Puant comme d’habitude…

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« Charlie Hebdo » – Minute de silence perturbée : l’Éducation nationale recense 70 chahuts

Le Point –

Les rectorats ont fait remonter environ 70 cas de perturbations durant la minute de silence en hommage à « Charlie Hebdo » dans les établissements scolaires.

De nombreux jeunes se sont retrouvés dès jeudi soir, sur la place de la République, à Paris, pour rendre hommage aux victimes de l'attentat de "Charlie Hebdo" (illustration).
De nombreux jeunes se sont retrouvés dès jeudi soir, sur la place de la République, à Paris, pour rendre hommage aux victimes de l’attentat de « Charlie Hebdo » (illustration). © CITIZENSIDE/TOM OFFO / AFP
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« Les choses se sont globalement bien passées », tient à souligner Najat Vallaud-Belkacem après que des enseignants ont signalé les perturbations de la part d’élèves durant la minute de silence nationale observée, le 8 janvier, au lendemain de l’attentat contre Charlie Hebdo. Les services des rectorats ont fait remonter environ 70 cas sur le territoire auprès du ministère de l’Éducation nationale. Un nombre à rapporter aux 60 000 établissements scolaires (écoles, collèges, lycées) du pays.

Dans la plupart des cas, les choses se sont réglées localement « avec des sanctions proportionnées à la gravité des faits », indique Najat Vallaud-Belkacem. Les statistiques ne sont pas, à ce stade, finalisées. Il ne s’agit que d’un point d’étape. La ministre appelle à rester « vigilant » face aux dérives.

Le jour même du drame, la ministre avait adressé aux enseignants une lettre dans laquelle elle invitait ceux-ci à « répondre favorablement aux besoins ou demandes qui pourraient avoir lieu dans les classes ». La lettre de la ministre rappelle que l’école éduque à la liberté : la liberté de conscience, d’expression et de choix du sens que chacun donne à sa vie ; l’ouverture aux autres et la tolérance réciproque. Des enseignants ont spontanément écrit au ministère afin de rendre compte de cette journée si particulière.

Lire aussi Le désarroi d’une prof qui parle de « Charlie » à ses élèves

Charlie Hebdo: que faire quand des élèves défendent des terroristes?

 LEXPRESS.fr

La presse française, dont L’Express, relaye ces derniers jours les témoignages d’enseignants effarés par certaines réactions d’élèves musulmans. Un problème pas tout à fait nouveau, mais qui pose de nombreuses questions.

Charlie Hebdo: que faire quand des élèves défendent des terroristes?

(Photo d’illustration) A San Francisco, le soutien des Californiens aux victimes du terrorisme est concentré autour du consulat de France – où les crayons deviennent des tours, en référence aux attentats du 11-Septembre.   REUTERS/Stephen Lam

 

 

Trouver les mots justes. Enseignants, éducateurs, surveillants… La communauté éducative est, depuis mercredi, confrontée à la lourde charge d’aborder la question des attentats qui ont frappé la France cette semaine avec les enfants. Une position qui se révèle parfois très inconfortable.

Donner la parole aux élèves a en effet donné lieu à des scènes glaçantes dont la presse a largement fait écho ces derniers jours. Des élèves de CM1 qui jugent que Charlie Hebdo n’avait pas le droit de se moquer du prophète, des collégiens pour qui le journal « a provoqué », un élève de 4e qui trouve « normal qu’on se venge » (Le Point)… Autant d’épisodes qui appuient là où ça fait mal.

Le ministère de l’Education nationale a réagi ce samedi. En ce qui concerne les cas de perturbations de la minute de silence, il rappelle que « cela concernerait des élèves, généralement isolés, dans environ 70 établissements sur 64 000 », assurant qu’ils ont été pris « très au sérieux. »

Impuissance

Plus difficile, en revanche, de quantifier les situations qui sont intervenues en classe. Entre les murs, justement, comme dans le récit de François Bégaudeau où un jeune prof se retrouve confronté à la dure réalité. D’autres ont également connu le même type d’expériences l’époque du 11 septembre.

Que faire à l’école? Certains ont beau avoir essayé d’engager le dialogue, ils se sont heurtés aux positions radicales de certains élèves musulmans. « Après ces réactions nauséabondes, outrancières, j’ai grave les boules…, confie Olivier, prof d’histoire-géographie depuis 15 ans, à Slate.fr. Et tous ces élèves qui disent, ‘oui mais ils ont quand même insulté le prophète’. Hier une mère a appelé sa fille au collège pour lui dire de ne pas respecter la minute de silence! »

Une impuissance qui débouche dans certains cas sur un sentiment d’abandon. Le ministère n’a mis en ligne que vendredi après-midi un corpus spécifique pour les enseignants concernant les événements de la semaine. Le syndicat majoritaire chez les proviseurs, le SNPDEN, relève dans Le Monde que des enseignants inquiets ont, « dans certains établissements », « renoncé au temps de recueillement et de débat ». Il juge cependant les contestations « moins importantes que lors de l’affaire Merah ».

L’Ecole, « pas le premier vecteur de lutte contre le terrorisme »

Au-delà, certains essayent d’esquisser des solutions pour sortir de ce sombre tableau. Pour Philippe Watrelot, président du Crap-Cahiers Pédagogiques, « il était important de rappeler les valeurs, celles de la république et de la démocratie. Poser les principes de la liberté d’expression et de l’Etat de droit. Mais à mon sens, il ne s’agissait pas de rentrer dans ce qui aurait pu être ressenti comme un conflit de valeurs. (…) Quand une élève murmure avec une toute petite voix ‘mais dessiner le prophète, ce n’est pas bien’, il faut l’entendre. Et éviter la stigmatisation et les amalgames. »

Problème: « Dans trop de cas, les enseignants se sont retrouvés seuls face à ces difficultés, regrette Philippe Watrelot. Et cela montre bien les limites de l’isolement et de l’individualisme des enseignants. Des professeurs qui sont quelquefois très décalés socialement des élèves qu’ils ont en face d’eux et n’ont pas les outils d’analyse pour les comprendre. »

Jean-Michel Zakhartchouk, militant pédagogique, rappelle que « le nouveau socle commun va insister beaucoup sur la formation au jugement critique (…) Former le jugement, voilà bien une des missions fondamentales de l’école commune du XXIe siècle, que certains voudraient limiter pour la grande masse au ‘lire, écrire, compter' », écrit-il sur son blog. Tout en relevant que « ce n’est pas l’Ecole qui va être le premier vecteur de lutte contre le terrorisme, c’est bien l’affaire de la Police et de la Justice. »

« Parler, écouter, répondre, expliquer, dialoguer, recommencer, encaisser, ignorer provocations, rester calme, être tolérant. Ma matinée », résume l’enseignant @Petit_Prof sur Twitter.

Le débat n’est d’ailleurs pas condamné à échouer. Les élèves « sont tiraillés entre ce qu’ils ont envie de dire et ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre, témoigne un prof d’anglais à Nantes cité par Rue89. Ils avaient leur exemple à eux: Justin Bieber, je ne supporte pas de l’écouter mais j’ai le droit de dire que je n’aime pas sa musique. On a finalement trouvé une forme de limite dans le respect. »

Unanimité des hommages à « Charlie » : un « contre-sens » ?

