«Je n’ai pas volé ma place»

DSK devant les juges

3,5 millions de personnes sont mal logées

3,5 millions de personnes sont mal logées© Jacky Naegelen / Reuters 3,5 millions de personnes sont mal logées L’arrivée de l’hiver et la mort de plusieurs sans-domicile fixe dans les villes françaises, fin décembre, a remis en lumière les difficultés auxquelles font face des millions de Français, pas ou mal logés. Selon la Fondation Abbé Pierre, qui publie ce mercredi son 20ème rapport annuel, le nombre des personnes mal logées s’élève à 3,5 millions. Dans ce domaine, les statistiques sont difficiles à obtenir.

La Fondation se base principalement sur des données publiques, dont certaines sont très rarement remises à jour. Onze ans se sont écoulés entre les deux dernières enquêtes de l’Insee sur les sans-domiciles, en 2001 et 2012. Et de fait, dans ses données 2015, la Fondation réutilise le chiffre publié en 2012 pour évaluer la population de sans-abris : 141 500. Entre les deux enquêtes les plus récentes, le nombre a augmenté de 44%.

Le rapport recense également d’autres catégories de personnes mal logées. Ainsi, d’après la Fondation, 85 000 personnes vivent dans des «habitations de fortune» : cabane, construction provisoire, camping ou mobil home habité à l’année.

L’ensemble de ces chiffres, pas toujours correctement mis à jour, ne donne qu’un aperçu de la précarité en matière de logement. Pour la Fondation Abbé Pierre, un total de 10 millions de personnes au moins sont frappées par la crise du logement.

D’après le dernier rapport annuel de l’association, près de 10 millions de personnes sont concernées par la crise du logement dans l’Hexagone.

Les services du 115 à la rencontre d'un SDF à Lens (Pas-de-Calais), le 21 décembre 2014.
Les services du 115 à la rencontre d’un SDF à Lens (Pas-de-Calais), le 21 décembre 2014. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

L’état des lieux de la Fondation Abbé-Pierre est toujours alarmant. Dans son 20e rapport annuel, dévoilé mardi 3 février, l’association recense 3,5 millions de mal logés ou de sans-abri en France, et plus largement près de 10 millions de personnes concernées par la crise du logement.

>>> Mal-logement : la faillite des dispositifs destinés aux plus précaires

La Fondation Abbé-Pierre déplore « une méconnaissance de l’état réel du mal-logement en France », regrettant par exemple encore une fois de devoir se baser pour partie sur une étude statistique de l’Insee, dont les derniers chiffres sur le sujet datent de 2006, avant la crise économique. Une enquête menée par l’Insee en 2012 sur les sans-domicile a permis d’actualiser certaines données.

Francetv info revient sur les principaux chiffres diffusés par l’association.

3,5 millions de personnes « non ou très mal logées »

• 694 000 personnes sont « privées de domicile personnel ». Dans cette catégorie figurent 141 500 sans domicile, 19 485 personnes hébergées en résidence sociale, 38 000 en chambre d’hôtel, 85 000 dans des « habitations de fortune » et 411 000 chez des tiers.

• 2,8 millions de personnes vivent dans des conditions de logement « très difficiles », dans des lieux sans confort ou très surpeuplés.

• 52 000 gens du voyage ne peuvent accéder à une aire d’accueil.

5,1 millions de personnes « en situation de réelle fragilité »

Dans le détail, 3,2 millions de personnes vivent dans un logement surpeuplé, 1,25 million de locataires sont en impayés de loyer et 729 636 propriétaires occupent un logement faisant partie d’une copropriété en difficulté.

Les autres chiffres de la crise du logement

• 1,8 million de ménages sont en attente d’un logement social.

• 355 000 demandes d’hébergement d’urgence ont été enregistrées durant l’hiver 2013-2014, et seulement 138 000 places attribuées, selon le baromètre du 115, portant sur 37 départements.

• 457 800 ménages ont demandé à bénéficier du droit au logement opposable (Dalo) entre 2008 et 2013, mais seulement 147 000 ont été reconnus prioritaires, et 75 000 ont été relogés.

 429 bidonvilles rassemblaient entre 15 000 et 20 000 personnes, en janvier 2014

INFOGRAPHIE. 3,5 millions de SDF ou mal-logés en France

L' Obs

Plus largement, près de dix millions de personnes sont en situation de fragilité par rapport au logement, pointe la Fondation Abbé Pierre.

Un immeuble de bureaux appartenant à l'assureur Allianz est réquisitionné par des collectif de lutte contre le mal-logement, le 11 septembre 2012. (A. GELEBART/20 MINUTES/SIPA) Un immeuble de bureaux appartenant à l’assureur Allianz est réquisitionné par des collectif de lutte contre le mal-logement, le 11 septembre 2012. (A. GELEBART/20 MINUTES/SIPA)

Des centaines de milliers de ménages « aux portes du logement », une situation qui s’aggrave et des dispositifs d’aides défaillants et saturés : la Fondation Abbé Pierre fait un constat « douloureux » du mal-logement en France, dans son 20e rapport annuel rendu public mardi 3 février.

