinet, à son retour à Paris.

Le président égyptien a précisé son projet de commande le 26 novembre, lors d’un dîner en tête-à-tête avec Jean-Yves Le Drian à Paris. Un premier projet de contrat a été établi en décembre.

Lors d’une rencontre Sissi-Hollande-Le Drian le 11 janvier à Ryad, en marge de l’intronisation du nouveau roi Salman d’Arabie saoudite, le chef de l’Etat égyptien avait confirmé sa volonté d’aller vite et invité le ministre français à inaugurer le deuxième canal de Suez avec la frégate le 2 août.

(Julien Ponthus, Marine Pennetier et Emmanuel Jarry, avec Jean-Baptiste Vey et Cyril Altmeyer et Yara Bayoumi au Caire, édité par Yves Clarisse et Gilles Trequesser)

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  • Commentaires
  • Pazoozoo  •                                                                 Et seront-ils livrés?
  • jyall  •                                                                          « L’avion de combat Rafale remporte son premier contrat à l’export », a salué le chef de l’Etat François Hollande.  » Et qui c’est qui va passer pour un kon si ça foire au dernier moment comme d’habitude ?
    LUNG  •                                                                        quelle ironie après la signature des accords de paix de Minsk !
  • Geronimo Le Guennec  •                                     Pourvu que Sissi reste en place jusqu’au paiement
  • Chat Méchant  •                                                      Les Belges vont-ils remplacer des monomoteurs par des bimoteurs ? Les frais d’entretien d’un turboréacteur sont astronomiques, donc multipliés par deux sur un Rafale… Quant au mode de règlement de la facture par les Egyptiens, il faut s’attendre à tout : les Grecs avaient payé en partie leurs Mirages avec de l’huile d’olive ! ! !
    xtra  •                                                                       Les sans-dents espèrent au moins que ces zincs porteront la mention « Offert gracieusement à l’état égyptien par l’argent public des Français »!!!!!!!!!
  • Hello  •                                                                    Et ? Les millions de chômeurs en France vont trouver du travail grâce à ça ? 
  • Un utilisateur Yahoo  •                                      Un vrai chef d’Etat, que cela soit par sa gestion des attentats, du conflit Russe, sa politique plus à droite de la gauche avec la loi Macron… N’en déplaise aux haters de ce site, il est deux crans au dessus de Sarko! Bravo pour la vente de ces rafales! Et vive la France!
    patrick  •                                                                  Bonne nouvelle pour l’industrie de l’aéronautique française et que déplaise à certains.
  • CAFOUGNETTE  •                                                   On peut comprendre l’amertume des anti France qui sont de surcroît des grincheux et des pisse-froid !

pipolinum                                                                       Combien ça va couter cette vente… ? Et à quoi ça sert… ? D’autant, que la France, prête l’argent pour que l’Egypte achète… ! C’est rare dans les contrats d’armements… ! Reste à savoir à quel niveau se situe ce prêt et quelle sont les garanties réelles… ?… Vu que les caisses de l’Egypte sont vides, et le tourisme, principale ressource, en faillite… Reste une explication… C’est que les Saoudiens financent le deal… ? Il aussi sur le plan militaire une grosse interrogation… , il n’y a aucune menace militaire potentielle de la part des pays limitrophes, Libye, Soudan, Ethiopie, Arabie Saoudite, Jordanie, ni de la part d’Israël traité de paix… La menace est plutôt l’ennemi de l’intérieur… Comme les frères musulmans en cours de radicalisation et d’alignement sur l’EI… Et les Rafales ne servent à rien dans ce type de guerres urbaines…

pascequejenpense                                                       Bonus d’impôt ? ?Nous avons payé (un peu moins de 50 % des français), des impôts pour faire vivre Dassault, quelque soit le gouvernement…  Grâce à notre président TOP niveau, VRP, va-t-on récupérer grâce à cette vente miraculeuse les impôts encaissés, depuis de nombreuses années…
VU les délais de fabrication, les islamistes égyptiens peuvent respirer…