Le Monde.fr |

Nous sommes Charlie.

A la veille des hommages œcuméniques rendus aux victimes de Charlie Hebdo, et alors que les Français se rassemblent déjà un peu partout en France, certains dessinateurs et journalistes de l’hebdomadaire satirique ont exprimé leur surprise face à un tel engouement. Des manifestations de soutien qui peuvent sonner étrangement, envers un journal qui a toujours cultivé l’irrévérence et l’art de ne pas se faire que des amis.

« Ils ont fait sonner les cloches de Notre-Dame pour Charlie, non mais on rêve ! », s’exclamait vendredi Gérard Biard, rédacteur en chef de Charlie Hebdo, pour souligner l’ironie de la situation d’un journal anticlérical célébré unanimement, jusque dans la plus célèbre cathédrale parisienne.

« UN JOURNAL QUI A ÉTÉ CONSPUÉ PAR TOUT LE MONDE »

Plusieurs membres de la rédaction ont reçu avec un peu d’amertume ces marques de solidarité envers un journal que peu soutenaient encore il y a quelques jours. Parmi eux, la rédactrice Zineb El Rhazoui, qui expliquait au Monde :

« J’aurais aimé que ceux qui sont morts bénéficient d’un tel soutien de leur vivant. Et ce n’était pas du tout le cas. ‘Charlie Hebdo’ est un journal qui a été conspué par tout le monde. Et ce qui est arrivé, on pouvait s’y attendre. On recevait des menaces tout le temps et certains nous disaient qu’on l’avait bien cherché… »

D’autres n’iront carrément pas manifester, à l’image de Laurent Léger, journaliste enquête et investigation de Charlie Hebdo :

« Je n’irai pas à la manifestation de dimanche mais je crois que suis le seul de l’équipe de ‘Charlie Hebdo’ à avoir fait ce choix. Je n’aime pas manifester en général, je pense que ‘Charlie Hebdo’ peut être absent d’un cortège où il y aura des politiques de tous bords et au sujet duquel il y a eu une polémique avec le FN. Pour autant, je trouve que le mouvement de soutien actuel est formidable et j’espère qu’il y aura beaucoup de monde à manifester dimanche. »

Charlie Hebdo’ a toujours été à part. Maintenant ‘Charlie Hebdo’ devient mainstream. On s’institutionnalise, pour une semaine ou deux. C’est nouveau. Mais c’est un passage obligé, je ne suis pas contre cela. Et je sais que dans quelques semaines, une actualité en aura chassé une autre et nous serons seuls. (…) On est un peu dépassés : ce n’est pas que pour ‘Charlie’ que les gens vont défiler. Ça se comprend. »

« NOUS VOMISSONS SUR TOUS CES GENS QUI, SUBITEMENT, DISENT ÊTRE NOS AMIS »

Dans Les Inrocks, le dessinateur Luz, rescapé de l’attentat du 7 janvier, estime de son côté que « la charge symbolique actuelle est tout ce contre quoi Charlie a toujours travaillé ». Il ajoute :

« C’est formidable que les gens nous soutiennent mais on est dans un contre-sens de ce que sont les dessins de ‘Charlie’. (…) Cet unanimisme est utile à Hollande pour ressouder la nation. Il est utile à Marine Le Pen pour demander la peine de mort.

On parle de la mémoire de Charb, Tignous, Cabu, Honoré, Wolinski : ils auraient conchié ce genre d’attitude. »

Le dessinateur néerlandais Willem, de son vrai nom Bernard Holtrop, a eu les mots les plus durs dans Le Point. Réagissant au soutien du chef de file de l’extrême droite néerlandaise Geert Wilders, il s’est exclamé : « Nous vomissons sur tous ces gens qui, subitement, disent être nos amis. »

Et pour ce qui est du soutien mondial à son journal :

« Ils n’ont jamais vu ‘Charlie Hebdo’. Il y a quelques années, des milliers de gens sont descendus dans les rues au Pakistan pour manifester contre ‘Charlie Hebdo’. Ils ne savaient pas ce que c’était.

Maintenant, c’est le contraire, mais si les gens manifestent pour défendre le libre mot, c’est naturellement une bonne chose. »

« Keep calm and vote Le Pen »: Jean-Marie Le Pen accusé de récupération politique

Par LEXPRESS.fr

Sur Twitter, le président d’honneur du Front national a publié une photo de sa fille, Marine, accompagnée du slogan « Keep calm and vote Le Pen ». Un cliché qui passe mal auprès des internautes qui l’accusent de récupération politique.

"Keep calm and vote Le Pen": Jean-Marie Le Pen accusé de récupération politique

Le message de Jean-Marie Le Pen passe mal auprès des internautes.

Capture d’écran – Twitter Jean-Marie Le Pen

 

 

Jean-Marie Le Pen joue la provocation. Alors que les assauts viennent de se terminer à Dammartin-en-Goële et à Vincennes, le président d’honneur du FN a publié en début d’après-midi sur Twitter un message appelant à voter pour son parti. « Keep calm and vote Le Pen » (Restez calme et votez Le Pen, ndlr.), pouvait-on lire sur ce tweet. Lequel était accompagné d’une photo en noir et blanc de sa fille, Marine, sourire aux lèvres.

Il s’agit d’un détournement de l’affiche du gouvernement britannique au début de la Seconde guerre mondiale. A l’époque, l’objectif était d’appeler la population à poursuivre leur vie normalement. Joint par le Huffington Post, Jean-Marie Le Pen a confirmé être l’auteur de ce message.

« On ne peut pas appeler à voter quand on veut? »

Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont accusé le président d’honneur du Front national de récupération politique. Une accusation que l’intéressé rejette fermement. « Qu’est-ce que c’est que cette histoire de récupération politique? On ne peut pas appeler à voter quand on veut? Est-ce que je dois m’habiller en noir? », a-t-il déclaré au Huffington Post. Il a poursuivi: « Je déplore la disparition de douze Français. Mais je ne suis pas Charlie du tout, je suis Charlie Martel si vous voyez ce que je veux dire. »

Cette référence historique à l’homme qui stoppa les troupes musulmanes lors de la bataille de Poitiers est largement relayée par l’extrême droite ces trois derniers jours sur les réseaux sociaux.

Egalement accusé de ne pas participer à l’union nationale, Jean-Marie Le Pen y va aussi de son petit commentaire. « Union nationale de mes fesses, nous sommes mis à l’écart ». Alors que l’ensemble des partis politiques seront présents dimanche lors d’une marche républicaine, le Front national a d’ores et déjà annoncé qu’il ne s’y rendrait pas.

Jean-Marie Le Pen : « Je ne suis pas Charlie »

L' Obs

Le président d’honneur du FN, qui avait déjà choqué en appelant à voter pour sa fille en pleine prise d’otages, refuse de se « battre pour défendre l’esprit de Charlie ».