Revenant sur 20 ans de politique du logement, ce rapport note que la crise frappe toujours aussi violemment les familles et laisse à la rue de plus en plus de gens.

Les chiffres en attestent : près de dix millions de personnes sont en situation de fragilité par rapport au logement, dont 3,5 millions mal-logés au sens strict (sans domicile, en chambre d’hôtel, en camping, dans des abris de fortune, des logements insalubres ou dans des conditions de logement très difficile).

120.000 expulsions en 2013

Les expulsions n’ont pas fléchi. En 2013, 120.000 décisions d’expulsion pour impayés ont été rendues. Zahra, 52 ans, est dans ce cas, menacée d’être expulsée de son deux-pièces de 55 m2 où elle vit avec ses quatre enfants, pour des loyers impayés depuis un an et demi. Cette illustratrice-plasticienne indépendante qui n’a droit à aucune aide « n’arrive plus à joindre les deux bouts », depuis que son ex-mari, qui versait une pension alimentaire mensuelle de 2.700 euros, est brutalement décédé.

C’est la chute libre », dit-elle, en sursis jusqu’à la fin de la trêve hivernale.

La situation s’est aggravée également pour les plus exclus : le nombre de SDF a augmenté de 50% en dix ans, avec 141.500 adultes et enfants concernées en 2012. Et les profils se sont diversifiés : outre les familles, dont le nombre a bondi, on retrouve de plus en plus de jeunes à la rue, des demandeurs d’asiles, et des malades psychiatriques.

« Les dispositifs d’aide ne sont plus adaptés et se sont engorgés », explique Manuel Domergue, directeur des études de la Fondation. Ainsi 1,8 million de ménages sont en attente d’un logement social, alors que seulement 450.000 sont attribués chaque année.

« Massification de la précarité »

De même, 355.000 demandes d’hébergement pour SDF ont été formulées durant l’hiver 2013-2014 selon le baromètre du 115, mais seulement 140.000 places ont été attribuées. Et les familles sans domicile, en priorité hébergées à l’hôtel, notamment en Ile-de-France, se retrouvent aussi à la rue, car le dispositif, qui coûte très cher, arrive à saturation.

Plus de 459.000 ménages ont demandé à bénéficier du droit au logement opposable (Dalo), mais seuls 147.000 ont été reconnus prioritaires et seulement 75.000 personnes ont été relogées. Conséquence : 429 bidonvilles rassemblent entre 15.000 et 20.000 personnes.

Une situation reconnue par le gouvernement, qui lance mardi « un plan triennal de réduction des nuitées hôtelières », « remplacées par des solutions plus pérennes », précise l’entourage de la ministre du Logement, Sylvia Pinel.

« La mobilité ne se fait plus, les gens ont du mal à sortir des dispositifs d’aide », explique Manuel Domergue. Résultat, certaines personnes, désabusées, renoncent à demander de l’aide, préférant parfois rester dans un logement insalubre ou dormir dans la rue plutôt que d’appeler chaque soir le 115.

« C’est un constat douloureux », dit le délégué général de la Fondation, Christophe Robert. « Les outils étaient calibrés en 1990, mais ça ne suit plus, en raison de la massification de la précarité. »

« Changement de cap du gouvernement »

Plusieurs textes ont tenté d’améliorer la situation, comme la loi SRU obligeant les communes à produire du logement social ou la loi Dalo obligeant l’Etat à reloger les plus démunis, mais de nombreux « blocages » subsistent : une « crise du logement sous-estimée », des « politiques sociales du logement freinées par la rigueur », mais aussi « par l’idéologie » qui consiste à « accompagner le marché » plutôt que de le réguler. Sans compter « une politique territoriale défaillante » et « le poids des lobbies » de l’immobilier, insiste-t-il.

Selon lui, 2014 a été l’année de « renoncements profonds, » avec le « détricotage de la loi Alur », notamment sur l’encadrement et la garantie universelle des loyers, qui ont été restreints. « Cela ne va pas dans le sens de la lutte contre les inégalités. »

« Le rapport pointe un changement de cap du gouvernement, mais les objectifs en termes de lutte contre le mal-logement restent les mêmes », assure l’entourage de la ministre.

R.F. (avec AFP)

A l’occasion de la publication, mardi, de son 20e rapport sur le mal-logement, la Fondation Abbé Pierre s’est penchée sur les insuffisances du 115, les ratés de la loi Dalo et les problèmes liés aux attributions de HLM.

Une bannière brandie par l'association Droit au logement place de la République à Paris, le 31 octobre 2013.
Une bannière brandie par l’association Droit au logement place de la République à Paris, le 31 octobre 2013. (CITIZENSIDE/PATRICE PIERROT / CITIZENSIDE.COM)

Tous les voyants sont au rouge. Avec la montée de la précarité, le 115 ne parvient à fournir que la moitié des lits nécessaires pour l’hébergement d’urgence. Le Droit au logement opposable (Dalo) porte bien mal son nom. Et la file d’attente pour obtenir un HLM s’accroît sans que le parc de logements sociaux n’augmente dans les mêmes proportions.