JBF2015

@miss pic4h03                                                                  Quel dépit ! !  Où avez vous lu ou entendu que le Président de la République s’attribuait le mérite de la vente ? Cela fait 20 ans qu’il se dit que le Rafale est un bon avion… Mais cela fait aussi 20 ans qu’il ne s’exportait pas.
Un contrat de ce genre est avant tout une affaire politique. Il y a d’un côté le pouvoir égyptien qui ne veut pas dépendre totalement de la « protection » américaine. C’est la raison principale pour laquelle, dans les années 1960-80 Dassault a exporté autant de Mirage. L’Egypte est actuellement une puissance qui joie un rôle modérateur au Proche Orient. Une région du monde surarmée, où le conflit israélo-palestinien et les violences entre chiites et sunnites sont explosives.
L’Egypte achète ces 24 Rafale clef-en mains : entièrement fabriqués, montés et armés en France. Y compris l’entrainement des personnels et la maintenance.
Il est probable que le prix de ces Rafale est très « compétitif » face au dumping des ventes US. Mais aujourd’hui pour conserver en bon état de marche la chaîne de production du Rafale et la technologie de son bureau d »études, nos gouvernements successifs se sont engagés à acheter 11 Rafales par an dont la France n’a pas besoin. Ils seront vendus à l’Egypte.
Quant au financement, il est plausible que les pays pétroliers du Proche Orient mettent la main à la poche. Ils l’ont déjà fait pou ré équiper l’armée libanaise.
Bref ce n’est pas le contra du siècle mais il sauvegarde Dassault. Il y a un concours de circonstances qui fait que ce contrat a été conclu dans un temps record… ET Dassault, l’armée de l’air française et… Le Drian et Hollande ont fait leur job

–                                                                                          Pourquoi Dassault n’en vend pas à l’Ukraine ??

–                                                                               Armes de guerre bradées à un état douteux… de mieux en mieux.

@Ombr ‘elle : mais vous êtes bien renseigné ! on peut penser , surprenant même ! moi je constate que c’est peut être enfin une vraie vente ! c’est pas vous qui allez payer le leasing je suppose ! comme les Français sont patriotes !

–                                                                   Remettons encore les points sur les « i » pourquoi est ce crucial que Dassault ait une commande de rafales ? Tout simplement pour garder les chaînes de montage des faucons en France, sachant que le marché est nord américain et asiatique essentiellement , Les commandes de rafales de l’arme de l’air française se terminant , Dassault l’an dernier à averti l’état français qu’il allait délocaliser l’industrialisation des flacons aux états unis , voilà pourquoi l’état français se démène à n’importe quel prix pour alimenter les chaînes du rafale , en échange du maintien en France de la construction du façon.Ceci expliquant cela , sur les conditions plus qu ‘ avantageuses pour les égyptiens d’obtenir des rafales , alors qu’ils auraient pu avoir des mîgs, pour 3 fois moins chers. Une forme de leasing, dont ils ne paieraient pas les mensualités, ni les réparations à vie.

Marius                                                                               Les conditions de financement et l’ état financier de l’ Egypte font qu’ y a des chances pour que le contribuable français finisse par payer ce marché: nous nous serons vendus à nous même des avions que d’ autres utiliseront, peut-être contre nos intérêts. On remerciera alors François Hollande pour ce moment.

David Doumeche                                                                 24 avions, on croit rêver, et on en fait les gorges chaudes. L’inde nous a commandé 120 rafale, 120 !! c’est le contrat du siècle.

citoyen AD                                                                            Mauvais signe, mauvais temps. Je ne pourrai jamais me réjouir que mon pays approvisionne en engins de mort. Ah, la gauche moraliste !

aloes                                                                                           La France est un des premiers fournisseur mondiaux ,et pourquoi devrait on porter un jugement moral sur l’Etat client, dés lors que celui ci est légitime au plan international? .Sauf quand le pays est engagé dans un conflit lequel la France a des intérêts .La situation économique du pays ne nous permet pas aujourd’hui de remettre en cause cette activité et l’apport de la recherche militaire , de haut niveau, ,est très important pour le développement d’activités civiles (aéronautique par exemple)

ricardo uztarroz                                                                       Justement on aimerait bien connaître les conditions de financement, l’Egypte n’ayant pas le premier sou. Est-ce que l’acheteur réel ne serait pas la France en accordant peut-être des prêts très avantageux. Il a été dit aussi que l’Arabie saoudite y apporterait sa contribution, ce qui politiquement pose un sérieux problème. Par ailleurs, ce n’est pas parce que l’Egypte en achète que cela décidera l’Inde

Basile DanielBasile Daniel                                                                      Bizarre, lorsque SARKO avait soit disant vendu des rafales au Brésil pendant des vacances en amoureux avec Carla, tout le monde criait cocorico.  Aujourd’hui, les umpistes lancent leur venin et la télé (notamment France 2 et son Pujadas) passe cette nouvelle sous silence.

Vive_la_ Républaïque Vive_la_ Républaïque                                     Un avion vieux de 30 ans… vous achèteriez une DS 19 Citroën aujourd’hui, vous? D’occasion, et encore…Un avion bourré d’électrotechnique, car à l’époque, l’électronique était balbutiante…
Au fait il vole grâce à une hélice comme le CDG ou il a déjà un vrai moteur avec des pistons high tech?