Jean-Marie Le Pen, lors d'un discours à l'université d'été du Front national à La Baule, le 22 septembre 2012. (AFP PHOTO/ALAIN JOCARD) Jean-Marie Le Pen, lors d’un discours à l’université d’été du Front national à La Baule, le 22 septembre 2012. (AFP PHOTO/ALAIN JOCARD)

Voilà qui va sans doute clore la polémique alimentée par Marine Le Pen autour de la participation ou non du Front national à la marche républicaine de dimanche à Paris. Jean-Marie Le Pen a en effet tenu à lancer samedi un « Je ne suis pas Charlie », qui jure avec le sentiment d’unité nationale qui domine depuis l’attentat de mercredi à « Charlie Hebdo ».

Tout en déplorant « la mort de douze compatriotes » dans l’attentat, il a dénoncé le rassemblement prévu dimanche, « orchestré par les médias » et qui lui rappelle Carpentras et l’entre-deux tours de la présidentielle de 2002.

« Aujourd’hui, c’est : ‘Nous sommes tous Charlie, je suis Charlie’. Eh bien moi, je suis désolé, je ne suis pas Charlie. Et autant je me sens touché par la mort de douze compatriotes français dont je ne veux même pas savoir l’identité politique, encore que je la connaisse bien, qu’elle soit celle d’ennemis du FN qui en demandaient la dissolution par pétition il n’y a pas tellement longtemps. Je ne me sens pas du tout l’esprit de Charlie. Je ne vais pas, moi, me battre pour défendre l’esprit de Charlie qui est un esprit anarcho-trotskyste parfaitement dissolvant de la moralité politique », a poursuivi le fondateur du parti d’extrême droite.

« Ce phénomène terroriste est lié au phénomène de l’immigration massive »

Le Front national n’a pas été convié à la « marche républicaine », dimanche à Paris, à laquelle participeront la quasi-totalité des partis politiques, syndicats, associations, mais aussi de nombreux dirigeants étrangers.

S’agissant de 2002, le fondateur du FN fait référence à la grande manifestation entre les deux tours de la présidentielle. Jean-Marie Le Pen avait accédé au second tour et Jacques Chirac l’avait finalement emporté par plus de 82% des voix.

Dans le fond, notre mise à l’écart est un hommage qui nous est rendu et qui, je pense, sera interprété comme tel par nos concitoyens. Ils auront l’occasion s’ils le souhaitent de manifester leur opinion dans les urnes », a estimé Jean-Marie Le Pen.

Jean-Marie Le Pen avait déjà choqué, vendredi, en appelant, en pleine double-prises d’otages, à voter pour sa fille, Marine Le Pen


Rama Yade : « Après 40 ans passés à leur interdire de se singulariser, on ne peut pas demander aujourd’hui aux musulmans de s’opposer aux attentats »

Pour l’ancienne secrétaire d’Etat chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’homme, les attentats de cette semaine sont dus à divers renoncement de la société française : renoncement à la laïcité, à l’instruction publique, à l’autorité, abandon de la jeunesse.

Rama Yade : "Après 40 ans passés à leur interdire de se singulariser, on ne peut pas demander aujourd’hui aux musulmans de s'opposer aux attentats"

Pour la vice-présidente du Parti radical, il faut « rebâtir notre société sur des bases renouvelées » Crédit Reuters

Atlantico : Les frères Kouachi qui ont attaqué la rédaction de Charlie Hebdo, le responsable de fusillade à Montrouge se sont respectivement revendiqués d’Al Qaeda au Yemen et de l’Etat islamique.  Dans quelle mesure cette situation est-elle le résultat de la perte du lien social dans la société française ?

Rama Yade : Vaste question. Ce sont nos propres renoncements qui ont conduit à cette situation : renoncement à la laïcité, à l’instruction publique, à l’autorité, abandon de la jeunesse. Les explications d’Amedy Coulibaly et des frères Kouachi pour justifier leurs crimes sont très pauvres. C’est le résultat d’un système éducatif qui n’instruit plus, qui n’aide plus les jeunes à comprendre le monde, et qui sont laissés en pâture aux prédicateurs en tous genres. Les extrémistes, aussi bien les fondamentalistes religieux que le Front national qui séduit de plus en plus de jeunes, se sont engouffrés dans la brèche pour opposer à notre République fatiguée et impuissante leur messianisme.

Pour autant, la question ne concerne pas que des jeunes issus de l’immigration. Le sujet est beaucoup plus large que cela. Pour preuve, parmi les jeunes djihadistes partis en Syrie et en Irak, on compte environ 25% de convertis. N’en déplaise à Marine Le Pen, le fondamentalisme pousse aussi dans nos prairies…

Quelles est la responsabilité des gouvernements successifs au cours des trente dernières années, qu’ils soient de droite ou de gauche, dans la dégradation de cette situation ?

Ces renoncements sont le fait des gouvernements successifs. Leur responsabilité est donc engagée. Lorsqu’on autorise les accompagnatrices voilées à participer aux sorties scolaires, on porte profondément atteinte à la laïcité. De même, aucun gouvernement n’a eu le courage depuis 20 ans de réformer l’Education nationale. L’école s’est durablement affaiblie en privilégiant les droits des élèves vus comme des mini-citoyens sur la transmission de la connaissance. L’éducation aurait dû incomber aux familles quitte à les responsabiliser davantage, et l’instruction aux enseignants, ce qui est une mission suffisamment difficile  pour ne pas leur compliquer davantage la tâche. Pour les politiques, il ne suffira donc pas d’aller manifester avec une écharpe en affichant une mine de circonstance ; il leur faudra agir : trouver les clés pour ressouder une nation déchirée, donner aux Français l’envie de continuer ensemble et de partager un destin commun.

Vous évoquez des mesures qui ont participées à déliter le lien social… A contrario, quels ont été les mesures non prises par le pouvoir politique et qui ont pu participer à ce délitement du lien social ?

Il faut effectivement arrêter l’hypocrisie : elles sont nombreuses les municipalités à avoir fermé les yeux sur l’emprise du salafisme sur certains quartiers, à avoir cédé aux revendications communautaires par démagogie électoraliste. Les pouvoirs publics, par angélisme ou impuissance, se sont même délesté de leur mission de service public en confiant une partie de leurs prérogatives à des « représentants », imams, grands frères et autres. C’est une démission collective. Personnellement, je ne crois pas qu’il faut que nous tournions le dos aux valeurs qui fondent l’identité de notre pays. Ce n’est pas à la République de s’adapter aux revendications identitaires des uns et des autres. Au contraire, parce que nos principes, vieux de deux siècles, ont permis de bâtir une nation parmi les plus admirées au monde, il est impératif que nous soyons fidèles à ces principes : la laïcité, l’égalité hommes-femmes. Ceux qui ne veulent pas y souscrire, même en étant français, sont libres de partir et de choisir des pays qui correspondent à leurs principes. La terre est grande, les frontières ouvertes.

François Hollande a déclaré que ces « illuminés n'(avaient) rien à voir avec la religion musulmane ». En refusant de l’admettre, François Hollande participe-t-il à l’amalgame entre islamisme radical et islam ?