Une fois de plus, la Fondation Abbé Pierre, qui publie mardi 3 février son 20e rapport annuel sur l’état du mal-logement en France, tire la sonnette d’alarme. Avec un coup de projecteur, cette année, sur les dysfonctionnements des dispositifs d’aide aux plus fragiles. Francetv info revient sur trois d’entre eux.

Les insuffisances du 115

Le constat. Le 115 ne répond plus. Ou plus assez. Premier obstacle : « Il y a de moins en moins de cabines téléphoniques en villes. Et, quand on est à la rue, c’est difficile d’avoir un téléphone portable et de trouver où le recharger régulièrement », confie un sans domicile fixe à la Fondation. Et même quand la personne dispose d’un téléphone, le plus dur reste à faire : « Dans certains départements, il faut attendre des heures avant d’avoir quelqu’un au bout du fil. (…) Certains ne trouvent une solution qu’à 23 heures », poursuit ce SDF.

Car le 115 n’arrive pas à fournir les lits demandés. Selon le baromètre de la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars), « pour l’hiver 2013-2014, sur plus de 355 000 demandes d’hébergement au 115 », seules « 138 000 places ont été attribuées dans 37 départements ».  Moins d’une personne sur deux, donc, obtient une réponse positive quand elle appelle le numéro d’urgence.

Quelles sont les conséquences d’un tel engorgement ? Chaque centre d’hébergement se débrouille. Certains, comme dans le Bas-Rhin, imposent la règle « trois nuits dehors et quatre dedans », histoire de faire le tri entre des populations toutes prioritaires. Dans le Rhône, la priorité d’hébergement en sortie d’hiver est passée, entre les printemps 2013 et 2014, des familles avec enfants de moins de 10 ans aux familles avec enfant de moins de 1 an. Ailleurs, selon un témoignage recueilli par la Fondation Abbé Pierre, « la priorité, est donnée aux femmes et aux personnes handicapées. C’est de plus en plus compliqué d’accéder aux centres d’hébergement quand on est un homme seul, sans handicap ».  

L’amélioration proposée. « La situation d’urgence doit être réservée aux urgences. Aux victimes d’incendie, aux femmes battues … », détaille Manuel Domergue, le directeur des études de la Fondation Abbé Pierre, joint par francetv info. La Fondation prône un changement radical de politique. Il faut, estime-t-elle, passer au « logement d’abord », en en fournissant un au plus vite plutôt que cantonner les gens dans des hébergements d’urgence. Or, « le nombre de places d’hébergement a augmenté, mais pas celui des logements », déplore la Fondation.

Les limites de la loi Dalo

Le constat. Instaurée en 2007, la loi Dalo « permet aux personnes mal logées, ou ayant attendu en vain un logement social pendant un délai anormalement long, de faire valoir leur droit à un logement décent ou à un hébergement (selon les cas) si elles ne peuvent l’obtenir par leurs propres moyens », selon le ministère du Logement.

Mais cette règle reste largement théorique. « Sur plus de 459 000 recours déposés auprès des commissions de médiation entre 2008 et fin 2014, près de 147 000 ont été reconnus prioritaires et urgents, mais seulement 75 000 ont donné lieu à un relogement dans le cadre de la loi Dalo », note la Fondation Abbé Pierre.

Manuel Domergue souligne que « tout une gamme de la population n’y a plus recours. Elle va dans des abris de fortune, des campings, des bidonvilles, ou réussit à se faire héberger par des tiers. » Entre 70 000 et 120 000 personnes vivraient ainsi au camping à l’année, selon des estimations citées par la Fondation.

Et quand le logement est enfin proposé, le demandeur doit se décider très vite, alors qu’il se trouve parfois en situation de stress. « Les personnes hébergées en structure (urgence, stabilisation ou insertion) peuvent être amenées à se prononcer sur des propositions de logement en moins de 48 heures, et parfois sans l’avoir visité », remarque la Fondation.

Et si le postulant refuse, comme ce salarié sans permis ni véhicule, qui aurait dû trop s’éloigner de son travail, ou ces femmes craignant un quartier jugé trop violent pour leurs enfants ? Gare aux conséquences : « 70% des personnes ayant refusé la proposition de relogement qui leur était faite dans le cadre du Dalo, ne savaient pas qu’elles n’auraient droit qu’à une seule proposition, précise l’étude de l’Observatoire social de Lyon. Et 20% déclaraient regretter d’avoir refusé. » Manque d’offres au départ, manque d’informations à l’arrivée, tout le parcours Dalo est à revoir.

L’amélioration proposée. La Fondation Abbé Pierre souhaite que les candidats Dalo soient mieux accompagnés. « De manière générale, les gens doivent comprendre ce qu’on leur propose. Ils doivent disposer d’un accompagnement social. Et être clairement avertis des conséquences d’un refus », juge Manuel Domergue.