Deus Ex-machinaDeus Ex-machina                                               Coup d’état militaire pour reprendre le pouvoir suite a des élections légales,procès et condamnation a mort de masse,régime d’Al Sissi pire que celui de Moubarak,régression de la liberté d’expression a travers le muselage de la presse et des partis d’opposition,tire a balles réelles sur la foule a la moindre manif, etc..etc.. mais chut !!!!! par grands mots dans nos médias pour critiquer tout ça,on a 24 breloques a vendre….
Casimir Cruchot                                                             Il était où déjà, Poutine, en début de semaine ?
besut burma                                                                   Cessons les cocoricos ! La France, par le truchement d’un consortium bancaire va financer 50 % du contrat sous forme de prêt à l’Egypte. Lorsque l’on sait que l’Egypte, pays spécialement impécunieux, vit grâce aux contributions, entre autres, du FMI on peut quasiment faire une croix sur le remboursement du prêt. D’autant plus que ce pays est politiquement très instable.
Hollande est un fameux vendeur: « achetez mes produits car en plus j’en paye la moitié !!!Anta Conte Anta Conte                                                    en effet, nous sommes devenus alliés de l’Egypte puisque nous finançons son effort d’armement.
pierre brazza                                                                       Espérons que ce ne soit pas un contrat comme celui des chars Leclerc a l’Arabie Saoudite,qui a couté plus cher qu’il n’a rapporté.On va attendre un peu,quand même,avant de sauter de joie.
Dominique Bretodeau                                                     Le pire est que le rafale est le meilleur mai le plus cher aussi
Isabelle Balpsii                                                                   Ce sont ces mêmes rafales qui nous tireront bientôt dessus

  • Pathtohorse  •                                                        début de réponse : Patricia Adam a dit : « ce sera financé par des prêts et par la sté Coface » ( filiale du groupe bancaire Natixis ) qui possède : 1776 Milliards de fonds propres, un chiffre d’affaires de 1571 Milliards en 2012 pour un bénéfice net de 129 Milliards. Implantée depuis 2008 en Egypte…. Coface est le 3ème mondial d’assurance crédit, garantit les contrats de la France . Donc si l’Egypte ne paie pas, Coface paiera Dassault…..
    • bruno                                                                      à Noël ??? ou a la Trinité ?
  • Je Suis Charles  •                                                      Et ils en pensent quoi les ricains principaux fournisseurs d’armes des égyptiens ? 
  • Jean-Michel  •                                                          Et juste une petite explication que j’ai trouvée dans une revue scientifique. Cet avion est le meilleur qui existe dans le monde et si on ne le vendait pas c’est uniquement à cause des chantages des ricains sur les gouvernements (fric, politique et autres….)..
    Republicaloe  •                                                       L’Egypte n’a pas d’argent et c’est un crédit garanti par l’Etat Français, autrement dit si l’Egypte ne paye pas, c’est vos impôts qui financeront 😉
  • Tissoftheworld  •                                                  On a bien compris qu’on va en gros donner 24 à l’Égypte artificiellement…. afin de maintenir fictivement les effectifs…Hollande est pret à tout pour pas s’enfoncer plus dans sa médiocrité;
    Jean-Michel  •                                                     Je viens de parcourir les coms. Vraiment il y en a qui ne sont jamais contents. On ne vend ce zinc car soi-disant il est nul et si on le vend on cherche n’importe quoi pour l’expliquer. En plus ceux qui critiquent ne sont même pas cohérents car chacun y va de son petit fantasme personnel….
    Marsalnex  •                                                        Les US , ils pensent qu’ils ont oublié de faire fonctionner leurs planches à billets pour maintenir L’EURO fort. Voilà ce qui arrive quand on a la tête en l’air, on perd des marchés ..
    Leon  •                                                                 alors un président pote avec le ministre de la défonce oups pardon défense! un groupements de 3 banques françaises qui règlent la note! ça sent èbon la bonne grosse arnaque pour enfin vendre du matériel! en gros on est les dindons de la farce quoi! c’est le Kon-tribuable qui va payer cet cet armement a un pays etranger!…
  • marsy  •                                                        Une rafale à double moteur est plus sûr en vol qu’un F16 à monomoteur. Il a beaucoup plus de chance de ne pas tomber en zone contrôlée par les ei en cas de panne de moteur.
  • Shaposhnikoff  •                                       Ce que je ne comprends pas, c’est OU l’Egypte compte-t-elle trouver l’argent pour payer ces avions et surtout, comme le souligne Pravda plus haut : contre QUI compte-t-elle s’en servir ? Le PIB est en chute libre depuis la « révolution » (plus de touristes et une pauvreté qui explose) et la criminalité ne connaît plus de bornes (ce qui est un fait nouveau dans ce pays, au moins à cette échelle). Quand à savoir contre qui elle compte s’en servir, alors là… mystère. Contre Israël, on oublie (on s’est pris une sacrée trempe à chaque fois qu’on a essayé de les attaquer et l’armée a compris la leçon), contre les bédouins et autres clodos islamistes, c’est une arme inutile (les frappes contre l’armée musulmane au Levant le prouvent encore une fois) et contre les Soudanais ou les Ethiopiens de simples mirages suffiraient. Je suis perplexe.
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