Il est clair qu’aujourd’hui, sous la pression du fondamentalisme religieux, beaucoup pensent que l’islam, et pas seulement l’islamisme, n’est pas soluble dans une République comme la nôtre. C’est l’exaspération qui conduit à ce type de simplification. Mais elle ne résiste pas à la réalité. Les musulmans pratiquants ont une conception pacifique de leur religion. D’ailleurs, par définition, la foi suppose pudeur, piété et discrétion, certainement pas d’affichage ostentatoire encore moins  le déchainement de violence auquel on a assisté cette semaine.

Les responsables musulmans en France doivent-t-ils s’emparer davantage du problème de l’islamisme radical ?

Nous avons mis les musulmans dans une situation impossible. D’un côté, il leur a été demandé qu’étant avant tout des citoyens français, ils devaient taire leur identité religieuse. De l’autre, après 40 ans passés à leur interdire de se singulariser, les voilà  aujourd’hui sommés de s’exprimer en tant que musulmans voire d’être les porte-paroles d’une communauté qui, à mon avis, n’a jamais existé en France. C’est une double injonction paradoxale qui les tétanise. La République doit être plus claire dans son message.

Le Front national n’a d’ailleurs pas attendu pour diffuser des affiches estampillées : « Keep calm and vote FN » et a proposé un référendum sur la peine de mort. Ces réponses vous paraissent-elles appropriées ?

J’ai personnellement été choquée par l’opportunisme électoral du Front national. Les circonstances ne se prêtaient certainement pas à ce type de provocation.  Ce parti révèle sa vraie nature, pour ceux qui en doutaient. En affirmant être interdite de manifestation, Marine Le Pen a voulu se victimiser pour en tirer un profit électoral. Personnellement, je vais à la manifestation sans y avoir été invitée par quiconque. Si un service d’ordre lui en interdisait l’accès, elle pourra crier à la censure mais je ne crois pas que ce sera le cas. Pour autant, je regrette que le pouvoir ait voulu organiser cette manifestation. On n’a jamais vu un Premier ministre organiser ce type d’évènement. C’était aux citoyens, aux associations de le faire. Le consensus national s’est alors fissuré sur des questions de politique politicienne indigentes. Les heures qui nous vivons sont trop graves pour se permettre ce type de polémique. Soyons à la hauteur de la dignité et de l’émotion du peuple français. Nul besoin d’électriser davantage une situation déjà éprouvante.

Face à l’effroi causé par l’assassinat de 12 personnes à la rédaction de Charlie Hebdo, les Français se sont spontanément rassemblés et les responsables politiques ont appelé à l’unité nationale. Si les Français ont su faire preuve d’unité, comment inscrire ce mouvement spontané dans la durée alors que la société est plus fracturée que jamais ?

Au-delà du durcissement de la réponse sécuritaire et pénale, il faut évidemment rebâtir notre société sur des bases renouvelées. La voix des intellectuels, trop silencieux à mon sens ces dernières années, sera précieuse pour tracer des perspectives et redonner du sens à notre société. Quant aux politiques, pour ce qui leur reste de crédit, j’en appelle à la fin des postures et de l’impuissance. Il nous faudra donner au projet républicain une dimension opérationnelle et un contenu concret. La jeunesse doit être au cœur des politiques publiques. Quel sens donner à la République aujourd’hui ? Quel est son projet? Quelles perspectives donner aux jeunes pour éviter qu’ils ne se jettent dans les bras des extrémistes de tous bords ? Ces questions sont devant nous. Je ne suis pas sûre que la classe politique actuelle détienne les réponses. Loin de là.

Quels sont les mots mais aussi les actions que les pouvoirs publics se doivent prendre ? Et quel pourrait-être le rôle spécifique du Parti radical ?

Le Parti radical a fondé la laïcité en France il y a plus d’un siècle. Sa mission est toute trouvée, elle doit en être la vigie. Quant à l’UDI dont il est membre, il ne peut prétendre incarner le renouveau de la vie politique sans un leadership clair, un projet ambitieux et une audience plus forte dans le pays. Nous devons être à la hauteur du drame qui frappe le pays mais aussi de l’immense espérance qui s’est levée à travers les manifestations de ce week-end.

Le mouvement « Je ne suis pas Charlie » : à contre-courant de l’émotion

© Facebook

Après l’attentat contre « Charlie Hebdo », un mouvement « Je ne suis pas Charlie » a vu le jour sur les réseaux sociaux. Derrière ce groupe se cachent surtout des internautes moins attachés à l’hebdomadaire satirique qu’à la liberté d’expression.

Il y a bien sûr les messages imbéciles. Des témoignages de haine et d’exultation se réjouissant de l’assassinat des journalistes de « Charlie Hebdo« . Nous ne parlerons pas de ceux-là. Mais des centaines de voix qui, deux jours après le massacre de « Charlie », commencent à émerger sur la Toile, à contre-courant de la bienséance émotionnelle. C’est souvent le cas une fois le choc passé. Les langues se délient. Après la vague de rassemblements spontanés à travers la France, après le déferlement de milliers de « Je suis Charlie » sur les murs des villes, sur les frontons des monuments, sur les profils numériques des internautes, il y a toujours l’apparition de ceux qui ne veulent pas suivre la même ligne.

Dans le cas présent, ils se font connaître sur la Toile sous l’expression : « Je ne suis pas Charlie ». Une désolidarisation qui, en plein deuil national, en choque plus d’un. Derrière ce groupe se cachent en effet de nombreux internautes reprochant à « Charlie Hebdo » sa prétendue islamophobie. Le groupe facebook « Je ne suis pas Charlie », par exemple, se dit « horrifié » par la tuerie mais « désapprouve les publications racistes, sexistes, islamophobes, décomplexés » de l’hebdomadaire satirique.

L’habituel réquisitoire : « Charlie Hebdo » dépasse les bornes. « Je ne suis pas Charlie, parce que je n’ai jamais aimé ce journal manichéen, dégoulinant de moraline de ‘gôche’, vulgaire, méprisant des opinions qui n’étaient pas les siennes, et le plus souvent provocateur », écrit un autre internaute sur Agora Vox. Nombreux sont ceux qui, à l’instar de ce mouvement, refusent donc de prendre part à une « alliance sacrée » pro-Charlie parce que, tout simplement, ils ne comprennent pas ce qu’ils doivent défendre.

« Oui, mais… », une expression dangereuse

Daniel Scheidermann, le fondateur d’arrêt sur Images, a eu vent de cette contestation. « Être ou ne pas être Charlie ? », s’interroge-t-il dans un billet publié sur Rue89. « Être », évidemment, conclut-il, parce que « leurs dessins souriaient. C’était plein de fleurs, de champagne, et de couchers de soleil ». Même parti pris de Guerric Poncet, journaliste au « Point ». Il faut « être Charlie » entièrement, sans retenue, défend-il. « On trouve beaucoup plus d’internautes pour écrire ‘oui, mais…’ […] ‘Tuer, c’est mal, mais ‘Charlie Hebdo’ l’avait bien cherché’. Oubliant cette évidence : quand il s’agit d’une liberté fondamentale comme la liberté d’expression, ‘mais’ est un mot très dangereux, qui ne peut être employé que par le juge ou le législateur », écrit le journaliste.