L’accès difficile aux HLM

Le constat. En 2006, 1,2 million de ménages attendaient une réponse à leur demande de logement social, selon l’Insee. En 2014, on en comptait 1,8 million. Quel espoir ont-ils de voir leur vœu exaucé ? Entre juillet 2013 et juillet 2014, à peine 467 000 logements sociaux ont été attribués.

Comment gérer cette pénurie ? « Les agents sur le terrain choisissent, estime Manuel Domergue. Ils effectuent parfois un tri par le haut des ménages qui peuvent s’en sortir. Ce qui amène à refuser les plus pauvres dans les logements sociaux. » Dans l’Hérault, par exemple, les ménages dont le chef de famille est en CDI, CDD ou interim sont ainsi surreprésentés (47%) dans les attributions de HLM, alors qu’ils représentent 37% des demandeurs. A l’inverse, ceux dont le chef de famille est au chômage ou à la retraite sont sous-représentés (22% d’attributions contre 28% des demandeurs). Les critères de sélection ne sont pas tous basés sur le revenu. Il existe aussi, selon la Fondation, « une sorte d’attribution au mérite des logements sociaux. Le bon candidat, c’est celui qui n’a pas commis d’incivilités ».  

L’amélioration proposée.  La Fondation relève, ici ou là, des pratiques qu’elle juge plus satisfaisantes. Des endroits où l’on accueille, selon Manuel Domergue, « les gens tels qu’ils sont, avec leurs défauts et parfois leurs addictions ». Autre méthode prônée, celles où le demandeur est acteur de son parcours. A Paris ou dans l’Isère, il est possible ainsi de postuler à des logements sociaux précis, près de son travail ou de l’école de ses enfants. « En Isère, certains logements sociaux qui ont été refusés par des demandeurs sont ainsi proposés aux autres demandeurs via des sites grand public comme Leboncoin.fr », précise Manuel Domergue.

Le directeur des études de la Fondation Abbé Pierre dénonce, de façon générale, les « règles floues » qui président aux attributions, où l’on cherche davantage le « bon candidat » que celui qui en a le plus besoin. Pour lutter contre ce phénomène, la Fondation préconise le « scoring » : le demandeur accumulerait un certain nombre de points de priorité (nombre d’enfants, handicap…) pour accéder au logement, éliminant les critères informels. Car l’idée fondamentale de l’association caritative reste que « le logement ne doit pas être un Graal réservé à ceux qui ont fait leurs preuves. »

La Fondation Abbé-Pierre dénonce l’échec des politiques contre le mal-logement

Le Monde Isabelle Rey-Lefebvre

Voilà vingt ans que, faute de statistiques de l’Etat, la Fondation Abbé-Pierre (FAP) dresse l’état des lieux du mal logement en France. Son dernier diagnostic en date, publié mardi 3 février, est implacable : le phénomène s’enracine et se stabilise à un haut niveau (3,5 millions de personnes mal logées) sous l’effet d’une crise interminable. Plus grave, « les dispositifs imaginés dans les années 1990 sont à bout de souffle et s’empilent, illisibles, ce qui alimente le sentiment d’injustice », tranche Christophe Robert, délégué général de la FAP.

Le 115, numéro d’urgence pour les sans abris, a, lors de l’hiver 2013-2014, reçu 355 000 demandes d’hébergement mais ne dispose que de 140 000 places et recourt de plus en plus fréquemment aux nuitées d’hôtel : près de 40 000 en 2014. Le droit au logement opposable, créé par la loi Boutin en 2007, a reconnu 147 000 personnes prioritaires mais 55 000 restent sans solution. Le nombre de demandeurs d’un logement social atteint 1,8 million, alors que seuls 467 000 HLM sont attribués chaque année, satisfaisant moins d’un quart des demandes.

« On assiste à une massification de la précarité, avec une embolie des dispositifs comme le 115 et des centres d’hébergement compressés entre, en amont, une demande qui croit fortement et, en aval, des relogements de plus en plus aléatoires », juge Christophe Robert. Seuls 44 % des sortants d’un centre d’hébergement et de réinsertion sociale ont accédé, l’hiver dernier, à un logement, contre 63 % en 2009. La demande est largement sous estimée et en partie invisible car beaucoup de personnes, découragées, renoncent à solliciter une aide. De 70 000 à 120 000 sans abri campent à l’année, les bidonvilles prolifèrent – 429 recensés en 2014, abritant entre 15 000 et 20 000 personnes -, de nouvelles formes de précarité apparaissent, des logements mal chauffés, des propriétaires surendettés ou écrasés par les charges…

Année blanche

« 2014 est, pour nous, une année blanche pour les mal logés : on a vu se réorienter la politique vers les plus aisés, l’assouplissement du dispositif fiscal Duflot, devenu Pinel, l’abandon de l’encadrement des loyers et de la garantie universelle locative », tempête Patrick Doutreligne, qui présente son dernier bilan en tant que délégué général de la FAP, avant son départ en retraite. Le contrat semble rompu entre les associations et François Hollande, qui promettait, pendant sa compagne présidentielle, en 2012, un plan quinquennal de lutte contre la pauvreté.