Alors, certains internautes, qui ne veulent être ni irrespectueux ni indécents, se demandent comment « ne pas être Charlie » sans offenser la mémoire des crayonneurs abattus. Les uns dénoncent la « stérilité » de la tentative d’union nationale, les autres « l’hypocrisie » de citoyens qui ne lisaient jamais l’hebdomadaire humoristique. D’autres encore, les plus nombreux, se demandent s’ils doivent défendre une ligne éditoriale qu’ils jugeaient et jugent encore « trop » irrévérencieuse ? Défiler serait « trop facile », rétorquent ces « non-Charlie ». « Ce serait indigne aujourd’hui de te déclarer solidaire de tout ce que ‘Charlie Hebdo’ a produit alors que tu ne l’étais pas. Mais ce serait pire encore de ne pas te dresser pour hurler que, quoi qu’ils aient écrit, dessiné ou dit, rien ne justifie, n’excuse, un tel carnage », écrit l’internaute Marcel Sel sur son « Blog de sel ».

Ce dernier ne sera donc pas Charlie, seulement un citoyen écœuré par ce qu’on a fait à Charlie. « Tu trouvais leurs positions folles, déplacées, dangereuses. Mais c’était leur droit absolu. C’était leurs tripes. À aucun moment, aucun des journalistes de ‘Charlie Hebdo’ n’a mérité pire qu’une réponse écrite », note-t-il. « Tu n’étais pas d’accord avec ce qu’ils dessinaient. Mais c’est exactement pour ça que tu vas écrire que tu portes leur deuil comme tu porterais celui d’un frère. On n’est pas toujours d’accord, entre frères ».

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Commentaires
–                                                                        Beaucoup parlent des parents, mais pour les élèves que j’ai au lycée, c’est internet qui les remplacent : comment lutter contre les théories complotistes qu’ils nous assènent à la moindre occasion (Shoah, 11 septembre, Charlie, etc) alors qu’ils nous voient comme faisant partie du système et donc pas crédibles ? Et pour moi de toutes façons, face à des arguments aussi absurdes, je me sens très démunie.
–                                                                Un commentaire pour témoigner aussi du fait (et ce, sans vouloir atténuer la violence de ce qu’ont vécu certains collègues) que dans de nombreux établissements, les élèves se sont spontanément levés pendant la minute de silence, ont entonné d’eux-mêmes des Marseillaises émouvantes, que dans d’autres les dialogues ont été très riches, qu’il m’a été donné de voir des élèves fébriles, dont les larmes n’étaient pas loin. Jeudi, j’étais fière d’eux…

Avant de parler de tolérance et de liberté de la presse, il faut surtout rappeler le principe premier et fondamental: ON N’A PAS LE DROIT DE TUER!!!! En France on ne se fait pas justice soi-même, on ne tue pas quelqu’un qui vous a insulté ou fait du mal. Si l’on pense que quelqu’un nous a fait du mal, on l’attaque en justice, on ne va pas lui mettre une balle dans la tête! Ça je pense que tous les élèves sont capables de le comprendre, quelque soit leur éducation en famille.

@patcharlie : Nous faisons de l’éducation civique …. En même temps nous sommes dans une institution catholique !

@thiets : rien que ça! Rééduquer les parents! Qui étaient aussi d’anciens élèves soit dit en passant. Quand bien même l’utopie deviendrait possible, ça tombe mal, l’opinion publique veut que l’on fasse des coupes dans le budget de l’éducation nationale. La société en demande de plus en plus à l’école : instruire, éduquer, former à un métier, devenir citoyen, construire des compétences, et maintenant favoriser le dialogue interreligieux! Que chaque acteur de la société et chaque institution prenne aussi sa part.

@SoyonsUnPeuCohérents : Vous l’êtes beaucoup et je partage totalement. Hélas le bon sens est la chose la moins bien partagée, notamment par nos politiques et certains intellectuels qui coupent les cheveux en douze pour noyer le problème, ouvrir le parapluie ou créer une commission qui va se pencher dessus. J’ai vécu ça pendant des années avant ma retraite, surtout pas d’incident pour ne pas affoler les parents qui risqueraient de mettre leurs enfants dans un autre établissement. Tant va la cruche à l’eau….. ( pas…allo quoi ! interjection qui fait maintenant partie de la culture) Allez soyons optimiste!

–                                                                                      La solution est de (ré)éduquer les parents … Pour les personnes issues de l’immigration, les mettre face à leurs propres parents qui ont une histoire avec la France et des raisons d’avoir voulu rester en France … malgré tout. Pourquoi ne pas convoquer les parents à des séminaires de réflexion et de débats ? Nous avons là tout un monde à (re)-construire, et ce sont l’EDUCATION, la CONNAISSANCE DE NOTRE HISTOIRE et la CULTURE qui en sont les clefs indispensables. N’oublions pas que cette jeunesse sera celle qui fera demain. Notre attention doit être particulière.
–                                             Il faudrait simplement enseigner à ces enfants un principe, à savoir la notion de tolérance. Leur dire « Mahomet est le Prophète de tes parents, oui, mais cela ne peut obliger personne à se convertir à la même croyance. Il existe de multiples autres croyances, et il existe surtout la liberté pour chacune et chacun de choisir sa foi… ou son rejet de toute foi religieuse ». Nous sommes au XXIe siècle, et si certains musulmans reprochent à M. Boubakeur de dialoguer avec les Juifs ou les Chrétiens, ce sont là des obscurantistes. Dalil Boubakeur ne peut être accusé d’apostasie, et il est évident que ce monsieur est plus au fait de ce qu’est l’Islam que ne le sont quelques « gourous » autoproclamés qui dévoient leurs croyances à des fins inavouables (je pense aux Talibans, aux leaders d’Al Qaida, tant au Yemen qu’AQMI, plus connus pour leurs partouzes où le whisky-coca coule à flots… pas très halal tout ça). Les frères Kouachi ne sont pas des musulmans, ils étaient des ratés, respectivement rappeur raté et sans talent ou braqueur raté, cannabinomane excessif… bref, pas des modèles de foi religieuse ni de vie dans le respect du Coran.