« Face au lobby des assurances qui a torpillé la garantie universelle des loyers, à celui des propriétaires et des agents immobiliers qui a sapé la volonté d’encadrer les loyers, à celui des maires qui refusent le logement social, et avec un Etat affaibli, que pèse la voix des mal logés ? », demande M. Doutreligne. Sylvia Pinel, ministre du logement, a annoncé mardi, en guise de réponse, un plan pour mettre fin au recours aux nuitées d’hôtel : « L’Etat mobilisera 105 millions d’euros, sur trois ans, et proposera des hébergements alternatifs et accompagnés, notamment dans le parc privé », annonce-t-elle. Pas sûr que cela suffise à calmer les inquiétudes.

Pour ne rien arranger, le regard de la société sur la pauvreté se durcit. « Alors qu’il y a encore trente ans, une forte majorité des français estimait que le chômage et la pauvreté étaient la conséquence d’une injustice sociale, l’opinion est aujourd’hui plus clivée, avec une bonne moitié convaincue que cette exclusion est de la responsabilité individuelle », analyse Nicolas Duvoux, sociologue à l’université Paris Descartes. « Se répand aussi l’idée que toutes ces politiques de la ville, du logement, pour les défavorisés ont échoué. Ceux qui sont au front, bénévoles ou travailleurs sociaux, ont un sentiment de submersion, d’impuissance. Autant d’éléments qui ne portent pas les politiques à agir au niveau local ni national », analyse M. Duvoux.

Logement : le nombre de SDF a augmenté de 50 % en dix ans

Le Point –

La Fondation Abbé Pierre livre un constat « douloureux » dans son 20e rapport annuel, qui montre que la crise frappe de plus en plus de gens.

Le nombre de SDF a augmenté de 50 % ces dix dernières années.
Le nombre de SDF a augmenté de 50 % ces dix dernières années. © Thomas Coex / AFP

Des centaines de milliers de ménages « aux portes du logement », une situation qui s’aggrave et des dispositifs d’aides défaillants et saturés : la Fondation Abbé Pierre fait un constat « douloureux » du mal-logement en France, dans son 20e rapport annuel rendu public mardi. Revenant sur 20 ans de politique du logement, ce rapport note que la crise frappe toujours aussi violemment les familles et laisse à la rue de plus en plus de gens. Les chiffres en attestent : près de dix millions de personnes sont en situation de fragilité par rapport au logement, dont 3,5 millions mal-logés au sens strict (sans domicile, en chambre d’hôtel, en camping, dans des abris de fortune, des logements insalubres ou dans des conditions de logement très difficile).

Les expulsions n’ont pas fléchi. En 2013, 120 000 décisions d’expulsion pour impayés ont été rendues. Zahra, 52 ans, est dans ce cas, menacée d’être expulsée de son deux-pièces de 55 m2 où elle vit avec ses quatre enfants, pour des loyers impayés depuis un an et demi. Cette illustratrice-plasticienne indépendante qui n’a droit à aucune aide « n’arrive plus à joindre les deux bouts », depuis que son ex-mari, qui versait une pension alimentaire mensuelle de 2 700 euros, est brutalement décédé. « C’est la chute libre », dit-elle, en sursis jusqu’à la fin de la trêve hivernale.

141 500 SDF en 2012

La situation s’est aggravée également pour les plus exclus : le nombre de SDF a augmenté de 50 % en dix ans, avec 141 500 adultes et enfants concernées en 2012. Et les profils se sont diversifiés : outre les familles, dont le nombre a bondi, on retrouve de plus en plus de jeunes à la rue, des demandeurs d’asile, et des malades psychiatriques. « Les dispositifs d’aide ne sont plus adaptés et se sont engorgés », explique Manuel Domergue, directeur des études de la fondation. Ainsi 1,8 million de ménages sont en attente d’un logement social, alors que seulement 450 000 sont attribués chaque année.

De même, 355 000 demandes d’hébergement pour SDF ont été formulées durant l’hiver 2013-2014 selon le baromètre du 115, mais seulement 140 000 places ont été attribuées. Et les familles sans domicile, en priorité hébergées à l’hôtel, notamment en Ile-de-France, se retrouvent aussi à la rue, car le dispositif, qui coûte très cher, arrive à saturation. Une situation reconnue par le gouvernement, qui lance mardi « un plan triennal de réduction des nuitées hôtelières », « remplacées par des solutions plus pérennes », précise l’entourage de la ministre du Logement Sylvia Pinel.

Réduire les nuitées hôtelières

« La mobilité ne se fait plus, les gens ont du mal à sortir des dispositifs d’aide », explique Manuel Domergue. Résultat, certaines personnes, désabusées, renoncent à demander de l’aide, préférant parfois rester dans un logement insalubre ou dormir dans la rue plutôt que d’appeler chaque soir le 115. « C’est un constat douloureux », dit le délégué général de la fondation, Christophe Robert. « Les outils étaient calibrés en 1990, mais ça ne suit plus, en raison de la massification de la précarité. »

S’il remarque que plusieurs textes ont tenté d’améliorer la situation, comme la loi SRU obligeant les communes à produire du logement social ou la loi Dalo obligeant l’État à reloger les plus démunis, de nombreux « blocages » subsistent : une « crise du logement sous-estimée », des « politiques sociales du logement freinées par la rigueur », mais aussi « par l’idéologie » qui consiste à « accompagner le marché » plutôt que de le réguler. Sans compter « une politique territoriale défaillante » et « le poids des lobbys » de l’immobilier, insiste-t-il.

Selon lui, 2014 a été l’année de « renoncements profonds, » avec le « détricotage de la loi Alur », notamment sur l’encadrement et la garantie universelle des loyers qui ont été restreints. « Cela ne va pas dans le sens de la lutte contre les inégalités. » « Le rapport pointe un changement de cap du gouvernement, mais les objectifs en termes de lutte contre le mal-logement restent les mêmes », assure l’entourage de la ministre.

Mal-logement : dix millions de personnes en difficulté

LOGEMENT – La fondation Abbé Pierre vient de publier la 20e édition de son rapport sur le mal-logement. Celui-ci pointe du doigt l’extrême précarité dans laquelle vivent près de 10 millions de personnes par rapport à leur logement

Selon la Fondation, 695 000 personnes sont privées de domicile personnel.

Selon la Fondation, 695 000 personnes sont privées de domicile personnel. Photo : MARZARI/SIPA

« Je repeins chaque année pour cacher les fuites et les moisissures, qui apparaissent dès l’hiver. Même nos vêtements pourrissent dans l’armoire* ». Madame T. est mère de deux enfants. Cela fait maintenant quatre ans qu’elle attend un logement et vit, en attendant, dans un appartement insalubre. Comme elle, plus de 3,5 millions de personnes ne disposent pas de logement décent en France. 700 000 n’ont même pas de domicile personnel. Des chiffres qui viennent d’être publiés par la fondation Abbé Pierre, qui publie chaque année un rapport sur le mal-logement.

« Ce qui est inquiétant, c’est que nous assistons à la féminisation et à la « familiarisation » de ces précaires. De plus en plus de femmes et d’enfants se retrouvent en difficulté, voire même à la rue », souligne Patrick Doutreligne, secrétaire général de la Fondation. Autre chiffre préoccupant : 5 millions de personnes sont également considérées comme « fragiles » face à leur logement, confrontées à des prix trop élevés, hébergées chez un tiers ou victimes de la précarité énergétique, La fondation regrette également l’absence de ceux qui échappent aux relevés officiels, comme les habitants des squats ou des bidonvilles. « Ce sont sans doute plus de dix millions de personnes qui subissent les conséquences de la crise du logement » indique le rapport.

Lueur d’espoir

« Le prix des loyers a explosé ces dernières années, alors même que la France est en pleine crise économique ! » déplore Patrick Doutreligne. Selon lui, il faudrait que les autorités reviennent d’urgence sur l’encadrement des loyers et qu’elles mettent en place une politique active de construction de nouveaux logements. « Payer des nuits d’hôtel revient bien plus cher que de payer un loyer », note-t-il.

La fondation Abbé Pierre s’appuie sur des chiffres obtenus grâce à des associations partenaires, et aux études réalisées par l’Insee en 2006. « Il faut que l’Insee produise plus d’études sur le sujet, réclame Patrick Doutreligne, le secrétaire général de l’association. Pourquoi le chômage est-il aussi suivi et pas le mal-logement ? »

Mais en ce début d’année morose, marqué par les attentats des 7, 8 et 9 janvier, revêt aussi une lueur d’espoir pour Patrick Doutreligne. « Les événements de ce début d’année ont remis les quartiers au centre des discussions. De nouveau, on parle de l’égalité des chances, se félicite-t-il. La désespérance dans ces quartiers, liée à la crise économique, peut à terme, être dangereuse. N’attendons pas que la machine économique redémarre pour s’occuper des plus faibles ! »

* Témoignage recueilli par la Fondation Abbé Pierre

En France, 3,5 millions de personnes sont mal-logées ou sans-abri

VIDÉO – Le rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre sur «l’État du mal-logement en France» dévoilé aujourd’hui entend remettre les mal-logés au cœur du débat public. Et préconise de continuer les efforts entrepris.

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La Fondation Abbé Pierre présente aujourd’hui son 20e rapport sur le mal-logement en France et son état actuel. L’occasion de faire un retour sur les 20 années écoulées et ce qui a été fait. Si l’on regarde attentivement ces deux dernières décennies, on remarque que beaucoup d’initiatives ont été prises, par des élus de tous bords. Plusieurs dizaines de chantiers qui n’ont pas tous eu le même impact. On peut par exemple citer la loi Dalo, création du «logement d’abord», la loi SRU qui a imposé une meilleure répartition des logements sociaux…

«Depuis 1989, le chemin parcouru est considérable mais ces avancées sont mises en péril par l’affaiblissement des mécanismes de redistribution, la précarisation de pans entiers de la société et la hausse des prix de l’immobilier», peut-on lire dans ce rapport. Malgré les tentatives de résolutions donc, la crise du logement persiste. Pourquoi? Parce que plusieurs grands «verrous» n’ont toujours pas été rompus, selon la fondation Abbé Pierre, qui précise ne pas chercher ou à «pointer du doigt un quelconque bouc-émissaire», mais simplement à identifier ces «verrous».