@fusible-3a : bonsoir. Merci à vous et à Umbreakble de toutes ces précisions. Il faudra au moins une génération pour aboutir à un consensus. La place des femmes dans la génération qui nous précède était peu enviable. Cordialement

@Intélo17 : et si on remettait l’éducation civique, déjà, ce serait le début d’une base solide, pour écouter, respecter, et accepter les différences, les critiques, l’humour

–                                                    Un posteur (unbreakable) écrivait ceci : . . . »Manuel Valls ce jour : « Ce qui se passe sur internet (…) montre que le mal est plus profond. » . . . . . J’ai envie de lui répondre qu’il n’est pas trop tôt et les réactions de ces enfants de 10 ans corroborent l’ampleur du problème. . . .. Je poste bcp sur l’islam en ce moment. . certes. … et j’ai même bcp étudié la question…. mais cela me semble indispensable et concerne aussi l’avenir de nos enfants vu ce qu’il se passe actuellement dans le monde et cela devait même être un devoir de chacun d’entre nous que de le faire, avec objectivité, respect et sans parti pris. .. et essayer de voir qu’il y a un problème de fond car j’imagine bien que si les versets de la période de Médine ne sont pas récités en France (du moins je l’espère), ils sont récités par coeur à longueur de journée par des enfants dans les écoles coraniques de par le monde et ces versets abrogent ceux de la période de la Mecque, lesquels étaient bcp plus fraternels et respectaient effectivement ceux « du livre » (juifs et chrétiens)… Le virage pris à Médine est très fort, très virulent (euphémisme) et doit être étudié par tous plutôt que d’écouter « islam est amour » sans prendre la peine de vérifier par soi même . .bcp de musulmans réclament cette introspection car elle est désormais totalement nécessaire. … Ils sont cependant très minoritaires, et personne ne peut comprendre ce qu’il se passe (yc chez ces jeunes enfants) sans faire cet effort indispensable. (Je pense aux versets de l’Epée, à la Taqiyah, et pleins d’autres… ) .  » . . . . . . Et je suis bien d’accord avec lui.

Et il écrivait aussi pour l’article sur les enfants de cm1 : . . . . »Les journaux : une vision totale et sans concession (mais toujours dans le respect), pour donner à tous un véritable prisme de la situation qui est tout sauf aussi simple qu’on veut parfois nous le faire croire puisque ces enfants ne sont pas dans des familles radicalisées.. Il font juste partie d’une assez forte proportion des musulmans qui n’observe pas le monde avec le même prisme que nous et sont prompts à accepter que dans le monde, des gens soient condamnés à mort pour apostasie ou pour avoir (soit disant) « manqué de respect au prophète » (et il y en a bcp malheureusement qui attendent leur sentence de mort dans des pays faisant partie de l’onu). Il faut en parler, il faut ouvrir le débat avec les musulmans pacifiques (et ils sont heureusement majoritaires) et il faut parler des nombreuses sourates et hadiths du Coran qui sont malheureusement tout sauf ambigus et sont répétés par coeur dès le plus jeune âge dans certains pays.. . C’est la seule façon de sortir de cette situation et le chemin va être très très long. .. »

–                                                                 Les parents ont un rôle bien sûr dans l’éducation la télévision en a un également dans le comportement de ces enfants si elle est connectée en permanence à des chaînes satellitaires arabes. Le traitement de l’information est différent du notre et peut les influencer

–                                                            Il y a des pistes..suppression de la double nationalité, donc faire un choix, si on se sent Algérien, Marocain ou autre, et bien on va vivre son bien être là bas. Le coran dans sa partie négative, donne le droit à la mise à mort des mécréants, la loi de Dieu est incompatible, il est donc hors là loi aux yeux de la République et de la démocratie. On a tout supprimé dans nos écoles, l’éducation civique par exemple. Les parents de ces enfants, sont nos copains de cité de notre enfance, que s’est il passé ???
–                                                                        je pense que tout cela est dû au fait qu’il n’ont peut-être pas vu ou eu l’occasion de voir des enfants comme eux nés sur le sol français de parents étranger faire leur service militaire en France qui est la première vraie valeur en France de ces jeunes qui ne se sentent pas français il faut remettre le service militaire, qui arrêtera de diviser les jeunes qui sont en perdition et crise identitaire, car lorsque le service militaire obligatoire existait, les jeunes avaient obligation de faire 12 mois de services militaires, c’est ce qui leurs apprenaient à vivre avec les autres camarades, sans aucune distinction de religions, de couleurs de races ou de situation sociale, et leur apprenaient également les vraies valeurs, qui leurs permettaient de passer le permis de conduire, de faire une formation pour que lors de leur sortie ils trouvent un travail facilement. cela était également important pour leurs apprendre la hiérarchie, et le respect. et surtout d’éviter que des personnes extérieures ne les divisent car ils étaient des camarades et étaient là pour les mêmes raisons. tous ceux qui étaient nés en France au lieu de traînaient dans les rues une fois déscolarisés devaient obligatoirement passer ce cap, pour entrer dans la vie active. le gouvernement qui rétablira le service militaire en France aura tout compris .
–                                                                  tant que les dirigeants et les tenants du politiquement correct continueront à ne pas vouloir nommer les racines idéologiques de ces terroristes qui sont les fondements de l’islam, il n’y a aucune chance pour que la situation améliore écoutez les analyses du spécialiste de cette idéologie et ses nombreuses vidéos sur le sujet, elles sont toutes sur youtube https://www.youtube.com/watch?v=NWvP06CulXE
–                                     Il y a quelques années, travaillant dans un CDI d’un collège classé en ZEP…lors de recherches sur ordinateur concernant les régions françaises…je constatais que beaucoup d’élèves musulmans consultaient les régions du Maghreb…À ma question pourquoi faites-vous cela?….ils me répondaient : « nous regardons nos pays… nous allons chaque été au bled… » Je ne pouvais rien faire, tout était dit !
–                                                                                  J’ai eu le cas dans mon école ?: un enfant de 6 ans qui dit «  »je vais tuer la France, je suis Algérien »

@KATRAIN : Vous avez surement raison, mais on ne devient pas « Anti quelque chose  » sans raison…il y a tout un cheminement plus ou moins valable pour justifier ce sentiment de rejet

@Bouldouffe : Je suis d’accord avec ce principe, rien a ajouter

@ mécréant je vous souhaite bien du plaisir pour élaborer cette démarche éducative évolutive avec les parents parmi lesquels vous allez trouver des athées, des intégristes religieux de tous bords, des extrêmes gauche, des extrêmes droite, des intellectuels, des analphabètes, etc… Tous farouchement accrochés à leurs petites idées éducatives bien différentes. Non je n’y crois pas. l’école apprend ce qu’elle peut mais il n’en reste que peu de chose et l’enfant se modèlera d’après ses expériences personnelles. Si un petit maghrébin est son meilleur ami il en gardera un bon souvenir toute sa vie. Si un petit maghrébin au contraire lui flanque une bonne raclée comme pourrait le faire n’importe quel autre enfant, il sera peut-être raciste toute sa vie. On pourrait citer bien d’autres exemples sur toutes sortes de sujets. Et l’éducation a peu de prise sur ces choses là.

–                                                                       les enfants répètent ce qu’ils entendent à la maison , on en a donc pas fini avec ce genre d’évènement , je pense aussi que les anti Français sont bien plus nombreux sur notre sol que ce que les « autorités » ne le disent .

@charle : tout à fait c’est pour cela qu’il faut insister sur le fait que sur 6 millions de musulmans plus ou moins pratiquants en France , qui ont ou ont put être choqués par les caricatures , seulement trois assassins d’ailleurs dénigrés par cette communauté sont passés a l’acte

@mecreant : les enfants reflètent les positions de leurs parents c’est évident et il ne faut pas leur en vouloir , peut-être serait il même préférable de ne pas trop parler de ces évènements qu’ils ne sont pas capables de comprendre ! Le travail est entier pour convaincre les parents et là est le drame .Ce n’est pas nouveau .Après le 11 sept 2001 il y avait eu de par le monde beaucoup de manifestations anti-américaines ,presque des manifestations de joie pour se réjouir de la peine infligée au Grand Satan ! 14 ans après il semble d’après cet article que l’opinion n’a pas beaucoup évolué!

–                                                                          On peut entendre et trouver légitime que des croyants aient été choqués et atteints dans leur foi par les caricatures de Charlie Hebdo mais il y a un chemin pour expliquer qu’on ne répond pas à ce qu’on vit comme une insulte par la violence physique, qu’un dessin ne peut pas être mis sur le même plan qu’un meurtre. La liberté d’expression a un coût : celui d’être confronté à des idées ou des opinions différentes des nôtres et qui nous font mal parfois. Mais c’est à ce prix-là qu’on peut exprimer notre propre opinion.

@minibildo : il ne faut pas avoir peur de le dire la partie est loin d’être gagnée par les Charlie .Leur subtil message tient à désacraliser toute pensée ,tout dogme philosophique ou religieux .Encore faut il comprendre ce sens et reconnaitre que si le domaine religieux restait dans l’espace privé il y aurait bien moins de conflits de toutes sortes .Le seuil de tolérance est plus ou moins grand selon les religions .Les caricaturistes bouffent du curé depuis 1905 ,les cathos se sont habitués et maintenant ils en rigolent ,parfois jaune ,mais il restent dans l’humour et n’en viennent plus aux aux armes comme au temps de l’inquisition!!

@faceless : On peut avoir dans notre pays toutes les croyances et toutes les opinions imaginables , mais en France nul ne peut déroger au respect de l’intégrité des personnes de leur vie ainsi que de leurs biens .

@faceless : Non…une sorte de prévention… mieux vaut prévenir que guérir ! On éviterait de nombreuses larmes après, c’est ma philosophie !

–                                                          Que faire ? … Couper à leurs parents les allocations familiales et tout autre subside émanant de la solidarité Nationale et s’ils ne sont pas Français , leur intimer l’ordre de quitter la France sans délai .
–                                    Les professeurs doivent signaler à ces élèves que des enfants de leur age sont utilisés comme bombe humaine par les pseudo défenseurs de l’islam pour tuer d’autres musulmans. Même eux devrait réfléchir à 2 fois aux conséquences du soutien à ces tristes sires.
–                                         Pourquoi ce gouvernement si attentif à vouloir glaner des voix par des méthodes plu ou moins malhonnêtes, n’a t’il pas pensé à produire un guide pour les enseignants çomme il l’avait fit pur les « beaufs » à l’occasion des fêtes de fin d’année, guide proposant les réponses à toutes les questions ou situations gênantes ?

@minibildo : Ne dit-on pas qu’il n’y a jamais de fumée sans feu ? Mes policiers vérificateurs, en vérifiant un tas énorme de cas litigieux… pourraient fort bien lever un ou deux lièvres!… ce qui pourrait éviter les drames que l’on a vécu ces derniers jours ! Les enfants sont souvent les révélateurs du milieu familial !!

@Le Penseur de Neuilly : une sorte de gestapo quoi …

@routou : ou est le problème si certaines personnes mettent leurs croyances avant des valeurs républicaines ? Je crois que la majorité des humains peuplant notre terre est dans ce cas

@minibildo : Oui tout ceci est vrai mais où vous vous trompez c’est sur la conclusion. Une fois l’esprit modelé il ne changera pas avec la venue de la post adolescence et surtout sur ce sujet qui est un sujet de communauté, presque racial. Alors pour régler le problème l’école doit s’attacher à construire une démarche éducative évolutive avec les parents. Le reste ne sera que littérature.

@ penseur de Neuilly J’ai bien peur que vos policiers vérificateurs ne tombent que sur des beaufs à la Cabu, justement, qui ne pensent pas plus loin que le bout de leur nez et ont bien souvent une réaction idiote à l’emporte pièce, du genre : – Ça leur fera les pieds, ils l’ont bien chercher ! Réaction récupérée à son compte par l’enfant qui admire son père.

–                                                             Je pense qu’il ne faut pas prendre au premier degré les propos des enfants âgés de 9 ans. Ils n’ont pas intégré à cet âge la notion de « mort »… Ils ne peuvent pas comprendre les évènements comme les adultes. Et ils peuvent aussi déformer « involontairement » les propos d’adultes.

@Fenasse : Trop simple ? Non… Ne dit-on pas que les enfants sont le reflet des parents ?… qu’ils ne répètent que ce qu’ils entendent chez eux ? Devant de tels propos d’enfants…il est plus judicieux que les autorités aillent vérifier les agissements des parents… c’est préférable pour tout le monde !!

–                                                                    Bien souvent un enfant ou un ado qui prend une position tranchée sur un sujet précis ne fait que répéter ce qu’il a entendu dire chez lui. Les parents constituent le repère fondamental pour un jeune qui ne possède pas encore les éléments nécessaires pour se former sa propre opinion. Être en accord avec une société qui va à l’encontre de ce que pensent les parents c’est les renier et commettre une infidélité familiale inadmissible. En se butant, l’écolier ne fait en fait que défendre sa famille, qui vue de sa position se retrouve seule contre tous, ce qui est douloureux pour lui et on se trompe de sujet. Comment un enfant pourrait-il avoir une idée précise sur des sujets aussi graves, auxquels il s’intéresse peu et dont il ne sait pas grand-chose, les informations ne l’intéressant en général pas du tout. Expliquons-leur simplement que c’est mal, pour leur montrer une direction, sans insister davantage. Ils auront tôt fait de se forger une idée personnelle avec la maturité qui viendra sans tarder.

@Le Penseur de Neuilly : Trop simple peut être…

–                               Que faire quand des élèves défendent des terroristes? Ben, envoyer la police vérifier ce que font les parents !!
–                                                                        Situation difficile pour un prof … mais que faire ? Actuellement, tout le monde chante la Marseillaise. Mais quand l’émotion sera passée, il restera la triste réalité. Il ne faut pas se voiler la face, le malaise est profond. Beaucoup d’enfants de confession musulmane sont formatés par les grands frères et autres, donc ce genre de réactions n ‘est pas étonnant. Un des problèmes est que beaucoup de personnes, de politiques, mais aussi les enseignants ne veulent pas voir la vérité.

–                                                               Je rigole et pleure encore une fois en lisant les « analyses » des pédagogues et officiels qui ont évidemment toutes les réponses aux problèmes des enseignants en classe … Je préfère m’arrêter là car je deviendrais grossier et haineux!