Parmi eux, la méconnaissance des besoins réels en matière de logement est considérée comme la base du problème. Ensuite, un blocage financier et idéologique, lié à une critique des dépenses publiques régulièrement jugées superflues voire contre-productives. Enfin, le rapport pointe du doigt les rapports de forces qui traversent le monde du logement, et contribuent à marginaliser les plus fragiles.

Les propositions de la fondation contre le mal-logement

En 2012, c’est pas moins de 141.500 personnes qui étaient sans domicile en France métropolitaine, soit une progression de 44% en onze ans. Une personne sans abri sur deux déclare avoir quitté son dernier logement depuis plus de deux ans. Une proportion qui a augmenté de 10 points entre 2001 et 2012, ce qui montre la difficulté persistante à se reloger. Au total, c’est environ 3,5 millions de personnes qui sont ou mal-logés ou sans abri en France, un chiffre qui était déjà cité dans le rapport de l’année dernière.

Pour sortir de l’impasse, la Fondation Abbé Pierre propose de se baser sur le «Contrat social pour une nouvelle politique du logement», qu’elle avait publié en 2012. Celui-ci avait été signé par François Hollande. Les propositions de la Fondation Abbé Pierre ne pourront avoir d’impact, elle en est consciente, «sans un volontarisme politique fort.»

Elle estime nécessaire de relancer la construction de logements neufs alors que les mises en chantiers sont tombées sous la barre des 300.000 logements. Pour la Fondation, ces logements neufs sont indispensables pour répondre au dynamisme démographique français et à la pénurie de logements. Ils doivent correspondre à la demande, d’un point de vue géographique et social, avec des prix suffisamment abordables, en particulier dans les zones tendues. «Un objectif qui doit s’accompagner d’une action pour libérer le foncier constructible et réguler les marchés immobiliers, en particulier les loyers du parc privé», précise le rapport. Dernière préconisation de la Fondation: s’appuyer sur une gouvernance locale de l’urbanisme et du logement cohérente.

Fondation Abbé Pierre : la France compte 3,5 millions de mal-logés

Revenant sur 20 ans de politique du logement, le rapport de la Fondation Abbé Pierre fait un constat «douloureux» du mal-logement en France : 10 millions de personnes seraient en difficulté et le pays compterait 3,5 millions de mal-logés.

ILLUSTRATION. La Fondation Abbé Pierre fait un constat «douloureux» du mal-logement en France, dans son 20e rapport annuel rendu public mardi.
ILLUSTRATION. La Fondation Abbé Pierre fait un constat «douloureux» du mal-logement en France, dans son 20e rapport annuel rendu public mardi.                       LP/Vincent Verier

Des centaines de milliers de ménages «aux portes du logement», une situation qui s’aggrave et des dispositifs d’aides défaillants et saturés : la Fondation Abbé Pierre fait un constat «douloureux» du mal-logement en France, dans son 20e rapport annuel rendu public mardi.

Revenant sur 20 ans de politique du logement, ce rapport note que la crise frappe toujours aussi violemment les familles et laisse à la rue de plus en plus de gens.

Les chiffres en attestent : près de dix millions de personnes sont en situation de fragilité par rapport au logement, dont 3,5 millions mal-logés au sens strict, comme l’an dernier. (sans domicile, en chambre d’hôtel, en camping, dans des abris de fortune, des logements insalubres ou dans des conditions de logement très difficile).

Les expulsions n’ont pas fléchi. En 2013, 120.000 décisions d’expulsion pour impayés ont été rendues. Zahra, 52 ans, est dans ce cas, menacée d’être expulsée de son deux-pièces de 55 m2 où elle vit avec ses quatre enfants, pour des loyers impayés depuis un an et demi. Cette illustratrice-plasticienne indépendante qui n’a droit à aucune aide «n’arrive plus à joindre les deux bouts», depuis que son ex-mari, qui versait une pension alimentaire mensuelle de 2.700 euros, est brutalement décédé. «C’est la chute libre», dit-elle, en sursis jusqu’à la fin de la trêve hivernale.

La situation s’est aggravée également pour les plus exclus : le nombre de SDF a augmenté de 50% en dix ans, avec 141.500 adultes et enfants concernées en 2012. Et les profils se sont diversifiés : outre les familles, dont le nombre a bondi, on retrouve de plus en plus de jeunes à la rue, des demandeurs d’asiles, et des malades psychiatriques. «Les dispositifs d’aide ne sont plus adaptés et se sont engorgés», explique Manuel Domergue, directeur des études de la Fondation. Ainsi 1,8 million de ménages sont en attente d’un logement social, alors que seulement 450.000 sont attribués chaque année.