–                                                        « que faire quand des élèves défendent des terroristes? » Les enfermer dans une geôle. C’est tout, c’est aussi simple que ça.
–                                               Un ami Anglais m’a dit: The terrorists killed in France yesterday won’t be getting their seven virgins or what ever, because once they have been buried the worms and maggots will feed on their rotting corpses, and after digesting their flesh, which will then pass through these wee beasties bodies, it will then be defecated out of these creature as excrement, what a lovely thought! a fitting end to shit!
                                                                  C’est terrible de devoir répéter et répéter à chaque génération …La culture ne se transmet pas par la génétique..

henriette tellier                                                        On peut ne pas avoir été toujours d’accord avec la ligne éditoriale de Charlie hebdo et être sincerement indigne par ce qui est arrivé. Je pense en effet que ce qui se passe doit bien les faire rigoler. Nous sommes dans la rue pour la liberté de pensée et d’expression et Charlie en est aujourd’hui le symbole. Pensée particuliere pour Bernard Maris , j’appréciais beaucoup son économie iconoclaste et joyeuse.

r2d2                                                                           Pas jaloux pour un sou des morts, des hécatombes, J’espère être assez grand pour m’en aller tout seul. Je ne veux pas qu’on m’aide à descendre à la tombe, Je partage n’importe quoi, pas mon linceul. Le pluriel ne vaut rien à l’homme et sitôt qu’on est plus de quatre on est une bande de cons. Bande à part, sacrebleu ! c’est ma règle et j’y tiens. Au faisceau des tibias on ne verra pas les miens. Brassens.

 l’ excédée                                                           « Balles tragiques rue Appert : 12 morts » en Une de Charlie, mercredi. Ou encore, un truc bien gore avec un « même pas mal ! », une pirouette, une grosse blague bien naze, quelque chose qui prend à rebrousse-poil, du vrai Charlie, quoi ! sinon, ils seront vraiment morts.

Sermon                                                                         Puisqu’on en parle : un extrait du sermon sur la montagne (évangile de Matthieu) « Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? (…) Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? » Bref, on va défiler indépendamment de l’opinion qu’on a sur CH ! (j’ai pas osé mettre ce qu’il y a avant…trop hard, dans la circonstance actuelle)

ALAIN LIEB                                                                  Avoir ce rassemblement hétéroclite ça fait rigoler comme si c’était sorti d’un dessin de Charlie ! Allons y tous ensemble au paradis. Qu’est ce qui ce passe ils s’aiment tous ? Ils ont fumé ? Il y aura peut-être des terroristes qui défileront avec leurs armes dont un crayon dépassera du fut du canon pour montrer qu’ils sont prêts à lutter maintenant par écrits.

 

Ils défilent à Paris mais ne respectent pas la liberté de la presse chez eux

Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, accueilli à l’Élysée par François Hollande le 11 janvier 2015.

 Alexandre CAPRON

Près de 50 dirigeants du monde entier sont présents à la marche républicaine, dimanche à Paris, pour dénoncer le terrorisme après les attaques contre « Charlie Hebdo ». Mais certains d’entre eux dirigent des pays qui incarcèrent des journalistes.

L’organisation Reporters Sans Frontières (RSF) s’est fendue, dimanche 11 janvier, jour de la marche contre le terrorisme à Paris, d’un communiqué se félicitant de la présence nombreuses de nombreux chefs d’État, mais s’interrogeant sur la venue de certains dirigeants.

« Nous devons nous montrer solidaires de ‘Charlie’ sans oublier tous les Charlie du monde », déclare Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières. « Il serait intolérable que des représentants d’États étrangers qui réduisent les journalistes au silence dans leurs pays profitent de l’émotion pour tenter d’améliorer leur image internationale. »

L’organisation liste par ailleurs plusieurs représentants de pays qui font figure de mauvais élèves dans le classement de la liberté de la presse. En voici quelques uns.

• L’Algérie – 121e au classement (sur 180) : représentée par Ramtane Lamara, ministre des Affaires étrangères.
La présence du ministère algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamara, fait jaser en Algérie. Le site Algérie-Focus s’étonne que « les marches et manifestations publiques soient interdites en Algérie, mais les ministres algériens ont le droit de marcher dans les rues de… Paris ! » De nombreuses manifestations s’opposant à un quatrième mandat d’Abdellaziz Bouteflika avaient en effet été réprimées en avril.

• La Russie – 148e au classement : représentée par Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères.
De nombreux journalistes russes sont poursuivis par la justice, notamment en Sibérie, et deux associations de soutien aux médias ont été classées « agents de l’étrange », suspectées de comploter contre le président russe. Alexeï Navalny, blogueur et opposant le plus célèbre à Vladimir Poutine, est également la cible d’un acharnement judiciaire et a été condamné début janvier à 3 ans et demi de prison avec sursis pour détournements de fonds.

• La Turquie – 154e au classement : représentée par Ahmet Davotoglu, Premier ministre.
70 journalistes sont actuellement poursuivis dans http://fr.rsf.org/turquie-coup-de-filet-contre-la-confrerie-19-12-2014,47385.html « >une affaire de corruption qui éclabousse le cabinet de l’ancien Premier ministre devenu président Recep Tayyip Erdogan, depuis plus d’un an. Certains directeurs de journaux sont également incarcérés pour leur liens présumés avec Fethullah Gülen, un opposant au pouvoir en place à Ankara.

• L’Egypte – 156e au classement : représentée par Sameh Choukry, ministre des Affaires étrangères.
http://fr.rsf.org/egypte-le-nouveau-proces-des-journalistes-01-01-2015,47441.html « >Seize journalistes, dont trois d’Al-Jazeera, sont actuellement dans les prisons égyptiennes. Ces trois derniers sont retenus prisonniers depuis le 29 décembre 2013 pour « diffusion de fausses nouvelles » et « appartenance à une organisation terroriste ». Ils ont été condamnés à des peines allant de sept à dix ans de détention.

• Le Gabon – 98e au classement : représenté par Ali Bongo, président.
Au Gabon, Jonas Moulenda, journaliste d’investigation qui a enquêté sur les crimes rituels, affirme avoir été victime de menaces de mort répétées et a trouvé refuge au Cameroun depuis le 3 janvier.

• Le Bénin – 75e au classement : représenté par Boni Yayi, président.
Le président Boni Yayi a décrété un jour de deuil national au Bénin en hommage aux victimes dans les différentes attaques à Paris, entre le 7 et le 9 janvier. « Des larmes de crocodiles », selon plusieurs organes de presse africains, qui rappellent que plusieurs journaux, comme « Le Béninois libéré » ou « L’indépendant », ont été visés par les autorités béninoises pour offense au chef de l’État. Certains journalistes ont été condamnés à ce titre à des peines de prison allant jusqu’à deux ans et demi.

• La Hongrie – 64e au classement : représentée par Viktor Orban, Premier ministre.
La Hongrie impose depuis le mois de juin une taxe sur les revenus publicitaires pour les médias générant plus de 65 millions de revenus annuels, qui touche de plein fouet l’une des principales chaînes indépendantes, RTL Klub, tandis que TV2, une chaîne privée réputée proche de Fidesz, le parti de Viktor Orban bénéfice d’une exception pour cette taxe. En octobre, ce sont les citoyens hongrois qui sont descendus dans la rue pour s’opposer à une taxe sur la consommation d’internet.

Pour ceux qui n’ont toujours pas compris qu’on va à la catastrophe ( déjà vécue au Liban et au Kosovo)
Voilà ce que diffusent les chaines américaines..
En France c’est le silence total : on ne voit rien on n’entend rien.

https://www.youtube.com/watch?v=wO2j0nuE1yY

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