Réduire les nuitées hôtelières

De même 355.000 demandes d’hébergement pour SDF ont été formulées durant l’hiver 2013-2014 selon le baromètre du 115, mais seulement 140.000 places ont été attribuées. Et les familles sans domicile, en priorité hébergées à l’hôtel, notamment en Ile-de-France, se retrouvent aussi à la rue, car le dispositif, qui coute très cher, arrive à saturation. Une situation reconnue par le gouvernement, qui lance mardi «un plan triennal de réduction des nuitées hôtelières», «remplacées par des solutions plus pérennes», précise l’entourage de la ministre du Logement Sylvia Pinel.

«La mobilité ne se fait plus, les gens ont du mal à sortir des dispositifs d’aide», explique Manuel Domergue. Résultat, certaines personnes, désabusées, renoncent à demander de l’aide, préférant parfois rester dans un logement insalubre ou dormir dans la rue plutôt que d’appeler chaque soir le 115. «C’est un constat douloureux», dit le délégué général de la Fondation, Christophe Robert. «Les outils étaient calibrés en 1990, mais ça ne suit plus, en raison de la massification de la précarité.»

S’il remarque que plusieurs textes ont tenté d’améliorer la situation, comme la loi SRU obligeant les communes à produire du logement social ou la loi Dalo obligeant l’Etat à reloger les plus démunis, de nombreux «blocages» subsistent: une «crise du logement sous-estimée», des «politiques sociales du logement freinées par la rigueur», mais aussi «par l’idéologie» qui consiste à «accompagner le marché» plutôt que de le réguler. Sans compter «une politique territoriale défaillante et le poids des lobbys» de l’immobilier, insiste-t-il.

Selon lui, 2014 a été l’année de «renoncements profonds», avec le «détricotage de la loi Alur», notamment sur l’encadrement et la garantie universelle des loyers, qui ont été restreints. «Cela ne va pas dans le sens de la lutte contre les inégalités.»

«Le rapport pointe un changement de cap du gouvernement, mais les objectifs en termes de lutte contre le mal-logement restent les mêmes», assure l’entourage de la ministre.

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Commentaires

OBJECTIFS                                                                                                                          Souvenirs d’un très brave Homme…

L’Abbé PIERRE, manque beaucoup aux pauvres, aux sans-abris, aux Français. La mémoire des Français, par contre, flanche bien vite, au point d’oublier, déjà, tout le bien fait autour de lui, par ses actions, parfois même violentes, toujours au service des plus démunis. Il est même devenu Député, et ses Revenus allaient, là aussi, vers les Pauvres… Alors pourquoi a-t-il été si vite « oublié » ? Toute sa vie, au service des plus pauvres… Qui dit mieux ? Ce qui me déçoit aujourd’hui, c’est qu’aucune RUE, à ma connaissance, ne porte son nom… Ce qui eut été le moins, pour un Homme, qui a consacré sa vie, au service du Bien… , pour honorer sa mémoire !

y                                                                                                           La gauche n’a pas su remédier à ce mal endémique, qui s’aggrave avec l’arrivée de migrants sur notre sol.

Michel800

Les SDF et les « mal logés… 10 millions de personnes !

Qu’arrive t-il à notre beau pays ?
– Meilleurs services publics du monde
– Meilleur système de protection sociale et de redistribution
– Meilleurs mathématiciens
– Meilleurs ouvriers de toute sortes : aéronautique, cuisine, bâtiment…
– Meilleurs en Cinéma, musique, mode, luxe, etc.
* 9 millions de pauvres (au dessous de 800 euros/mois)
* 10 millions de « mal logés ». 50 m2 au max… Pas de douche. Pas de chauffage. Pas d’intimité.
* 6 millions de chômeurs
J’arrête le décompte…
En face : des gens qui partent à 55 ans en retraite… Des gens employés à vie… Des gens avec des avantages indus, … Non.
C’est trop.
Je ne vais pas faire du misérabilisme de « bazar »… Un pays qui va mal sur le plan économique et social n’est pas un pays optimiste. Hormis notre président  » le sourire béat »… En permanence. Baptisé « héros de l’année 2015 » par les médias.
ET son PM « Homme politique de l’année 2014 « . Trombinoscope ?!?.

*Je sais : tout n’est pas de sa faute… Mais lorsque vous ajoutez sur une plaie encore ouverte « de l’eau de javel concentrée » vous risquez fatalement de compliquer les choses.
La classe moyenne Française aussi souffre… Elle paye tout. Elle casque tout.
Les riches eux… Je ne les condamne pas, ni les blâmes… Je constate seulement : Ils sont de plus en plus riches. (nous sommes sous un Gouvernement de gauche… Qui a le cœur sur la main et qui se prétend être le « parti du bien »).
Merci…

PS : allez en Pologne… Observez les Polonais dans la rue, eux. Qui ont vécu le communisme. Ils ont la pêche, ils sont tous magnifiques, il respirent l’optimisme. La Pologne va très bien en 2015. CQFD

Robert Le diable                                                                        Et dans ce chiffre, combien de personnes en situation illégale ?

eug pavag                                                                                      pas de logement, pas de travail et on va nous expliquer qu’il nous faut encore accueillir toujours plus de migrants sans ressources

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